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  • Perturbateurs endocriniens : la France capitule...

     

     

    Paris s’est finalement incliné devant Berlin. La Commission européenne a fini par obtenir, mardi 4 juillet en comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, un vote favorable des Etats membres à son projet controversé de définition réglementaire des perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques, omniprésentes dans l’environnement et les objets de consommation courante.

     
    La majorité qualifiée requise a été obtenue grâce au revirement de la France. Celle-ci s’opposait pourtant depuis plus d’un an, aux côtés du Danemark et de la Suède, à un texte jugé trop peu protecteur de la santé publique et de l’environnement par les sociétés savantes et les organisations non gouvernementales. Berlin, favorable à une réglementation moins contraignante pour l’industrie, a eu gain de cause.
     
    Dans un communiqué de presse conjoint, les ministres français de l’environnement, de la santé et de l’agriculture, se félicitent d’avoir obtenu des « garanties supplémentaires » de la Commission européenne. L’une d’elles : le « lancement d’une stratégie européenne », un texte officiel qui énonce une politique générale sur un thème donné. Or, une stratégie communautaire sur les perturbateurs endocriniens, développée par le précédent commissaire à l’environnement, Janez Potocnik, existe bel et bien, mais elle a été enterrée en 2014 par la Commission Juncker.

    Niveau de preuves «  jamais exigé »

    Les critères adoptés mardi permettront d’appliquer le règlement européen de 2009 sur les pesticides, mais devraient à l’avenir servir de base à la régulation d’autres secteurs industriels (cosmétiques, agroalimentaire, jouets…). Fait notable : en dépit de l’extrême attention politique et médiatique, la Commission a mis en ligne la mauvaise version du texte pendant près de deux heures.
    « Après des mois de discussion, nous avançons vers le premier système réglementaire au monde pourvu de critères légalement contraignant, définissant ce qu’est un perturbateur endocrinien, s’est félicité Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé. C’est un grand succès. Une fois mis en œuvre, ce texte assurera que toute substance utilisée dans les pesticides et identifiée comme perturbateur endocrinien pour les humains ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché. »
     
    Ce n’est pas l’avis du Danemark, qui a voté contre la proposition. « Le niveau de preuves requis pour identifier les substances chimiques comme perturbateurs endocriniens est bien trop élevé », a déclaré le ministère danois de l’environnement au Monde.
    « Nous regrettons que la Commission n’ait pas écouté la grande inquiétude du Danemark, de la Suède et d’autres, soulignant que les critères proposés exigent, pour pouvoir identifier un perturbateur endocrinien, un niveau de preuve jamais exigé jusqu’à présent pour d’autres substances problématiques comme les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques, précise au Monde Karolina Skog, la ministre suédoise de l’environnement. Cela ne reflète pas l’état actuel du savoir scientifique. Au total, ces critères ne remplissent pas le niveau de protection attendu par les co-législateurs. »
     
    Le trio d’Etats membres qui tenait tête à la Commission vient ainsi d’exploser. La Suède avait en effet porté plainte contre l’exécutif européen avec le soutien du Danemark et de la France : la Commission devait proposer les critères avant fin 2013. En décembre 2015, son retard lui avait valu – fait rarissime – une condamnation par la Cour de justice de l’Union européenne pour carence.

    Les scientifiques demandaient une échelle graduée

    La Commission n’a rendu publique sa première version qu’en juin 2016. Le texte a, depuis, évolué. Les critères adoptés mardi sont cependant identiques à ceux présentés le 30 mai – mais non mis au vote en raison de la vacance du pouvoir en France. Or, cette version avait suscité une mise en garde de trois importantes sociétés savantes.
     
    Le 15 juin, l’Endocrine Society, la Société européenne d’endocrinologie et la Société européenne d’endocrinologie pédiatrique avaient adressé une lettre aux vingt-huit ministres de l’Union, leur enjoignant de rejeter la proposition de Bruxelles, au motif qu’elle ne permettait pas d’assurer « le haut niveau de protection de la santé et de l’environnement requis » par les traités européens et qu’elle « échouerait probablement à identifier les PE qui causent des dommages chez l’homme aujourd’hui ».
    Les scientifiques demandaient qu’une échelle graduée soit mise en place, distinguant les perturbateurs endocriniens « suspectés », « présumés » et « avérés » – à la manière de la classification des substances cancérogènes. Cette gradation aurait permis une réponse réglementaire adaptée au niveau de preuve disponible pour chaque produit, mais elle n’a pas été incluse dans les critères adoptés.
     
    Dans leur communiqué commun, les trois ministères français chargés du dossier se félicitent que les critères soient étendus aux perturbateurs endocriniens « présumés ». Dans plusieurs déclarations publiques, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a affirmé qu’il avait obtenu l’ajout de cette disposition, mais celle-ci est pourtant présente dans le texte depuis la mi-mai...
     
