climat

  • Dégustation du lundi 281

    Encore un lundi soir, encore un Clos et encore une belle soirée lors de laquelle nous avons mis notre nectar blanc 2015 (une première dans l'histoire du Clos) dans des plus petits contenants. Soutirage et mise en bouteilles prévu pour fin novembre.

    La soirée débuta pourtant mal avec un premier vin blanc mort et bouchonné : Mas de Daumas Gassac 2013 en Haute Vallée de Gassac.

    Le second blanc, à la robe jaune et au nez discret et léger sur des notes florales et de coing nous offrit une bouche beurrée, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Bien que jugé trop extrait par certains, trop chaud, avec un manque de salinité et de fraîcheur, on lui reconnaît une jolie trame et un côté plaisant, complexe et minéral. Et tout le monde est au sud et se plante : Les Houx 2012 en Muscadet sur lie de Jo Landron en Sèvre et Maine. Pas mal.

    On passe aux rouges avec un premier vin à la robe trouble et nature. Au nez, je confirme le vin nature : jus de fraises écrasées avec une pointe de noyau de cerises. Et en bouche, pas de doute, c'est bien un vin nature : un jus léger avec un perlant léger. Ce n'est vraiment pas mon truc. Et pourtant, certains trouvent cela vraiment bon. ils évoquent un pinot noir bourguignon ou un pinot noir de Loire, avant que quelqu'un n'évoque un Gamay, ce qui s'avèrera exact : Expectatia en Vin de France de Christian Dutroux. On suppose en 2014 puisque mis en bouteille en mars 2015.

    Le second rouge présente une robe plus foncée (ce n'est pas difficile) mais avec quelques années d'évolution quand même. Le nez est plus classique, sur le fruit. C'est chaud, mais on est au nord. En bouche, ce n'est ni boisé, ni confit : noyau de cerises, alcool, un côté soyeux en fin de bouche, sans sécheresse. Il reste une sucrosité que Rayas n'aurait pas et on pense donc à un bourgogne chaptalisé : Chambolle-Musigny Premier Cru "Derrière la Grange" 1990 du Domaine Amiot-Servelle. Souvenirs, souvenirs...

    On poursuit avec un vin à la robe foncée et au nez de vin Nature. En bouche, un Cabernet de Loire entre 1 à 5 ans, dans un grand millésime mûr. Beaucoup de tannins pas encore enrobés, mais c'est soyeux et fondu. Certains s'extasient devant la pureté du fruit qui s'exprime. Loire ? Oui. Cabernet Franc ? Oui. Vin Nature ? Oui. Angers ? Non. Anjou ? Oui. Grappes entières 2011 en Anjou du Domaine Mosse. Belle bouteille d'Agnès et René.

    IMG_0255.jpg

     Le dernier rouge de la soirée, à la robe noire et au nez jeune et épicé, expressif et attirant, mais qui s'atténue un peu à l'aération, présente une bouche fraîche et pourtant très mûre, avec des tannins fins et délicats enrobés et de la vivacité en fin de bouche. On l'apprécie bien. Il y a des notes de garrigue. Le Mourvèdre est éliminé, et les notes métalliques poussent à penser à une Syrah du nord : Côte Rôtie 2013 de François et Fils.

    IMG_0258.jpg

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Chez moi, vu les congés qui arrivent déjà.

  • Angoisse de black out non fondée...

    C'est la folie, tous ces gens qui courent acheter un groupe électrogène, ou ces entreprises qui pré-louent un énorme groupe électrogène sensé assurer leur alimentation électrique en cas de black-out cet hiver... Un climat de peur infondée semble s'être installé.

    N'oublions quand même pas que la Belgique n'est pas isolée, mais connectée à toute l'Europe, et même plus loin. En cas de soucis, des transferts d'énergie sont donc possibles. N'oublions pas, non plus, toutes nos centrales thermiques à l'arrêt depuis longtemps, mais qu'il suffirait de remettre en route.

    Côté météo, voyons ce que prédit mon gourou (Météolaflèche.com) :

    Novembre 2014 : Douceur ( + 1° C par rapport à la normale), mais précipitations importantes en seconde quinzaine (+ 40%) et soleil déficitaire (- 25%). Forts coups de vent sur l'Ouest. Premières neiges, en France (limite pluie /neige : 1.000 mètres) durant la 1ère quinzaine.

    Décembre 2014 : Douceur toujours ( + 1° C), coups de vents et précipitations (+ 40%), et peu de soleil (- 30%). A nouveau de la neige en France pendant la seconde quinzaine.

    Janvier 2015 : On reste dans l'agitation, avec toujours autant de pluie (+40%) et un déficit en soleil (- 20%). En seconde quinzaine, toujours doux sur l'Ouest et offensive hivernale probable sur l'Est. Et grandes marées le 22 et 23 janvier (coefficient 109).

    Février 2015 : Première quinzaine humide, seconde quinzaine anticyclonique, un peu plus froid. Précipitations et ensoleillement normaux. 

