clos de rouge-cloitre

  • Dégustation du lundi 213

    Nous revoilà, à 3 sans les 2 fermiers, pour une nouvelle dégustation du Clos. Nous avons pressé le Merlot et mis la vendange 2013 (Pinot et Merlot) en tourille : 15 litres de nectar pourpre qui donneront 30 bouteilles de 50cl... Quand on vous dit que la production de ce petit Clos bruxellois est confidentielle...

    On attaqua ensuite la dégustation avec 2 vins : Nowat 2009 en Côtes de Provence, du négociant Dupéré Barrera. Un vin rubis foncé, au nez avenant et franc et à la bouche fruitée sur une belle matière. On a envie de se re-servir et de vider la bouteille, tranquille. C'est à lui également qu'on doit le Bandol Cuvée India 2009 que je déguste ce soir. Elu négociant de l'année en 2010 par la RVF, pas pour rien.

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    Le second vin de la dégustation présente une robe beaucoup plus claire et un nez typique de vin nature, avec un côté poivré prononcé. Je pense donc à une syrah, bien que cela pinote en bouche... Un autre est dans le Jura, alors qu'on est en Loire... Pas facile, ces vins nature, qui se ressemblent et cachent leur origine. Le Verre des Poètes en Vin de France. Millésime inconnu (lot 0011-1). Cépage : Pineau d'Aunis.

    On passa ensuite à la dégustation de 3 millésimes du Clos de Rouge-Cloître : 2005 (sans défaut, style bourgogne 1970, à la texture agréable mais prématurément vieux), 2002: (chaud, mais se boit. Style bordeaux des années 70), et un millésime inconnu et raté, sur la noix. Heureusement, il nous reste du 2009, impeccable. Et bientôt, le 2013 ! La suite, lundi prochain, à 5.

  • Le Clos de Rouge-Cloître...

    Article paru dans "La Tribune de Bruxelles" du 25/09 :

    Il y a une douzaine d’années, cinq copains qui cultivaient la même passion pour les grands vins de Bordeaux, ont eu l’idée un peu folle de produire leur propre vin à Bruxelles. Idéalement orienté et surplombant le Rouge-Cloître, le jardin de l’un des compères allait leur donner la possibilité de créer un superbe micro vignoble. Les Coteaux d’Auderghem, en quelque sorte. “Au départ, notre attirance pour les grands vins s’est reflétée dans notre approche. Nous voulions élaborer un Bordeaux à Bruxelles et faire LE vin de garage bruxellois par excellence”, explique Jean-Michel De Haan, l’un des vignerons en herbe. Ce sont donc des pieds de merlot et de cabernet sauvignon venus du Bordelais qui ont été plantés, ainsi que de pinot noir, pour ajouter une touche bourguignonne. Cette approche a valu aux cinq copains quelques belles réussites. “Le millésime 2000 a été notre meilleur, car il présentait un bel équilibre entre le fruit et l’alcool. Nous avons d’ailleurs déposé un jour des bouteilles de notre vin au Comme chez soi, où le sommelier l’a bien apprécié”. Aujourd’hui, les goûts des uns et des autres ont changé et le micro vignoble donne des vins plus légers et fruités. “La production reste fort modeste, car nous faisons un tri minutieux des grappes, pour retenir le meilleur du raisin, à parfaite maturité. Nous produisons chaque année une soixantaine de bouteilles d’un demi-litre”, explique Jean-Michel De Haan. Pas assez donc pour satisfaire la consommation personnelle des cinq copains, mais suffisamment pour démontrer que leur idée n’était pas si folle que ça. 

    Surplombant le Rouge-Cloître : le vignoble des copains