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  • Les océans deviennent acides et meurent...

    Près de 540 millions de personnes qui dépendent de la pêche vont, à terme, souffrir de la disparition des poissons, des mollusques et des coraux. - bien qu'une étude datant de 2007 démontre une relative résistance de ces derniers à l'acidification. Le phénomène n'est pas nouveau mais s'accélère. Depuis la révolution industrielle, l'océan gagne en acidité en raison de l'augmentation des émissions de carbone. Cette saturation empêche désormais les océans d'absorber les émissions aériennes de dioxyde de carbone - ils en absorbent environ un quart, actuellement. Selon les estimations des scientifiques, les océans seront 170% plus acides en 2100 qu'ils ne l'étaient avant la révolution industrielle - l'acidité des eaux a déjà augmenté de 30%, atteignant un niveau inégalé depuis au moins 55 millions d’années. Une évolution qui devrait accélérer la vitesse du changement climatique à venir.

    Les premières espèces à souffrir de cette lente catastrophe sont les organismes qui vivent dans des coquilles dures ou des exo-squelettes coralliens, tels que les mollusques et les crabes. La pêche des mollusques représenteraient à elle seule une perte de 130 milliards de dollars. C'est sur la base de cette estimation que les scientifiques chiffrent à mille milliards de dollars les pertes éventuelles.

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    La communauté scientifique n'est cependant pas en mesure de prédire quelle sera la réaction de l'écosystème face à cette acidification des océans. Il est impossible de savoir quelles espèces vont survivre et lesquelles vont périr. Une chose reste cependant certaine : il sera extrêmement difficile de revenir en arrière une fois ces transformations effectuées. "Si nous arrivons à stopper le phénomène en limitant les émissions de CO2 dès maintenant, il faudrait probablement entre 1 000 et 2 000 ans pour que l'océan retrouve le niveau d'acidité qui était le sien dans les années 1800", estime Jean-Pierre Gattuso.

    Mais les gouvernements ne semblent toujours pas prêts à agir : "Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la politique à mener, principalement en raison des problématiques économiques. Un pays comme la Chine, qui est le principal émetteur de gaz carboniques, refuse de limiter ses émissions car l'Occident ne l'a pas fait au moment où il s'est développé. On voit d'ailleurs que les seules périodes de stagnation ou de diminution des émissions de CO2 se font au moment de crises économiques. Ce sont deux problèmes complètement liés". Entre pertes immédiates et pertes futures, les dirigeants semblent pour le moment avoir fait leur choix. La communauté scientifique, elle, ne perd pas espoir mais considère que la conférence de Paris sur le climat, organisée en 2015, sera celle "de la dernière chance".

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-acidification-oceans-pourrait-terme-couter-milliards-euros-planete-ecosysteme-ecologie-928209.html#IGD9f6a9kL5JBYSf.99

  • Nouvelle alerte à la montée du niveau de la mer...

    Le CO2, le gaz à effet de serre, ne cesse de s'accroître dans l'atmosphère. On devrait atteindre dans très peu de temps les 400 parts par million (ppm). La dernière fois que ce niveau de CO2 a été atteint, c'était il y a 3 à 5 millions d'années... La température sur terre était alors de 4 degrés supérieure à celle d'aujourd'hui, et le niveau de la mer était plus élevé de 10 à 40 mètres selon les endroits.

    Le problème, c'est que non seulement les émissions de CO2 ne cessent de s'accroître dans l'atmosphère, mais qu'en plus, le rythme est en constante augmentation, malgré les alertes successives des climatologues. Les scientifiques estiment d'ailleurs qu'en 2100, nous devrions atteindre 730 à1.020 ppm de CO2 dans l'atmosphère ! Je vous laisse imaginer les conséquences climatologiques de tels niveaux de pollution à très court terme.

    Quant aux concentrations de méthane (+259% depuis le 18ème siècle) et de protoxyde d'azote, 310 fois plus puissant que le CO2 au niveau réchauffement du climat (+ 120% sur la même période), on voit qu'on est aussi dans le même scénario alarmiste. Pas très folichon, tout cela...