    En résumé, nous allons vers un hiver doux, pluvieux et gris. Il faudra profiter de chaque rayon du soleil pour se recharger en vitamine D ! Et si, malgré tout, nous devions subir une coupure d'électricité un soir, quel plaisir de passer une soirée aux chandelles ! Cela changera du super-confort habituel dont nous ne nous rendons même plus compte...

     

  • Bandol demain... un vieux rêve.

    Heureux ! Cela faisait des années, même plus, que je souhaitais participer à la Fête du Millésime à Bandol, et cette fois-ci, mon rêve se réalise : j'y serai !

    Le Bandol rouge et moi, c'est une longue histoire d'amour qui a débuté il y a bien longtemps quand, lors d'une séjour professionnel à Nice, j'ai découvert en déjeunant sur une plage un Moulin des Costes du Domaine Bunan qui m'a plus que séduit.

    Il n'en fallu pas plus pour que je me rende illico-presto à La Part des Anges, en acheter quelques flacons. Olivier Labarde, le patron, me fit partager sa passion pour ces grands vins, qui quand ils sont bus au bon moment, peuvent vous procurer un plaisir proche du nirvana. C'est ainsi que j'ai découvert et acheté mes premiers Terrebrune, Lafran Veyrolles Longue Garde, Pibarnon et autres La Tour du Bon, Cuvée Saint-Féréol.

    C'est à ce moment aussi que j'ai commencé à délaisser les  grands Bordeaux, rendus imbuvables par le changement de vinification (osmose inverse et boisé pour plaire à Parker), et rendus inaccessibles par une hausse fulgurante des prix. J'avais désormais bien plus de plaisir à boire un bon Bandol qu'un soi-disant très bon Bordeaux.

    Je me rappellerai toute ma vie ce Terrebrune 1993 dégusté à l'Epuisette à Marseille : magnifique, parfait, 100% de plaisir. Mais il y a aussi La Bégude, Gros-Noré, JP Gaussen, Tempiers, Pradeaux et beaucoup d'autres...

    Ma cave, composée à l'époque de 95% de Bordeaux Grands Crus Classés est aujourd'hui composée de 60% de Bandols, 35% de Côtes du Rhône et 5% de vins du Languedoc. Plus une seule bouteille de Bordeaux, un vin qui désormais me semble manquer de fruits, trop boisé, asséchant en finale. Plaisir zéro, à quelques rares exceptions près.

    Je participerai donc à cette grande fête dimanche à Bandol, mais, cerise sur le gâteau et énorme privilège, je participerai également au Dîner des Vignerons de Bandol ce vendredi soir, lors duquel des dizaines de Bandols des années 2011 à 2003 seront servis, pour notre plus grand plaisir à tous. Un fameux week-end qui s'annonce fort bien...

     

    bandol,vins,mourvèdre,cépage,climat,terroir,dégustation,plaisir,partage


  • Nouvelle carte de la montée des eaux...

    Si ce qui est annoncé ci-après est juste, voici ce qui arriverait dans peu de temps :

    http://flood.firetree.net/?ll=51.8833,4.6472&z=10&m=30

    Alors que le réchauffement climatique ne semble plus maîtrisable, une nouvelle étude, qui se base sur des relevés géologiques passés, montre que le niveau des océans devrait considérablement augmenter dans le futur. Cette recherche a été publiée dans la revue Geology.

    L'histoire géologique de la Terre nous apprend que le niveau des océans n'est pas stable. Ainsi, il y a environ 100 millions d'années, au temps des dinosaures, à la fin du Crétacé inférieur, le niveau des océans était environ 100 à 150 mètres au-dessus du niveau actuel. Et il y a seulement 18 000 ans, lors de la dernière glaciation, il était inférieur d'environ 120 mètres.

    Une nouvelle recherche effectuée sous la direction du professeur de sciences de la terre et des planètes de l'université de Rutgers (New Jersey - USA), Kenneth Miller, nous apprend qu'en admettant que l'humanité parvienne à limiter le réchauffement planétaire à 2°C, ce qui apparait maintenant comme hautement improbable, les résultats de cette étude suggèrent que les générations à venir devront faire face à une montée du niveau de la mer de 12 à 32 mètres par rapport à son niveau actuel !

    Les scientifiques se sont basés sur l'étude de couches géologiques et de roches en Virginie (Etats-Unis), dans l'atoll d'Eniwetok dans le Pacifique et en Nouvelle-Zélande. Ils ont examiné les vestiges de l'ère Pliocène, il y a 2,7 à 3,2 millions d'années, à une période où le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère était à notre niveau actuel, avec des températures atmosphériques supérieures de 2°C à celles d'aujourd'hui. 

    Or, à cause des rejets massifs de gaz à effet de serre provenant de nos activités, la basse atmosphère se réchauffe rapidement et nous devrions donc connaître, dans seulement quelques décennies, un climat similaire à celui qui était présent il y a quelques millions d'années.

    Durant cette période, le niveau des océans était d'environ 22 mètres supérieur tout simplement parce qu'une grande partie des calottes glaciaires polaires avaient fondu : "La différence de volume d'eau libéré représente l'équivalent de la fonte de tout le Groenland et de la banquise de l'Antarctique Ouest, ainsi que d'une partie de la banquise marine d'Antarctique Est", a expliqué Richard Lane, directeur de programme de la division de géologie de la National Science Foundation (Etats-Unis), financeur de cette recherche.