    De même qu’une clause controversée, ajoutée voilà plusieurs mois à la demande expresse de Berlin. En contradiction avec les objectifs du texte, elle permet d’empêcher un retrait des pesticides « conçus spécifiquement pour perturber les systèmes endocriniens des insectes ciblés ». Et ce, alors qu’ils sont aussi susceptibles d’atteindre ceux d’autres espèces animales. Cette exemption avait été développée par les fabricants de pesticides les plus menacés par les conséquences d’une réglementation drastique, en particulier les géants allemands BASF et Bayer.
     

    « Définition au goût amer »

    Nicolas Hulot, a déclaré sur France Info que l’Allemagne avait « obtenu cette exemption sur ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens qui ont été conçus pour l’être, parce que [son] industrie tient évidemment à les conserver le plus longtemps possible ». Le nouveau ministre a assuré que les experts français plancheraient sur ces pesticides et « si leur dangerosité est avérée, nous les sortirons unilatéralement du marché ». Théoriquement possibles, de telles mesures sont en pratique très difficiles à mettre en œuvre : elles créent des distorsions de concurrence et entravent la libre circulation des marchandises.
     
    Au total, M. Hulot a néanmoins salué l’adoption de ces critères comme « une avancée considérable », ouvrant « une brèche qui ne va pas se refermer ». Cruelle ironie, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, elle, évoque « une définition au goût amer », à l’unisson de plus de 70 ONG européennes, qui « regrettent le caractère insuffisant des critères »et appellent le Parlement européen à les rejeter.
     
    Car le vote en comité n’est pas le dernier épisode de la saga. Le texte doit désormais être examiné par les députés européens. Ils ont quatre mois pour, éventuellement, adopter une résolution qui s’y opposerait – avec une majorité absolue du Parlement comme condition, a expliqué au Monde Axel Singhofen, conseiller santé et environnement pour le Groupe des Verts/Alliance libre au Parlement. Le compte à rebours commencera au moment où la Commission aura adressé sa notification officielle. Si elle le faisait avant le début des vacances parlementaires, à la mi-juillet, le temps de mobilisation des élus serait ainsi amputé de plus d’un mois.
    Un second front s’ouvre aussi : c’est celui des directives d’applications de ces critères d’identification des PE. Plus techniques encore que les critères, déjà abscons pour le commun des mortels, ces documents-guides sont développées sous les auspices des agences européennes chargées de la sécurité alimentaire (EFSA) et des produits chimiques (ECHA).
     
    Sans même attendre le vote du comité, les deux agences ont commencé ce travail de traduction des critères en termes techniques et scientifiques et les consultations ont déjà commencé avec les agences réglementaires nationales. Et là encore, c’est le niveau de preuves scientifiques nécessaire qui se retrouve au cœur de ces discussions.
     
    LE MONDE |   • Mis à jour le  | Par  Stéphane Horel et Stéphane Foucart
  • Ces traités, négociés en secret, dont nous ne voulons pas...

    Le Parlement européen a ratifié hier, mercredi 15/02/2017, le traité de libre-échange UE-Canada, ou Ceta, à une large majorité, par 408 voix contre 254 (et 33 abstentions). La droite, les libéraux et la plupart des socialistes ont voté pour le texte, tandis que les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite ainsi que certains socialistes s’y sont opposés.

    Considéré par les opposants comme le «cheval de Troie des Etats-Unis», ce pavé de 2 344 pages prévoit une augmentation des échanges commerciaux entre l’UE et le Canada via une baisse des droits de douane et la simplification des procédures. L’accord, âprement négocié depuis sept ans entre la Commission européenne et Ottawa, devrait entrer en application «provisoire» dès le 1er mars. En bref, cela ne concernera que les domaines de compétences communautaires, soit près de 90 % du traité. Seules les dispositions les plus controversées, comme le système de résolution des conflits en matière d’investissements, ne seront pas appliquées pour le moment. Le texte doit désormais passer devant les 38 Parlements régionaux ou nationaux. Un processus qui pourrait durer des années.

    Les oppositions au Ceta sont nombreuses, notamment en Autriche, aux Pays-Bas ou en France. Et personne ne sait ce qu’il adviendra si un ou plusieurs Etats européens venaient à ne pas ratifier l’accord. Rien n’est prévu dans le traité à ce sujet. Pour Marianne Dony, présidente de l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles, interrogée par Libération, «si un seul Etat manque à l’appel, le traité ne pourra pas entrer en vigueur et ce dans sa totalité, y compris donc les parties relevant de la compétence de l’Union». Retour sur les points clés du traité.

    Croissance et emploi : des doutes sur l’efficacité
    Alors que l’opinion publique rejette de plus en plus la «mondialisation heureuse» tant vantée depuis une vingtaine d’années (le Brexit et l’élection de Donald Trump en sont la preuve), l’UE poursuit malgré tout sur cette voie. A l’image du Ceta, devenu le symbole pour la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, de la lutte contre le protectionnisme revendiqué du nouveau président américain. Cet accord commercial de «nouvelle génération» viendra «stimuler la croissance et l’emploi dans toute l’Europe», assure la Commission européenne, dans un document de 16 pages qui ne s’intéresse, comme son titre l’indique, qu’aux «avantages du Ceta». Des promesses chiffrées : Bruxelles estime que le Ceta devrait accroître de près de 25 % le commerce des biens et des services entre l’UE et le Canada et entraîner une augmentation du PIB de l’UE de près de 12 milliards d’euros par an, une bagatelle comparé aux 14 600 milliards d’euros de PIB de l’Union en 2015… Côté emploi, chaque milliard d’euros d’exportation européenne «soutiendrait» (et non créerait) 14 000 emplois, calcule à la louche la Commission. Outre-Atlantique, le gouvernement canadien revendique la création de «80 000 nouveaux emplois». A quel horizon ? On n’en saura guère plus.

