consommation

  • Effondrement de notre civilisation mondiale...

    Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?"  Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

    Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

    La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

    Ces problèmes sont connus. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

    Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

    "Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

    L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. "La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

    "Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

    L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

    Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

    Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

    Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

    Si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

    L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. 

    "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

    La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. Extraits de l'article de Stéphane Foucart dans Le Monde de ce samedi 9 février.

     

  • Slow Fish

    Une Campagne de Slow Food

     

    Mieux comprendre nos océans


    Le poisson est une affaire pour le moins...glissante... Immergé, donc invisible, c’est un patrimoine difficile à étudier et à connaître.


    Dans quel état se trouvent nos mers? Quelles espèces de poissons sont vraiment menacées? Peut-on influencer le marché? Faut-il arrêter de manger du poisson? On croit avoir saisi une nageoire et on se retrouve avec une queue de poisson. Ça fuit entre les idées, ça glisse sur les certitudes.

     

    Mais à force de le suivre avec obstination, de grands courants se dessinent... Slow Food se penche depuis des années sur ces thématiques. L’association sensibilise les amateurs de poisson au travers de la foire biannuelle Slow Fish (Gênes, Italie), et développe des projets de soutien des communautés de pêche artisanale responsable. De plus, partout dans le monde, les membres de notre réseau multiplient les initiatives locales... 

    Ce site présente le parcours de notre association et offre des pistes de réflexion à qui veut apprendre à utiliser bon sens, curiosité et, pourquoi pas son appétit, pour faire des choix éclairés, à la fois savoureux et responsables.

     

    Slow Fish - Good, Clean and Fair Fish

  • Avoir plus ou vouloir moins...

    Dans Libération de ce samedi un entretien bouleversant à tous propos: Le scénario de l’effondrement l’emporte. Dennis Meadows nous annonce l’effondrement des systèmes écologiques et économiques faute d’avoir compris ce qui se joue depuis quarante ans.  En 1972, Dennis Meadows, avec trois autres scientifiques du M.I.T,  avait publié un rapport pour le Club de Rome, The limits to Growth. En 1972, simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres, ils avaient établi les 13 scénario possibles pour notre civilsation. Quarante plus tard, pour Dennis Meadows, c’est celui de l’effondrement qui se joue devant nous.

    "En 1972, nous utilisions 85% des ressources de la biosphère. Aujourd’hui nous en utilisons 150% et ce rythme s’accélère. (…) Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective: « je me souviens avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre ou on voulait », ou « je me souviens, avant on prenait l’avion, comme ça » pour les plus riches cela durera un peu plus longtemps, mais pour l’ensemble des populations, c’est terminé. Dennis Meadows pointe l’aveuglement du système: C’est fini, la croissance économique va fatalement s’arrêter. Elle s’est arrêtée d’ailleurs. (…) Par effondrement, il faut entendre une chute combinée et  rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête.

    La vraie question est de savoir comment nous allons changer d’idées. Pour des pans entiers de notre vie sociale, on s’en remet au système économique. Vous voulez être heureuse? Acheter quelque chose! Vous êtes trop grosse? Achetez quelque chose pour mincir. Vos parents sont trop vieux pour s’occuper d’eux? Achetez les services de quelqu’un. (…) cette civilisation matérielle va disparaître. Notre espèce survivra, mais dans d’autres conditions.

     Pour moi cet effondrement sera source de violences inouïes. Comment imaginer que les populations, à qui l’on continue de faire miroiter la croissance du pouvoir d’achat, du développement de leurs conditions matérielles,  acceptent cela sans réagir. Mais nos hommes politiques ne sont pas des imbéciles. Ils savent bien que la croissance n’est plus possible. Les chinois savent bien que leur course folle se terminera bientôt, encore plus vite que la nôtre! ? Pourquoi continuent-ils à nous mentir? Ne peuvent-ils pas faire autrement? Nos démocraties ne tiennent-elles que par la croissance? Quelles seront ces autres conditions ?

    Eviterons-nous la fin nucléaire, solution finale bien commode à nos problèmes? Dennis Meadows ne croit guère à la raison humaine: comme environnementaliste, je trouve stupide que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, (…) c’est complètement fou. Rio+20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.