    Rappelons que la fonte totale des calottes glaciaires entraînerait une montée d'environ 70 à 80 mètres.

    Le lien vers la carte interactive vous permet de voir ce qui sera sous eau, et par conséquent, d'anticiper dans vos achats immobilier. La Côte Belge aux portes de Bruxelles dans quelques décennies ? Ce serait incroyable ! Et pourtant...

    L'article dans son intégralité sur Notre-Planète.info

     

  • HAARP, le nouveau jouet...

    HAARP : une nouvelle arme terrifiante. Il s'agit d'un transmetteur américain ultra puissant, capable d'envoyer 3,6 millions de Watts à une altitude de 100 à 350 km d'altitude au-dessus de n'importe quel endroit du globe, en hautes ou en basses fréquences. Cette masse électrique de quelques centaines de mètres d'épaisseur et d'un diamètre de 10 à 40 km provoquerait plusieurs phénomènes.

    Dans le livre "Les anges ne jouent pas de cette HAARP" écrit en 1995 par Nick Begich et Jeane Manning, les auteurs prétendent que la capacité d'HAARP à influencer l'ionosphère serait beaucoup plus importante qu'admise officiellement. Selon eux, ces 180 antennes permettraient un jour de faire des recherches pour pouvoir modifier le climat, interrompre toute forme de communication hertzienne, détruire ou détourner avions et missiles transcontinentaux et finalement, influencer les comportements humains, tout cela via des actions sur l'ionosphère.

    En 1999, un rapport de la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense du Parlement européen reprend une partie de ces assertions et mentionne que « le système militaire américain de manipulation ionosphérique, HAARP, lequel est basé en Alaska et ne représente qu'une partie du développement et de l'usage d'armes électromagnétiques à des fins de sécurité tant extérieure qu'intérieure, constitue un exemple d'une nouvelle menace militaire particulièrement grave pour l'environnement et la santé humaine au niveau planétaire ».

    Toutefois, aucune donnée tangible ne permet de soutenir cette théorie, les États-Unis étant par ailleurs parties à une convention internationale interdisant ce genre de pratiques. 

    Cependant, Hugo Chavez met en cause la HAARP dans le tremblement terre à Haiti, et d'autres commencent à faire de même pour celui qui vient de toucher le Japon, car on a remarqué, 3 jours avant le drame, des anneaux de chaleur presque parfaits, de  fréquences ultra-basses (2,5 HZ), juste au-dessus de l'épicentre... Quant au vol Rio-Paris, on n'en saura jamais rien...

    Mais quand on possède un aussi beau jouet, on l'essaye, non ?

  • Hivers froids et réchauffement...

    Le fait peut sembler étrange et pourtant, selon des scientifiques, les hivers rigoureux qui se succèdent en Europe depuis dix ans sont liés, en grande partie, au rechauffement climatique.

    Au premier regard, la froideur glaciale qui s'est abattue sur l'Europe semble peu compatible avec la hausse moyenne des températures attendue d'ici la fin du siècle et qui pourrait atteindre de 5 à 6 degrés. Aux climato-sceptiques qui y voient la preuve que le changement climatique n'existe pas, certains scientifiques répondent que ces vagues de froid sont un refroidissement temporaire, au sein du réchauffement global.

    Mais, une nouvelle étude va plus loin, et montre que la hausse du thermomètre est précisément à l'origine de ces hivers enneigés et particulièrement froids.

    Le coupable serait la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement, deux à trois fois supérieur à la moyenne, a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. Elle pourrait même disparaître entièrement durant les mois d'été d'ici la fin du siècle. Les rayons du soleil, qui ne sont plus repoussés par la glace, réchauffent encore un peu plus la surface du globe à cet endroit. Une mer sans glace, et c'est tout le système de pressions qui s'en trouve bouleversé.

    "Mettons que l'océan soit à zéro degré", explique Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur l'impact climatique. "Il est ainsi beaucoup plus chaud que l'air ambiant dans cette zone polaire en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l'atmosphère, que vous n'avez pas quand tout est recouvert de glace. C'est un changement énorme", ajoute-t-il.

    Le résultat, selon une étude publiée au début du mois par le Journal de Recherche Géophysique, est un système de hautes pressions qui pousse l'air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, vers l'Europe. 

    "Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d'avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l'Asie", y explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l'étude.

    D'autres explications pour ces hivers atypiques, comme une baisse de l'activité solaire ou des changements dans le Gulf Stream, "ont tendance à en exagérer les effets", ajoute Vladimir Petoukhov.

    Il souligne également que lors de l'hiver glacial de 2005-2006, quand les températures étaient de 10° inférieures à la normale en Sibérie, aucune anomalie n'avait été constatée dans l'oscillation nord-atlantique, phénomène météorologique avancé par certains comme une explication possible de ces hivers rigoureux.

    Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l'ensemble du globe, où 2010 devrait être l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

    "Quand je regarde par ma fenêtre, je vois 30 cm de neige et le thermomètre dit -14°", raconte Stefan Rahmstorf, qui s'exprimait au téléphone depuis Potsdam. "En même temps, au Groenland, nous sommes au-dessus de zéro en décembre"! Source : Nouvel Obs et AFP.

     

  • Dégustation du lundi (88)

    Dégustation à l'aveugle, à 5 ce soir, sur le thème des bouteilles produites à moins de 10.000 exemplaires. Premier flacon à la robe rubis légèrement évoluée et au nez de petits fruits rouges. En bouche, du Pinot noir, sur une belle structure plaisante et assez souple : on est en Côtes de Nuit. Chambolle Musigny Premier Cru 2006 du Domaine Lécheneaut à Nuits-Saint-Georges.

    Seconde bouteille, à la robe noire et au nez riche, confit, de garrigue, mais sans exubérance. La bouche est ronde, sur des fruits mûrs, élégante et racée, sur une longue finale épicée. On croque dans un melon mûr à souhait et poivré : Prima Donna La Livinière 2006 du Domaine de l'Oustal Blanc, en Minervois La Livinière. 1.800 bouteilles produites.

    Troisième flacon, à la robe pourpre et au nez de bonbon acidulé. En bouche, des cuberdons acidulés. Ce n'est pas fruité, c'est juteux. On est au sud des Côtes du Rhône : L'Anglore " Cuvée Véjade" Vin de table de France, Lot V. 2008.

    Quatrième bouteille, à la robe jaune paille, et au nez très sec. En bouche, de la noix et encore de la noix, avec un peu d'hydrocarbures, et sans un seul atome de sucre résiduel. Ce vin atypique manque d'un peu de fraîcheur : Vin de Voile de Robert Plageoles 1996 en Gaillac. Le seul vigneron à produire un vin de voile sur Gaillac.

    La semaine prochaine, "A la découverte de ..." nous amènera certainement à déguster quelques raretés. Qui vivra verra.

  • Ooooh, les belles olives...

    Et voilà, c'est fait ! Je viens de récolter les magnifiques olives des 2 oliviers plantés sur la terrasse. Jamais, en dix ans, je n'ai vu une telle quantité d'olives, et de si belles tailles. Après la floraison, toujours abondante, seule une vingtaine d'olives de type niçoise arrivait à maturité. Un peu peu, mais je suis déjà habitué avec la vigne. Alors ça va : on s'y fait. Cette année, sans en connaître la raison, c'est la profusion : des niçoises, des grosses rondes comme en Grèce, des ovales,  des vertes, des violettes et des noires ; on se croirait sur un marché provençal ! J'ai donc préparé une saumure dans les règles de l'art - de l'eau avec un PH de 7 et 10% de sel - et ai noyé mes trésors méditerranéens dans ce liquide, pour un an au moins. En octobre 2009, nous devrions déguster cette fantastique récolte 2008 d'olives bruxelloises. Je vous le dis : il y a quelque chose qui ne tourne plus rond sur cette planète. L'année prochaine, je me lance dans l'ananas...

  • On en saura plus vendredi...

    500 experts scientifiques sont réunis à Paris pour approuver le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Ce travail, qui a duré 6 ans et mobilisé plus de 2500 scientifiques de 130 pays, devrait confirmer des prévisions alarmantes sur le réchauffement climatique. A l’occasion de cet événement, Greenpeace publie un rapport dans lequel il propose un scénario pour réduire de 50% les émissions de GES d’ici 2050. Créé en 1988 à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) travaille sous l'égide de l'ONU et du PNUE. Il a publié son 1er rapport en 1990, devenu depuis un outil de décision pour les gouvernements. En 1995, son second rapport servira de base scientifique à la création du protocole de Kyoto. Le dernier, en 2001, a confirmé le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire et a fait état d’un réchauffement probable compris entre 1,4 et 5,8° de 1990 à 2100. Le niveau moyen de la mer devrait par ailleurs augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. Pour son très attendu 4ème rapport, le GIEC réunit cette semaine 500 experts internationaux à Paris, qui doivent en approuver les conclusions. Le contenu, qui est déjà annoncé comme très alarmant, doit être révélé vendredi. D’ores et déjà, les auteurs ont annoncé qu'il est désormais inévitable que les phénomènes climatiques extrêmes (fortes chaleurs, précipitations, tempêtes) deviennent plus fréquents. Le document évoque par ailleurs une hausse de la température de 3 degrés d'ici 2100 et n’exclut pas des hausses supérieures à 4,5 degrés. La suite vendredi... et n'oubliez pas d'éteindre vos lumières demain, jeudi, à 19h55, et de tout rallumer à 20h00 !

  • Chaud, 2006, chaud...

