clos

  • Dégustation du lundi 285

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, à 6, au grand complet : cela faisait longtemps !

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    Les commentaires, dès que je trouve un peu de temps...

     

  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • Dégustation du lundi 277...

    Une toute belle dégustation du Clos ce lundi soir pour fêter un anniversaire. Et dans les règles, ce fût : 9 flacons à 5, et quels flacons.

    On débuta par trois vins rouges servis en même temps, à la robe très similaire : foncée, mais au disque évolué. Le premier n'est pas fort plaisant au nez et on y préssent un bordeaux (rive gauche) boisé. Ce qui se confirme en bouche : amertume, rafle, boisé, et une finale sur le noyau de cerise. Il gagne un petit peu à l'aération et devient plus sympa, mais c'est un vin sur la fin qui ne progressera plus.

    Le second est fort similaire, mais avec plus de fruits, plus de sucre et un boisé provenant plus des tannins du raisin que de l'élevage en barriques.

    Le troisième présente un nez plus expressif, plus concentré, sur des notes de moka. En bouche, il semble plus jeune, plus puissant, plus long, rond, fin et élégant, avec des tannins enrobés. C'est le meilleur des trois, mais toujours pas l'effet Waaouuw...

    Château Lynch Bages 1992, 1990 et 1989, Grand Cru Classé à Pauillac. 89 et 90 restent terriblement jeunes :  cotés 99/100 par Parker, nous n'avons toutefois pas retrouvé la texture et le plaisir qu'on avait il y a 15 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez d'alcool volatile, puis de confiture sur de la fraîcheur, avec des notes de liqueur de cassis, d'épices et de chocolat. En bouche, c'est plus sucré (le fruit a du mal à s'exprimer), sur du massepain, des amandes, de la vanille et avec cette rafle en finale dont l'acidité bienvenue contre l'excès de sucrosité. On évoque un Blockbuster, assez monocorde, pas très libre et qui ne bouge pas, gorgée après gorgée. Ridge 1997  Geyserville California.

    La cinquième bouteille, à la robe plus jeune, et au nez amusant sur de la Worcestershire Sauce et sur des notes viandeuses, puis, sur des fruits rouges, des épices et de la garrigue. En bouche, c'est étonnant, avec une belle acidité, de la matière, une vivacité effervescente assez sympa  : tout l'inverse du précédent. C'est mûr, frais et acidulé, sans la richesse ni la lourdeur d'un vin du Sud. Exubérance et acidité : un vin qui vit. L'un évoque Châteauneuf, l'autre une Syrah du Sud, un troisième Grammenon... Les Cocalières 2011 du Domaine Aupilhac en Coteaux-du-Languedoc Montpeyroux.  Syrah 40%, Grenache 30 % et Mourvèdre 30 %.

    Robe dorée pour le flacon suivant, avec un très beau nez expressif de vin jaune et une bouche de Tissot, assez impressionnante, sur une belle matière, longue et riche tout en étant sec. Petites notes de curry, comme il faut, avec après, du volume en bouche. C'est chaud, avec de l'alcool, ample et riche. Vin Jaune 1999 de Stéphane Tissot en Arbois. 

    Un petit intermède Full langoustines bretonnes, et nous revoilà partis pour les 3 derniers vins liquoreux de la soirée. 

    Le premier, sur le raisin de Corinthe, nous amène en Alsace sur un Riesling ou un Pinot gris, alors que nous sommes sur un Chenin 1997 ! Une caresse. Quarts de Chaume 1997 de Claude Papin, viticulteur, Château Pierre Bise en coteaux du Layon. Très belle bouteille.

    Le second souffre la comparaison avec le précédent : un peu plus fade au nez, pas très long, pas très botyrisé, tombe un peu : Les Bonnes Blanches 2003, Coteaux du Layon Saint Lambert de René Mosse. Première déception avec une Bonnes Blanches...

    Le troisième et dernier flacon présente une robe foncée aux reflets verdâtres, un nez de vin muté  genre Rivesaltes et une bouche pas très libre sur le caramel. Ce vin, mis en bouteille en 2008 a séjourné en fût pendant 49 ans ! Le 1948 va bientôt sortir. Rivesaltes Ambré 1959 du Domaine de Rancy, Vin doux naturel.

    La suite des aventures du Clos, et peut-être les vendanges, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 271

    Belle soirée à 4 ce lundi soir, pour une dégustation du Clos, organisée chez moi. Un blanc et cinq rouges dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe claire et au nez de Chardonnay et d'agrumes. La bouche est mûre, équilibrée, sèche et minérale, pas du tout marquée par l'élevage, longue, avec de la tension : il y a tout. Petites notes de citron tout en suçant le caillou. Un Chardonnay dans un style bien droit et très précis. Meursault-Porusots Premier Cru 2012 du Domaine des Comtes Lafon. En biodynamie. Très bien.

    Le premier rouge présente une robe rubis et un nez peu jovial (style petit Bordeaux de m....). En bouche, il n'y a rien sinon du chimique, du matraquage, de la violence. Vraiment pas bon. Crozes Hermitage 2012 de Yannick Alléno et Michel Chapoutier. On comprend celui qui a amené ce flacon car l'étiquette et les noms sont alléchants. Mais c'est raté.

    Le second rouge présente une robe foncée et un nez profond sur des fruits rouges mûrs. La bouche est très jeune et le vin encore sur la réserve. Mais il est fait pour courir, c'est un vin de fumeur de Havane. Belle matière, très long, plein d'épices (origan, fenouil, thym et laurier), très garrigue. En finale, des notes de violette et de myrtilles, ainsi qu'un petit côté fumé. Ils se dirigent vers un vin composé de Carignan, Cinsault et Mourvèdre, avec très peu de Grenache et de Syrah pour ce Evangelo 2010, un vin Grec élaboré avec 92% de Petite Syrah et 8% de Viognier. Beau flacon et belle bouteille.

    Le troisième rouge est noir de robe et présente un nez de vin nature. En bouche, cela pétille un peu, sur des notes d'épices et de fruits. Des fruits bien mûrs, mais sans le côté sucré/sud. On se dirige vers un vin du nord, bien mûr et on est plein sud : Mas Del Périé La Roque 2012 Marbec. A Cahors. Pas mal.

    Le cinquième flacon de la soirée présente une robe noire également et un beau nez de fruits qui pétillent. En bouche, un vin nature, sur un beau fruit, une belle matière, juste à boire, vachement aimable, mais un peu pute en fin de bouche : la sucrosité est trop belle pour être vraie. A Pascal S. 2004 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône.

    La dernière bouteille, noire de robe, présente un nez sur les fraises, les groseilles et les violettes. La bouche est vraiment bonne sur un beau petit fruit pas trop mûr, avec un côté sanguin. Chaud mais très fin et juste bien extrait : Domaine de Trévallon 2010 en Vin des Alpilles.

    Prochaine dégustation du Clos à déterminer selon les présences des uns et des autres en cette période estivale.

     

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  • Dégustation du lundi 268

    Belle dégustation à 5 ce lundi soir, sans le sixième larron, à qui nous rendrons d'ailleurs visite lundi prochain.

    Deux vins blancs pour débuter cette dégustation à l'aveugle du Clos, avec un premier flacon à la robe ambrée claire et au nez oxydatif sur la noix et l'oranger. La bouche se révèle riche, sur des fruits exotiques, et avec quelques notes oxydatives et d'autres de surmaturité. Le nez d'un Sauvignon et la bouche d'un Chenin pour ce vin composé de Grenache gris, Grenache blanc, Carignan blanc and Macabeu : Tabula Rasa 2012 en Côtes Catalanes du Domaine des Enfants.

    La seconde bouteille de blanc présente une robe champagne et, pour moi, un nez de Chardonnay. En bouche, une belle maturité, une belle acidité, une certaine minéralité (notes de calcaire) et une belle amertume en finale. C'est trop tendu pour être un Chenin : Oppidum 2013 en Limoux du Château de Gaure. 75% de Chardonnay, 20 de Chenin et 5 de Mauzac.

    On passe, avec grand plaisir, aux rouges, avec un premier vin à la robe noire et au nez racé, sanguin sur des fruits noirs arrondis par l'alcool, avec des notes de pain grillé. Tout cela nous rappelle les bons vins que l'on dégustait auparavant... La bouche nous offre des notes de réglisse, de noyaux de cerises, des tannins mûrs sans sécheresse d'élevage, et se termine en fraîcheur (élégante et racée) sur un fort beau fruit et des notes de cuir et de cognac. Ils partent sur une Syrah, ou sur un Cabernet, puis sur Trévallon. Cuvée Natouchka 2007 en Côtes de Provence du Château Miraval. Fort beau flacon. Cabernet Sauvignon.

    Le quatrième vin de la soirée présente également une robe noire. Nez de vin nature sur des fruits rouges et noires et bouche souple et fine, qui tient la longueur par rapport au précédent, sans avoir sa matière. La finale va crescendo et c'est fort plaisant. On part sur une Syrah du nord, faite différemment, sans lourdeur et bien maîtrisée. On évoque un Croze-Hermitage pour ce Brise Cailloux 2012 en Cornas de Matthieu Barret. 100 % Syrah, évidemment. A retenir.

    Déjà la dernière bouteille, à la robe plus évoluée et au nez bordelais comme on l'aimait. En bouche, c'est équilibré et suave comme l'étaient les bordeaux d'avant 1990, sur le fruit avec ses notes de pruneau, mais aussi de cuir et de sous-bois. Un vin qui se boit facilement et qu'on apprécie : Montrose 1990 en Saint-Estephe. Souvenirs, souvenirs...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pas au Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 266

    Et encore une dégustation à l'aveugle du Clos ce lundi soir, au grand complet et avec notre invité de la semaine passée qui est revenu.

    Paisiblement installés, par cette soirée estivale, sur la terrasse qui domine notre petit vignoble en terrasses non désherbé, nous avons à nouveau eu le privilège de déguster quelques rares nectars.

