conservants

  • Dur dur, mais sur la bonne voie...

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  • N’appelez plus Président, Lanquetot, Bridel et LePetit camemberts de Normandie...

    Comme c’est souvent le cas (on la vu pour les Herbes de Provence ou le savon de Marseille), on n’hésite pas à profiter de la bonne réputation liée à un grand savoir faire pour commercialiser des produits de moins bonne qualité. Le camembert de Normandie, bien que protégé par son appellation, n’échappe pas à la règle.

    La différence entre les vrais camemberts respectant un cahier des charges bien précis et les autres tient à peu de mots : un camembert fabriqué en Normandie n’est pas forcément un camembert de Normandie. C’est seulement sur ce dernier que vous verrez le fameux label AOP.

    Un camembert de Normandie étant fabriqué à partir de lait de vache normande nourrie d’une certaine manière, dans un secteur géographique bien délimité et avec des techniques de fabrication bien définies, peu de producteurs le fabriquent : ce degré d’exigence a un prix. En effet, les contrôles bactériens exigés par l’utilisation du lait cru coûtent très cher.

     » Produire un camembert de Normandie AOP ça coûte le double d’un produit de grande distribution. Alors choisir cette voie-là, ce n’est pas la voie de la facilité «  confiait Bertrand Gillot le directeur de la fromagerie Réo, située à Lessay en Normandie à un journal belge.  » Nous devons respecter des contraintes énormes, au niveau des éleveurs, au niveau sanitaire. Et nos rendements sont moins bons puisqu’il s’agit de fromages au lait cru « .

    Au niveau du goût, cela n’a bien sûr rien à voir : un fromage au lait cru aura forcément plus de caractère qu’un fromage au lait pasteurisé.

    Ainsi, les industriels fabriquant des fromages à grande échelle, dont un seul composant proviendra effectivement de Normandie apposent librement la mention « fabriqué en Normandie » sur leurs fromages. Ces derniers ne ressemblent que de très loin aux vrais camemberts de Normandie : fabriqués à base de lait pasteurisé, ils sont moins fragiles donc plus faciles à transporter et à stocker ; en outre, ils tiendront beaucoup plus longtemps au rayon frais des grandes surfaces.

    En 2007, Lactalis et la coopérative d’Isigny-sur-Mère décident de ne plus se plier aux exigences de l’appellation. Après une tentative échouée d’inscrire la pasteurisation dans le cahier des charges du camembert de Normandie, les géants ont décidé de sortir en toute discrétion du système de l’AOP. Sachant que ces deux-là vendent 90% des camemberts en France, le camembert de Normandie est devenu un produit rare ! L’AOP « Camembert de Normandie » regroupe aujourd’hui 500 producteurs de lait et seulement 9 producteurs de fromages.

    La production du Camembert de Normandie ne représente que 4,2 % de la production totale des camemberts fabriqués dans l’hexagone.

    Bridel, Lanquetot, LePetit et consort portent la mention « Fabriqué en Normandie » depuis quelques années. Cette mention à la limite de la légalité est source de confusion pour le consommateur selon les défenseurs du camembert AOP. Les « faux » camemberts empêchent de cette manière le bon développement des camemberts de Normandie. Ceux-ci sont soumis à la concurrence déloyale de camemberts industriels, dont le prix peut parfois être inférieur à 2€, alors qu’un camembert moulé à la louche et fabriqué dans les conditions du cahier des charges ne pourra jamais être commercialisé à moins de 3€.

    Pour déguster un vrai camembert de Normandie AOP, il vous faudra, comme d’habitude, bien lire l’étiquette ! Source Conso Globe.

  • Question de vie ou de mort...

    Mes amis, quel reportage ! J'en suis encore tout retourné !

    Pour les fraises espagnoles (et les autres fruits et légumes), je savais. Pour les élevages de porcs, de poulets et de lapins, je savais aussi.

    Pour les élevages de saumons norvégiens, j'ignorais complètement l'usage de pesticides ! Tout comme pour le gros bar atlantique ou les maquereaux : hallucinant ! Alors que l'Ifremer (et ce n'est pas rien) m'avait encore affirmé le contraire il y a peu ! Et quant au cabillaud d'élevage, c'est monstrueux...

    Bravo aux reporters de "Pièce à conviction" d'avoir osé mettre à la lumière les pratiques scandaleuses de tous ces gens qui nous empoisonnent, juste pour faire du profit, toujours du profit, et encore plus de profit. Que font les ministres de la santé, que font les fonctionnaires chargés des contrôles alimentaires, que fait l'agence européenne de la sécurité alimentaire, à part contrôler le calibre des tomates et autoriser la culture d'ogm ?

    Voilà un ensemble de raisons édifiantes pour nous pousser encore plus dans la voie de la consommation Bio, la consommation locale, la consommation de saison, la consommation artisanale. Et à dire définitivement adieu aux produits issus de l'agriculture intensive, de l'élevage intensif ou de l'industrie agro-alimentaire. Question de vie ou de mort, tout simplement ! Terriens, il est temps d'agir !