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  • Dégustation du lundi 111

    Dégustation du 13 ème anniversaire du Clos, à 5, retardée par une taille tardive des ceps et perturbée par l'intervention d'un plombier bruyant et odorant...

    Cela ne changea rien pour le premier flacon de mise en bouche, bouchonné : Mâcon Chaintré 2006 du Domaine Valette. Dommage.

    Second blanc de la soirée, à la robe dorée, et au nez complexe et riche sur des abricots. La bouche, fraîche, sur des abricots et des amandes, avec une belle acidité qui maintient l'équilibre. Un vin propre sans trop de sulfites. On est en Anjou, sur du Chenin : La Lune 2002 de Mark Angeli. Belle bouteille.

    Troisième blanc, à la robe plus pâle, couleur paille, et au nez de pétrole, ou de naphte ou d'hydrocarbures, c'est selon. En bouche, du Lime (citron vert). On opte pour un Ste Hune 2003. Et c'en est un : Clos Ste Hune 2003 en Riesling de F.E. Trimbach. Très typique et pas mal du tout.

    Quatrième blanc, à la robe paille également, et au nez frais de légumes (cela me fait penser à une conserve bio de légumes toscans composée de Chou noir, haricots cannellini, huile d'olive, bouillon végétal, ail et piment : exactement le même nez !). Il y a un petit manque de vivacité en milieu de bouche, et c'est étonnant d'avoir ce côté frais et ce côté sud en même temps... Château de Beaucastel blanc 2001 en Châteauneuf du Pape. Etonnant.

    On attaque enfin les rouges, avec un premier vin à la robe noire, et au nez de beau fruit en Loire. La bouche est puissante, mûre, épaisse et croquante, avec du poivre, des épices et quelques beaux tannins en finale, le tout sur une belle texture assez soyeuse : Domaine Milan 2008 Sans Soufre Ajouté. On est à Rémy de Provence ! Pour un grand Chinon, c'est quand même bon !

    Les 6ème et 7éme bouteilles sont servies ensemble : l'une présente une robe rubis claire, l'autre une robe rubis avec des marques d'évolution. La première présente un beau nez de poivron et de cabernet, la seconde est bouchonnée... Fort dommage, car il s'agissait d'une fort belle matière. Il s'agissait du Château Bel Air - Marquis d’Aligre 1986 Grand Cru Exceptionnel Margaux. Et le même vin en 1998 pour la première, fort sur le fruit, sans extraction ni boisé : tout le contraire des règles appliquées à Bordeaux depuis que Parker y fait la loi. Très agréable et plaisant.

    Sur quoi on décida d'aller dîner et de faire l'impasse sur les 2 derniers rouges de la soirée, que nous boirons fort bientôt. Mais assurément pas lundi prochain, dont le thème de la dégustation est : "Ils font du vin là-bas?". Qui vivra verra...