    Des perspectives alléchantes que la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen a rejetées en bloc. C’est d’ailleurs la seule commission parlementaire à avoir invité les eurodéputés à rejeter le texte. Au mieux, le Ceta entraînerait «des augmentations marginales globales ne dépassant pas 0,018 % pour l’emploi dans l’Union sur une période d’exécution de six à dix ans», écrit-elle dans un avis daté du 8 décembre. Au pire, le Ceta provoquera «des pertes d’emplois effectives s’élevant à 204 000 dans l’ensemble de l’Union, dont 45 000 en France, 42 000 en Italie et 19 000 en Allemagne», ajoutent les eurodéputés, en référence à une étude publiée en septembre par deux chercheurs de l’Université Tufts (Massachusetts), Pierre Kohler et Servaas Storm.

    Alimentation : pas d’inquiétude pour le moment
    Bœuf aux hormones, poulet au chlore, OGM… Le Ceta faisait craindre l’arrivée massive dans nos assiettes de ces produits interdits par l’UE. «Il n’y a pas de convergences des normes vers le bas», a martelé mercredi l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (lire ci-contre), sur France Inter. Pas d’inquiétude, donc, pour le moment. «Mais le risque se pose à long terme, en raison des mécanismes de coopération réglementaire et de la pression des lobbys agro-industriels, qui répètent publiquement leur impatience», nuance l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) dans un document intitulé «Nouveau Ceta ou mystification ?» publié au lendemain de la signature du traité le 30 octobre.

    Agriculture : les petits éleveurs préoccupés
    Alors que les filières d’élevage sont particulièrement fragiles en Europe et en France, le Ceta prévoit des quotas d’exportations pour le Canada limités à quelque 50 000 tonnes de viande bovine (contre 4 162 actuellement) et 75 000 tonnes de viande porcine (contre 5 549) par an, au-dessus desquels les droits de douane sont maintenus. Une concurrence accrue qui inquiète les petits éleveurs. D’autant plus que ces quotas ne prennent pas en compte la sortie de l’UE du Royaume-Uni, comme le souligne l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), qui déplore que la Commission européenne «n’a proposé aucune étude d’impact du Ceta sur le secteur de la viande bovine». Autre source d’inquiétude : les appellations d’origine contrôlée, car sur les 1 400 que compte l’UE, seules 143, dont 42 françaises, seront protégées au Canada. Une liste qui pourra être élargie à l’avenir, promet l’UE. Le rocamadour ou le maroilles, par exemple, n’en font pas partie. Ils pourraient être copiés par des producteurs canadiens.

    Climat : un accélérateur pour le réchauffement ?
    «Vous prétendez parler au nom des citoyens européens et qu’est-ce que vous leur direz, monsieur Juncker [président de la Commission européenne, ndlr], quand la Commission fera enfin son boulot sur les perturbateurs endocriniens et que Bayer et Monsanto feront condamner l’Europe pour les mesures prises ? Qu’est-ce que vous direz, monsieur Tusk [président du Conseil européen], aux citoyens européens quand l’Europe refera son boulot de leadership sur le climat et que ce seront les firmes canadiennes des sables bitumineux, du pétrole et du gaz de schiste qui attaqueront l’Europe ?» Dans une intervention remarquée le 27 octobre au Parlement européen, l’eurodéputé vert et candidat à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, a exprimé les craintes des défenseurs de l’environnement.

    Le Ceta permettra en effet aux multinationales, via le mécanisme de règlement des différends, d’attaquer un Etat dès lors qu’elles se sentiront lésées par une réglementation prise, par exemple, sur l’environnement. Le Suédois Vattenfall, exploitant de deux centrales nucléaires en Allemagne, réclame devant une cour d’arbitrage internationale à Washington 4,7 milliards d’euros à l’Etat, qui a engagé une sortie du nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. Idem en Argentine, qui avait dû indemniser à hauteur de 600 millions de dollars (567 millions d’euros) plusieurs entreprises transnationales, pour avoir fixé un prix maximal d’accès à l’eau et à l’énergie. Les organisations de défense de l’environnement s’inquiètent en outre que ce traité contribue à «saper l’objectif» visant à contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés, voire de 1,5, fixé par l’accord de Paris sur le climat entré en vigueur en novembre 2016. «De l’aveu même de l’étude d’impact de la Commission européenne, le Ceta va engendrer une hausse des émissions de gaz à effet de serre», s’inquiète Aitec. Un récent rapport, «Ceta et climat», rédigé par le Commissariat général au développement durable et le Conseil économique émet plusieurs recommandations pour que la mise en œuvre du Ceta «se fasse de la manière la plus respectueuse possible pour l’environnement».