    Et puisque les politiciens, les financiers et les industriels qui dirigent ce monde, main dans la main, ont pour seul but de s'enrichir, sans se soucier aucunement de l'environnement, ni de l'état de la planète qu'ils légueront aux générations futures, il faut bien nous résilier à devoir affronter les désordres climatiques annoncés : inondations des côtes, flux massif de migration de population (réfugiés climatiques), déplacement vers le nord des cultures du sud (et des vignobles : adieu Bordeaux) et des maladies tropicales, sécheresse et manque d'eau potable dans de nombreuses régions, déplacement vers le nord et accroissement des phénomènes météorologiques (tornades, cyclones, orages, etc...), et bien d'autres choses encore, que nous ne soupçonnons même pas... Tout cela sur fond de crise : on va bien s'amuser ! 

  • Il y a du changement dans l'air...

    Tout d'abord au niveau météo, on va passer des températures estivales de ces derniers jours à des températures dignes d'un mois de mars ! C'est pour dans quelques jours : préparez-vous ! Mais restons optimistes : la chaleur revient après les Saints de glace.

    Au niveau politique ensuite, avec une Belgique qui n'en mène plus large. Tout cela à cause de quelques extrémistes flamands impatients et intransigeants qui veulent imposer leur desiderata sur le BHV sans concession aucune. Voilà donc de bien étranges élections qui se profilent. Voter pour les mêmes, alors qu'ils ont prouvé ne pas savoir gouverner ? Voter pour les verts, qui s'allient au PS ? Voter pour des extrémistes ? Voter blanc, ou ne plus aller voter ? Les résultats électoraux risquent d'être assez surprenants... et dangereux.

    Enfin la crise, qui se profile à nouveau, avec des faillites d'Etats (prédites par Jacques Attali il y a un an : voir sur ce blog), la bourse qui rechute et l'euro qui plonge : tout cela ne présage rien de bon... D'autant plus qu'on ne parle pas d'un Etat, mais de plusieurs... Une toute grosse crise en perspective ? Espérons que non !

    Et pour terminer, au niveau environnement, après l'éruption de ce volcan Islandais, voilà la méga-marée noire américaine (merci BP), auquel les Etats-Unis vont mettre le feu... 800.000 litres de brut qui se déversent chaque jour dans l'océan : une catastrophe d'envergure ! C'est la nature qui va encore casquer, comme d'habitude. Et BP dédommager (ne vous inquiétez pas pour eux, ils ont les moyens). Ce n'est pas comme cela que le taux de CO2 va diminuer !

    Du bon côté, la consommation Bio qui augmente de façon exponentielle, tout comme les potagers privatifs. Les consommateurs semblent enfin avoir compris le jeu des multinationales agro-alimentaires, leurs publicités mensongères (voir Danone et son Actimel et son Activia sur ce blog), et leur but lucratif au dépend de la santé et de l'environnement... Ces multinationales, et les grandes surfaces vont devoir changer leur fusil d'épaule, sous peine de disparaître.

    Et puis la production automobile, qui enfin, va réduire les émissions de CO2, avec de nouveaux modèles hybrides qui vont bientôt sortir en série. Le temps des grosses berlines, et autres 4x4, peu respectueuses de l'environnement est révolu. Une bonne nouvelle aussi. J'attends avec impatience la nouvelle Honda CRZ..., à défaut de pouvoir acheter celle à l'hydrogène, en test aux USA depuis 3 ans...

    Bref, il y a du changement dans l'air. Les choses évoluent, et nos modes de vies vont évoluer et devoir s'adapter.

     

     

  • Lettre ouverte aux constructeurs automobiles...

