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  • Bientôt du boeuf irradié canadien dans nos supermarchés européens ?

    Mercredi, le gouvernement fédéral canadien a autorisé la vente de bœuf haché traité par un procédé d'irradiation. Il s'agit d'exposer la viande à des rayons ionisants (rayons gamma, X et faisceaux d'électrons) dans le but de détruire les bactéries, les moisissures, les parasites et les insectes, peut-on lire sur le site Internet de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Cette même agence affirme que l'irradiation des aliments est "reconnue comme un procédé sécuritaire et efficace pour réduire les charges de germes néfastes dans les produits alimentaires. Les aliments irradiés peuvent être consommés sans danger". Les produits traités doivent porter le symbole caractéristique et international de l'irradiation.

     

    Le Canada autorisait déjà ce procédé pour traiter les pommes de terre, les oignons, le blé, la farine, la farine de blé entier, les épices entières et moulues et les assaisonnements déshydratés. La viande de bœuf hachée est donc désormais ajoutée à cette liste, afin, principalement, de lutter contre la bactérie E. coli et les salmonelles mais aussi de prolonger sa durée de conservation. Cette décision satisfait l'Association canadienne des éleveurs qui plaidait en ce sens depuis près de 20 ans.


    L'Union européenne et le Canada ont récemment validé l'accord de libre-échange Ceta, qui englobe les produits agricoles dont le bœuf. Les consommateurs européens vont-ils à l'avenir trouver du bœuf canadien irradié dans les rayons des supermarchés ou leurs assiettes ? C'est la question que se pose l'eurodéputé socialiste Marc Tarabella. "A ce stade, je n'ai rien contre la viande irradiée mais il faudra apporter des garanties via une étude scientifique européenne. Il faudra que le consommateur européen sache s'il achète du boeuf irradié, le symbole de l'irradiation n'étant peut-être pas clair ou connu chez nous", souligne-t-il. Marc Tarabella a donc demandé vendredi, en urgence, des précisions sur l'aspect sanitaire et l'étiquetage à la Commission européenne. La réponse pourrait arriver dans quinze jours. "La Commission doit se prononcer sur ce sujet. Dans le cadre des discussions sur le Ceta, elle s'était focalisée sur la problématique des hormones et des OGM. L'irradiation est-elle sur son radar ?", indique l'eurodéputé belge. Marc Tarabella veut ouvrir le débat, qui pourrait "ne faire que commencer car les réponses de la Commission pourraient ne pas nous satisfaire". Source : La Libre de ce week-end.

    Voilà ce qui arrive quand des traités intercontinentaux sont négociés, en secret, par la commission européenne, et en ne privilégiant que les multinationales internationales et leur puissant système de lobbying. Et pas le consommateur européen que nous sommes.

    L'irradiation de ces aliments est nécessaire car les normes d'hygiène dans ces énormes élevages industriels étrangers sont bien moins strictes qu'en Europe. Ce qui signifie moins de frais, donc moins cher.

    Or, nos éleveurs belges et français souffrent déjà énormément du prix bas de la viande. Ils ne s'en sortent pas. Certains se suicident. Et voilà que l'on va importer en Europe une viande "fraîche" de moins bonne qualité (animaux mal élevés, mal nourris et sans doute maltraités) qui sera moins chere (malgré le traitement d'irradiation et le transport). C'est de l'aberration. 

    Achetez votre viande chez votre boucher de quartier qui en connaît l'origine exacte et les conditions d'élevage et d'alimentation, et évitez la malbouffe des multinationales agro-alimentaires qui inondent les rayons des grandes surfaces, et dont on ne connaîtra jamais les conditions d'élevage et les traitements chimiques de conservation. Et par conséquent la qualité nutritive de la viande traitée.

     

  • Plus de 50% de nos aliments contiennent des arômes artificiels...

    L'utilisation des arômes de synthèse est systématique dans 50% des préparations culinaires. Il existent en spray, en liquide, en poudre, en émulsion ou en micro-capsule, et ont tous les goûts imaginables : croissant, moka, cookie, mojito, crème brûlée, truffe blanche, tarte tatin, pêche melba, bacon, morilles, comté, poulet grillé, homard... La liste est sans fin. Ils sont utilisés par les multi-nationales agro-alimentaires, mais aussi, par les chefs de cuisine peu scrupuleux et bas de gamme.