    Tribunaux d’arbitrage : des tensions à venir
    C’est le point qui cristallise toutes les tensions : l’existence du «système judiciaire sur l’investissement» (ICS, pour Investment Court System), qui permettra aux multinationales d’attaquer les Etats si elles s’estiment discriminées ou lésées. C’est-à-dire qu’elles considèrent que leur profit attendu n’a pas été matérialisé du fait d’un changement de législation en matière notamment d’environnement, de santé ou encore de protection du consommateur. Un dispositif à sens unique puisque les Etats ne pourront pas attaquer les investisseurs.

    Le tribunal sera composé de «quinze juges professionnels», nommés pendant cinq ans. Selon une déclaration commune de 101 professeurs de droit, l’ICS ne garantit pas complètement l’impartialité et l’indépendance des juges sélectionnés. «Les juges ne seront pas employés à plein temps et, outre des honoraires mensuels de 2 000 euros, ils seront rémunérés au cas par cas.» Une procédure d’appel est désormais possible mais elle reposera sur les mêmes informations que la procédure initiale. Seule nouveauté apportée par le coup de force wallon en octobre, la Cour de justice de l’UE va être saisie d’ici quelques mois sur la compatibilité du mécanisme d’arbitrage avec les traités européens.

    SOURCE : Ceta : comment va-t-on être traité ? Par Estelle Pattée — Libération, 15 février 2017 à 20:46

  • Les responsables européens doivent faire le bon choix...

    On est à la croisée des chemins : soit l'Europe fait bloc avec les Etats-Unis et se coupe du reste du monde, soit se lie avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour former la première puissance économique mondiale de demain. C'est le choix que lui laisse les Etats-Unis aujourd'hui.

    Soit on adopte ce Traité Transatlantique imposé par les Etats-Unis (qu'aucun européen ne désire), soit on le refuse. En tout cas, il est hors de question que la Commission Européenne (qui "négocie" en secret ce Traité actuellement)  l'impose à l'Europe sans un droit de regard et une approbation de chaque Etat, avant sa signature !

    Soit on s'allie à une puissance et une monnaie en perte de vitesse, soit on s'allie à des partenaires en développement et plein d'avenir.

    Les événements en Ukraine et les différentes prises de position deviennent l'argument favori des Etats-Unis pour pousser l'Europe dans une alliance rapide, et sans conditions, avec eux. Ils en ont besoin car ils vont mal. Et c'est urgent !

    Nous devons absolument résister à cet appel, prendre le temps d'en examiner toutes les conséquences géopolitiques et économiques et juger de tout ce que cela va entraîner comme conséquences dramatiques sur les normes européennes actuellement en vigueur.

    Il ne faudra pas sous-estimer non plus la réaction populaire face à des instances politiques non élues qui imposent aux citoyens européens des accords servant les intérêts des multinationales, plutôt que ceux des citoyens.

    L'avenir même de l'Europe est en jeu. Et les prochaines élections doivent absolument changer la donne : le Parlement Européen doit être composé de parlementaires travailleurs, responsables, entiers, non corrompus, qui ont en tête un véritable projet d'avenir pour notre continent, et qui écoutent les citoyens qu'ils représentent, et tiennent compte de leurs avis.

    Les prochaines élections européennes sont donc très importantes : nommons des représentants fiables qui travailleront dans notre intérêt et respecteront nos volontés.

  • Je ne comprends pas à quoi joue la Commission Européenne...

    J'ai assisté, malgré moi car je ne devais pas être présent à cette réception, au discours d'un commissaire européen. Je ne porte évidement pas ce genre de personnage dans mon coeur : ils ne sont pas élus par le peuple, ont des salaires mirobolants, sans parler des multiples avantages inavouables, et sont en contact permanent avec les lobbies des multinationales, qui leur dictent les lois à faire passer. En tout cas, c'est l'image que j'en ai.

    Pour moi, la commission européenne, c'est cet organisme qui chapeaute le parlement européen, donne les directions à suivre, et prend des décisions au nom de l'Europe, même si le parlement et la population y sont opposés. Je pense aux tentatives répétées d'introduire des OGM dans l'Europe entière (alors que personne n'en veut), je pense à l'interdiction d'utilisation de certains produits chimiques et aux années qu'il faut pour prendre la  décision, alors que les preuves de nocivité sont là (produit qui sera illico remplacé par un autre aussi toxique, mais pas encore testé), je pense à l'injection massive d'argent public pour sauver les banques privées gérées de façon frauduleuse et irresponsable.

    Je pense à la désinformation pour appuyer le lobby nucléaire, je pense à l'inscription rendue obligatoire pour toute plante (légumes ou fruit) commercialisée et à l'interdiction de cultiver autre chose, je pense aux interdictions d'exercer le métier d'herboriste (alors que ces remèdes naturels existent depuis des millénaires), je pense aux bâtons mis dans les roues des producteurs de fromages au lait cru, je pense à ce nouveau plein pouvoir de la Commission pour négocier un traité de libre-échange avec les USA, et à mille autres choses encore... qui me révoltent toutes les unes plus que les autres !