    Mise en bouche avec un vin à la robe orangée et au nez puissant atténué par la température de service trop froide. En bouche, c'est jeune, vif et frais, crayeux, sur des notes de pamplemousse et de levures fermentées. Très bon indice de torchabilité pour ce vin titrant 10°: Grande Charme 2011 en Vin de Pays du Domaine Alice Beaufort (en Côte d'Or, à la frontière de la Champagne). Composé de 75% de Chardonnay et de 25% de Pinot Noir.

    Second et dernier blanc de la soirée, à la robe paille et au nez très aromatique sur de la pêche et de l'abricot. La bouche est beurrée, puissante, ronde et longue, avec des notes d'élevage intégrées et non marquées, et du calcaire. On évoque un Viognier, ou de la Roussanne/Marsanne, alors que je suis en Chardonnay sur un grand bourgogne : Moutonne 2005 Chablis Grand Cru du Domaine Long-Dupaquit (bouteille n° 01726) mis en bouteille par Albert Bichot, négociant. Incroyable pour un Chablis.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au disque évolué. Le nez est classique et la bouche fort belle : c'est mûr, long, chaud, fin, sur des notes de réglisse, de cuir et de viande. C'est plein de fruits, ample et gourmand. Les indécis évoquent Trévallon, un autre une Côte Rôtie, et c'en est une : La Turque 2004 en Côte Rôtie de Guigal. Magnifique.

    Le second rouge présente toujours une robe noire, mais au disque encore plus évolué. Le nez nous promène sur des notes de pruneau, de brûlé et de vanille. En bouche, la rémanence du fruit en bouche est extraordinaire, un superbe fruit noir mûr. Il a la même élégance que le précédent, en plus puissant, avec plus d'alcool et encore un tout petit peu d'astringence en finale : Véga-Sicilia Cosecha 1980 "Unico" en Ribeira Del Douro. Magnum n° 1087 sur 2000 produits. Etonnant, une fois de plus : quel savoir-faire !

    Le flacon suivant a une robe noire de chez noire et un nez de vin nature. La bouche me fait immédiatement penser à un Cahors : c'est puissant, très mûr, très jeune, très bon, sur du fruit (mûre) et des notes de pin : La Marguerite 2011 Cahors de Cosse Maisonneuve. Production : 600 bouteilles. Fort beau.

    On passe ensuite à un vin au disque marqué par l'évolution et au nez de Cabernet 85. L'un d'entre-nous se perd en Loire avant de revenir sur Bordeaux, face à cette typicité extraordinaire, bien que le fruit ne soit plus présent en fin de bouche. Sociando Mallet 1990 en Haut Médoc (Magnum). Un magnifique millésime que je n'avais plus eu l'occasion de déguster depuis longtemps.

    Le vin suivant présente un beau nez fruité et frais. En bouche, tout est là : fraîcheur, fruit, belle matière sur des petits grains fins, et des tannins mûrs sans sécheresse. C'est encore serré, fermé et en culotte courte. C'est tellement bon que peu d'entre-nous évoquent Bordeaux qui nous a tellement déçu à maintes reprises, et pourtant : Château Haut-Bailly 2000 en Pessac Léognan. Vraiment bien.

    Le dernier flacon de la soirée est l'antithèse du précédent : fondu, mûr, souple, rond, concentré, jeune, sur des notes de réglisse avec de la fraîcheur. On évoque de vieilles vignes et un éraflage partiel en 1999 pour ce Pibarnon 2004 à Bandol. Très bien également. Bref une toute grande soirée qui clôture de fort belle manière la fête des 18 ans du Clos.

     

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  • Dégustation du lundi 265

    La dernière dégustation du Clos s'est déroulée chez moi lundi passé, à 6, sans notre campagnard, mais avec un invité. Désolé pour le retard de transcription sur ce blog, mais j'ai été assez occupé ces derniers temps...

    Beaucoup de beaux flacons ce soir-là, pour fêter entre nous les 18 ans du Clos. Avec un absent, ce qui nous force à le refaire lundi prochain...

    Nous avons donc dégusté un Peyre Rose Clos Syrah Leone 2002 en Coteaux du Languedoc, qu'on a trouvé trop évolué et trop court par rapport à ce que c'est d'habitude, malgré qu'il soit plaisant, facile, généreux, avec beaucoup de goût et complexe (fruits/épices/bois brûlé).

    Ensuite, un Echezeaux Grand Cru 2002 du Domaine Charlopin-Parizot, vigneron à Gevrey Chambertin. Au nez, des notes d'élevage, de caramel mou, de rhum, de vanille, de fruits (fraises écrasées), de vieux vin et de cerises à l'alcool. Cela fait beaucoup... En bouche, il est plus harmonieux que le premier, et plus cohérent : on a une matière sans lourdeur, sur des noyaux de griottes, avec un côté évolutif intéressant. On pense à un gars du sud dans la retenue, plutôt qu'un gars du nord qui pousse le soleil. Ou alors, à un bourgogne 2002 chaptalisé. Et on trouve le vin.

    Puis vînt un Hermitage 1997 du Domaine Jean-Louis Chave au très beau nez et à la bouche de Syrah du nord, sur une fort belle acidité qui porte le vin, tout en délicatesse malgré la puissance. Belle longueur, harmonieux, abouti, très fin, assez jeune, sur de la cerise et du noyau de cerise en finale. C'est très bon, avec élégance et finesse, et pureté du fruit.

    On continue avec un Trévallon 2009 à la robe foncée et évoluée en même temps et au nez sur des fruits très rouges et un petit côté herbacé positif. En bouche, des fruits croquants, une belle matière sur des petits grains et une belle finale. Il a été servi un peu trop frais, ce qui lui donne un petit côté monolithique et moins complexe que les précédents.On le trouve malgré tout fort beau.

    La suite avec un Clos des Papes 2007 de Paul Avril. Une bouche sucrée qui nous amène dans le sud, mais c'est très très très bon. C'est volumineux, démonstratif, riche, jeune sur de l'olive et de la garrigue, avec un peu d'alcool qui ressort. 15°, côté 99/100 par Bobby. Vin trouvé également.

     

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    Grosse déception avec un Terrebrune 1987 à Bandol, tout à fait passé et imbuvable, malgré qu'il ai été fort bien conservé : cela peut arriver, mais on aurait bien aimé pouvoir le goûter...

    On termina avec un Vouvray Cuvée Constance 1995 de Huet. Super beau, superbe botrytis, mais trop sucré et pas trop équilibré. On est dur quand même. Quelques fois. J'ai oublié, repas oblige, de prendre la photo des flacons, mais on va essayer d'arranger cela.

     

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    Lundi prochain, c'est à dire demain soir, rebelote  mais au complet cette fois-ci. Le thème : 2 bouteilles ou un magnum antérieurs à 2006.

  • Dégustation du lundi 263

    Une superbe soirée, hier soir, pour fêter les 18 ans du Clos, chez Bon bon. Et pour fêter également l'arrivée de Junior, dit Le Doc, admis comme invité permanent aux dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis. Pas de commentaires sur les vins dégustés, l'attention majeure étant portée sur le contenu des assiettes... La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 258

    Alors là, les amis, une toute toute grande dégustation du lundi du Clos, à 5, mais avec un autre P-Y.

    Un premier vin à la robe or et au nez floral et parfumé, sur du coing. La bouche est minérale et citronnée sur un beau travail d'élevage, avec des notes de noisettes. C'est long, avec une belle tension, de la matière et de la puissance, et relativement jeune. Chablis ou la Côte de Beaune sont évoqués pour ce Clos des Vignes du Maynes 2011 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot. Un vin produit depuis 910 (j'ai bien écrit 910 !), Bio depuis 1954 et en Biodynamie depuis 1998. Fort beau.

    On passe aux rouges avec un flacon à la robe légère et claire et au nez pas très expressif, mais avec quelques notes de framboises et de cassis quand même. En bouche, c'est le vin dans la plus simple expression  du terme, sans prétention mais très joli. Que du fruit, délicat et aérien, avec une petite acidité et de la tension, sans artifices. C'est gourmand et on pense être au sud. Mais pas si au sud que cela : Pipeno 2014 Coelemu Itata Valley au Chili. Un vin de Louis-Antoine Luyt, un français établi là-bas.

    Le second rouge présente une robe rubis évoluée : c'est très vieux. Le nez est floral, sur de la violette. Au palais, on a une attaque sur de l'acidité, puis la sucrosité qui arrive. C'est un vin énorme, puissant, magnifique et très très bon. Je pense à une rive gauche avant 1982, d'autres évoquent une rive droite... Domaine d'Ott 1981 en Cuvée Spéciale à Bandol. La classe mondiale. Topissime !

    Le rouge suivant a une robe foncée et un fort beau nez mentholé, herbacé, avec des notes de tabac et de pruneau confit. Pas trop de richesse en bouche, une belle rondeur mais de la structure aussi avec du fruité. Encore un peu jeune aussi avec sa finale fort plaisante malgré quelques légères notes d'astringence. Belle gourmandise qui balance bien : on n'est pas dans la caricature. Concentration et bel ensoleillement, c'est chouette, jeune et bon : Moulin des Costes 1993 en magnum du Domaine Bunan à Bandol.  Magnifique !

    Le cinquième vin de la soirée présente une robe foncée et un somptueux nez sur un énorme bourgogne. En bouche, le Machu Pichu ! C'est gourmand, plein de fruits, sans traces d'élevage. Il y a une dynamique géniale dans ce pinard : la pleine maturité d'un raisin par rapport à son climat. Cela explose. On évoque un Grand Cru en Côte de Nuit, en 98 ou 99 pour ce Lavaux Saint Jacques 1999 1er Cru en Gevrey-Chambertin du Domaine Denis Mortet. Assurément la meilleure bouteille de la soirée.