    Pour vous y retrouver, sachez qu'il existe des substances aromatisantes naturelles (végétales ou animales) qui n'ont subi que les transformations nécessaires à leur extraction. Par exemple, l'huile essentielle de vanille, produite à partir de véritables gousses de vanille. C'est un arôme naturel.

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    Mais on peut aussi produire un arôme de vanille à partir d'acide férulique provenant du son de céréales. Cà, c'est déjà beaucoup moins bien... Et c'est un arôme naturel aussi...

    Après cela, il y a les substances obtenues par la synthèse chimique, moins chères que le produit naturel originel et très utilisées par l'agro-alimentaire. Par exemple, la vanilline, qui remplace l'arôme naturel de vanille, à moindre coût.

    Encore pire, les substances aromatisantes artificielles, créées par des chercheurs à partir de molécules n'existant pas dans la nature. Exemple, l'éthylvanilline, encore moins chère que la vanilline et 2 à 4 fois plus puissante. Et comme tout est une question de coût de production...

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    Par exemple, un saumon "fumé" est un saumon aromatisé, tandis qu'un saumon " fumé au bois de hêtre" est un produit ayant subi une fumaison traditionnelle. Il faut le savoir ! Et surtout bien lire les étiquettes...

    Bref, rien ne vaut la véritable gousse de vanille que vous fendez en 2 et qui va libérer un maximum de véritables arômes dans votre plat. Et si, comme moi, vous êtes un véritable gourmet, vous choisissez, en plus, l'espèce de gousse la plus parfumée. La Bourbon. (Inspiré d'un article de Cyril Hofstein dans le Figaro Magazine).

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  • Les océans deviennent acides et meurent...

    Près de 540 millions de personnes qui dépendent de la pêche vont, à terme, souffrir de la disparition des poissons, des mollusques et des coraux. - bien qu'une étude datant de 2007 démontre une relative résistance de ces derniers à l'acidification. Le phénomène n'est pas nouveau mais s'accélère. Depuis la révolution industrielle, l'océan gagne en acidité en raison de l'augmentation des émissions de carbone. Cette saturation empêche désormais les océans d'absorber les émissions aériennes de dioxyde de carbone - ils en absorbent environ un quart, actuellement. Selon les estimations des scientifiques, les océans seront 170% plus acides en 2100 qu'ils ne l'étaient avant la révolution industrielle - l'acidité des eaux a déjà augmenté de 30%, atteignant un niveau inégalé depuis au moins 55 millions d’années. Une évolution qui devrait accélérer la vitesse du changement climatique à venir.

    Les premières espèces à souffrir de cette lente catastrophe sont les organismes qui vivent dans des coquilles dures ou des exo-squelettes coralliens, tels que les mollusques et les crabes. La pêche des mollusques représenteraient à elle seule une perte de 130 milliards de dollars. C'est sur la base de cette estimation que les scientifiques chiffrent à mille milliards de dollars les pertes éventuelles.

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    La communauté scientifique n'est cependant pas en mesure de prédire quelle sera la réaction de l'écosystème face à cette acidification des océans. Il est impossible de savoir quelles espèces vont survivre et lesquelles vont périr. Une chose reste cependant certaine : il sera extrêmement difficile de revenir en arrière une fois ces transformations effectuées. "Si nous arrivons à stopper le phénomène en limitant les émissions de CO2 dès maintenant, il faudrait probablement entre 1 000 et 2 000 ans pour que l'océan retrouve le niveau d'acidité qui était le sien dans les années 1800", estime Jean-Pierre Gattuso.