    Messieurs, 

    Cela fait 40 ans déjà, que les premiers hommes allaient sur la lune, propulsés par un moteur à hydrogène (c'est-à-dire une énergie issue de l'eau !). Cette même énergie peut, évidemment, propulser des voitures, alimenter des usines, chauffer des millions de logements, et tout cela gratuitement et sans dégagement de CO2 ! D'accord, cela n'arrange pas  le cartel pétrolier, ni les taxes des différents états sur les produits pétroliers. Mais tout de même : vous auriez pu, en 40 ans, avoir aujourd'hui des modèles tout à fait au point. Et bien non : vous vous entêtez à produire des modèles de bagnoles dont personne ne veut plus : trop lourdes, trop grosses, trop rapides, trop voraces, trop m'as-tu-vu, trop gadgétisées, et qui dégagent trop de CO2. Sans parler de la pollution et des particules fines qui provoquent maladies et cancers. Et en plus, elles sont moches et se ressemblent toutes, dessinées par le même ordinateur et passées dans la même soufflerie...

    Messieurs, nous sommes nombreux à attendre la voiture de demain, dont le design nous donnera l'envie de l'acheter, dont l'énergie renouvelable et les dégagements de CO2 seront un atout indéniable, dont la modularité axée sur les loisirs sera attirante. Quand allez-vous sortir de vos cartons les 2CV, Méhari, Coccinelles, DS et autres Peacer d'aujourd'hui? Vous avez 40 ans de retard. C'est impardonnable.

    En attendant, nous gardons nos vieilles voitures. Et n'investirons que quand vous nous présenterez quelque chose de convenable, qui colle à notre époque.

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • C'est parti...

     

    Six compagnies de gaz et pétrolières japonaises ont annoncé aujourd'hui la commercialisation à grande échelle à partir du printemps prochain de générateurs d'électricité à pile à combustible pour les foyers de l'archipel, se plaçant ainsi à l'avant-garde mondiale dans ce domaine.

    Tokyo Gas, Osaka Gas, Nippon Oil et trois autres groupes d'énergies diverses vont mettre en vente à partir du mois de mai des générateurs qui permettront aux propriétaires d'une maison individuelle de créer leur propre électricité à domicile, à partir de gaz liquéfié d'où sera extrait l'hydrogène nécessaire dans les piles à combustible.

    L'électricité sera créée par le système (de la taille d'une chaudière) en faisant passer dans un circuit des électrons extirpés d'hydrogène, substance qui est ensuite recombinée avec l'oxygène de l'air pour former de l'eau sans rien rejeter d'autre.

    Ce système, qui simultanément fournit de l'eau chaude, permet ainsi une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) jugés responsables du réchauffement climatique.

    "Nous espérons en vendre 2,5 millions d'ici 2030 (un peu plus de 5% du nombre de foyers)" dont 4.000 à 5.000 la première année, ont indiqué conjointement les six entreprises qui font cause commune dans le but de faire du Japon "la nation de l'environnement".

    Depuis 2005 est conduite une expérimentation grandeur nature avec des foyers nippons volontaires, au nombre de plus de 3.000 actuellement.

    Le système mis en vente (destiné à des pavillons) coûtera 3,2 à 3,5 millions de yens (26.500 à 28.300 euros). L'Etat japonais, qui souhaite voir ce type d'équipement adopté par un maximum de maisonnées, offrira une subvention qui pourra atteindre 1,4 million de yen par foyer.

    Les recherches se poursuivent afin de faire chuter le prix de l'équipement à à un million de yens environ d'ici deux ou trois ans, un facteur-clé pour faire réellement décoller le marché. Le but est ensuite de descendre à 500.000 yens (3.250 euros) en 2015.

    Enfin les choses bougent ! Cette fois, c'est parti : ces technologies qui existent depuis longtemps vont enfin être commercialisées pour le grand public. Il était temps... C'est ce même procédé qu'utilise Honda pour alimenter ses voitures à l'hydrogène qui circulent aux USA (vu l'absence de pompes à hydrogène). Vous voyez, tout n'est pas noir... Terriens, il est temps d'agir...

  • Soleil d'hiver et CO2...