    La bouteille suivante est noire de robe et nous offre un nez agréable, commun et bulldozer (je pense même à un vin hors France). En bouche, hyperconcentration, très confit, "parkérisé", riche à mort. Il y a un très beau fruit mais qui est sur des rails et qui ne bouge plus : la fraîcheur originelle n'est plus là. Fort jeune, pas trop chaud et aucun défaut pour ce Mas Julien 2010 en Terrasses du Larzac.

    La dernière bouteille de la soirée présente également une robe noire et un nez discret sur une belle fraîcheur. C'est concentré, avec de l'alcool, mais avec de la fraîcheur aussi. Classique, balance bien, tannique, animal, et rafraîchi bien la bouche après tout ce qu'on a bu. Cette bouteille, débouchée au dernier moment, aurait mérité d'être carafée pour être appréciée à sa juste valeur : un nez sauvage, fruité, aux arômes de garrigue et un palais riche et charnu, mais souple, sur de la framboise, de la mûre, avec des notes de lavande, des tannins soyeux et une finale longue et épicée. On est tout à fait passé à côté de ce Grand Grenache 66 2010 du Domaine Santa Duc en Gigondas, et celui qui l'a amené, est injustement passé sous la table...

    La suite des aventures du clos lundi prochain, et la taille des ceps par Polo le 16 mars. Qui vivra verra.

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  • Dégustation du lundi 257

    Reprise des dégustations du lundi après cette semaine de vacances pour certains. Chez moi, à 3.

    On débuta les hostilités avec un vin rouge à la robe rubis et au nez de vin nature civilisé. En bouche, un bon petit vin d'attaque, léger et sur le fruit. Perlant aussi. On évoque un Gamay. Y'a bon The Canon 2013 en Vin de France, une cuvée de négoce d'Anne et Jean-François Ganevat. Un Gamay importé du Beaujolais mélangé à 17 autres cépages oubliés du Jura.

    On passe aux choses sérieuses avec un vin blanc à la robe or et épaisse et au nez de vin ouillé du Jura sur des notes de noix fumées, de citron doux et de fleurs. En bouche, on est sur un fruit gourmand sans que les notes de noix ne prédominent. C'est très beau : Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy en Arbois. La cire jaune sur la bouteille indique qu'on est en Savagnin. 9 ans et demi d'élevage pour cette bouteille, et la même chose à patienter avant de la boire selon Pierre Overnoy, soit en 2022 !

    On poursuit dans le sérieux avec un vin rouge à la robe foncée et au disque évolué. Un nez de vieux Bordeaux, très parfumé (groseille, framboise, rose et cerise/kriek) avec encore du fruit ! En bouche, du vieux cèdre et un boisé contenu sur de la groseille et des boutons de rose. Et plus il s'aère, plus il passe de vieux vin à un très bon vin, sans aucune lourdeur et avec un belle vivacité. Je pense à un Léoville Las Cases 1982, le second évoque un Mission Haut Brion 1985, et on n'est pas à Bordeaux ! Sassicaia 1983 Tenuta San Guido Bolcheri Vino da Tavola. Une copie conforme de Lafite Rothschild au niveau encépagement. Superbe.

    J'avoue avoir fait un peu baissé le niveau de la dégustation avec les 3 flacons suivants, dégustés en même temps. Les 2 premiers ont un robe un peu plus évoluée que le troisième. Le premier présente un nez de vieux vin mais sympa et expressif. Par contre, ce n'est pas fort plaisant en bouche, avec des notes d'alcool de noix : il est passé. Le second est celui qui plaît le plus, avec son petit côté mentholé. Mais très vite, un défaut apparaît : ce n'est pas bouchonné mais il y a un souci... On se rabat donc sur la troisième bouteille, riche, concentrée, opulente sur un beau fruit, tannique aussi sur du pruneau. Ce vin a tout et il en impose, bien qu'il soit bu trop jeune.

    Nous venons de déguster les 2 premiers millésimes du Domaine Castell Ryenoard (1989 et 1990) et Le Clos Castel 2009 du Domaine Castell Ryenoard à Bandol. C'est intéressant de voir le vin normal des premiers millésimes et la magnifique Cuvée Spéciale récente : quel chemin parcouru !

     

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    Et comme on était en forme, on poursuivi avec un Moulin des Costes 2011 du Domaine Bunan, très beau et prometteur avec sa belle matière, et un Val d'Arenc 2011 plus léger et fruité, avec un petit côté lacté. Tous les 2 à Bandol.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain !

     

     

  • Dégustation du lundi 256

    A nouveau une fort belle dégustation du lundi, à l'aveugle, à 4, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de coing et de rhubarbe. En bouche, c'est précis, avec de la concentration, de la nervosité, un brin d'exotique sur de l'abricot confit, mais néanmoins très bon. L'intensité fruitée est bien présente et cela rebondi en bouche pour s'achever sur une finale saline : c'est dynamique et très intéressant à déguster. On est ni en Loire, ni dans le sud : Grand Cru Zotzenberg Sylvaner 2010 du Domaine Rietsch en Alsace. Fort beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez lacté sur des fruits rouges. La bouche est également lactée sur une belle trame de tannins fins, avec des notes de noyaux de cerises. C'est léger et frais, mais manque de gourmandise car pas assez de fruits. Un beau vin de soif. On pense Loire ou Beaujolais alors qu'on est en Cahors ! Tu vin plus aux soirée de Fabien Jouves à Cahors. On est en Cabernet Franc et Malbec.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sympathique et avenant de vin bordelais. En bouche, c'est très engageant, très rond (sans barrique neuve) mais cela ne s'envole pas : une bonne chair tout autour, mais il manque le fruit au milieu. On s'attend à une deuxième vague et on l'attend toujours, comme des Sioux. Il manque le côté gourmand... Château Petit Bocq 2000 en Saint Estèphe. Ils devraient refaire comme au 19ème siècle : couper leur vin avec une Syrah des Côtes du Rhône. Ce serait parfait.

    La bouteille suivante nous offre une robe encore foncée marquée par l'évolution et un nez de vin évolué mais engageant, avec son côté sanguin et boîte à cigares. En bouche, un vin rond, généreux et élégant, avec plus de fruit et de gourmandise que le Las Cases 82 de la semaine passée : Château La Lagune 1982 Grand Cru Classé en Haut-Médoc.

    Le quatrième rouge présente une robe noire et un nez charnu mais discret. Pas trop de fruits en bouche et une finale asséchante qui le rendent moins plaisant à boire que le précédent. Troplong Mondot 1990 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion. Beaucoup moins de plaisir malgré ses 98/100 de Parker.

    La sixième et dernière bouteille de la soirée nous présente une robe rubis foncé bien évoluée et un nez vachement plus jeune, avec de l'alcool. La bouche est fort belle avec de la sucrosité, un fruit croquant et un côté sud/alcool qui tient sur la longueur. C'est un vin généreux de 15 à 20 ans en Châteauneuf-du-Pape. Exact : Clos des Papes 2000 en Châteauneuf-du-Pape.

     

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    Pas de Clos lundi prochain, vu les vacances. Ce sera donc le lundi d'après. Patience, patience...

     

     

  • Dégustation du Clos 254

    Seconde dégustation de 2015 au Clos, à 4, ce lundi soir. Les fêtes sont passées et on revient à plus de normalité et moins d'abus. Avec un vin à la robe rubis très clair et au nez de framboise, puis de vieux bourgogne qui pinote. La bouche est légère et maigre en alcool, en matière et en fruits aussi. Mais le vin est propre et sans défaut : Le Clos de Rouge-Cloître 2013 Auderghem Belgique. C'était un petit millésime.

    Le second flacon présente une robe noire et un nez de beau fruit vif, avenant et engageant. En bouche, un mauvais rouge de Loire avec de l'élevage avec un petit côté Marionnet. Il y a un côté primeur, léger et plaisant, mais aussi des tannins embêtants : Le Rocher des Violettes 2012, Côt Vieilles Vignes en Touraine de Xavier Weisskopf.

    Le flacon suivant n'est pas mieux, avec sa robe noire évoluée, son nez peu commun et sa bouche d'acidité, de vieux fût, d'alcool, de fraîcheur, et de sécheresse en finale. Beaucoup trop astringent : Bucephale 2007 Xinomavro du Domaine Ligas en Macédoine, Grèce. En bio.

    On passe ensuite à un vin à la robe claire et au nez de vin nature. La bouche est nature aussi, et perlante. Ce que j'appelle un bon jus. Les autres raffolent : il balance bien, il se boit bien, on évoque le sud, Anglore, Meyer en Alsace, on lui trouve des notes pinotées, on évoque le Jura, la Savoie, la Bourgogne, avant d'arriver en Beaujolais : Régnié 2012 Beaujolais de Christian Ducroux en vin biologique (Demeter). Un vieux vigneron pur et dur depuis des lustres qui utilise son cheval dans les vignes. Ils ont adoré. Moi beaucoup moins... Chacun ses goûts !

    On termina la soirée avec un dernier flacon à la robe noire et au nez sanguin sur des fruits mûrs, quasi un melon au Porto. En bouche, c'est bon mais certains notent un excès de maîtrise. Beaucoup de fruits, d'alcool, de chocolat, de Kirsch, avec de la longueur et des tannins enrobés. Certains évoquent Trévallon ou Véga alors que je suis plutôt sur Châteauneuf. Belle matière, beau grain, alcool enrobé. C'est très beau. Réserve des Vieilles Vignes 2005 en Châteauneuf-du-Pape du Domaine Roger Perrin. La suite des aventures du Clos dans 2 semaines, un imprévu gastronomique empêchant votre chroniqueur préféré d'être présent lundi prochain au Clos.

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  • Les règles appliquées lors des futures dégustations du Clos...