    Mais les gouvernements ne semblent toujours pas prêts à agir : "Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la politique à mener, principalement en raison des problématiques économiques. Un pays comme la Chine, qui est le principal émetteur de gaz carboniques, refuse de limiter ses émissions car l'Occident ne l'a pas fait au moment où il s'est développé. On voit d'ailleurs que les seules périodes de stagnation ou de diminution des émissions de CO2 se font au moment de crises économiques. Ce sont deux problèmes complètement liés". Entre pertes immédiates et pertes futures, les dirigeants semblent pour le moment avoir fait leur choix. La communauté scientifique, elle, ne perd pas espoir mais considère que la conférence de Paris sur le climat, organisée en 2015, sera celle "de la dernière chance".

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-acidification-oceans-pourrait-terme-couter-milliards-euros-planete-ecosysteme-ecologie-928209.html#IGD9f6a9kL5JBYSf.99

  • Vous pensez manger du fromage ? Ce n'en est pas...

    Cargill invente en 2009 le Lygomme™ACH Optimum, destiné au marché européen. Cette pâte synthétique visant à remplacer les fromages type gouda ou gruyère dans les préparations alimentaires est composée de 3 amidons, de 2 gélifiants, d’1 galactomannane et d’1 carraghénane. Vous les repérerez dans la liste des ingrédients sous les dénominations E 410 (gomme de caroube), 412 (gomme de guar), 417 (gomme tara) et E 407 (carraghénane). Sans parler de tous les autres additifs chimiques...

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    Vous l’aurez deviné : si un industriel s’amuse à mettre au point quelque chose qui ressemble à du fromage mais qui n’en est pas, c’est qu’il cherche à faire des économies. Et pas de petites : Cargill annonçe une baisse de 100% des coûts de production d’une pizza au fromage, comparés à ceux engendrés par l’utilisation de vrai fromage, à base de vrai lait.

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    Une grosse partie des plats préparés et des sachets de fromages râpés en gros conditionnements ne contiennent pas une trace de fromage, mais uniquement cette pâte synthétique. Il est difficile d’obtenir des chiffres sur les ventes de Lygomme™ACH. En revanche, selon la chaîne allemande ZDF, l’Allemagne produirait 100 000 tonnes de fromage synthétique par an, soit 1/10ème de sa production de fromage. Aux Pays-Bas, une émission de télévision a fait analyser des pizzas et des lasagnes industrielles : la moitié d’entre elles comportaient du fromage analogue. 

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    Bon à savoir : les produits ne contenant qu’une part infime de fromage doivent mentionner « spécialité fromagère » et pas le mot « fromage » tout court. Et si vous voyez apparaître les ingrédients E 410, 412, 417 et E 407 dans la composition, méfiez-vous ! 

    Rien de tel qu'un vrai fromage de saison, au lait cru qu'on râpe soi-même ! Et si en plus il est Bio, on est sûr d'éviter les OGM et tous les pesticides qui y sont liés, le bétail bio n'étant pas nourri aux OGM. Article rédigé sur base d'un article paru sur Conso-Globe.

  • Le prix du poisson s'envole...

    L’organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a constaté une nette augmentation du prix des poissons, à son plus haut niveau historique actuellement. 

    L’organisation internationale a ainsi relevé des prix 15% plus élevés pour mai 2013 qu’en mai 2012, précédent record du prix du poisson, déjà plus haut que les chiffres impressionnants de 2011. 

    Malgré l’augmentation du tonnage, l’élevage des poissons ne compense pas la demande., malgré un nombre de captures de poissons sauvages stable. Résultat : la production totale de poisson est à un très haut niveau historique – 161 millions de tonnes -, mais le prix également.

    Plusieurs causes expliquent cette augmentation : d'abord, il faut voir que le prix de l’alimentation des poissons d’élevage a considérablement augmenté, ce qui a une incidence directe sur le prix du poisson. 

    Ensuite, la demande dépasse l'offre.  La demande, elle, concerne plutôt le saumon ou les crustacés (les Chinois apprécient de plus en plus les huîtres et les moules), dont la consommation a augmenté de 20% en un an. Résultat : les prix ont grimpés de 27% pour le saumon et 22% pour les crevettes. 

    L’Asie n’est pas le seul espace amateur de saumon : l’Europe et les Etats-Unis en sont très friands. Le thon, vendu en conserves ou sous forme de sushi, est également très demandé dans ces pays, ainsi qu’au Japon. 