    Nous voilà prévenus. Je vous recommande cet article. Il n’est pas joyeux à lire. Il est essentiel. Il y a deux façons d’être heureux nous dit encore Meadows, avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins. Le choix, voilà!"

    Article du Mardi 19 juin 2012 de Renaud Delourme sur le Blog des Editions Montparnasse.

  • Bidoche...

    Fabrice Nicolino publie, demain, le 7 octobre un livre passionnant et préoccupant sur l’industrie de la viande. Jamais lu ? En tout cas, jamais écrit. Ce livre sur la viande est rempli de très nombreuses révélations sur un univers que personne ne souhaite voir de près. La France a connu après 1945 une révolution de son régime alimentaire qui n’a rien de naturel. Elle consommait peu de viande, elle en « bouffe » des millions de tonnes chaque année.

    Qui a voulu ce complet bouleversement ? Les jeunes « technocrates » autour de De Gaulle, après 1958, mais aussi les pontes de l’Inra, un institut public au service direct des intérêts industriels. Ce livre raconte la genèse d’un changement radical, et met des noms sur des actes. Joseph Fontanet, François Missoffe, Edgard Pisani, Edgar Faure, du côté des politiques, suivis par Henri Nallet, Édith Cresson, Michel Rocard quand la gauche a pris le pouvoir en 1981. Raymond Février et Jacques Poly du côté des chercheurs et des techniciens. Tous ont été au service de la bidoche.

    Ensemble, ils ont imposé que la France devienne un immense hachoir à viande qui abat chaque année plus d’un milliard d’animaux domestiques. Des animaux traités comme des bêtes, parqués dans le noir, entravés, farcis d’antibiotiques et .d’hormones qui mettent en péril la santé humaine.

    Nul n’a jamais parlé ainsi des dangers gravissimes que représentent le MRSA, le MAP, et toutes ces maladies émergentes qui donnent des sueurs froides aux autorités sanitaires.

    La situation est-elle hors de contrôle ? Oui. Ce livre révèle que la panique a gagné quantité de bureaux officiels. Et comment l’élevage industriel cherche à masquer des vérités affolantes. Qui sait en France que l’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que la totalité des transports humains, automobiles, bateaux et avions compris ? Qui sait que notre bétail est nourri par du soja transgénique venu du Brésil, grand responsable de la déforestation en Amazonie ? Qui reconnaît que les demandes chinoise et indienne de viande seront impossibles à satisfaire dans quelques années, faute de sol et d’eau ? Qui ose écrire que la demande globale de viande industrielle conduit tout droit à de nouvelles et tragiques famines de masse ?

    Si la France est à ce point sourde et aveugle, c’est que l’agriculture industrielle y fait la loi depuis 1945. Un lobby d’une puissance exceptionnelle s’est installé au cœur même de l’État et ne cesse d’empêcher toute évolution qui remettrait en cause les places et rentes acquises. Ce livre plonge au cœur des mystères et attaque sans hésitation le noyau dur de ce lobby. En donnant des noms : Serge Michels, Louis Orenga, Thierry Coste. Enivrés par un pouvoir sans frein, les défenseurs de la bidoche ont plongé la France dans une crise globale dont elle n’est pas près de sortir. Sauf si. Sauf si le mouvement des consommateurs décide de s’attaquer enfin aux immenses intérêts, visibles ou masqués, de la viande industrielle. Une viande qui est devenue l’ennemi de l’homme.

    Fabrice Nicolino est journaliste. Il est l’auteur notamment de Pesticides, révélations sur un scandale français ( 2007) vendu en grand format à 35 000 exemplaires.Consulter son blog.

    - Références : Bidoche de Fabrice Nicolino - Editeur : Editions LLL, les liens qui libèrent - Date de parution : 7 octobre 2009 - 385 pages - ISBN-13 : 978-2918597018 - Prix public : 21 €

    Article paru sur www.cdurable.info

  • Il faut que cela change...

    Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie et le Japon et règne tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens, dont le pauvre destin est joué d’avance.

    Ce milliard d'individus s'approprie les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté.