    Afin que ce soit écrit quelque part et que personne ne puisse les renier sous un quelconque prétexte, voici les règles qui sont d'application lors de nos dégustations du lundi soir :

    1. Trois membres présents sur cinq, c'est le nombre minimum pour organiser une dégustation du Clos.
    2. Celui qui casse un verre en commande 6 nouveaux, identiques.
    3. Celui dont le vin est jugé mauvais par 3 d'entre-nous passe sous la table (dans sa longueur). Sauf si c'est Un Clos. 
    4. Personne ne peut amener un Clos deux fois de suite.
    5. S'il y a une bouteille bouchonnée, il ne se passe rien pour celui qui l'a amené. S'il y en a deux lors de la même soirée, ceux qui les ont amené passent sous la table.
    6. Si quelqu'un a eu une bouteille bouchonnée lors de la dégustation précédente, et qu'il en a encore une le lundi suivant, il passe sous la table.

    Seuls les points repris ci-dessus sont d'application pour les dégustations à l'aveugle organisées tous les lundis au Clos. Cette liste de points pourra évoluer et être complétée et adaptée à tout moment. Elles ont pour unique but d'encore améliorer le niveau et la qualité des vins proposés par chacun.

  • Dégustation du lundi 251

    Dégustation mémorable ce lundi 22/12/2014 à 6, avec un invité sympa ayant amené 2 Clos. Cinq blancs et cinq rouges pour cette dégustation en ces temps de fêtes et d’étoiles, avec un premier vin à la robe cognac et au nez oxydatif de pommes, de colle au scotch et d’alcool. S’il y a de la fraîcheur derrière, cela peut être bon : il faut le goûter. La bouche est riche, chaude et mûre. On pense à un Chenin trop riche en Loire et on évoque un Anjou générique de Mosse en 2010 pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2010 en Savennières-Coulée de Serrant de Nicolas Joly, qui titre 15°5 ! Décevant. 

    Le second vin blanc, à la robe paille, présente un nez de maturité, avec un peu de résiduel. En bouche, à nouveau un Chenin qui n’est pas, non plus, le champion de la vivacité. Un peu lourd, un peu simplet avec une finale plaisante sur de l’amertume et un côté salin. Mais le sucre résiduel le rend lourd. Les Bonnes Blanches 2005 en Anjou d’Agnès et René Mosse. Et comme ce n’est pas un Clos, c’est donc celui qui amena ce flacon qui passera sous la table en fin de soirée…

    Le vin suivant, à la robe paille également, présente un autre type de nez sur du beurre et du citron. La bouche est bizarre et dissociée : d’abord un côté fromagé, puis l’acidité qui revient, sur des notes citronnées persistantes, et salines jusqu’en finale. Quelqu’un évoque un Chardonnay sur Chablis pour ce troisième Chenin de la soirée : Les Nourrissons 2012 en Vin de France de Bernardeau. On est en Anjou sur une petite propriété de 2 hectares et demi en Bonnezeaux.

    Le quatrième blanc, à la robe plus claire, nous annonce un Chardonnay citronné au nez, avec des larmes de glycérine sur le verre. La bouche, style bourgogne classique confirme un travail bien fait. On est en Premier Cru, en Côtes de Beaune : Beaune 1er Cru Les Aigrots 2008 du Domaine de Montille à Volnay. En hommage à Hubert de Montille, décédé il y a peu.

    Enfin le dernier vin blanc de la soirée (ouf), à la robe paille et au nez vert. La bouche est remarquablement longue, sur du melon et des fruits exotiques, avec une amertume et une acidité qui contrebalancent le côté un peu riche. Mais tout est en équilibre et c’est très bon : Meursault-Charmes 1er Cru 2008 du Domaine des Comtes Lafon.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin nature simple, de Pinot noir sur le fruit. La bouche présente du sucre résiduel ou un vin chaptalisé, sans grand défaut, avec des fruits croquants, mais pas très vivant. Beaune 1er Cru Les Grèves 2007 toujours du Domaine de Montille. Second hommage.

    Le septième flacon est plus sérieux, avec sa robe plus foncée et son nez de fruits mûrs, d'humus et de sous-bois, sur de l’alcool. La bouche est soyeuse, mature, sur des noyaux de cerises et des tannins très fins. On est soit en Pinot noir, soit sur un tout bon Cabernet : Clos Rougeard Le Bourg 2006 en Saumur Champigny. Une belle bouteille.

    Le troisième rouge de la soirée présente une robe encore plus foncée et un nez complexe sur du café et du chocolat. Ce vin, secoué en carafe pour nous faire penser qu’il était perlant, présente une bouche parfaite qui balance : noblesse d’esprit dans la richesse, boisé juste comme il faut sur un fruit très riche, avec des notes de cèdre, de réglisse et de tomates confites en finale, sans aucune sécheresse. Véga Sicilia Unico 2004 en Ribeira Del Douro. Le meilleur vin espagnol qui soit.

    Le quatrième rouge, à la robe noire et au nez mentholé présente une fort belle attaque en monocépage sur du galet et du galet dans un millésime chaud. C’est rond, sucré mais pas confituré, et très fin. C’est très beau et cela ne peut être que le travail d’un très bon vigneron. Paul Avril est évoqué, si l’on est à Châteauneuf, 2003 comme millésime chaud, Rayas 2003 qui était comme cela… Clos des Papes 2006 en Châteauneuf-du-Pape, de Paul Avril.

    La dixième et dernière bouteille de la soirée présente une robe rubis assez claire et un nez de noyaux de cerises profond, pur et non trafiqué. La bouche est fondue, fruitée et ensoleillée. Un beau fruité non bouffé par l’alcool, ni le bois. On évoque un Bordeaux 1990. Il manque un peu de matière en bouche, mais c’est magnifique et grandiose, sans la moindre sécheresse. On évoque un Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc en 90 ou un grand Rayas, et c’est le cas : Château Rayas 2003 Réservé en Châteauneuf-du-Pape. 

    Notre hôte nous servi alors un délicieux plat de circonstance qui nous permis de prolonger la soirée et d’achever les meilleurs flacons de la dégustation, tout en évoquant de très bons souvenirs. Dernier Clos de folie de l’année, lundi prochain, à 4, avant de commencer un sérieux régime et un retour à la norme habituelle, à savoir, une bouteille par personne ! Bon réveillon de Noël à  tous.

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  • Dégustation du lundi 250

    250 ème dégustation du lundi, depuis que j'ai commencé à les reprendre sur ce blog, mais on ne doit pas être loin de la 650 ème puisque nous avons débuté ces dégustations du Clos il y a plus de 17 ans... Le 8 avril 1997 exactement.

    Peu importe le nombre de dégustations, ni le nombre de bouteilles dégustées. Ce lundi, c'était Saint Nicolas au Clos. Avec une nouvelle règle : celui dont le vin est jugé mauvais par 3 d'entre-nous passe sous la table. Sauf si c'est Un Clos. Trois sur cinq, c'est également le nombre minimum pour organiser une dégustation du Clos.

    A 5 pour cette dégustation d'hier soir, avec 10 flacons, l'un d'entre-nous en ayant amené 6...

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    Un blanc, 8 rouges et un moelleux, avec un premier vin à la robe paille et au nez d'élevage et de Chardonnay, sur de la noisette. En bouche, un cidre citronné, avec des notes d'argile. C'est frais, vert, et très salin, avec une amertume bien marquée. Assez costaud mais sans alcool, l'un d'entre-nous évoque un Chardonnay Jurassique, et c'est juste : La Tour de Curon Le Clos 2012 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Un Chardonnay 100%. On n'est pas sur un Curon normal avec cette amertume et ce manque de gourmandise habituelle, bien qu'on ne perçoive aucun défaut.

    Premier rouge à la robe grenadine et au nez parfumé en vin nature. En bouche, c'est exactement le style de vin que je n'apprécie pas du tout : un bête jus sans terroir ni typicité... Les autres ne pensent pas la même chose : léger, court, mais gai, petits fruits, petit côté perlant... Ils le trouvent agréable et évoquent Overnoy, Tissot, Ganevat, un Pinot Noir, un Poulsard ou encore Éric Pfifferling à Tavel... Poulsard 2011 DD de Bénédicte et Stéphane Tissot en Arbois. Une cuvée rare en hommage à son père André décédé.

    Second rouge à la robe noire et au nez pas très expressif, commun et boisé. En bouche, c'est simple, avec de l'alcool, du sucre résiduel et de la sécheresse en finale. Facile, neutre, banal. On élimine Pinot, Cabernet Sauvignon, Syrah et Merlot pour ce Clos Tupernay 2011 en Chinon du Château de Coulaine, en Cabernet Franc. Heureusement que c'est un Clos pour celui qui l'a amené...

    Le troisième rouge présente une robe foncée avec quelques notes d'évolution. Un fort bon nez sur la maturité, la fraîcheur et le fruit. La bouche est mûre et bien faite, bonne et classique, avec un côté réglisse marqué. On ressent la volonté de faire du bon vin, sans artifice. C'est sèveux, sur une belle structure, avec tout qui est en place, mais encore beaucoup trop jeune (7 à 12 ans pour certains) : Lafran Veyrolles 2000 en Longue Garde à Bandol. Ma dernière bouteille, que je termine ce soir, encore meilleure qu'hier soir... Magnifique !

    Le flacon suivant avec sa robe noire est très jeune. En bouche, certains évoquent un beau Gamay, moi une Syrah. C'est superbe, long, avec des notes de violettes en finale. Côté confiture sur un millésime chaud, mais trop jeune. Belle fraîcheur, mais avec de la sucrosité : La Baronne Les Chemins de Traverse 2013 en Corbières, de la Famille Lignères à Fontcouverte.

    Sixième bouteille déjà, à la robe foncée et à l'épouvantable nez de chou, puis de brûlé, malgré la carafe secouée... Le second nez est plus civilisé sur du pneu et de la réduction. En bouche, du massepain et des amandes, sur une belle matière, avec des noyaux, de l'amertume et des tannins mûrs. Il y a un peu de volatile et pas trop de fruits : Pinot Nero dell'Emilia 2011 Casé Riva Del Ciliegio.