    C'est décidé, je pars au soleil me recharger les batteries. Un rapide calcul sur le site de Climact montre que ce vol aller-retour dégagera 4,15 tonnes de CO2 (pour 2 passagers) ! La honte ! C'est plus que les 2,46 tonnes de CO2 dégagés par ma voiture en un an ! Faut donc compenser. CLIMACT participe, en Inde, au financement de l’installation d’un système de traitement des eaux usées qui permet la récupération du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et son utilisation comme source d’énergie renouvelable. Ce système de traitement des eaux usées devrait permettre de réduire les émissions de 17 000 tonnes de CO2eq par an, ce qui représente les émissions de 4 000 vols aller/retour entre Bruxelles et Delhi. Il ne me reste plus qu'à investir 104 euros dans ce projet pour effacer l'empreinte CO2 de ces 4,15 Tonnes de CO2 pour ce voyage, et dormir la conscience tranquille... Mais vais-je le faire? Il vaudrait mieux que le prix de tous les vols soit majoré et comprenne d'office cette compensation CO2. Tous les voyageurs la paieraient et certains d'entre eux réfléchiraient peut-être plus avant de prendre l'avion et de polluer...

  • Dégustation du lundi (49)

    Il y a 3 lundis, nous avons dégusté des Gamay. Et je n'aime pas les Gamay... On commença par un Moulin à Vent 2006 au nez de Gamay et d'alcool, à la bouche un peu restrictive, au fruit caché, pas assez opulent ou gourmand. On passa à un Gama-Sutra, Vin de Table d'Olivier Lemasson en Vins de Touraine (SARL Les Vins Contés). Un nez bio, avec un soupçon de réduction. Gentil mais pas terrible. Par contre, une belle bouche et une belle longueur sur des fruits acidulés. On passa ensuite à un Fleurie 2006 d'Yvon Matras. Un nez bio de ferme et de CO2 qui efface le fruit toutefois présent, mais une belle bouche sur un Gamay avec une finale fort acidulée. Parfait sur un groin farci... On profita de l'entracte pour ouvrir un Marsannay Clos du Roy 2005 d'Hervé Charlopin, histoire de changer de cépage. Un nez puissant, boisé, vanillé et chaleureux, mais une bouche pas terrible malgré une belle finale. On dira un vin trop travaillé dans le chai, et pas assez dans la vigne... On poursuivi ensuite avec un Pinot d'Aunis "Les Mortiers" Coteaux du Loir 2005 de Nathalie et Christian Chaussard. Un nez étranger à mourir, poussiéreux, d'insectes noirs écrasés. Une bouche avec du fruit et d'autres choses fort dérangeantes, très désordre... Bref, un vin non conforme fait par un vigneron non conforme... On passa à la suivante : un Morgon 2003 de Guy Breton, au nez de semoule de riz aux raisins, à la bouche de Porto sans l'alcool, et à la robe qui scintille de mille feux, bourrée de petites paillettes (radioactives ?). Très spécial. Heureusement, cette dégustation s'acheva sur un très beau Château Talbot 82, Grand Cru Classé en Saint Julien : un fort beau nez de tomates confites, de boisé fondu et de café, une très belle robe âgée et soyeuse et une magnifique bouche sur des fruits et des tannins fin, avec une belle matière. Mais il devait encore être bien meilleur il y a 5 ans. Gruaud Larose 82 en a encore sous la pédale, Talbot plus.

  • L'Europe s'engage enfin...