     Les propos de ce commissaire européen, le premier que je vois en chair et en os, m'ont paru tout à fait contraire à ce que pense et souhaite le peuple européen. Il s'est d'abord félicité d'avoir éteint l'incendie de la crise des subprimes (il n'a pas d'enfants en Grèce ou au Portugal, lui, et ne remboursera jamais ces centaines de milliards d'euros). Ensuite, les banques sont loin d'être tirées d'affaire : elles manquent toujours de fonds propres et sont toutes en faillite virtuelle. Rendez-vous dans 2 ans pour la suite, en plus grave (selon Jacques Attali, que j'estime). Enfin, elles n'ont rien changé à leur mode de fonctionnement depuis 2008, et prennent toujours autant de risques ! Donc rien n'est réglé, ni éteint, quoiqu'il dise.

    Ensuite il a regretté qu'on n'ai pas une vraie Europe. Un truc soudé, comme aux Etats-Unis. Un continent où il n'y aurait que 3 gros opérateurs de téléphonie (au lieu de 200 actuellement en Europe). Il voudrait peut-être aussi n'avoir que 2 producteurs de fromages, 3 semenciers, 2 fournisseurs d'électricité et 2 magnats de la presse ? Ce n'est plus de la concurrence, mais de l'entente commerciale pour monter le niveau des prix. Ce n'est plus de la diversité mais de la mondialisation : tout le monde mange et consomme la même chose (même si les marques sont différentes, c'est le même produit). Et cela facilite la corruption, à tous les niveaux. Ce n'est vraiment pas à cela que rêvent les européens pour l'Europe.

    L'Europe ne sera jamais comme les Etats-Unis, car elle est issue de pays totalement différents, au niveau linguistique, culturel, religieux, gastronomique et économique. Il y a des traditions, il y a des typicités, il y a des terroirs, il y a des mentalités et des façons de vivre qu'il est illusoire de vouloir unifier sous une montagne de législation européenne. Nous, européens, n'en voulons pas ! 

    J'imaginais plutôt le rôle de la Commission européenne comme protectrice du peuple européen, garante de nos différences qui font notre richesse, et rendant cette union de pays forte par rapport au reste de monde. Mais, si le but ultime de cette Commission Européenne est d'aboutir aussi vite que possible à un nouvel Ordre Mondial, ce sera sans nous. Mais bonne chance quand même Monsieur le Commissaire européen.

  • Il faut arrêter cette arnaque politico-bancaire...

    Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1].

    Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.

    Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette (Lire l’étude d’Attac Autriche). Restent 12 malheureux petits milliards... dont on ignore ce qu'on en a fait...! Des frais de commissions sans doute ?

    Il faut absolument arrêter immédiatement ces transferts de milliards d'euros publics vers des banques privées : c'est la plus grosse arnaque de tous les temps. Une arnaque imaginée par les milieux financiers et mise en oeuvre dans un premier temps par nos politiciens, puis par la CEE et le FMI. Un scandale ! Qui remboursera ? Pas moi, en tout cas !

    D'autant plus que depuis la crise des subprimes de 2008, rien, absolument rien, n'a changé dans le monde bancaire aux pratiques douteuses et irresponsables : elle agissent toujours comme avant ! En attendant la prochaine bulle... Et ne croyez pas une seule minute qu'elles sont aujourd'hui solvables : elles n'ont toujours pas assez d'actifs que pour garantir leurs placements farfelus, et leurs bilans sont toujours aussi incompréhensifs et trafiqués, même pour un expert.

    Quant à la Grèce, dont la dette n'a cessé d'augmenter malgré les "aides", dont le patrimoine a été vendu (port, bâtiments, services publics, plages, îles, etc...) à des étrangers, elle se retrouve pauvre, sans travail (67% de taux de chômage chez les jeunes) et sans avenir.

    Belle arnaque politico-bancaire pour piller un pays et appauvrir un peuple ! Bravo Messieurs ! Pendant ce temps, en Islande, les banques en faillite ont été fermées, les responsables jugés et incarcérés et la dette du pays maintenue à un taux acceptable puisqu'ils n'ont pas renfloué les banques à coups de dizaines ou de centaines de milliards d'euros. Et les jeunes ont du boulot. C'est quand même mieux comme cela...

     

  • Carte blanche à Barroso, c'est demain...

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    "Le document que l’humanite.fr s’est procuré, datant du 12 mars, est actuellement discuté par les Parlementaires européens et les gouvernements nationaux. C'est une base de négociation sur l’accord de libre-échange transatlantique, déjà passé en commission au Parlement, et ses amendements seront votés ce jeudi 23 mai. S’il était adopté, cet accord frapperait tous les pans de la société européenne. 