    Le septième flacon de la soirée présente une robe évoluée et un nez sud sur de l'alcool et de la colle Pattex. Heureusement, la bouche est moins alcoolisée que le nez pouvait laisser supposer. Un peu de volatile en rétro, et on part vers le vinaigre (léger, mais cela ne partira plus), mais c'est un très bon vin. Bettane le botte en touche, mais pour nous, c'est top, bien qu'extrême. Finesse, racé et puissance : Métairies du Clos Vieilles Vignes 2001 en Pic Saint-Loup, en Coteaux du Languedoc.

    Le suivant, avec sa robe foncée et son nez de Gamay, présente une bouche de Beaujolais fruité, avec de la sécheresse en finale, en semi-carbonique. On se trompe : c'est très léger et sur le fruit mais on est en Syrah, qui passe difficilement après tout le reste... Améthyste 2013 du Domaine des Ardoisières en Vin des Allobroges sur le Coteau de Cevins.

    Dernier rouge, à la robe rubis foncé mais évoluée, au nez sur de l'alcool. En bouche, un joli retour, avec de l'alcool en finale et du sucre résiduel. On est sur une Syrah pure du Sud : Peyre Rose Clos Syrah Léone 2002 en Coteaux du Languedoc.

    On acheva cette longue soirée de dégustation avec une demi bouteille d'un vin à la robe Whisky et au nez aromatique sur du Muscat, avec peu de sucre et des notes de poire, de mangue et de fruits exotiques. En bouche, un faible degré d'alcool, sur de la poire caramélisée, bien mûre, mais un léger manque d'acidité. C'est anecdotique d'un grand terroir, fait dans la simplicité, sans aucune recherche, sauf celle du plaisir : Domaine de L'alliance 2011 en Sauternes de Valérie et Daniel Alibrand. Sauternes finement muscaté. Pas mal du tout.

    La suite des aventures du clos lundi prochain, si tout va bien.

     

  • Dégustation du lundi 248

    Elles se suivent et ne se ressemblent pas : nouvelle dégustation du Clos à 5, ce lundi soir, avec 4 blancs (ils veulent me tuer), un faux rouge (je veux les tuer) et 3 vrais rouges.

    Pour éviter d'être trop long, j'irai à l'essentiel dans les commentaires de dégustation. La robe est claire pour les 4 vins blancs : ce sera le seul point commun.

    Le premier offre un nez de pamplemousse qui fait penser à un Sauvignon de chez Dagueneau, bien que le second nez semble plus coincé. La bouche, toujours sur le pamplemousse, est très verte sur l'acidité. Belle vivacité et côté salin qui donne envie de boire : Blanc Fumé de Pouilly 2010 du Domaine Didier Dagueneau. Celui qui avait dit qu'il passerait sous la table dans sa longueur si c'était un Dagueneau l'a fait, en jurant sur Benjamin.

    Le second présente un nez de Gueuze, et certains pensent à un Savagnin de Ganevat, alors que moi je suis en Loire sur du Chenin. La bouche est perlante, assez tendue, avec une belle amertume : Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en vin de France (Anjou), déjà dégusté la semaine passée. Il nous a semblé plus fumé et moins minéral, avec un peu de foin. Comme quoi, d'une semaine à l'autre...

    Le troisième, avec son nez ouvert, frais et plaisant sur des pâtes de fruits est fort aromatique. En bouche, c'est huileux, un peu lourd, avec un manque d'acidité. Mais c'est long, sur des lychees et des bonbons au miel, et de l'alcool, mais sans chaleur : Quartz 2012 du Domaine des Ardoisières, Allobroges IGP dans le Cervin en Savoie. Un vignoble reconstitué en 1998 sur des pentes à 70% pour faire un vrai vin savoyard, comme autrefois... Les petites cuvées du Domaine sont plus vives.

     

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    Le quatrième et dernier blanc présente un nez classique de Chardonnay, sur de l'élevage et du citron, avec une fort belle bouche, avec de la tension, de la fraîcheur sur des agrumes : c'est un super Chardonnay fait par un tout grand vigneron. Puligny Montrachet 1er Cru Les Referts 2011 en Grand vin de Bourgogne par Arnaud Ante dont on avait beaucoup moins apprécié le Meursault 2011 la semaine passée. Ce vin, produit à 623 bouteilles, est incontestablement une toute grande bouteille.

    On passe aux rouges, et 20 novembre oblige, j'ai décidé de proposer comme mise en bouche un Beaujolais nouveau. Ce vin, vraiment décrit comme magnifique et sur le fruit par le caviste qui me l'a vendu, suite à ma demande d'un tout bon Beaujolais, ne restera pas dans nos mémoires (comme le caviste, d'ailleurs). Nez de banane, bouche de banane : tout ce qui a dénaturé le Beaujolais est dans cette bouteille... On ne l'a jamais bu, mais on a déjà vu des japonais se baigner dedans : Beaujolais Villages Nouveau 2014 du Château de Durette.

    Reste 3 vrais rouges, et les choses sérieuses peuvent commencer :

    Le premier, à la robe foncée, présente un nez de vin nature, avec une petite réduction, assez complexe. En bouche, un côté fumé, soyeux, délicat et gourmand, sur du noyau de cerises. On part dans tous les sens, tant ce vin fait voyager : je suis sur un vrai Gamay, d'autres sur un Pinot noir et d'autres encore sur une Syrah poivrée...Trousseau Amphore 2013 de Bénédicte et Stéphane Tissot en Arbois. Après une heure d'aération, arrivent des notes de bourgeons de sapin alpin.

    Le second, à la robe noire, a un nez séduisant, doux et frais. Je ne sais plus pourquoi j'ai noté "tirer sur un lapin en plein vol"... En bouche, c'est riche et exubérant, très sanguin, magnifiquement rond, avec une fort belle attaque de Grenache, de la gourmandise et de la finesse dans la chaleur de l'alcool. Domaine de la Janasse "Chaupin" 2010 en Châteauneuf-du-Pape. 15°5 quand même...

    Le troisième rouge et huitième flacon de la soirée présente également une robe noire et un nez mûr, concentré, avec un peu de boisé. En bouche, le fruit reste frais même s'il est confituré. C'est propre, lisse et bien fait : Une Autre Route "J'ai mauvaise réputation" 2011 en Corbières. La suite lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 242

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce lundi soir, avec 7 vins au programme : un blanc et six rouges.

    Le blanc, à la robe claire, présente un nez fort expressif, qui s'affine au fur et à mesure de la dégustation. La bouche est riche, mûre, du sud. C'est gras et long, mais pas assez frais : il manque cette pointe d'acidité qui change tout. Clos Magdeleine 2012 à Cassis. C'est LE Cassis emblématique, original, toujours fait à l'ancienne, que les restaurants étoilés s'arrachent. Pourtant, il doit bien en avoir un avec plus de fraîcheur...

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rubis, au disque marqué par des notes d'évolution, et un nez de vrai bordeaux, ou de vrai cabernet de Loire. En bouche, c'est long, rond, avec un boisé intégré, sans notes sudistes ni de sécheresse. Via Veliu Basavin Cabernet 2009 Fabricat in Moldova. Une surprise pour ce flacon en Limited Editon (7.215 bouteilles).

    Le second rouge présente une robe rubis écarlate et un nez sur des fruits rouges, avec un côté lacté et crémeux. La bouche est ronde et fruitée, avec moins d'alcool que le présumerait le nez. On est sur des noyaux de cerises, avec ce qu'il faut d'acidité et de tannins naturels pour porter le vin. On propose la Suisse, l'Italie ou l'Autriche pour ce Terras Do Demo Reserva 2009 Tavora-Varosa au Portugal.

    Le suivant présente une robe évoluée et un fort beau nez sur une certaine évolution, avec des notes animales, du cuir, du tabac, de la prune et de la cerise. En bouche, certains sont sur un bordeaux avant 1990, moi plutôt sur un cabernet mais pas à Bordeaux. C'est fondu, avec un côté Cabernet classique, et plaisant : Chinon 2009 en Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 100% de Cabernet franc. Pas mal cette rondeur et cette concentration pour un Chinon...

    Le cinquième flacon de la soirée presente une robe rubis et un nez jeune, mentholé, sur du cumin, avec des petits fruits rouges qui apparaissent à l'aération. En bouche, c'est bien fait : expressif, long, rond, fin et délicat, avec de la fraîcheur sur de la fraise et des noyaux de cerises. C'est fort jeune, mais une jeunesse qui plaît, un ravissement : la finesse du fruit, et pas le soleil ou les fruits mûrs. Les Cocalières 2011 Montperoux en Languedoc du domaine D'aupilhac de Sylvain Fadat. Très belle bouteille à re-goûter dans les mois et les années qui viennent...

    Le vin suivant présente une robe plus foncée et un nez vert de rafles (non égrappé). En bouche, il est moins rond et harmonieux que le précédent, plus jeune, moins abouti et moins plaisant. La verdeur de la rafle se retrouve en finale, mais apporte une belle fraîcheur. Terre des Galets 2012 du Domaine Richaud en Côtes du Rhône. Un vin qui nous a quand même plu, à tout petit prix.

    On termine cette dégustation avec un vin à la robe rubis clair et au nez puissant, riche et sévère, sur des notes de fumée et de cabernet. En bouche, on est sur un cépage bordelais avec un côté bourguignon... C'est souple et assez spécial, difficile à trouver. Charmes Chambertin Grand Cru 2010, Lou Dumont (alias Koji Nakada), négociant à Gevrey. C'est l'histoire d'un sommelier japonais assez brillant qui a voulu connaître la quintessence du Pinot noir et est passé à l'acte : négoce (achat de raisins) et vinification. 95 % de sa production est exportée au Japon...

    Prochaine dégustation du Clos, lundi prochain. Qui vivra, goûtera...

     

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  • Dégustation du lundi 240...

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 4, juste après la mise en bouteille des vendanges 2013, soit 29 bouteilles de 50cl...