    En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510.000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

    C'est tout cela qu'il faut revoir et corriger, en changeant nos modes de vies et nos choix de consommation : devenir autonome en énergie, économiser l'eau, acheter local, éviter les emballages, boycotter les produits polluants, recycler les déchets et vivre plus simplement, en privilégiant l'être plutôt que l'avoir. 

    Nous nous porterons tout aussi bien, en consommateurs réfléchis et responsables, respectueux de notre environnement et du reste de la planète. Terriens, il est temps d'agir...    Et c'est le moment de le faire.

  • Consommer local...

    Veiller à ce que nous mettons dans notre assiette fait partie des multiples petits actes citoyens que nous pouvons poser pour diminuer notre empreinte écologique. Le transport de marchandises par voie aérienne était de 2 milliards de tonnes/kilomètres transportées en 1960. En 2006, ce chiffre est passé à 150 milliards. Et la part des émissions de CO2 due aux transports aériens s'accroît chaque année.

    Un supermarché scande "Vivez comme vous voulez", un autre clame "Et tout devient possible". Nous en sommes intimement convaincus. Et si nous, consommateurs, n'achetons plus de cerises d'Argentine, de fraises d'Israël ou de myrtilles du Chili en hiver, ils n'en proposeront plus. Ensemble, nous pouvons forcer le changement. Et tout cela sans réellement perdre de notre confortable qualité de vie.

    Mais pour que le consommateur s'y retrouve, il faut l'aider à faire son choix en connaissance de cause. Le collectif "Avion Rouge" en appelle donc au politique pour qu'il légifère en la matière et impose aux distributeurs l'application de logos (un avion rouge et un bateau bleu, par exemple) indiquant systématiquement et clairement le mode de transport utilisé pour le transport intercontinental de ces marchandises.

    Ne consommer que des aliments produits localement : voilà la solution pour réduire les émissions de CO2. Les autres avantages sont nombreux : vous connaîtrez le producteur et la façon dont il travaille (culture Bio, élevage traditionnel, ...), vous consommerez des produits de saison et bien plus frais, vous éviterez les traitements chimiques auxquels sont soumis les aliments qui voyagent, afin de leur assurer une meilleure conservation. Tout bénéfice pour notre santé ! Et nous ferons vivre ces éleveurs et agriculteurs locaux en les rémunérant au juste prix.

     

  • Crise et changement de consommation...

    Avec cette crise, les Français mangent-ils donc moins ? La réponse est non. Pour Robert Rochefort, directeur du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), cette situation inédite illustre plutôt une modification radicale des habitudes de consommation. Les Français ne consomment pas moins, mais différemment. "Au lieu de manger des céréales sophistiquées le matin, on achète une baguette de pain", observe-t-il. Selon M. Rochefort, ces changements, et parfois ces petits sacrifices de la vie courante, traduisent aussi"un désir de vengeance" de la part des consommateurs. Les Français jugent cette crise injuste, et refusent qu'elle enrichisse les grands groupes de distribution cotés au CAC40. Cela les incite à"consommer maigre" et à éviter les hypermarchés, "temples de la consommation", leur préférant les épiceries ou les marchés de quartier. Un réflexe qui semble paradoxal, alors que ces commerces sont souvent plus chers que les grandes surfaces.

    Ces nouvelles habitudes mettront du temps à disparaître, même après la reprise. Et pour M. Rochefort, cette crise pourrait même signer "la fin de l'ère de l'hyper-consommation", dominante depuis les années 1970.

    Article paru dans Le Monde de ce samedi 25 avril.

  • Lettre ouverte aux constructeurs automobiles...