    «L'Europe de l'écologie», selon Jacques Chirac, est née. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ont franchi, ce vendredi à Bruxelles, un pas historique pour relever le défi climatique. Ils sont parvenus à s'entendre sur des objectifs contraignants et ambitieux pour tenter d'enrayer le réchauffement de la planète et ses conséquences humaines.«Nous pouvons dire au reste du monde, l'Europe prend le leadership. Vous devez nous rejoindre pour combattre le changement climatique», s'est félicité le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Les chefs d'Etat ont en effet entériné la proposition de Bruxelles engageant l'UE à réduire unilatéralement d'au moins 20 % (par rapport au niveau de 1990) ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. La part pourrait aller jusqu'à 30 %, comme le recommandent les scientifiques pour limiter à deux degrés le réchauffement d'ici à la fin du siècle par rapport au début de l'ère industrielle, si les autres pays développés la suivent dans le cadre d'un nouvel accord international. «Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde», a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, qui préside l'UE. Selon les participants, ce sommet restera «historique». Même Greenpeace y voit «la décision la plus importante» prise depuis l'adoption du protocole de Kyoto. Encore fallait-il s'entendre sur les moyens. Si les 27 étaient d'accord pour accroître l'efficacité énergétique de l'UE de 20 % d'ici à 2020 et atteindre une proportion minimale contraignante de 10 % de biocarburants dans la consommation d'essence et de gazole, la question d'un objectif contraignant de 20 % pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la biomasse) les divisait profondément. La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel engagement jugé irréaliste. A l'heure actuelle, la part des énergies renouvelables dans l'UE représente à peine 7 %. Pour faire accepter cet objectif, Angela Merkel a accepté d'introduire une plus grande souplesse dans la répartition nationale de cet objectif européen. En effet, celui-ci s'applique à l'Union dans son ensemble, mais chaque pays déterminera avec Bruxelles son propre objectif.Il sera ainsi tenu compte «des particularités, des points de départ et des potentiels propres à chacun», souligne le Conseil. Mais le plus dur reste à faire : fixer les objectifs nationaux de chaque pays. Le président de la Commission européenne fera des propositions dès le «troisième trimestre» avec la pleine participation des pays membres... ce qui promet de belles empoignades.

  • C'est vraiment la voiture de demain...

    La Honda FCX Concept avait fait sensation au dernier salon de Tokyo, et à peine 3 mois plus tard, elle faisait encore plus grande impression lors de son exposition au salon de Detroit, suite au discours de Takeo Fukui, l'homme à la tête d'Honda, qui a profité du salon américain pour indiquer les développements à venir de ce modèle, et ils ne sont pas minces ! On avait cru en effet que cette auto ne serait qu'un concept sans lendemain, comme le Kiwami du salon de Tokyo en 2003, mais non. Cette auto préfigure la prochaine génération de voiture à pile à combustible (PAC) d'Honda. Elle est attendue pour l'année prochaine, et elle roule depuis fin 2006. Rappellons qu'Honda a déjà à son actif la FCX, une auto présentée en 2002, et dont une famille américaine, des heureux pionniers, jouit déjà d'un exemplaire. Avec le premier ministre nippon, ces particuliers américains prouvent que la voiture à hydrogène by Honda, zéro pollution à l'utilisation, est suffisament fiable pour un usage quotidien standard. Il suffit d'avoir de l'hydrogène ! Mais faire encore mieux, voilà la finalité du FCX Concept, qui est une sorte de FCX 2 : tout a été miniaturisé. Les ingénieurs d'Honda sont parvenus à tout caser dans le seul espace de la console centrale (là où se trouve la boite de vitesses dans une voiture traditionnelle à propulsion), et en dessous de la banquette arrière (là où dans les voitures traditionnelles, on met souvent le réservoir d'essence) ! Autre différence,les réservoirs d'hydrogènes sont plus petits sur la nouvelle génération. Mais ils contiennent pourtant plus d'hydrogène. La pression est toujours de 350 bars, mais c'est la structure du réservoir qui est nouvelle : elle absorbe de l'hydrogène. Honda a fait ce choix pour des raisons de poids. Car si cela aurait été possible de parvenir au même résultat avec un réservoir à la pression de 700 bars, la rigidité énorme que demande la résistance à cette pression aurait exigé beaucoup de matière, donc de la masse. La solution d'Honda, où la matière interne du réservoir est un peu comme celle d'une éponge, serait donc plus avantageuse, mais on précisera qu'elle est encore expérimentale, et en attente d'homologation (alors que des réservoirs d'hydrogène à 700 bars ont déjà été dûment testés et réceptionnés). La puissance est de 80 kW à l'avant, et de 2 x 25 kW à l'arrière, soit une puissance totale de 130 kW (environ 177 ch). Ce qui devrait suffire pour assurer à l'auto des performances satisfaisantes, tout en donnant à Honda une très grande liberté pour définir le comportement de l'auto. Nous en venons au problème du ravitaillement, le problème crucial, puisqu'avec à peine une centaine de stations d'hydrogène dans le monde, peu de gens en ont une dans leur voisinage. Et comme l'ouverture de nouvelles stations est une question assez politique, la réflexion d'Honda est vite allée vers une solution où le particulier serait autonome. En clair, le client achète sa voiture, et on lui vend en même temps un outil pour qu'il puisse se fabriquer lui-même son carburant ! Cela aurait été possible de parvenir à ce but avec la technique de l'électrolyse, qui aurait fonctionné avec une alimentation en eau et en électricité, mais pour des raisons de coût, Honda a retenu la solution du gaz naturel pour son Home Energy Station (HES). Une fois installé, cela marche tout seul, et cela sert à tout. On peut même résilier l'abonnement au fournisseur d'électricité, puisqu'en plus de cracker le gaz naturel pour produire de l'hydrogène, le HES inclut une petite PAC qui délivre un courant de 5 kW. Mieux : le processus de fabrication de l'hydrogène produit de la chaleur, qu'il est prévu de récupérer pour chauffer de l'eau... Le particulier comprend vite que s'il s'équipe d'un HES, il va faire des économies... L'appareil a été dimensionné par Honda avec la capacité de produire l'hydrogène nécessaire à un plein en 20 heures, qui permet à l'auto de parcourir 560 km sans émettre le plus petit gramme d'oxyde d'azote, ni de monoxyde de carbone ou de quelque composé organique volatil. Du vrai zéro-pollution ! La seule pollution est à la maison, les émissions de CO2 lors du crackage du gaz naturel, et elles sont 40 % inférieures à celles que la voiture aurait émises sur la route (et encore moins si l'on compte l'électricité produite et le chauffage de l'eau sanitaire). Et qui ne rêve pas de voitures toutes silencieuses, avec juste un petit filet de vapeur qui sort de l'échappement ? Les constructeurs automobiles bougent enfin : il était temps...