    On commença d'ailleurs la dégustation avec ce vin rouge produit au Clos, dans un millésime fort difficile, avec des attaques de mildiou généralisées et précoces. Cela nous donne un vin à la robe claire et au nez sur les fruits, rappelant un Chinon.  Par contre, la bouche manque de matière et de personnalité. On doit bien avouer que ce n'est pas terrible et nettement moins bien que les millésimes précédents... 2014, malgré l'été pourri, s'annonce plus sain et beaucoup mieux.

    Le second flacon de la soirée présente une robe rubis claire et, pour moi, un nez de bonbon chimique étranger. La bouche est lourde, épaisse, chaude sur de l'alcool : pas terrible non plus. On pense à un Gamay ou à une mauvaise Syrah : La Cinso Cinsault 2012 en Vin de France du Domaine Anne Cros et Jean Paul Tollot. Un Minervois qui ne casse rien.

    On passe à plus plaisant, avec ce vin à la robe rubis et au joli nez exprimant plein de choses. En bouche, du fruit et de la matière, des beaux tannins bien mûrs et une finale sur le fruit. Cela faisait longtemps que le clan "pro-nature" ne s'était tant extasié sur un de mes vins... Le premier est en Pic Saint-Loup, sur une Grenache-Mourvèdre, un autre en Languedoc, et le troisième sur un Cabernet de Languedoc. Raté : Château Le Puy Emilien 2009 Grand Vin de Bordeaux en Côtes de Francs. Avec une étiquette Collector  du Petit Nice à Marseille.

    Le quatrième flacon de la soirée, au nez exubérant, avec un brin de boisé et de vanille pour moi. La bouche, concentrée, fruitée et souple est gourmande. On est sur des fruits croquants et de la fraîcheur pour ce La Luna 2015 en Vin de Pays de la Côte Vermeille de Bruno Duchêne, à Banyuls sur Mer.

    Le cinquième flacon présente une robe noire au disque évolué et un fort beau nez sur des fruits mûrs, du cacao t de la chaleur. En bouche, des prunes et du cassis, sur de la fraîcheur, malgré la présence d'alcool, et le côté chaud et mûr. L'un d'entre-nous évoque un Véga Sicilia, et c'est juste : Cosecha 1996 "Unico" Véga Sicilia en Ribeira Del Douro (bouteille n° 085675).

    La dernière bouteille présente une robe encore plus noire, et paraissant moins évoluée. Le nez est identique à la bouteille précédente, en plus concentré : on est sur le même vin. La bouche présente un velouté incroyable, une belle rondeur et la même fraîcheur : on est toujours en Véga Sicilia, mais sur un Reserva (assemblage des millésimes 91, 94 et 99). Bouteille n° 007209. Quels admirables et beaux flacons !

     

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    Lundi prochain, toute belle dégustation à 5 et grands flacons pour fêter un anniversaire.

  • Dégustation du lundi 238

    Rentrée des classes, rentrée du Clos, c'est la rentrée partout. Un beau Clos à 5, pour la reprise des dégustations à l'aveugle hebdomadaires du lundi soir.

    Je me passerai de commentaires sur la première bouteille, un Bourgogne aligoté 2012 de François Mikulski. Une mise en bouche.

    Second blanc, à la robe claire et au nez de pommes. En bouche, un style riche, mûr, très pommes (trop?), avec du coing en fin de bouche. Un Bout de Chenin PZ en Vin de France.

    Troisième blanc, toujours à la robe claire, et au nez de noix, de beurre et de barrique. Certains y sentent le Chardonnay, d'autres un Pinot blanc d'Alsace... En bouche, il y a de la construction, une structure, c'est assez complexe mais matraqué par le bois. On pense à un chardonnay boisé à mac, très traditionnel, et on se trompe : c'est une grenache des Côtes catalanes ! La Nouvelle Don(n)e Mustango, en Vin de Pays des Côtes Catalanes de W. Valat.

    Quatrième blanc, à la robe claire aussi, et au nez de fleurs blanches et de pépins de pommes. La bouche est fort agréable, avec un côté légèrement tannique (peau de raisins). C'est équilibré, long et bien fait, sans exubérance. Avec des notes de citrons et une tension saline : Roc d'Anglade 2010 en Vin de Pays du Gard (80% de Chenin Blanc et 20% de Chardonnay). Bouteille assez difficile à trouver...

    On se rapproche lentement des rouges avec ce cinquième flacon, à la robe rose/rouge style Cantillon et au nez de vrai jus sans concession. En bouche, raisin sain, vinification simple, aucune typicité, très léger et très levuré : VN Vinello 2013 Partida Creus Vin du Massif de Bonastre (Barcelone). Un apéro composé de 7 cépages.

    Enfin les rouges (je commençais à désespérer) avec ce sixième flacon à la robe rubis foncé et au beau nez qui pinote sur des fruits croquants et pétillants, puis l'alcool. La bouche est assez légère par rapport au nez. Elle est épicée, longue, sur des fruits écrasés, de la peau de raisins et des cerises en finales, ou plutôt, du noyau de cerises, sur des tannins fondus. Mais le vin n'évolue pas dans le verre. Il est trop figé, pas assez libre. On est pourtant en Bio-dynamie : Guilhem Gaucelm 2011 Ermitage du Pic Saint-Loup en Languedoc.

    Septième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe foncée et au très beau nez abouti sur des notes d'aneth, de sang et de poivre qui appelle l'onglet. On est vraiment sur une viande maturée braisée comme il faut avec toute la subtilité des notes herbacées. La bouche est mûre, ronde avec quelques tannins naturels en finale, mais c'est aussi frais, léger et très long. Un bel équilibre pour ce vin qui vient du soleil et qui donne soif et faim : Natouchka 2007 Miraval en Côtes de Provence. C'est une Syrah pure.

     

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, à 5, après une semaine qui s'annonce enfin sèche et estivale...

  • Dégustation du lundi 235

    Dégustation du Clos à 4 ce lundi soir, notre 5ème luron ayant enfin retrouvé la terre ferme, et même un rude terre à terre avec sa marmaille, son épouse s'étant envolée à son tour, à l'étranger.

    Premier vin, blanc, à la robe paille et au nez boisé, riche et beurré. La bouche est fort acide, poivrée et boisée sur du citron et un côté beurré qui nous conduit vers un Chardonnay. Mais nous ne sommes pas en Bourgogne : Chardonnay 2011 Côte de Caillot en Arbois Pupillin du Domaine de la Borde de Julien Mareschal en vin nature.

    On passe aux vins rouges avec un vin à la robe noire et au nez sur des notes évolutives assez agréables et un côté vert. La bouche est concentrée et tannique, sur du poivron vert. On pense à un cabernet de Loire. Anjou ? Chinon ? Non, Saumur : Clos Cristal Batifolle 2010 en Saumur Champigny. On est en Cabernet Franc pour cette bouteille de Denis.

    On poursuit, avec un vin à la robe foncée et au disque un peu évolué. Le nez, très beau, est sur le café, le cacao, et un côté animal. Par contre, en bouche, on est plutôt sur de l'alcool, de la sucrosité et un côté sud qui fatiguent : Clos de l'Oratoire des Papes 2009 en Châteauneuf-du-Pape. 14°5 pour cette bouteille de Goldy.

    Quatrième flacon, à la robe noire, avec un cépage teinturier qui laisse des traces rouges sur le verre. Nez moins plaisant que lors de la dernière dégustation de ce vin. Bouche trop puissante (15°) sur de l'alcool et du sucre, mais par contre, aucun boisé et un fruit croquant : Es d'Aqui Red is Dead 2012 "Adieu Youri" en Vin de France (Corbières) de Jean-Louis Pinto. On est sur un Carignan de 40 ans, planté à 300 mètres d'altitude, en vin nature pour cette bouteille de Yannick.

    Le dernier vin rouge de la soirée présente une robe noire et un nez sur des pruneaux, de la torréfaction, un soupçon de noyaux de cerises, des fruits noirs et du menthol. En bouche, une belle matière et une belle concentration, plus complexe que le précédent, avec un élevage mentholé recherchant la fraîcheur. Saint Sauveur 2010 de l’Abbaye de Lérins IGP Vin de Pays de Méditerranée. On est sur de vieilles vignes de Syrah.

    On termina cette dernière dégustation au Clos avant les vacances avec un vin à la robe orangée et au nez classique sans être explosif. Belle matière en bouche, avec un beau côté huileux, une belle onctuosité, sans être écoeurant. Texture remarquable, belle fraîcheur et aucun excès pour ce Château Sigala-Rabaud 1990 1er Cru Classé en Sauternes.

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    Peut-être une dernière dégustation du Clos lundi prochain chez moi, sinon, au retour des vacances. 

  • Dégustation du lundi 226

    Soirée très spéciale à 5, ce lundi soir, pour 3 raisons. La première est que nous fêtons les 17 ans du Clos de Rouge Cloître, notre petit vignoble bruxellois, planté en 1997. La seconde est que, en même temps, nous fêtons l'anniversaire de l'un d'entre-nous. Et la troisième, est que nous avons une pensée émue pour Christine Valette ( Château Troplong Mondot à Saint Emilion) décédée ce week-end d'un cancer à l'âge de 57 ans. Une femme admirable.

    On entame la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe rubis foncé et au nez de tomate confite et d'élevage. La bouche est bordelaise, fruitée, élevée, mais aussi un peu asséchante en finale. Je suis sur un Troplong Mondot 88, et, en fait, c'est un rive gauche 1989. Un millésime très mûr, vendangé le 11 septembre 1989 : Château Margaux 1989, Premier Grand Cru Classé, en Margaux.

    Second flacon, à la robe foncée mais au disque évolué, sur un très beau nez, concentré, sur des fruits, des notes de Porto, de pruneaux et de café. En bouche, un beau volume, une belle maturité et un bel équilibre, sur une magnifique longueur, sans sécheresse. Bouche ronde, soyeuse et harmonieuse, sur des orangettes, des cerises confites et du noyau de cerises, et sur de l'eau de vie de prunes : Château Vannières 1983 à Bandol.