    Messieurs, 

    Cela fait 40 ans déjà, que les premiers hommes allaient sur la lune, propulsés par un moteur à hydrogène (c'est-à-dire une énergie issue de l'eau !). Cette même énergie peut, évidemment, propulser des voitures, alimenter des usines, chauffer des millions de logements, et tout cela gratuitement et sans dégagement de CO2 ! D'accord, cela n'arrange pas  le cartel pétrolier, ni les taxes des différents états sur les produits pétroliers. Mais tout de même : vous auriez pu, en 40 ans, avoir aujourd'hui des modèles tout à fait au point. Et bien non : vous vous entêtez à produire des modèles de bagnoles dont personne ne veut plus : trop lourdes, trop grosses, trop rapides, trop voraces, trop m'as-tu-vu, trop gadgétisées, et qui dégagent trop de CO2. Sans parler de la pollution et des particules fines qui provoquent maladies et cancers. Et en plus, elles sont moches et se ressemblent toutes, dessinées par le même ordinateur et passées dans la même soufflerie...

    Messieurs, nous sommes nombreux à attendre la voiture de demain, dont le design nous donnera l'envie de l'acheter, dont l'énergie renouvelable et les dégagements de CO2 seront un atout indéniable, dont la modularité axée sur les loisirs sera attirante. Quand allez-vous sortir de vos cartons les 2CV, Méhari, Coccinelles, DS et autres Peacer d'aujourd'hui? Vous avez 40 ans de retard. C'est impardonnable.

    En attendant, nous gardons nos vieilles voitures. Et n'investirons que quand vous nous présenterez quelque chose de convenable, qui colle à notre époque.

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • Vivre plus simplement...

    On pourrait dresser d'autres tableaux tels que celui qui figure ci-dessous, et qui concernerait la disparition des forêts primitives, la disparition des espèces animales, la disparition de la biodiversité végétale, l'accroissement de la pollution atmosphérique et marine, et j'en passe... L'empreinte de l'homme sur son environnement atteint un stade qui dépasse l'entendement. La raréfaction des ressources naturelles (tableau ci-dessous) entraînera des guerres, tout comme la pénurie d'eau potable. Nous devons donc tout changer : notre mode de vie doit devenir réfléchi et respectueux de l'environnement et rejeter les principes de cette société de consommation folle. Nous devons tenter d'être autonomes en énergie (maisons passives, énergies renouvelables, récupération des eaux de pluies), utiliser des moyens de transport propres et respectueux de l'environnement, manger moins de viande (la production d'un kilo de boeuf nécessite autant d'eau qu'une douche quotidienne pendant 2 ans, et l'élevage industriel consomme, par an, autant de céréales que les indiens et les chinois réunis ), refuser de consommer les espèces de poissons surpêchées ou en voie d'extinction, manger des produits de saisons régionaux et si possible bio (pour éviter les pesticides cancérigènes, retrouver le goût authentique, et surtout ne pas répondre à l'offre de produits provenant de l'autre côté de la planète), bien gérer nos déchets (afin que le recyclage total puisse être possible), éviter l'usage du papier et refuser ces montagnes de pubs dans nos boîtes aux lettres (en pensant aux forêts), et nous rapprocher de la nature, en l'aidant et en la préservant. C'est la seule issue de secours possible, et à condition que chacun d'entre-nous s'y mette... Terriens, il est temps d'agir...

  • Fin des ampoules à incandescence...


    Les ministres de l'Energie de l'UE ont  prôné vendredi l'interdiction à la vente dès 2010 des produits d'éclairage domestiques les moins performants. Et notamment les lampes à incandescence qui utilisent seulement 5% de l'énergie qu'elles consomment pour produire de la lumière, les 95% restant étant transformés en chaleur. Dans une déclaration commune adoptée le 10 octobre à Luxembourg, ils invitent la Commission européenne à soumettre avant la fin de l'année un projet de règlement qui lancera "le processus d'interdiction progressif conduisant, par étapes, à l'interdiction des lampes à incandescence ainsi que toutes les lampes les moins performantes". Un tel plan visant à éliminer les lampes à incandescence sera bien présenté en décembre, a confirmé le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs, devant la presse. Il réfléchit aussi à des mesures d'efficacité énergétique pour les chauffe-eau, les calorifères et les réfrigérateurs. Plus d'une vingtaine de catégories de produits devraient faire l'objet de spécifications. Il est donc grand temps de faire des stocks d'ampoules à incandescence. Soit pour pouvoir conserver vos lustres en cristal et autres appareils d'éclairage non adaptés aux ampoules économiques, soit pour éviter les rayonnements (encore eux) de ces ampoules nouvelle génération que nous serons contraints d'utiliser, et qui ne sont toujours pas au point...  Dans 14 petits mois, les ampoules classiques seront introuvables en Europe. Il va y avoir des files dans les Brico...