    Or la production est parfois frappée par certains aléas, comme ces maladies qui ont touché les crevettes d’élevage en Thaïlande comme c’est régulièrement le cas. Parmi ces événements imprévus, les huîtres françaises appréciées des Chinois ont été touchées cette année par un virus. Les captures, elles, peuvent se révéler décevantes et la FAO évoque les coquilles Saint-Jacques, plus rares qu’auparavant.

    Le luxe, cette année, possède des écailles... (Source Conso-Globe)

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  • Et si on arrêtait de se ruiner en produits d'entretien... ?

    DREFT, DASH, ARIEL et consorts pour la machine à laver le linge, c'est fini pour moi depuis des années : j'utilise la boule magique qui se recharge au soleil, et cela fonctionne très bien. Les noix de lavage fonctionnent bien aussi, mais si tout le monde passe aux noix, il n'y en aura plus. Donc vive la boule magique ! Et je ne vous parle pas des économies...

    Les noix de lavage produisent de la Sapoline au contact de l'eau. La Sapoline est un savon hyper-puissant. J'ai un stick de Sapoline et c'est magnifique : il enlève toutes les tâches ! Vraiment toutes. Même celles où vous êtes déjà passé quatre fois avec un produit industriel et chimique comme CILLIT BANG, sans succès. Magique, le stick de Sapoline. Et en plus, c'est Bio.

    Pour le reste, une bouteille de vinaigre ménager à 14° (2 euro) et une boîte de bicarbonate de sodium (ou de soude, c'est idem) à 4,5 euros, et le tour est joué. Plus besoin de produits pour les vitres, pour les carrelages, pour les sdb, pour la vitro-céramique, pour les tapis, pour les wc, pour adoucir le linge, pour raviver les couleurs, pour détartrer l'électro-ménager, pour neutraliser les odeurs, pour nettoyer le mobilier de jardin, et j'en passe ! 

    Une bouteille et un pot, à la place de la dizaine de produits chimiques et industriels différents que vous utilisez et qui polluent votre air intérieur. Et à nouveau, je ne vous dis pas la différence de prix... Et en plus, c'est Bio.

    Donc n'attendez plus : arrêtez de croire ces publicités mensongères qui passent en boucle à la télé, payées par les multinationales, et revenez vers la nature et les produits naturels d'antan. C'est beaucoup moins cher, c'est sain pour vous et pour l'environnement, et cela marche aussi bien, si pas mieux ! Terriens, il est temps d'agir...

  • 830 incidents nucléaires en France, en 2012...

    Je viens d'apprendre que l'autorité de sûreté nucléaire française a recensé 830 incidents en 2012 dans les 58 réacteurs d'EDF, soit 10% de plus qu'en 2011. Cela promet !

    Première constatation : l'énergie nucléaire n'est certainement pas l'énergie la plus sûre comme le prétendent Areva, EDF et consorts. Plus de deux "incidents" par jour, c'est un peu beaucoup pour une technologie au point.

    Seconde constatation : Le parc nucléaire français est en train de vieillir (comme le belge d'ailleurs) et "les incidents" vont donc se multiplier avec le temps qui passe. Comme pour une vieille bagnole, qu'on garde parce qu'on est bien obligé...

    Troisième constatation : Quand on nous prévient en temps réel qu'un "incident est survenu", c'est que ce n'est pas grave, ou que l'info provient d'une source non sécurisée (c'est-à-dire autre que du cartel nucléaire). En général, la gravité des faits est cachée ou atténuée, ou annoncée quelques jours plus tard. Et le mensonge, pratique courante.

    Quatrième constatation : Tant que le nucléaire rapporte de l'argent, il est géré par des firmes privées. Mais dès qu'il y a un gros problème pour faute d'investissements, faute de maintenance, faute humaine ou catastrophe naturelle, alors la centrale est immédiatement étatisée. Parce que la firme privée sera incapable d'allonger les centaines de milliards d'euros nécessaires. C'est l'Etat, et donc la population, qui réglera l'ardoise, comme d'habitude.