    2006 s’avère être la sixième année la plus chaude enregistrée au niveau mondial. Ainsi l’impression de réchauffement se confirme, d’autant plus que les autres années les plus chaudes sont 1998, 2005, 2002, 2003 et 2004. Pour la France, il s’agit de la deuxième année la plus chaude et en Australie on vit la pire sécheresse depuis que les mesures existent, quand au Canada 66 km² de glace se séparent du continent. Statistiquement cela définit non plus une anomalie mais une nouvelle tendance. Ces données sont donc alarmantes surtout quand les Etats Unis freinent encore au niveau fédéral pour ne pas adopter le protocole de Kyoto et que la Chine et l’Inde (2,4 milliards des habitants sur 6,5 millards) veulent comme nous consommer (soit environ un milliard d’habitant pour les pays "développés" USA - Canada - UE). Ce qui devrait en toute logique tripler notre consommation et pollution. Ainsi Chirac a mis le doigt où il fallait pour désigner les enjeux de la présidentielle en expliquant que la révolution "écologique" est aussi une révolution technologique, et donc industrielle. En effet, si nous voulons agir vite, nous devons basculer dans les nouvelles énergies. En fait nous savons tous que nous devrons changer de voiture (les bio-carburants, il fallait les faire il y a cinq ou dix ans, maintenant c’est un peu tard) pour passer à des voitures à énergie renouvelable. Nous savons tous que nous devrons changer nos modes de consommation par l’utilisation de plus en plus fréquente des transports en commun par exemple, mais aussi par des modes de distribution qui devront évoluer. Mais nous savons aussi qu’être à la pointe sur ces marchés est une opportunité pour le futur et pour nos industries. En effet si la recherche et le développement combinés à l’usage permettent d’établir des prix de marché d’électricité propre en dessous du marché actuel, alors les industries trouveront un argument pour rester ou pour se développer en France et en Europe. Nicolas Hulot face à cette dernière nouvelle se sentira certainement renforcé dans sa décision d’y aller. Souhaitons qu’il y aille pour que le débat monte un peu... et que les choses changent !

  • Voiture verte...

    Bon pour l'environnement et pour le portefeuille, on n'attendait plus que le biocarburant soit autorisé à la commercialisation. C'est chose faite depuis ce 1er janvier, en France. Tout en réduisant de 70% les émissions de gaz à effet de serre, le bioéthanol (composé de 15% de super et de 85% d'éthanol issu de betterave ou de céréales) est 30% moins cher que l'essence classique et même plus compétitif que le gazole. Un carburant à moins de 0,85 euro : c'est donc désormais possible, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis, au Brésil, en Suède, en Allemagne et en Pologne. Car, pour l'encourager, le gouvernement a annulé "toutes les taxes sur la partie verte (85% maximum) du produit". La fiscalité du superéthanol est ainsi fixée à 33,43 euros/hl. "Conformément à leurs engagements, les distributeurs de carburants signataires de la charte vont progressivement installer les nouvelles pompes pour atteindre l'objectif de 500 à 600 points de ventes avant la fin de l'année 2007", a expliqué le ministère de l'Economie. Restent les automobiles vertes. Aujourd'hui, seuls deux constructeurs en vendent. Mais trois autres se sont déjà engagés à proposer au moins un modèle adapté dès cette année. Le gouvernement souhaite ainsi porter la part des biocarburants dans la consommation totale de carburant à 5,75% en 2008 et à 7% en 2010, tandis que, selon un sondage, 9 Français sur 10 se disent disposés à acheter un véhicule roulant au biocarburant et 7 sur 10 sont prêts à payer plus cher à la pompe pour "rouler propre". Il serait grand temps que tout le monde s'y mette, et vite... Soyez relax, roulez en voiture verte !

  • 2006 : +0,42°...

    La température moyenne à la surface du globe a encore augmenté de 0,42 degré en 2006, sixième année la plus chaude depuis le début des statistiques, selon des données révélées aujourd'hui par l'Organisation mondiale de météorologie (OMM) et commentées sur le site Nouvel Obs.com. Dans l'hémisphère nord, plus industrialisé, l'augmentation de température est de 0,58 degré au-dessus de la moyenne de la période de référence 1961-1990, ce qui fait de 2006 la quatrième année la plus chaude. Le record est détenu par l'année 1998. L'accroissement est cette année de 0,26 degré dans l'hémisphère sud, où 2006 a été la septième année la plus chaude. Les données n'incluent pas le mois de décembre et seront complétées en février prochain mais la tendance est bien claire et il ne devrait pas y avoir de changement notable, a indiqué à la presse le directeur général de l'OMM, Jean-Michel Jarraud. Le réchauffement de la planète est dû pour l'essentiel à l'activité humaine, a-t-il rappelé. L'année 2006 a été marquée par des désordres climatiques comme des sécheresses prolongées dans la corne de l'Afrique, en Australie et en Chine. Des inondations inhabituelles se sont abattues sur l'Europe de l'Est en avril, mais aussi dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique Latine.En Europe, la température moyenne du mois de juillet a été la plus élevée jamais enregistrée, de 2,7 degrés au-dessus de la normale. L'automne a également été exceptionnel avec des températures de trois degrés plus élevées, du nord des Alpes au sud de la Norvège. Les températures n'ont jamais été aussi élevées cet automne en Angleterre depuis 1659, aux Pays-Bas depuis 1706 et au Danemark depuis 1768. La période de janvier à septembre a été la plus chaude jamais observée aux Etats-Unis tandis que l'Asie a été frappée par une saison cyclonique particulièrement dure. Les désordres climatiques ont favorisé d'immenses incendies de forêt, provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue et détruit des récoltes. La fonte des glaces arctiques s'accélère, a aussi constaté l'OMM. En septembre, la surface glaciaire était la plus petite jamais enregistrée après 2005, soit 5,9 millions de km2. Le rythme de fonte est désormais de 8,6% par décennie, soit 60.421 km2 par an, "plus que la superficie de la Suisse", s'est alarmé M. Jarraud. La glace qui recouvre l'océan Arctique pourrait complètement disparaître durant l'été d'ici 2040, selon une étude publiée mardi dans le magazine américain Geophysical Research Letters. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent de se développer au rythme actuel, la banquise qui recouvre l'Arctique pourrait connaître des périodes de stabilité suivies par une brusque fonte des glaces. Selon des travaux de chercheurs du Centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR) de l'université de Washington et de l'université Mc Gill de Montréal, en 2040, seule une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendrait sur la côte nord du Groenland et du Canada durant les mois d'été. Cette fonte brutale devrait avoir un impact profond sur le réchauffement de la planète, ont mis en garde les experts. L'OMM va d'ailleurs lancer en 2007 une étude sur deux ans consacrée aux évolutions dans les régions polaires et leurs relations avec les changements du climat, a annoncé M. Jarraud. Bref, tout se confirme et s'accélère. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Sécheresse millénaire en Australie...