  • On en saura plus vendredi...

    500 experts scientifiques sont réunis à Paris pour approuver le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Ce travail, qui a duré 6 ans et mobilisé plus de 2500 scientifiques de 130 pays, devrait confirmer des prévisions alarmantes sur le réchauffement climatique. A l’occasion de cet événement, Greenpeace publie un rapport dans lequel il propose un scénario pour réduire de 50% les émissions de GES d’ici 2050. Créé en 1988 à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) travaille sous l'égide de l'ONU et du PNUE. Il a publié son 1er rapport en 1990, devenu depuis un outil de décision pour les gouvernements. En 1995, son second rapport servira de base scientifique à la création du protocole de Kyoto. Le dernier, en 2001, a confirmé le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire et a fait état d’un réchauffement probable compris entre 1,4 et 5,8° de 1990 à 2100. Le niveau moyen de la mer devrait par ailleurs augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. Pour son très attendu 4ème rapport, le GIEC réunit cette semaine 500 experts internationaux à Paris, qui doivent en approuver les conclusions. Le contenu, qui est déjà annoncé comme très alarmant, doit être révélé vendredi. D’ores et déjà, les auteurs ont annoncé qu'il est désormais inévitable que les phénomènes climatiques extrêmes (fortes chaleurs, précipitations, tempêtes) deviennent plus fréquents. Le document évoque par ailleurs une hausse de la température de 3 degrés d'ici 2100 et n’exclut pas des hausses supérieures à 4,5 degrés. La suite vendredi... et n'oubliez pas d'éteindre vos lumières demain, jeudi, à 19h55, et de tout rallumer à 20h00 !

  • Chaud le soleil, chaud...