    Dernière constatation : Jamais personne du Cartel Nucléaire n'admettra un lien de cause à effet entre des fuites radioactives et le développement inquiétant de cancers dans la population qui vivait dans la région. Des enfants naissent encore en 2013, dans 3 états russes, avec des malformations congénitales importantes dues aux retombées radioactives de Tchernobyl, 30 ans après le drame. Sans aides, sans pardons, sans aucune reconnaissance de responsabilité. Et idem à Fukushima.

    Alors, qu'on arrête de nous bassiner avec les slogans bienfaisants du Cartel Nucléaire. Car le nucléaire, c'est très dangereux, c'est très cher, c'est loin d'être maîtrisé, et quand cela pollue, c'est la planète entière qui est touchée, pour des dizaines d'années. Cà, c'est la vérité.

    Heureusement, des pays sortent du nucléaire, montrent l'exemple et surtout, prouvent que c'est possible. Et l'avenir est là : sans nucléaire.

     


  • Nucléaire belge : tout va bien...

    A la question de savoir si le risque associé à l'énergie nucléaire est encore acceptable, le Directeur de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Willy De Roovere a répondu qu'il opterait aujourd'hui pour d'autres sources d'énergies. Revenant sur la catastrophe de Fukushima et les problèmes de micro-fissures découvertes dans les cuves de certains réacteurs des centrales de Doel et Tihange, il a rappelé que nous ne devons pas nous faire d'illusion: il en va toujours ainsi avec une industrie, il y a un risque résiduel.

    Selon le directeur de l'AFCN, "on doit accepter l'existence d'un risque résiduel qui, à de très mauvais moments, peut conduire à une catastrophe". "Alors se pose la question de savoir si un tel événement est acceptable pour la population. Je crois que cela est très difficile à cette époque", a poursuivi Willy De Roovere, qui sera remplacé la semaine prochaine à la direction de l'AFCN par Jan Bens. Ce qui explique sans doute sa soudaine liberté de parole...

    Quant à la nomination de M. Bens, elle a suscité les critiques des écologistes car elle constitue un signal catastrophique pour l'indépendance et la crédibilité de l'organe de contrôle nucléaire dans le sens où c'est l'ex-directeur de Doel qui devra décider du sort des fissures apparues sur le réacteur nucléaire de Doel 3. Le contrôlé devient donc le contrôleur, ont dénoncé les écologistes.

    L'AFCN doit remettre à la mi-janvier au gouvernement des rapports sur les cuves des réacteurs Doel 3 et Tihange 2.

    Pour rappel, si un problème devait survenir à Doel, ce seront plus de 900.000 personnes à évacuer et à déplacer... A quand des indépendants, non soudoyés par le cartel nucléaire, pour décider, en toute neutralité, du futur énergétique de la Belgique ?

  • Propre et pas cher, le nucléaire ?

    Déchets nucléaires à usage médical abandonnés, depuis des mois, par une firme américaine en faillite à Fleurus. Situation connue des autorités nucléaires belges et aucune réaction avant que cet état de fait ne soit dénoncé. Il faudra 5 à 7 ans et 50.000.000 d'euros pour les évacuer, après quoi, on verra quoi faire avec les bâtiments... Propre et pas cher le nucléaire ?

    Fissures dans les cuves des réacteurs de centrales nucléaires belges et européennes et mise à l'arrêt.  Doel a 30 ans, et le fabricant des cuves n'existe plus. Cette cuve a fait son temps. Mais il semble qu'on ne sache ni la réparer, ni la remplacer. GDF-Suez va-t-il prendre le risque d'affirmer que la sécurité est malgré tout assurée et relancer la production d'électricité ? C'est certainement plus lucratif que de devoir mettre à l'arrêt ces vieilles installations et de devoir commencer à les démonter, traiter les déchets et décontaminer le site... Pour info, la commission Énergie 2050, à peine installée par la ministre de l’Écologie en septembre 2011, a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour le démantèlement de toutes les installations nucléaires françaises, soit 58 centrales. Propre et pas cher, le nucléaire ?