    En Australie, la température moyenne pour 2005 a été de 22,89 °C, un accroissement de plus de 1°C par rapport à la température moyenne entre 1961 et 1990, et le record absolu depuis que les enregistrements de température ont commencé en 1910. Le Ministre Australien de l'environnement, Monsieur Ian Campbell, avait admis que ces changements étaient "alarmants". Le barrage de Pejar dont le réservoir n'était déjà plus qu'à 10% de sa capacité, devait alimenter la ville de Goulburn et toute sa région. Malgré cela, l'Australie, comme les Etats-Unis, avait signé le protocole de Kyoto mais avait refusé de le ratifier. Eh bien, c’est reparti en 2006 ! Là bas, c’est le printemps, et bien avant que la saison sèche de l’été n’arrive, la sécheresse est déjà exceptionnelle : Mike Rann, le premier ministre d’Australie du Sud, a déclaré : "On nous a expliqué à la réunion de la gestion du bassin Murray-Darling que ce qui nous attend à présent, ce n’est pas une sécheresse centenaire, mais une sécheresse millénaire. Nous sommes maintenant en territoire inconnu." Le déficit de pluie sur le bassin Murray-Darling, dans le Sud-Est de l’Australie, est tragique. Dans ce bassin se trouvent trente rivières et des centaines d’affluents, et ce bassin alimente 70% des terres agricoles irriguées d’Australie. Ces rivières pourraient se retrouver complètement à sec dans les six mois. Les récoltes de blé, d’orge et de colza pourraient chuter cette année de 60% ! Cela leur apprendra de ne pas ratifier le protocole de Kyoto, et de continuer de vivre et polluer comme si de rien n'était ! Peut-être bien qu'ils vont enfin changer d'avis, maintenant ? Et avec les coups de soleil qu'ils se tapent, à longueur d'année, l'Australie pourrait être le premier pays à passer à l'énergie solaire à 100% ! Mais je crois que je rêve..., ce serait trop simple et trop beau...

  • Encore une belle journée...

    L'automne météorologique 2006 devrait être le plus chaud jamais enregistré en Belgique depuis 1833, année du début des relevés. La température moyenne devrait dépasser les 12,3°, précédent record qui date d'un an à peine. "Notre climat est très variable, mais il est clair aujourd'hui que le réchauffement se marque chez nous, notamment au travers de ces automnes plus doux", explique-t-on chez MétéoServices. Un autre signe remarquable du réchauffement dans nos régions est la hausse de la température de la mer du Nord. En octobre, elle était de 2,4° supérieure à la moyenne des années 1968-1993, selon l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg (Allemagne). En octobre, la température moyenne de la mer du Nord était de 14,2 degrés, soit 2,4 degrés de plus que la moyenne calculée pour ce mois entre le début des mesures en 1968 et 1993 (11,8 degrés), et plus d'un degré de mieux que le précédent record mesuré en 2005. Et tous ces faits n'empêchent pas certains de nier le réchauffement en cours et de postposer la prise de mesures, pourtant urgentes, à adopter... Et comme ces mesures toucheraient de plein fouet les grandes multinationales, on commence à comprendre cette réticence à agir... Mais qui payera la facture finale ?

  • Le climat change...et nous, on fait quoi ?