     

     

  • On arrive au bout...

    Quelques chiffres intéressants parus dans "Science et Vie" : le nombre d'années de réserve des 12 métaux les plus exploités, sur base du rythme actuel de production en tonnes par an. Or (17 ans, 2.500 t/an), Argent (13 ans, 20.500 t/an), Platine (56 ans, 230 t/an), Fer (79 ans, 1,9 milliard de t/an), Nickel (40 ans, 1,6 million de t/an), Cuivre (31 ans, 15,6 million de t/an), Plomb (22 ans, 3,5 millions de t/an), Zinc (17 ans, 10,5 millions de t/an), Etain (20 ans, 300.000 t/an), Cobalt (112 ans, 62.000 t/an), Aluminium (131 ans, 190 millions de t/an), Palladium (15 ans, 232 t/an). On arrive donc au bout des stocks disponibles, et il va falloir être ingénieux pour trouver des alternatives ! Au niveau des énergies, on parle de 42 ans pour le pétrole, 150 ans pour le charbon, 64 ans pour le gaz naturel et 32 ans pour l'Uranium. Si la consommation actuelle n'augmente pas... Par contre, aucune limite pour le solaire, l'éolien et l'hydraulique, ainsi que pour la géothermie, des alternatives qui existent déjà, et qui ne polluent pas.

  • Dépenses folles ou achats raisonnés ?

    Noël est synonyme de consommation massive. Les Français y consacrent en moyenne 500 euros dont les deux tiers sont investis en cadeau. Pour les spécialistes du commerce équitable, cette fête constitue l’occasion de faire mieux connaître et acheter leurs produits. C’est en tous cas le pari du site www.lemarchecitoyen.net. Premier annuaire rassemblant les commerçants bio et équitables, le marché citoyen recense des boutiques pour l’instant uniquement sur la région Ile de France. Il propose des « objets de décoration, des jouets, des vêtements ou des gourmandises s’inscrivant dans une démarche de consommation citoyenne. Les commerçants référencés sur le site ont pris un ou plusieurs engagements sociaux, environnementaux et économiques dans l’exercice de leur activité. »Même démarche mais en version papier pour le guide de la consommation citoyenne, édité par Alternatives Economiques. Il se propose d’aider ses lecteurs à « distinguer les produits réellement éthiques, équitables ou écologiques de ceux qui en portent juste le déguisement ». Pour les auteurs de ce guide, les nouvelles attentes des consommateurs ont commencé à impulser des changements dans les pratiques sociales et environnementales des entreprises. Les consommateurs changent vite et leurs préoccupations environnementales grandissent. Et ça, c'est très bien ! On réfléchi avant d'acheter. Il était temps...

  • L'explosion avant l'implosion ?