    La bouteille suivante présente une robe tout aussi foncée, mais avec un disque un peu moins évolué. Un nez sur du tabac et du cigare, chaud, riche et complexe. Quant à la bouche, elle est tout simplement extraordinaire et me dirige instinctivement vers un Haut-Brion. On se rappelle le Haut-Brion 1986, magnifique, mais asséchant en finale : on n'est pas loin... Château Haut-Brion 1985, Premier Cru Classé, en Pessac Léognan. Un tout grand flacon, sans un atome de vieillesse et d'une jeunesse incroyable !

    Inutile de vous dire, qu'après cela, les vins suivants eurent difficiles, quels qu'ils soient... Le quatrième flacon, avec sa robe noire et son premier nez, concentré, sur des noix et de la vanille fraîche me dirige vers un vin espagnol ou américain. La bouche est mentholée, tendue, sur des fruits, concentrée avec ces notes de vanille qui persistent et une finale de "bonbon chimique" (je me comprends). Je pense à un 2000 ou 2001 : Vega-Sicilia Cosecha 2003 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 052262). A noter qu'à l'aération, ce côté bonbon chimique disparaît, ce qui m'aurait peut-être ramené en France...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire également, et au nez très proche du précédent, et donc, pour moi, à nouveau étranger. En bouche, on entend le plus critique d'entre-nous parler d'un vin non abouti (à cet âge-là, c'est un viol...). Certains évoquent une Syrah travaillée en Rhône Nord. Boisé marqué, mais belle longueur et acidité qui revient en finale. Triste bilan pour ce Vega-Sicilia Cosecha 2000 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 086176), toujours assommé par le Haut-Brion, majestueux et grandiose.photo.JPG

    Suite à cette dégustation qui aurait dû s'achever là, on alla rechercher un dernier flacon, à la robe foncée, au disque évolué et au nez d'épices, de noix, et assez proche de celui du Haut-Brion, mis à part les notes fort présentes de tabac. La bouche est monumentale, fort longue, sur des fruits, et très complexe. L'attaque en bouche est d'une jeunesse incroyable, avec un petit creux juste après, avant que tout ne reparte en puissance : Vino Fino Vega Sicilia Ano 1964 Unico (Bouteille 02682). Une bouteille remarquable, grandiose et exceptionnelle.

    Bref, un tout tout grand Clos, suivi d'un petit plat simple et parfait, offert par notre hôte. Un grand moment. La suite des aventure du Clos lundi prochain. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

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    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 217

    C'est reparti, avec cette première dégustation 2014 à l'aveugle au Clos, à 5. Quatre rouges, dont le premier présente une robe rubis claire et un nez de vin nature sur un fruit élégant. En bouche, on est sur la cerise et la kriek, avec un beau fruit fin et élégant qui revient en finale. Belle concentration : Les Pierres Chaudes 2012 en Pinot Noir du Domaine Julien Meyer en Alsace.

    Le second flacon présente une robe un peu plus foncée et un nez très particulier sur de l'alcool et des épices, avec des notes de blé et d'épeautre. La bouche, très typée aussi, nous amène sur un vin nature avec une belle attaque sur le fruit et une petite amertume non dérangeante en finale sur des pelures de noix : Le Petit Gimios, Rouge Fruit, de Pierre et A.M. Lavaysse à Saint-Jean de Minervois. Label Demeter.

    Le troisième vin de la soirée présente une robe noire et un petit nez sympa de vin qui n'est pas nature, sur des fruits noirs mûrs. Par contre, en bouche, on est déçu : c'est plat, non expressif ,court et asséchant. Tout était dans le nez. Pas de chance avec ce Château Jean-Pierre Gaussen 1995 Longue Garde, en Bandol. Un vin acheté aux enchères début décembre à Bandol, au profit du Téléthon. 

    Le dernier flacon de la soirée, avec sa robe rubis et son gentil nez sur des fruits noirs nous offre une bouche friande. C'est gentil, chouette et bien fait. On pense au Cabernet, au Gamay, avant de nous mettre d'accord sur une Syrah : Saint Joseph 2012 d'Hervé Souhaut.

    La suite des dégustations du Clos lundi prochain, avec un thème qui n'en est pas un, pour fêter le tout jeune Marlow, né un lundi, comme il se doit dans la tradition du Clos.

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 206

    Et voilà la rentrée. Et celle du Clos aussi, avec une belle dégustation à l'aveugle au grand complet. Deux blancs et trois rouges, dégustés sur la terrasse, face au vignoble : le rêve.

    Le premier vin, à la robe jaune pâle présente un nez discret sur le miel. La bouche est sympa bien que l'attaque et la finale manquent d'acidité. On pense à la Provence et on est en Rhône : Foufoune 2011 en Crozes-Hermitage pour Les Champs Libres.

    Le second, à la robe plus claire, présente un nez lacté intéressant. En bouche, du raisin de Corinthe et des hydrocarbures qui font penser à l'Alsace, alors que d'autres partent sur un Dagueneau... Une bombe de complaisance, une belle blonde siliconée, un vin parfait : Neumeister Sauvignon Blanc Klausen 2008 Straden Südoststeiermark Osterreich. Un vin autrichien quoi.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez de biodynamie. En bouche, de la matière. Mais on ne trouve pas. On est en Pinot noir 100% dans cette Grande Cuvée (avec La Désirée) : Cheverny Les Ardilles 2011 d'Hervé Villemade en Vin de Val de Loire. Un peu trop extrait.

    Le quatrième vin présente une robe noire et un nez mûr et épicé, avec de la fraîcheur. La bouche est puissante, avec de belles matières, des petits grains fins, de la fraîcheur et de la longueur qui font penser à une Syrah septentrionale. Alors qu'on est en pur Cabernet Franc... : Carmenet 2010 en Vin de France de Catherine Cosse. C'est bluffant et magnifique, avec une fraîcheur époustouflante.

    On termine la soirée avec un dernier vin à la robe noire, lui aussi, et au nez très plaisant de noyaux de cerises et de mûres. En bouche, un très beau fruit, concentré, pur, avec du caractère. Juste un peu trop de bois en finale. A revoir dans 5 ans : La Maitairie du Clos 2010 en Pic Saint Loup. Un des meilleurs de l'appellation, si pas le meilleur.

    Le Clos migre à la campagne lundi prochain, pour accompagner quelques vrais vignerons dans des agapes dont eux seuls ont le secret.

  • Dégustation du lundi 204

    Dernière dégustation du lundi, à 5 et demi, avant des vacances bien méritées à la recherche du soleil, du ciel bleu de lumière et de chaleur. Bref, tout ce qui nous manque cruellement dans notre petit Royaume depuis 8 longs mois...

    Deux blancs et 5 rouges ce soir, avec une première bouteille à la robe claire et au nez riche et mûr sur des agrumes. En bouche, c'est puissant et chaud, alcooleux et lourd. Pas très rafraîchissant cet Anglore "Sels d'Argent" 2011 en vin de France.

    Le second blanc, à la robe tout aussi claire, présente un nez fort aromatique, floral, sur des notes d'amandes douces et de coing. En bouche, une belle maturité (mais pas du sud), sur un bel élevage classique, avec une belle fraîcheur, sans être porté par l'acidité. Mais il manque un peu de nervosité et est un peu mou en milieu de bouche. Meursault "Sous La Velle" 2006 du Domaine Rémi Jobard.

    Le troisième flacon présente une robe fort évoluée, un nez limite et une bouche sèche, le tout convenant fort bien à un coq au vin : Nuits Saint-Georges 1976 de B et J-M Delaunay. La bouteille de 70 cl indique une mise belge.

    Le quatrième flacon présente une robe rubis clair et un nez de gueuze sur de la réduction. La bouche pétille sur de la griotte très fraîche et s'achève sur des noyaux de cerises. Pour certains, c'est d'une extraordinaire finesse, d'autres pensent au Jura sur un pinot noir, ou à l'Autriche... Le Clos de Rouge-Cloître 2009. Une très grande et fort belle gueuze de Cantillon...

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    Cinquième bouteille, à la robe plus foncée et au nez de cerises. La bouche est riche, noire, avec de la fumée et du boisé assez intégrés. C'est relativement jeune car les tannins doivent encore se fondre. C'est aussi assez moderne comme type de vin (style Denis Mortet). Le vin n'est pas libre, ni nature, mais va dans le bon sens: à la recherche du fruit, mais avec de l'élevage : Monthélie 1er Cru 2009 "Les Vignes Rondes" du Domaine Rémi Jobard. Vieilli en fûts de chênes autrichiens, qui marquent moins le vin.

    Le sixième flacon de la soirée est encore plus foncé, avec un nez sur le cassis. En bouche, c'est flatteur et bien fait, sur le cassis confituré mais avec de la fraîcheur aussi. On évoque un Richeaume cuvée Columelle, la Provence, puis le Rhône ou le Languedoc pour ce vin portugais déjà dégusté il y a peu au Clos : PINTEIVERA 2010 Douro DOC de  M. CHAPOUTIER Portugal. Assez monolithique quand même, et sans terroir.

    Le dernier vin présente une robe noire et un nez moins fruité que le précédent. Servi un peu trop chaud, la bouche est ronde et sucrée, mais pas Sud, sur du Cabernet Sauvignon, avec une légère astreingence : "Le Gros" 2011 de Mosse, vin produit à 300 bouteilles et non commercialisé, sur base d'un ancien cépage pas facile et en voie de disparition : Le Grolleau noir. Que René Mosse a décidé de conserver. C'est fort louable.

    Une dégustation qui me laisse un peu sur ma soif : je n'apprécie pas trop les vins blancs, ni les rouges pétillants, ni le Pinot noir... Prochain Clos à 4, si tout va bien d'ici-là, le 22 juillet, juste après la pluie du 21 ! Mais rassurez-vous, il fera enfin beau à partir de lundi prochain, pour 15 jours au moins...

     

     

  • Dégustation du lundi 195...