    Alors que s’ouvre à Nairobi, le 6 novembre, la Conférence internationale sur le climat des Nations Unies, les organisations non gouvernementales appellent à la mobilisation planétaire le 4 novembre. En France, de nombreuses manifestations se dérouleront à l'appel de huit ONG de défense de l'environnement : le Réseau Action Climat, les Amis de la terre, Greenpeace, Agir pour l’Environnement, France Nature Environnement, WWF, Réseau Sortir du Nucléaire et Vélorution. L'objectif : inciter les citoyens à agir et faire pression sur les gouvernements afin que de réels engagements soient pris au niveau international pour préserver le climat. Il est extrêmement important que les citoyens s'approprient cette question du dérèglement climatique et qu'ils expriment leurs préoccupations et fassent pression auprès des décideurs afin que ceux-ci prennent enfin des mesures fortes. Sous le slogan « le climat change... et nous, on fait quoi ? » ce sont, au total, 17 actions locales ou régionales* qui ont été mises en place. Le Réseau Action Climat France espère que les décideurs se mettent vite d'accord sur la teneur de leurs engagements après 2012 puisque tout retard dans la prise de décision rendra pratiquement impossible l'atteinte de l'objectif de la Convention, à savoir, la stabilisation du climat. Il demande également à ce que les pays industrialisés s'engagent sur des objectifs beaucoup plus ambitieux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et qu'ils aident les pays en développement à s'adapter aux effets du changement climatique qui sont déjà visibles. En Belgique, plusieurs associations environnementales organisent demain, samedi, de 10h00 à 12h00, Place de la Monnaie, au cœur de Bruxelles, une action pour « réveiller » nos décideurs. Une information sur les changements climatiques sera mise à disposition du public et une sensibilisation sera menée pour alerter chacun(e) sur ce qu’il(elle) peut faire pour contribuer à la lutte contre ces changements. A demain ?

  • Mobilisation des citoyens...

    Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les engagements du protocole de Kyoto. C'est ce qui ressort du rapport annuel du secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. D'après le rapport intitulé « Données des gaz à effet de serre 2006 » qui compile les données rassemblant les informations venant des 41 pays industrialisés parties à la Convention-Cadre, les émissions globales des pays industrialisés ont chuté de 3,3 % au cours de la période 1990-2004, mais cette baisse était surtout attribuable à une diminution de 36,8 % des émissions dans les pays d'Europe centrale et orientale en transition sur le plan économique. Dans les autres pays industrialisés, les émissions ont au contraire progressé de 11%. Ce qui est préoccupant c'est que les pays en transition sur le plan économique, qui étaient principalement responsables jusqu'à présent de la réduction globale enregistrée dans les pays développés ont connu un accroissement de la production de gaz à effet de serre de 4,1 % au cours de la période 2000-2004. Les transports restent le secteur le plus inquiétant avec des rejets de gaz à effet de serre ayant augmenté de 23.9 % entre 1990 et 2004. Sur les 41 pays répertoriés dans cette étude, 34 ont augmenté leur rejet entre 2000 et 2004. Parmis eux : le plus gros producteur de gaz à effet de serre, les Etats-Unis. Avec 7 milliards de tonnes rejetées en 2004, ils sont responsables de 39,4% des émissions de l'ensemble des 41 pays. Le pays qui enregistre la plus forte progression est la Turquie, dont les émissions ont augmenté de 72,6% entre 1990 et 2004. Parmi les pays qui ont signé le protocole de Kyoto, l'Espagne (+49% entre 1990 et 2004), le Portugal (+41%), la Grèce et le Canada (+26,6%) apparaissent comme les moins bons élèves. D'autres sont en revanche relativement proches de leurs objectifs : l'Allemagne a réduit ses émissions de 17,2% depuis 1990, la Grande-Bretagne de 14,3%, le Danemark de 1,1 et la France de 0,8%. Une Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques aura lieu à Nairobi du 6 au 17 novembre. Les négociations relatives à la deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto devraient se poursuivre ainsi que le dialogue sur l'évolution future des actions menées en rapport avec les changements climatiques. Précédant de deux jours cette conférence, le 4 novembre prochain est la date retenue par les Organisations Non Gouvernementales pour que les citoyens de toute la planète se mobilisent en faveur de la lutte contre le changement climatique. C'est samedi ! Espérons que les terriens que nous sommes tous, prendront un peu plus conscience du comportement à adopter pour aller dans le bon sens ! Sept milliards de petits gestes qui peuvent changer la planète...

  • Il n'y a plus de saisons...

    Ce jeudi à Uccle, le thermomètre a grimpé jusqu'à 22°C ! On ne peut pas encore dire si la température moyenne du mois d'octobre constituera un record, mais il semble bien qu'octobre 2006 sera le troisième mois d'octobre le plus chaud de tous ceux enregistrés jusqu'ici. Le dernier record s'élevait à 21,8°C et datait de 1913... L'année 2006 a déjà donné quelques records climatologiques, avec notamment le mois de juillet au niveau de la température moyenne (23), de la température maximum moyenne (28,6) et de la température minimum moyenne (17,3). L'humidité relative de 64 pc constituait aussi un record. Le mois de septembre, avec sa température moyenne de 18,4°C et sa température maximum moyenne de 23,4°C, constitue également un record, tandis qu'août 2006 a été le mois d'août le plus sombre depuis que sont mesurées de telles données, avec une durée d'ensoleillement de 94h30. Le problème est que ce genre de record de hautes températures n'arrête pas de se produire de plus en plus fréquemment depuis 1990, après 300 ans de climat stable. Cela prouve que tout se dérègle et qu'il est grand temps d'inverser la tendance ! Commençons par respecter nos engagements pris à Kyoto : ce sera déjà un bon début...