    Pendant des millénaires, les courbes étaient comme le relief de la Belgique : pratiquement plates. Ni croissance, ni progrès, ni expansion démographique ; et puis, il y a un peu plus de 200 ans, les compteurs de l’économie mondiale se sont subitement affolés. 5000% d’augmentation du PIB, 800% de hausse de revenu par habitant, 500% de croissance de la population, et tout est à l’avenant. Nous sommes en moyenne six fois plus riches que nos grands-parents. Nos arrières-arrières-grands-parents vivaient dans un monde où l’on travaillait deux fois plus, et sans congé ni couverture sociale, où l’on produisait 30 fois moins, où l’agriculture employait 75% de la population européenne (5% aujourd’hui), où l’espérance de vie se traînait aux environs de 50 ans, où le monde comptait dix fois moins d’habitants. Dans le même temps, les inégalités entre les grandes régions se sont creusées. En 1820, un Africain était trois fois moins riche qu’un Américain ou qu’un Européen. Il est aujourd’hui 20 fois moins bien loti. Le bien-être des occidentaux attise tragiquement la ferveur religieuse orientale, creusant chaque jour un peu plus le fossé Nord/Sud. Le fabuleux essor de l’économie mondiale se solde également en émissions de gaz carbonique (100 fois plus qu’en 1800), déforestation (30 % des forêts de la planète ont disparu), disparition d’espèces animales et épuisement des ressources fossiles et halieutiques. En attendant, la Terre meurt à petit feu du réchauffement climatique, tout en fonçant à une vitesse relative de plus 100 000 km/heure autour du Soleil. Sa destinée est peut être d’imploser ou d’être projetée aux confins de la Voie lactée. Voilà une perspective qui devrait faire réfléchir objectivement tous les Terriens qu'ils ont un destin commun.Peut être que des gens comme Al Gore, et bien d’autres, connus ou anonymes, qui travaillent à cet idéal déterminant, offrent une opportunité de dépassement des clivages culturels pour que les hommes et les femmes, dans leur grande diversité, se consacrent à la préservation de ce bien commun. Après tout, face aux périls climatiques ou géophysiques à venir, aux ingrédients d’une grande crise biologique qui se mettent lentement en place, et à l’avenir sombre qui est prédit aux générations futures par nombre de scientifiques, tout le reste est bien dérisoire. Or, la solution est simple : ralentir la machine à consommer, éviter les gaspillages, faire appel aux énergies renouvelables, rien de bien difficile en somme. Par exemple, l’application de ces trois principes permettrait à une famille standard (2 adultes, 2 enfants) de diminuer sa consommation de 130 KWh/m²/an à moins de 15 KWh/m²/an, soit 8 fois moins d’énergie par habitation par an. Sachant qu’il y a +/- 4,4 millions de ménages sur un territoire comme la Belgique, vivant en moyenne dans 100 m², cela représenterait une économie de 50,6 millions de KWh par an. Soit 506 000 tonnes de CO2 en moins par an dans l’atmosphère et au moins 1600 € d’épargne en moyenne par famille par an ! Cela est évocateur, n’est-ce pas ? Il est remarquable de constater que nous accordons vraiment de l’importance aux choses dès lors qu’elles sont mesurables et mesurées. Voilà qui c'est fait ! Pour plus de chiffres, allez sur agoravox.fr (voir lien). C'est bien écrit.

  • Petits conseils qui vont dans le bon sens...

    La consommation électrique des ménages ne fait qu’augmenter. En cause, la multiplication des équipements mais aussi les appareils laissés en mode « veille » qui au final consomment 24H/24. Heureusement il est tout à fait possible de réaliser des économies : en choisissant des appareils peu énergivores et en les utilisant de façon rationnelle. Les appareils électroménagers portent une étiquette énergétique qui les classe de la lettre A (pour appareils économes) à la lettre G (pour appareils dévoreurs d’énergie). À vous de faire le bon choix ! Certains appareils de classe A+ et A++ bénéficient de primes en Région bruxelloise. Ne laissez pas vos appareils en position de veille. Leur consommation bien que faible s’additionne et peut coûter jusqu’à 75 €/an. Branchez vos appareils sur des multiprises et éteignez-les chaque soir, d’un seul geste ! Le frigo et le congélateur, ensemble, constituent près de 25% de votre facture d’électricité. Évitez de placer votre frigo / congélateur près d’une source de chaleur. Attendez qu’un plat refroidisse avant de le mettre au frigo/congélateur. Dégivrez régulièrement votre congélateur (2 petits mm de givre augmentent sa consommation de 10% !). Allégez votre frigo pour permettre une bonne circulation de l’air froid et donc une meilleure conservation des aliments. Mais remplissez toujours votre congélateur au maximum. Attendez que le lave-vaisselle soit plein avant de le lancer et optez pour le programme économique à basse température. N’oubliez pas de nettoyer le filtre régulièrement pour une plus longue durée de vie et une consommation plus faible ! Pour le lave-linge, utilisez les programmes à basse température (30 et 40°c). Bannissez le prélavage, remplissez bien votre machine, optez pour le programme Éco et veillez à la propreté de votre filtre. Dès que possible, faites sécher votre linge sur votre balcon ou dans une pièce ventilée. Le séchoir est en effet très gourmand : il consomme 2 à 3 fois plus d’énergie que votre lave-linge. Si le séchoir vous est indispensable, essorez votre linge à 1200 tours/minute. Cuisinez de préférence au gaz, vous consommerez deux fois moins q’avec une cuisinière électrique. Placez des couvercles sur toutes vos casseroles (= - 50% d’énergie !). Et soyez gagnant sur toute la ligne en n’utilisant que la quantité d’eau strictement nécessaire. Bref, une série d'habitudes à prendre pour chacun d'entre nous. Et nous irons dans le bon sens...