    José Manuel Barroso, le Président de la Commission européenne, est prêt à satisfaire les envies des Etats-Unis de renforcer leur présence économique et commerciale sur le continent européen. Ce projet comporte  de nombreux risques. Tout d’abord, pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…)". (Source l'Humanité.fr)

    Pour Yannick JADOT, député européen et vice-président de la commission du commerce international: « La volonté d'Obama de créer une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE n'est pas une bonne nouvelle car un tel accord pourrait mettre en cause des éléments essentiels de notre cadre réglementaire. En effet, des divergences profondes existent entre les deux blocs commerciaux, sur la notion de service public, les questions liées à l’agriculture, à l’alimentation et à la santé (bœuf aux hormones, OGM, Indications géographiques protégées etc.) ainsi que sur les services culturels et l’audiovisuel. Ces divergences renvoient à des préférences collectives et des choix de société qui ne peuvent être ni ignorés ni rabaissés afin de faciliter ces négociations.

    Alors que le "scandale Findus" démontre l'absurdité d'un système alimentaire mondialisé, faut-il renforcer encore le pouvoir de l'agro-alimentaire au détriment des agriculteurs et continuer à détricoter la PAC? Alors que certains groupes multinationaux comme Mittal ou Goodyear se comportent de plus en plus comme des prédateurs, faut-il renforcer leurs droits face aux salariés et face à des Etats européens qui ne parviennent pas à faire cause commune? Alors que l'heure est à la promotion des PME et de l'économie locale, faut-il renforcer la capacité des multinationales à investir les marchés publics outre-Atlantique au détriment d'une politique industrielle de relocalisation de l'économie?

    Au moment où l’Europe connaît une crise économique et sociale sans précédent, qu’elle peine terriblement à se doter d’une politique industrielle ambitieuse, une telle précipitation constitue un danger pour le modèle européen." (Source www.greens-efa.eu)

    Barroso, c'est le gars à droite sur la photo. Je ne lui prêterais pas un euro. Avec ce chèque en blanc que le Parlement européen va lui signer pour négocier seul, au nom de l'Europe, cet accord de libre-échange avec les Etats-Unis, je pense qu'on court à la catastrophe. C'est lui qui, entre autres, n'arrête pas de pousser les OGM pour les imposer en Europe, malgré l'opposition ferme de la majorité des citoyens. Cette fois-ci, il y arrivera !

    Et que dire de tous nos produits de terroirs comme les fromages au lait cru (interdits aux States, sauf si stérilisés), le foie gras, les volailles non chlorées, la viande rouge non traitée, nos fruits et légumes bio non formatés, et j'en passe... Que va-t-il leur arriver ? Les Etats-Unis vont s'adapter à nos produits et nos réglementations ? Ou l'Europe va-t-elle devoir se plier à leurs exigences absurdes et à la mondialisation de la malbouffe et des OGM ?

    Rappelez-vous, le 4 février 2013 : "La Commission européenne a autorisé aujourd'hui l'utilisation d'acide lactique pour réduire la contamination microbiologique des carcasses de bovins, une décision qui met fin à un contentieux avec les Etats-Unis sur l'importation dans l'Union européenne de viande traitée de cette façon. La mesure entrera en vigueur le 25 février et "s'appliquera tant au sein de l'Union européenne qu'à la viande de boeuf importée", a indiqué une source communautaire."

    Il n'y a rien à faire, cette commission européenne, composée de gens non élus, et avec Barroso à sa tête me fait peur. Ils sont soudoyés par les lobbies industriels, semenciers, pharmaceutiques, bancaires et nucléaires et font tout pour leur plaire. Sans tenir compte de l'avis des citoyens européens. C'est effrayant.

    Et comme ce ne seront jamais eux qui imposeront un étiquetage clair des produits de consommation du style "Boeuf américain d'élevage intensif nourri aux OGM et traité aux hormones et tel produit, puis aspergé d'acide lactique", on est mal partis, très mal... Je crains le pire. Terriens, il est temps d'agir...

  • La commission européenne de mèche avec les semenciers...

    Des agriculteurs mais aussi des maraîchers, des jardiniers et des organisations environnementales de toute l’Europe ont manifesté cet après-midi à Bruxelles. Leur mot d’ordre: "Libérez les semences".

    Ils protestent contre la législation européenne qui privilégie, selon eux, les variétés de semences industrielles et défavorise l’agriculture paysanne, tout en mettant en danger la diversité des variétés de semences. Le fait que les variétés de semences soient centralisées et enregistrées dans un office européen inquiète ces citoyens.

    Les multinationales seraient, d’après eux, les grands bénéficiaires de ces législations dont les perdants seraient alors les petits agriculteurs et la biodiversité. 

    Le développement des OGM et la contamination éventuelle qu’elles pourraient engendrer sont une autre crainte que les manifestants souhaitent exprimer.

    Le libre accès et la libre circulation des semences sont des éléments capitaux afin d’éviter qu’un oligopole de multinationales ne contrôle in fine les sources de l’alimentation mondiale, estiment les participants.