    Nous revoilà, au grand complet, après des vacances de Pâques prolongées par un troisième lundi sacrifié pour cause de  mondanités, pour fêter, avec une semaine de retard, les 16 ans du Clos ! Un événement.

    Mise en bouche avec un gentil vin blanc à la robe paille claire et au nez de Chardonnay. La bouche, très aromatique, fondue et chaude, nous pousse vers le Sud (Rhône, Trévallon ou Simone). C'est riche, gras, opulent, traditionnel (pas libre) et on s'est bien plantés : SUVLA Grande Réserve, Roussanne Marsanne 2011, Gallipoli Peninsula, Single Vineyard Bozokbag, Turkey. Premier vin turc dégusté au Clos.

    On passe aux rouges, avec un second flacon à la robe rubis présentant des notes d'évolution, et un nez classique bordelais. La bouche est celle d'un vieux bordeaux, sur du chocolat et de l'animal, avec une belle finesse sur du cuir et du caramel, et avec encore un peu de tannins en fin de bouche. On s'est à nouveau bien plantés : on n'est pas à Bordeaux ! Aloxe Corton 1er Cru 1999 Clos des Maréchaudes Monopole Domaine du Pavillon d'Albert Bichot.

    La troisième bouteille présente une robe rubis légère et un nez de vin nature, avec de la levure et du ferment. Personnellement, je trouve la bouche molle, nature, qui évolue ensuite sur un jus de raisin, avant que la verdeur des rafles ne prenne le dessus. Les autres évoquent une structure, de la dentelle, de la finesse sur un très beau fruité..., tout en admettant qu'il est un peu court sur sa richesse : Saint-Romain "Sous Roche" 2009 du Domaine de Chassorney en Côte d'Or. En vin Bio.

    Quatrième bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez frais, fin, accompli, abouti et mûr. En bouche, on est sur une belle grenache bien faite, ciselée, qui ne vire pas sur la lourdeur malgré l'opulence et la richesse, mais toujours en dentelle. D'autres sont sur une belle Syrah, avec une belle attaque en puissance et en plaisir, tout en élégance et en complexité. Concentration, acidité bien balancée, longueur et fraîcheur pour ce Clos des Papes 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Cinquième bouteille à la robe noire également, et au nez imposant (pour moi, sur de la rafle et de la verdeur). En bouche, une bombe, comme on les aimait il y a 10 à 15 ans : du fruit, de la vanille et du boisé fondu, monolithique, style international tasting, représentant un goût, mais qui n'a ni la maturité, ni la complexité du précédent. Certains seront plus positifs en évoquant la fraîcheur du fruité lui évitant d'être lourdement marqué par le soleil : Domaine Gramenon "La Papesse 2011" en Vinsobres. Un vin certainement bu trop jeune.

    La dernière bouteille de la soirée reste dans l'esprit de la précédente, avec sa robe noire, sa concentration, mais avec plus de fruits et moins de bois/vanille, un vin de plaisir : Gaure Campagne 2011 en Vin de France de Pierre Fabre. On est ici en Syrah et Carignan.

    A mon humble avis, nous re-fêterons ce 16ème  anniversaire du Clos lundi prochain, pour diverses raisons. Même s'il n'y en a pas.

  • Dégustation du lundi 191

    Belle petite dégustation à 4, pour ce retour de congé de Carnaval, avec un premier vin à la robe assez claire et évoluée et au nez sur de belles notes d'évolution (entre 2003 et 2009). C'est plutôt fin en bouche, malgré une chaleur et une puissance perceptibles. C'est expressif, lisse, rond et fluide sans aucune agressivité, ni aucun côté astringent, sur des prunes, de la cerise et des fruits noirs confiturés. Epatant et très bon : non, ce ne sont ni un Châteauneuf-du-Pape, ni une Côte-Rôtie, mais un San Lorenzo 2007 Etna Rosso Girolamo Ruppe en Sicile. Fort beau flacon.

    Le second vin, avec sa robe noire et évoluée, et son nez très racé de vieux bordeaux en rive gauche, assume. En bouche, c'est beau, tout en étant beaucoup plus classique, avec un boisé évolué bien intégré dans le fruité. C'est intéressant, malgré une bouche en montagnes russes : Château Lagrange 1990 en Saint Julien, un bon bordeaux de repas.

    Troisième flacon de la soirée à la robe claire, et au nez de réduction et de caoutchouc brûlé, avant de passer à un second nez de vin nature plus sympathique. En bouche, il pétille légèrement au début, puis, présente une belle attaque fruitée, fraîche et assez légère. C'est croquant, et l'acidité pousse à en re-boire encore et encore : fort belle buvabilité ! On apprend que c'est du Pinot noir et pourtant, je ne reconnais pas la Bourgogne. Impossible de mettre un terroir sur ce vin... Jean-François Ganevat, Cuvée Julien 2009 en Côtes du Jura.

    Le dernier flacon de la soirée présente une robe un plus foncée, d'un écarlate magnifique avec un nez de cerises et de noyaux de cerises. En bouche, plus de concentration et de matière que le précédent, avec une belle buvabilité aussi. Mais j'ai toujours ce même manque de tannins face à de tels vins. Beaune Toussaints 1er Cru 2009 d'Albert Malot. Personne n'a reconnu le Pinot noir dans ce vin exempt de bois.

    La suite des dégustations à l'aveugle du Clos lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 186

    Très belle dégustation à 6, tout le monde ayant fait un bel effort, les fêtes approchant à grands pas (ou la fin du monde, pour certains...).

    Un deuxième Noël du Clos qui débuta par 3 vins blancs magnifiques, intéressants et avant-gardistes, dégustés à l'aveugle, suivis de 4 fort beaux vins rouges (sur 5) et d'un moelleux. Le paradis.

    Premier blanc à la robe claire et au nez de vin naturel (mais pas extrême), simple et mûr, sur de la rafle.  En bouche, vivacité, fraîcheur, plénitude, sur des notes salines, fumées et marines, puis le fruit qui revient en finale. Initials BB 2011, en Vin de France d'Agnès et René Mosse. La meilleure parcelle des Bonnes Blanches. Très beau.

    Second blanc à la robe claire également et au nez classique, beurré, expressif, aromatique sur de l'ananas. La bouche est très fraîche, avec une belle acidité qui revient en fin de bouche sur des agrumes. Un noble élevage, une noble origine, qui fait penser à Coche-Dury. Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts 2008 de Philippe Pascalet. Les amateurs de vins naturels sont un peu déçus par ce vin pas assez libre à leur goût...

    Dernier blanc de cette longue soirée avec un flacon à la robe claire et au nez fruité et frais. La bouche est très aromatique. On est sur un Sauvignon du sud, avec une certaine lourdeur : un contraste entre la bouche très mûre et le nez frais. Buisson Renard 2009, Blanc Fumé de Pouilly du Domaine Didier Dagueneau. Il n'a pas ce côté "découpé au laser" habituel des Dagueneau, peut-être parce qu'il est très mûr.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin espagnol (Priorat nouvelle génération) pour l'un, bordelais pour les autres. En bouche, c'est bien mûr, réalisé techniquement, dans un style mondial qui plaira à tout le monde, mais qui manque de spécificité et de terroir, et avec un boisé assez présent : Podere Sapaio 2008 Boigheri Superiore en Toscane. Ce 95/100 Parker est composé de Cabernet Sauvignon (50%), de Merlot (20%), de Petit Verdot (20%) et de Cabernet Franc (10%).

    Cinquième bouteille à la robe foncée et au nez assez ouvert, qui libère le fruit mûr avec une certaine chaleur. La bouche est impressionnante, noire sur un cépage teinturier, très mûre. Il y a de la finesse malgré la maturité, mais aussi de la fraîcheur, avec des arômes très purs d'olives noires et de noyaux et un petit côté sauvage : Terre Des Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. 95% Syrah et 5% Grenache noire pour ce vin en biodynamie élevé sans bois dans des cuves en acier ou en béton.

    Sixième flacon de la soirée à la robe rubis clair et au nez plus discret et lourd sans notion de terroir. Sont évoqués : un Gamay, un Poulsard, un Pinot Noir sur Sancerre... En bouche, une belle légèreté avec de la personnalité sur un fruité qui est là et juste bien fait, élégant, qui prend le palais et s'installe. Ce vin un peu plus tendu que le précédent est l'oeuvre d'un vigneron qui travaille sans artifice. Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2008 de Ghislaine Barthod.

    On poursuit avec un vin à la robe foncée, mais évoluée et au nez de grand Bordeaux dans une année chaude. La bouche me dirige vers un rive gauche 89 et on est en rive droite 99... Par contre elle tombe sec, comme d'habitude, sur un énorme boisé. Pas de quoi justifier ces prix à la con... Château Pavie 1999 Saint Emilion Grand Cru.

    Le vin suivant présente une robe plus légère et une bouche fruitée, mais tapissée par l'élevage en finale. C'est long en bouche et il y a de la fraîcheur dans le développement qui joue un registre de balais aérien (Sic). Moins de précision mais plus de maturité que dans le 6ème flacon. Chambolle-Musigny 2009 La Combe d'Orveau du Domaine Anne Cros.

    Neuvième et avant-dernière bouteille à la robe noire. C'est plein de fruits, avec de la fraîcheur, puis une finale sur de l'alcool. C'est une grande Syrah, bien enrobée, sur un terroir solaire. C'est très riche, beau, puissant, mais avec aussi une certaine élégance. Un tout grand flacon dans un tout grand millésime. Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin, 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Dernier flacon de la soirée, en demi, à la robe abricot. C'est mûr et très botrytisé, super long et pas sirupeux grâce à une belle vivacité, et un beau fruité. Rieussec 1986 1er Grand Cru Classé en Sauternes. Lundi prochain, le 3ème et dernier Noël du Clos, avant le vrai. Le thème : "Et si c'était vraiment la fin du Monde, qu'est-ce qu'on boirait pour la dernière fois?". Qui vivra verra.