  • Rapport Planète Vivante 2006 WWF

    En 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006 du Fonds mondial pour la nature, WWF, présenté mardi dernier et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles. Ce rapport est construit autour de deux indicateurs : l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète. L'empreinte Ecologique se calcule en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et pour absorber ses déchets.L'humanité consomme trop et hypothèque les ressources naturelles des générations futures. Elle a commencé à dépasser la biocapacité globale dans les années 80. Ce dépassement a depuis augmenté chaque année, avec une demande excédant l'offre d'environ 25 % en 2003 et a atteint 14,1 milliards d'hectares globaux. Rapporté à un individu, cela correspond à 2,2 hectares globaux ! L'empreinte écologique de la France compte parmi les douze plus mauvaises sur les 147 pays référencés. Alors qu'un habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare « global » (évaluation moyenne par habitant de la superficie disponible biologiquement productive) compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles, un Français en utilise 5,6 ha. Nous sommes donc débiteurs par rapport à tous ceux qui exploitent moins de 1,8 ha comme c'est le cas d'un Indien, d'un Vietnamien, d'un Péruvien ou d'un Soudanais, souligne le WWF. C'est notre consommation énergétique (énergie fossile et nucléaire) qui pèse le plus lourdement dans notre empreinte (+de 50%). Le palmarès des mauvais élèves de l'empreinte écologique revient aux Emirats arabes unis (11,9ha), aux Etats-Unis (9,6ha) et à la Finlande (7,6 ha). L'autre indice de ce rapport, l'Indice Planète Vivante, mesure l'évolution de la diversité biologique de la Terre. Il utilise les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés - poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères - provenant de tous les coins du monde. Résultat : entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale indique que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce pris individuellement.Le message de ces deux indices est clair et urgent : nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir nos styles de vie pendant les 20 dernières années et nous devons arrêter. Nous devons équilibrer notre consommation et la capacité de la nature à se régénérer et à absorber nos déchets sous peine de dommages irréversibles. Terriens, il est GRAND TEMPS d'agir...

  • Journée mondiale de la biodiversité...

    La journée mondiale de la biodiversité a été l’occasion de rappeler l’indispensable préservation des écosystèmes et des ressources naturelles. L'Union mondiale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 16 000 espèces sont menacées d'extinction. Par ailleurs, le réchauffement climatique a entraîné la disparition de 30% des récifs coraliens, déjà fortement touchés par la surpêche et la pollution, tandis que la diversité des espèces de poissons a diminué de 50% dans les zones les plus durement touchées. La Liste rouge des espèces menacées 2006 met clairement en lumière le déclin permanent de la biodiversité mondiale et l'impact de l'humanité sur toutes les formes de vie de la planète. Et les échéances s’apprécient désormais à court terme, puisque les experts entrevoient des conséquences directes sur la vie humaine d’ici 35 à 40 ans. Les anthropologues, écologues, biologistes et économistes qui ont travaillé pour cette vaste étude observent que les 50 dernières années ont été les plus consommatrices de ressources naturelles pour répondre aux besoins humains en nourriture, en eau douce, en bois, en fibres et en combustibles. 60 % de l'augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère s'est produit depuis 1959, et plus de terres ont été mises en culture depuis 1945 que pendant les 18ème et le 19ème siècles réunis.On s'émeut de l'épuisement des ressources énergétiques, mais on néglige la destruction des écosystèmes. Terriens, je vous le répète : il est temps d'agir... Et consultez le site Novethic.fr, on y apprend plein de choses...