    Si nous laissons faire la commission européenne, qui est de mèche avec les multinationales agro-alimentaires, nous perdrons le droit de planter un pépin de tomate ramené de vacances : ce sera une semence illégale. Illégale parce que non enregistrée selon le nouveau règlement européen ! Seules les semences enregistrées (par les multinationales) pourront être semées, achetées ou vendues. 

    Il est clair que le paysan italien qui fait pousser la même espèce de tomate de génération en génération n'aura jamais les moyens financiers de faire enregistrer ses semences. Et il sera donc poursuivi pour usage illégal de semences non enregistrées ! Ses semences seront saisies, l'espèce disparaîtra, et il sera contraint d'acheter des semences de tomates hybrides ou OGM à Sygenta, BASF ou Monsanto ! 

    De quel droit ces multinationales agro-alimentaires, dont le rêve (économique) est de nourrir la planète entière, s'approprient-elles le monde du vivant (qui est gratuit et qui est le patrimoine de l'humanité)? De quel droit parviennent-elles à faire voter dans le monde entier des lois (à force de lobbying et de pots de vin) qui vont leur permettre de régner sur l'alimentation mondiale ? De quel droit la commission européenne vote-elle des lois qui vont à l'encontre de la volonté des européens de préserver la biodiversité de nos campagnes.

    Trois quart des espèces végétales ont déjà disparu : cela ne suffit pas ? Il existe des centaines de variétés de tomates dans le monde : faudra-t-il nous contenter d'une dizaine d'espèces fades, sans goût, qui conservent longtemps sans pourrir, mais qui seront légales et dont les semences seront vendues par Sygenta ou Monsanto ?

    Je refuse de ne plus avoir le droit de m'extasier en Provence du parfum et du goût des tomates locales, je refuse de ne plus pouvoir croquer une tomate d'une espèce oubliée en Toscane si parfumée, je refuse de ne plus pouvoir acheter des semences de tomates chez Kokopelli et de me régaler tout l'été (et tout l'hiver). Et surtout, je refuse de devoir manger sur le pourtour méditerranéen des tomates sans couleur et sans goût qui sont produites sous serre aux Pays-Bas ou en Flandre. C'est hors de question ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Le nivellement par le bas...

    La qualité fout le camp, partout, dans tous les domaines. Et c'est bien dommage.

    Que ce soit dans l'enseignement, par manque de moyens, mais aussi parce que l'on ne peut faire doubler tout le monde, des milliers de cancres sous-éduqués sont jetés dans le monde du travail ou des études supérieures chaque année. Et cela ne s'améliore pas, que du contraire...

    Que ce soit dans le milieu des soins de santé où rentabilité passe avant santé, et où là aussi, faute de moyens et de personnel qualifié, on engage n'importe qui. Et ce sont ces gens, souvent étrangers et manquant d'expérience qui vous soigneront, ou tenteront de le faire, avec toutes les erreurs de diagnostics possibles, sans parler du reste.

    Que ce soit dans le milieu alimentaire, ou à force de vouloir toujours produire plus, plus vite et pour moins cher, on se retrouve aujourd'hui avec des "aliments" ne contenant plus d'éléments nutritifs, et qui goûtent tous la même chose car ils n'ont plus de goût. Sans parler de ces milliers d'hectares morts tellement le sol a été traité.

    Et quand il subsiste un produit qualitatif quelque part, c'est alors la commission européenne qui se charge, à force de directives, de faire en sorte que ce produit pourtant protégé par une AOC et une réglementation stricte de production, devienne moins qualitatif en autorisant des pourcentages de ceci ou de cela.

    Dernier exemple en date, le 1er avril, avec le règlement UE n°61/2011 modifiant les caractéristiques physiques et chimiques des huiles d'olive. Désormais, une huile d'olive vierge extra pourra contenir 150mg/kg d'esters d'alkyle, alors qu'elle n'en contient aujourd'hui que 15mg/kg, quand les olives sont pressées immédiatement après la cueillette. Cela ouvre la porte à des mélanges avec d'autres huiles moins qualitatives, produites à base d'olives fermentées, et qui, à cause de leur goût désagréable, seront désodorisées en la chauffant à 130-150° et en injectant de la vapeur sous vide.

    On ne s'étonnera pas, par conséquent, que dans quelques années, toutes ces huiles d'olive vierge extra goûtent toutes la même chose. Adieu le terroir, adieu le goût, adieu la qualité et vive la mondialisation et ses produits médiocres et vive la rentabilité, avant tout.

    Mais dans quel monde vivons-nous ? Et qui se cache derrière ces règlements qui vont à l'encontre du bon sens ? Dans quel but final ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Menace sur les remèdes naturels...

    Imaginez votre enfant ou votre conjoint gravement malade...

    Il existe un remède naturel et sans danger ni effets secondaires, qui pourrait peut-être le guérir...

    Mais l'Union Européenne vous interdit de l'utiliser.
     


     

    Au contraire, les autorités vous obligent à lui administrer des médicaments chimiques aux effets secondaires potentiellement gravissimes.

    Vous n'avez aucun choix

    Ce cauchemar absurde, c'est une réalité imminente qui menace l'Europe et tout ses habitants, vous et moi y compris.

