classement

  • Dégustation du lundi 109

    Belle dégustation à 4 ce lundi soir, sur le thème du classement de 1855. Notre maître à tous étant absent, ce fût moins facile de découvrir les vins présentés à l'aveugle. Bien que...

    Premier flacon, à la robe noire, avec des notes d'évolution en périphérie, et au nez chaud et boisé. La bouche, épaisse, puissante, ronde, est encore fort marquée par le bois, bien qu'en finale, on soit sur des cerises du nord ou des griottes et sur de la fraîcheur. Château Lynch Bages 2006 en Pauillac, Grand Cru Classé. A boire dans quelques années.

    Second flacon, à la robe rubis plus évoluée et au nez fruité et fondu. En bouche, un fruité plus développé, de la longueur, un boisé tout à fait intégré et discret, sur des jeunes arômes et des plus vieux arômes, avec de la complexité. Très beau ce Château Beau-Séjour Bécot 2003, en 1er Cru Classé Saint Emilion Grand Cru. Hélas, bouteille hors thème : ne pas confondre le classement de 1855, ne reprenant que des vins de la rive gauche, excepté Haut-Brion, avec le classement de 1956, confirmé par arrêté en 1984 et re-confirmé en 1996... j'ai appris quelque chose ce soir !

    Troisième flacon, au nez discret de vieux bordeaux et à la robe rubis. La bouche, fluette, diluée et évoluée se termine sur du fruit, avec une légère sécheresse. Château Lynch Bages 1995 en Pauillac, Grand Cru Classé. Adorateur de ce 5ème Grand Cru Classé, je n'en ai reconnu aucun des 2 ce soir, et suis assez déçu de ce que j'en ai goûté... Rien à voir avec ces grands Lynch Bages des années 80 !

    Dernier flacon de la soirée, à la robe cognac, aux reflets dorés, et au très beau nez de liquoreux. En bouche, une belle attaque, mais qui tombe assez vite, avec un manque de vivacité pour la porter. C'est plat, simple et sans trop d'expression. Château Guiraud 1998 en Sauternes 1er Cru. Dommage pour ce vin "le plus propre" des vignerons de Sauternes, qui travaille avec les doses minimales de sulfite, et sans sucre ajouté. Et, c'est quoi ce dauphin repris sur la capsules et l'étiquette?

    Lundi prochain, soirée anniversaire, avec un thème libre, sachant que l'intéressé est fort porté sur les vins naturels. Rendez-vous dans une semaine...

  • Dégustation du lundi (76)

    Ce soir, dégustation au Clos, attaqué par le Mildiou, sur le thème des Crus Bourgeois, avec une première bouteille à la robe rubis, et au nez boisé, avec un côté très chaud et, en même temps, un côté pas mûr... La bouche, sur un beau fruit et une longueur moyenne et chaude, présente un peu de verdeur et d'astringence : Château Poujeaux 2003, Moulis-en-Médoc, Grand Cru Bourgeois Exceptionnel. Second flacon, à la robe plus jeune, mais avec des notes d'évolution. Le nez, discret, offre des notes de vieux boisé (sous-bois, terreau, humus). La bouche, métallique, présente un vin assez dissocié, désarticulé, dilué et sec, sur un fruit un peu caché. On proposa un 2003; puis un 2000 pour ce Château La Fleur Milon 1990, Pauillac, Cru Bourgeois. Le troisième vin, à la robe grenat, et au nez de fruits qui tiennent bien et longtemps, offrit une bouche de fruits noirs, mais un peu molle et chaude. Château d'Arche 2001 Haut-Médoc, en Cru Bourgeois Supérieur, de Mähler-Besse, propriétaire de Château Palmer, Margaux. La quatrième bouteille, sur une robe rubis présentant un pourtour tuilé, avec un très beau nez fruité,  boisé, fumé et complexe fît l'unanimité. La bouche, équilibrée, sur du poivron, fondue et d'une belle intensité, offrait un fluidité de l'ancienne école (c'est-à-dire avant que Bordeaux ne vinifie ses vins comme il le fait aujourd'hui : vendanges tardives, petits rendements et bois neuf...). Très beau, ce Château Meyney 1982 en Saint Estèphe, de la maison Cordier. Pour terminer, une bouteille hors thème, à la robe rubis et au nez de cabernet franc et de poivrons, mais aussi très légèrement bouchonnée. Heureusement, pas de bouchon en bouche, une belle puissance sans lourdeur, mais un manque de finesse pour ce Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases, 1993 en Saint Julien. Lundi prochain : les Bandols, avec en vedette, le Mourvèdre, ce cépage si difficile mais tellement bon quand il est à maturité...