    De l'autre côté de la planète, l’ancien Directeur de la centrale nucléaire de Fukushima, Masao Yoshida, a récemment raconté dans un vidéo-reportage diffusé avant-hier sur The Australian comment lui et ses équipes de techniciens (les « 50″ de Fukushima) ont cru que leur dernière heure était arrivée quand, le 14 mars 2011 à 9h, le réacteur n°. 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi était détruit par une explosion toujours mal documentée à ce jour. M. Yoshida explique encore que, malgré les affirmations du gouvernement Japonais, le site de Fukushima-Daiichi n’est toujours pas stabilisé et qu »‘il est nécessaire de mobiliser une assistance internationale et notamment des ingénieurs, des technologies et des appréciations venant de tous les coins du monde. » Propre et pas cher, le nucléaire ?

  • Démanteler une centrale nucléaire...

    "Démanteler une centrale nucléaire est un processus très long, très complexe et très couteux. Il faut rappeler ici que l'Allemagne dispose déjà de premières expériences en matière de démantèlement. Après la chute du mur, le démontage et la décontamination des deux centrales situées en ex-RDA (Greifswald et Rheinsberg), construites selon les normes de construction en vigueur en ex-Union soviétique, fut décidé, officiellement pour des raisons de sécurité. Vingt ans après, le démontage de la centrale de Greifswald n'est pas encore terminé et les coûts s'élèvent aujourd’hui à 5,2 milliards d'euros. Précision : la somme de 500 millions d'euros est généralement avancée par les opérateurs des centrales comme étant le budget moyen de démantèlement. Et ce sont les contribuables allemands qui doivent en assumer le coût, au motif que ces deux centrales n'ont pas été opérées par l'une des quatre oligopoles...A cet exemple s’ajoute le démontage de centrales entamé depuis la première sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne en 2000 (deux centrales sont actuellement concernées, Stade et Obrigheim) et là encore, le processus s'avère plus long et plus couteux que prévu.

    Pour les opposants au nucléaire, ce scénario apparaît comme inhérent à l'industrie de l'atome. Ils citent "l'exemple" japonais pour appuyer leurs propos. Au Japon, l'opérateur de la centrale de Fukushima Tepco estimait peu après la catastrophe à un billion de yens le montant total des coûts liés à la reconstruction, à la décontamination et au dédommagement des habitants de la région. Or, les coûts atteignent d’ores et déjà 1,7 billions de yens et le gouvernement japonais estime désormais le coût total des opérations à 4,5 billions de yens.

    Compte-tenu de la longueur et du coût du démantèlement, l'opposition anti-nucléaire, qu'elle soit militante ou politique, cherche donc avant tout à assurer le financement de ces opérations sur le long terme - d'autant que la sortie du nucléaire par l'Allemagne ampute sérieusement les bénéfices des fournisseurs d'énergie, ceux-là même qui alimentent et gèrent le fonds destiné à financer le démantèlement. "Qu'une de ces oligopoles fasse faillite et ce sont les contribuables qui devront payer. La crise financière nous a suffisamment montré que même les entreprises de grande taille ne sont pas immunisées contre les faillites", estime Rainer Baake. De fait, la publication des derniers rapports de bilan par E.On et RWE montre le bien-fondé des propos de l'ancien secrétaire d'Etat : elles viennent d'afficher les premières pertes importantes de leur histoire..." Extrait d'un article de Claira Stam à Francfort sur Novethic.

    Au départ, il y a un service public, qui est la fourniture d'électricité. Puis, une fois les investissements publics réalisés (et payés par vous et moi), on privatise l'entreprise publique, qui va non seulement faire des bénéfices incroyables, mais qui va , en plus, augmenter le prix de l'énergie. D'un autre côté, cette entreprise privée va sciemment sous-estimer le coût de démantèlement des centrales en fin de vie et créer un fond tout à fait insuffisant. Et quand le moment sera venu, ce sont les pouvoirs publics qui devront faire face à ces dépenses "imprévues", c'est-à-dire encore vous et moi ! Un scandale de plus...