    Après des années de lobbying, les multinationales pharmaceutiques sont en train de parvenir à leur but.

    Une directive draconnienne de l'Union Européenne est sur le point de nous interdire de nombreux remèdes médicinaux à base de plantes utilisées depuis des milliers d'années et sans les effets secondaires des médicaments modernes issus de la pétrochimie.

    Des centaines de plantes européennes sont concernées mais également toutes les plantes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et toutes celles de l'Ayurveda (médecine indienne) !

    Il s'agit de la directive THMPD (Traditional Health Medical Products Directive), qui doit entrer en vigueur le 30 avril 2011.
     


     

    C'est une offensive sans précédent contre notre droit de nous soigner autrement.

    Et le but est extrèmement clair : sécuriser des milliards d'euros de profits pour l'industrie pharmaceutique, pour les années à venir, en obligeant les malades à recourir à leurs médicaments, faute d'alternative.

    Mais il y a un espoir, une association très organisée et très active au niveau européen, the Alliance for Natural Health (l'alliance pour la santé naturelle), ANH est en train de déposer un recours.

    Elle est soutenue par la European Benfyt Foundation (EFB) dans sa démarche.


     


     

    Il est possible qu'elle parvienne à faire comdamner l'Union Européenne pour abus de pouvoir.

    Cela permettrait de stopper la mise en application de cette directive.

    Le problème, c'est qu'aucune initiative populaire de grande ampleur, aucun grand mouvement de citoyens européens ne s'est formé pour apporter son soutien à l'ANH.

    C'est pourquoi des patients, des citoyens ont décidés de former un Collectif de solidarité et nous faisons appel à vous de toute urgence.

    Je m'appele Christelle et je fais moi même parti de ce collectif.

    Je me permets de vous demander : faites maintenant un geste symbolique fort en signant la pétition ci-dessous contre la nouvelle directive européenne, et pour la défense de la santé naturelle en Europe, en soutien à l'ANH.

    Nous avons besoin de centaines de milliers de signatures pour contrer la directive THMPD.


     


     

    La directive THMPD aussi appelée Directive 2004/24/EC de l'Union Européenne, impose une nouvelle procédure d'agrément pour les préparations thérapeutiques à base de plantes.

    Toutes ces préparations y compris celle d'un usage courant depuis des milliers d'années, devront suivre une procédure d'agrément similaire à celles des médicaments à compter du 30 avril 2011.

    Autrement dit, les fabricants devront fournir des rapports d'experts, des études, des dossiers qui coûtent des fortunes.

    On parle de 105000 à 180000 euros par plante.

    Le problème, c'est que producteurs d'herbes médicinales n'ont absolument pas les moyens des multinationales pharmaceutiques.

    La plupart ramassent les plantes dans la nature à l'état sauvage, de façon artisanale.

    Cette directive revient donc de facto à euthanasier un pan principal des médecines douces basées sur les plantes : phytothérapie, herboristerie, plus l'intégralité des traditions chnoises, indiennes, amazoniennes et africaines accessibles aujourd'hui sur le sol européen.

    L'Europe a déjà fait exactement la même chose avec les compléments alimentaires en 2006.

    Une nouvelle procédure d'agrément avait été créée par l'Agence Européennes des Aliments (EFSA).

    La député européenne Michelle Rivasi a témoigné du résultat le 14 décembre 2010.

    "A ce jour, plus de 95% des dossiers d'allégations déposés pour des produits à base de plantes ont reçu un avis négatif de l'EFSA."

    "Trop rigoureuse ou calquée sur des procédures propres aux médicaments, l'EFSA prend sa décision sur très peu de données et rejette des allégations pourtant déjà autorisées dans plusieurs pays européens."

    Il n'y a aucun doute que la même chose va se produire pour les plantes médicinales. 
     


     

    Non seulement ce sera la fin de milliers de plantes européennes, chinoises et ayurvédiques en Europe, mais "seront jetés dans l'illégalité des multitudes de remèdes créoles, berrichons, tibétains, nigériens ou cévenols" qui ne justifieront pas des "éléments bibliographiques appropriés", selon l'expert herboriste Thierry Thévenin.

    Le timing de cette directive ne doit rien au hasard. Il y a urgence en effet.

    L'industrie pharmaceutique a besoin de cette directive pour conforter sa position dominante à un moment où elle se trouve radicalement remise en cause.

    Sa crédibilité a été fortement entamée dans l'affaire du Vioxx, de l'Avandia, du Mediator et maintenant du Buflomédil.

    Des spécialistes parlent de dizaines, de centaines de médicaments toxiques qu'il faudrait interdire.

    C'est pourquoi il est plus qu'urgent pour l'industrie pharmaceutique de nous couper toute alternative possible.

    Et la nouvelle directive européenne représente pour elle le Saint-Graal, qui lui garantira ses milliards de profits annuels, pour des dizaines d'années.

    Indignez-vous !

    Signez la pétition ci-dessous

    Auteur : Christelle

    Source : www.defensemedecinenaturelle.eu