  • Dépenses à venir...

    Le changement climatique aura un coût économique extrêmement élevé. C’est ce qui ressort de plusieurs rapports et notamment d’une étude menée par les économistes du « Global development and Environment Institute » de l’université de Tufts aux Etats Unis pour les Amis de la Terre. Le rapport « Changement climatique – le coût de l’inaction » met en évidence les dépenses qui seraient causées par un échec des gouvernements à prendre des mesures pour limiter la hausse des températures. Dans ce cas, le coût pour l’économie pourrait atteindre 20 trillions (20 milles milliards) de dollars par an en 2100, soit entre 6 et 8% du résultat économique de cette période. De plus, l'association les Amis de la Terre souligne que ces chiffres sont sous-estimés car ils ne tiennent pas compte du coût des pertes en terme de biodiversité ou d’événements climatiques extrêmes. Nous devons commencer à réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour éviter la catastrophe dans les années à venir. Rappelons qu’au cours du XXe siècle, la température moyenne de la planète s'est élevée d'environ 0,6°C et celle de l'Europe de plus de 0,9°C. Les prévisions des scientifiques tablent pour la fin du XXIe siècle sur une hausse des températures de 2 à 6 degrés, voire plus. Les effets seraient considérables : hausse du niveau des mers, développement de maladies tropicales et des cancers de la peau, extinction de nombreuses espèces, diminution des ressources pour l’alimentation (poissons, céréales, …), raréfaction de l’eau, cataclysmes naturels. Il serait nettement moins cher de s'y mettre tous, maintenant, afin de plafonner cette hausse des température au minimum possible et de limiter les dégâts, avant que la situation ne soit irréversible ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Les pieds dans l'eau...

    Un climatologue de la Nasa a commenté le réchauffement de la planète qu'il étudie :"Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période interglaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12.000 ans", a-t-il indiqué. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux" alors que les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue américain."Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a encore souligné l'expert de l'agence spatiale américaine. Ca, c'est prévu pour 2050. Les Pays-Bas et la Flandre seront les pieds dans l'eau chaude, infestée de méduses et autres requins... Quant à nous, à l'Altitude 100, on aura encore le temps de voir venir... Mais où allons-nous ?

  • Fonte des glaces...

    De retour d'une expédition au Groenland, une équipe de scientifiques et d'écologistes de Greenpeace, affirment avoir constaté que les effets du réchauffement de la planète s'accélèrent au pôle Nord. L'étude des glaciers, notamment, révèle que leur fonte est beaucoup plus importante que prévu et qu'ils se déplacent de plus en plus rapidement.Le scientifique Gordon Hamilton se préoccupe particulièrement du cas du glacier de Kangerdlugssuaq. Il s'est retiré d'environ 5 kilomètres depuis 2001, alors que cela faisait 40 ans qu'il se maintenait dans une position stable ! Même évolution pour le glacier de Helheim: il s'est rétracté de 4,5 km depuis 2001. Sa position était demeurée stable depuis 1972. Il se déplace même tellement vite qu'un montage vidéo du glacier filmé pendant 8 heures permet de percevoir son mouvement !« Si nous avions encore besoin de nouvelles preuves sur la gravité et l'accélération du phénomène des changements climatiques, l'expédition de Greenpeace au Groenland cet été les a apportées », conclut Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. Il a pris part à l'expédition. En 25 ans, le pôle nord a perdu 30% de sa surface, et de nombreux trous d'eau et fissures apparaissent dans ce qui reste... La fonte des glaces, c'est l'avenir de notre climat : il serait temps qu'on respecte et applique enfin les principes de la Convention de Kyoto...

  • Quel beau mois d'août...

    Après avoir suffoqué en juillet sous des températures torrides (le mois de juillet le plus chaud depuis 1830), nous voilà grelottant , mouillés, frigorifiés durant tout ce mois d'août 2006 qui sera certainement le plus froid et le plus humide répertorié depuis 1830... Déjà que l'été n'est pas long en Belgique, j'ai l'impression de ne pas avoir eu ma dose de soleil, et début septembre n'annonce rien de bon (météo à 15 jours). Mais peut-être aurons-nous un été indien en Novembre et Décembre ? Le climat étant perturbé par le réchauffement de la planète et la fonte des glaces aux pôles, tout est dorénavant possible. Les eaux douces de la fonte des glaciers, d'une densité différente de celle de l'eau de mer, pourraient modifier le parcours du Gulf Stream et provoquer une période glaciaire sur l'Europe. Et alors que tout le globe continuerait de se réchauffer, et le niveau de l'eau de monter, seule l'Europe grelotterait et verrait ses glaciers se reconstituer. Scénario catastrophe pour les frileux, et pour ceux qui, ayant parié sur le réchauffement du climat ont planté palmiers, oliviers et vignes dans leur jardin... Terriens, mais où ce que tout cela va nous mener ? (A part aux sports d'hiver...).