    D'après Luigi Chiavarini, Professeur d’économie, le soleil irradie annuellement 1013Q (1Q=1018 BTU[4]) d’énergie solaire. De ce flux fantastique, seuls quelques 5300 Q sont interceptés aux limites de l’atmosphère terrestre, dont une moitié est réfléchie dans l’espace extérieur. Ce qui reste fantastique à notre échelle, car la consommation mondiale d’énergie ne s’élève pas à plus de 0,4 Q par an ! D’autre part, pour ce qui est de la dot énergétique terrestre, les meilleures estimations nous donnent une quantité initiale de combustible fossile disponible de 215 Q, desquels 200 Q sont récupérables. Si leur épuisement continue à croître au rythme actuel, ces réserves pourront entretenir l’activité industrielle de l’homme pendant encore quelques décennies, alors que si l’on veut bien songer que le soleil continuera à briller avec pratiquement le même intensité pendant cinq milliards d’années (avant de devenir une étoile géante rouge qui portera la température de la terre à 555°C), il ne fait aucun doute que l’espèce humaine ne vivra pas assez longtemps pour bénéficier de toute cette abondance qu’il lui suffirait d’exploiter si les responsables politiques et financiers le décidaient. Nous devons sortir de l’ère de la conquête et de la surexploitation de la nature et entrer dans une nouvelle ère : l’ère de la durabilité et de la gestion prudente. Il est absurde, voire suicidaire, de demander toujours plus de croissance avec toujours moins de ressources. Alors, vous vous y mettez quand, au solaire ? N'hésitez pas : les panneaux solaires et pompes à chaleur sont au point, fonctionnent très bien, sont amortissables en quelques années, et en plus, ne polluent pas ! Alors, on y va ?

  • Révolution verte...

    Windsave, entreprise anglaise, a été primée par Ernst & Young comme la meilleure entreprise 2006, et par le "European Business Awards of Environnement" à Bruxelles, comme le meilleur nouveau produit européen. L'éolienne WS 1000 est conçue pour les habitations privées, coûte moins de 2.500 euros, et avec son diamètre de 175 cm, produit 1 MégaWatt/hr par an (= 1.000 x 1 KW par heure). Elle vous fera économiser 30% de votre facture d'électricité, sera amortie en 4 à 5 ans, vous fera produire moins de CO2 et donc participer à la révolution verte en cours ! Que des avantages ! Si seulement 10% des britanniques plaçaient cette petite éolienne chez eux, cela donnerait 1.000.000 de tonnes de CO2 en moins dans l'environnement par an ! C'est pas beau, ça ? Allez sur le site de www.windsave.com/ et commandez la vôtre ! C'est bon pour la planète !

  • Une tonne de CO2 par passager...

    Au sein de l'Union européenne, les émissions de CO2 provenant de l'aviation ont augmenté de presque 70% entre 1990 et 2002, tandis que le trafic aérien international s'est accru d'environ 14% en 2004. Pourtant l’aviation est encore à l’abri de toute réglementation sur son impact climatique. A titre d’exemple, un aller-retour Paris-New-York émet près d’une tonne de CO2 par passager et un voyageur émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 pour un automobiliste, qui, lui, s’acquitte d’une taxe sur le carburant… La taxe sur le kérosène n’a pas vu le jour, jugée trop dangereuse pour la viabilité économique de l'industrie du transport aérien. Cette situation devrait toutefois changer dans les prochaines années sous l’impulsion de la Commission européenne, qui a pour projet de faire entrer le transport aérien dans le système d’échange des quotas de CO2 (Kyoto). Car, même si le secteur ne représente encore que 3% des émissions totales de GES, les experts estiment qu’il atteindra 5% d’ici 2050. Un chiffre qui justifie pleinement son entrée dans le système d'échange de quotas, selon la Commission. Dans sa proposition annoncée en octobre 2005, elle suggère donc de plafonner les émissions de CO2 pour tous les avions au départ des aéroports européens et d'autoriser les compagnies à échanger leur éventuel surplus de crédits carbone sur le marché du CO2. Une limite des émissions serait fixée pour tous les vols au départ des aéroports européens et impliquerait un surcoût moyen de 9 euros par billet pour un vol aller-retour. Et devinez qui s'y oppose ? Les Etats-Unis, bien entendu ! Mais pendant combien de temps pourront-ils encore nier le réchauffement de la planète et le dérèglement du climat, eux qui sont de plus en plus touchés par des séries de cyclones ?