    Il est aujourd'hui évident que le nucléaire est dangereux, malsain, et hors de prix si on prend tous les éléments en compte : construction de la centrale, maintenance, traitement des déchets radioactifs, et, en fin de vie, démantèlement de la centrale, et stockage, pour des centaines d'années, des éléments radioactifs. Sans parler des effets déplorables sur la santé des habitants vivant dans l'environnement immédiat des centrales, ni de catastrophes mondiales telles que Tchernobyl et Fukushima, qui ont contaminé la planète entière et continuent de le faire, sans que les médias ni le politique ne s'en émeuvent. La puissance du cartel nucléaire est telle, et leurs appuis politiques si sûrs, qu'il continue comme si rien ne s'était produit...

    Pourtant, il suffirait que quelques états renoncent au nucléaire suite aux drames planétaires en cours, et à l'impossibilité technique de démanteler les vieilles centrales, pour que ce beau cartel s'écroule. J'attends ce moment avec impatience... Terriens, il est temps d'agir...

     

     

  • La bonne vieille ampoule de 110 ans...

    Lu dans La Libre de ce week-end :

    "Aux Etats-Unis, dans la ville de Livermore, en Californie, on a fêté il y a peu une ampoule électrique qui éclaire la caserne locale des pompiers sans discontinuer depuis 110 ans ! Une anomalie industrielle ? Non, en réalité, cette ampoule a été conçue et fabriquée avant que les fabricants ne se rendent compte que leurs ventes, explosives dans un premier temps, commençaient à stagner, voire à régresser.

    C’est que les fabricants de lampes à filament incandescent ont rapidement pris la mesure du problème et se sont concertés - entendus, en réalité - pour réduire à une moyenne de 1000 heures la durée de vie d’une ampoule. Cette association née dans les années 30, dénommée le Cartel de Phoebus (Philips, Osram, Tungsram et General Electric, notamment), a réussi à imposer cette norme au détriment de tout éventuel progrès technologique dans le secteur, et a même réussi à accroître ses marges en augmentant dans le même temps les prix moyens des ampoules.

    Curieusement, et nonobstant les dénégations des représentants du secteur, alors que les pays de l’Union européenne abandonnent, aujourd’hui, ces fameuses ampoules à incandescence au profit d’ampoules économiques (en consommation d’énergie en tout cas), on assiste à une hausse concomitante des prix des ampoules admises à la commercialisation. Un hasard ? Sans doute.

    C’est qu’aujourd’hui, les ententes industrielles sur les prix ou sur leurs composantes (durée de vie, qualité, rareté) n’ont pas très bonne presse dans un monde où devrait régner une saine concurrence."

    Ces "ententes" ne concernent pas que les ampoules : l'électro-ménager, l'audio-visuel, les voitures, les vêtements, tous les biens de consommation sont touchés. Programmés pour vous lâcher dans 2, 3 ou 5 ans au maximum... Il faut bien que les usines tournent et que les industriels gagnent de l'argent. Toujours plus d'argent.

    Un lave-vaisselle qui fonctionne sans aucun problème pendant 30 ans, cela existait dans le passé. Plus maintenant, alors qu'on a quand même fort évolué en matière de technologie et de production. Il faut absolument revenir à la qualité : c'est moins coûteux pour les consommateurs et meilleur pour l'environnement.

  • Produits light ou vitaminés...

    Grâce aux produits "light", tout excès serait désormais autorisé. L'ambiance des rayons ne prête guère à confusion : le consommateur pourrait manger à volonté chips, charcuteries, glaces, desserts, chocolat... à condition qu'ils portent la mention LIGHT. Et les mentions sur l'étiquette "0%" ou "seulement x% de matière grasse" ne cessent d'induire en erreur car le tableau d'analyse nutritionnelle révèle bien souvent que l'allègement en graisse est compensé par un dosage plus important des sucres (pour le goût) qui annule l'effort fait sur les graisses et qui donne in fine un produit hypercalorique !

    Conclusion : Le jeu n'en vaut pas la chandelle, surtout que ces produits light sont chers. Et le consommateur va les payer parfois plus du double des produits équivalents non allégés!

    L'adjonction de vitamines et de minéraux n'est permise qu'à condition de respecter certains dosages. En effet, en trop faible quantité, ils n'ont pas d'effet et en trop forte dose, ils peuvent être nuisibles pour la santé. Ces ajouts de vitamines et de minéraux se font pour plusieurs raisons. Pour restituer la teneur initiale en ces substances lorsque celle-ci a été réduite pendant les processus de fabrication, de stockage ou de traitement ou, pour donner à des aliments une valeur nutritionnelle plus intéressante pour des populations ciblées qui peuvent souffrir de déficiences. 
    La présence de vitamines et de minéraux incite souvent les consommateurs à l'achat, même si elle ne présente aucun intérêt particulier pour le consommateur en général. Bien souvent, aucune indication ne précise que ces aliments sont destinés à une population spécifique, et, si la mention existe, il faut une loupe pour la déchiffrer.

    Conclusion : Les produits avec adjonction de vitamines et de minéraux ne présentent qu'un intérêt très limité et ne méritent pas une consommation sans avis médical.

     

  • Lettre ouverte aux constructeurs automobiles...

    Messieurs, 

    Cela fait 40 ans déjà, que les premiers hommes allaient sur la lune, propulsés par un moteur à hydrogène (c'est-à-dire une énergie issue de l'eau !). Cette même énergie peut, évidemment, propulser des voitures, alimenter des usines, chauffer des millions de logements, et tout cela gratuitement et sans dégagement de CO2 ! D'accord, cela n'arrange pas  le cartel pétrolier, ni les taxes des différents états sur les produits pétroliers. Mais tout de même : vous auriez pu, en 40 ans, avoir aujourd'hui des modèles tout à fait au point. Et bien non : vous vous entêtez à produire des modèles de bagnoles dont personne ne veut plus : trop lourdes, trop grosses, trop rapides, trop voraces, trop m'as-tu-vu, trop gadgétisées, et qui dégagent trop de CO2. Sans parler de la pollution et des particules fines qui provoquent maladies et cancers. Et en plus, elles sont moches et se ressemblent toutes, dessinées par le même ordinateur et passées dans la même soufflerie...

    Messieurs, nous sommes nombreux à attendre la voiture de demain, dont le design nous donnera l'envie de l'acheter, dont l'énergie renouvelable et les dégagements de CO2 seront un atout indéniable, dont la modularité axée sur les loisirs sera attirante. Quand allez-vous sortir de vos cartons les 2CV, Méhari, Coccinelles, DS et autres Peacer d'aujourd'hui? Vous avez 40 ans de retard. C'est impardonnable.

    En attendant, nous gardons nos vieilles voitures. Et n'investirons que quand vous nous présenterez quelque chose de convenable, qui colle à notre époque.

    Terriens, il est temps d'agir...

     

     

     

     

  • Rappel des saisons...

    Consommer des fruits et légumes de saison vous garanti fraîcheur et qualité tout en privilégiant une production locale (si possible Bio), c'est-à-dire moins de conservants et autres pesticides, mais aussi moins d'énergie, de transport, et d’emballages. Consommons dès le mois de juin les cerises, tout comme les fraises, les framboises et la rhubarbe. Les oranges et les pamplemousses : c'est maintenant. Pour les légumes, les artichauts, asperges, carottes nouvelles, épinards, fenouils, navets, radis, laitues et frisées, persil et ciboulette choux et betteraves, ainsi que les pommes de terre nouvelles sont sur les étals. Encore 15 jours de patience pour les carottes et le céleri, les concombres, courgettes et le cresson, les haricots verts et les lentilles, les poireaux et les poivrons. Et dès l'été, continuons de profiter des fruits et légumes de saisons : amandes vertes, cerises, châtaignes, figues, fraises, abricots, framboises, groseilles, mirabelles, pêches, poires, pommes, prunes, melons et raisins de table sont les fruits à consommer en été. Au niveau légumes, on trouve les artichauts, aubergines, carottes et carottes nouvelles, concombres, courgettes, épinards, haricots à écosser, haricots verts, petits pois, poivrons, pommes de terre nouvelles, radis, salades, salsifis et bien sûr les tomates... Enfin les tomates, les véritables, les seules que l'on devrait consommer...