chardonnay

  • Dégustation du lundi 140

    Reprise des dégustations du lundi après ces longues vacances de Pâques tardives, avec un Clos en pleine forme. Dégustation qu'on débuta avec 2 vins blancs présentés en parallèle. Le premier à la robe jaune claire, le second à la robe plus foncée. Au nez, le premier est fruité, classique, avec du brûlé comme un riesling, et très net, tandis que le second présente un nez légèrement anisé, avec de la poire, plus riche. En bouche, le premier confirme son nez avec un vin parfait, un vin d'oenologue, avec une belle tension, une belle minéralité et un côté toasté, alors que le second, légèrement oxydé pour moi (pas pour les autres), avec de l'alcool de poire, est plus riche, plus gras et évolue fort dans le verre. Ce sont pourtant les mêmes cépages, dans le même millésime : Rieling Schossberg Cuvée Ste Catherine 2008, Clos des Capucins en Alsace Grand Cru du Domaine Weinbach de Colette, Catherine et Laurence Faller pour le premier, et Muenchberg Grand Cru 2008 de Julien Meyer, toujours en Alsace Grand Cru pour le second. Intéressant.

    Troisième blanc, à la robe jaune citron et au nez frais, très expressif, sur de la noix, avec un côté beurré et boisé. En bouche, hélas, un vieux vin, une vieille bouche, et un côté légèrement bouchonné : Domaine de l'Aube des temps 1995 en Vin de Pays d'Oc. On est en Chardonnay pour ce vin jamais dégusté auparavant, et pas folichon.

    On attaque enfin les rouges, avec ce quatrième flacon à la robe rubis et au nez biodynamique (pour moi) sur des fruits rouges bien présents. En bouche, c'est mûr, très légèrement pétillant, donc non protégé, sur une fort belle matière, avec de la chair et un très beau fruit, complexe, et une belle concentration. Un vin idéal sur un agneau de Sistéron à l'ail... Rêvolution 2006 du Domaine de la Tour du Bon, en Bandol. Moi qui adore les Bandols et qui ai des cuvées St-Férréol du même Domaine en cave, n'ai pas reconnu l'appellation, ni le cépage... On était plutôt sur une Syrah... Cuvée spéciale, quasi introuvable, et sans un milligramme de SO2. Pas mal, mais déroutant.

    Cinquième flacon, à la robe rubis et au nez bordelais (rive gauche) d'avant, c'est à dire sur une petite corbeille de fruits : super !  En bouche, c'est hélas moins bien, avec le boisé qui prend le dessus et le fruit qui s'estompe vite : Lagrange 1989 en Saint Julien. A noter que le vin est encore jeune si on tient compte des millésimes fort récents annoncés pas les dégustateurs.

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe rubis claire et au nez viandé et plus chaud. C'est fort bonbon, vanillé et sucré. En bouche, pas de grande complexité, riche à mourir, gourmand. Chaud et sans grande finesse. On pense à une Syrah, à une Grenache, et on se plante tout à fait ! C'est un Pinot noir en Côtes de Beaune 2003 ! Volnay Caillerets Ancienne Cuvée Carnot 2003 du Domaine Bouchard Père et Fils. Impossible de retrouver la typicité du Pinot noir, même en sachant ce que c'est ! Le millésime 2003, fort chaud en Bourgogne, doit y être pour quelque chose...

    Lundi prochain, toujours sur le thème du bonbon, nous inaugurerons l'ouverture de ce nouveau resto à Woluwé St Pierre, qui ouvre enfin ses portes demain après des travaux ayant pris un peu de retard... Qui vivra goûtera.

  • Dégustation du lundi 129

    Belle dégustation à 5 ce soir, bien que ce ne soit pas le style de vin que j'apprécie, même si ce sont de grands flacons...

    On débuta par un vin mousseux, à la robe jaune recouverte d'une mousse crémeuse et au nez de pommes. La bouche, frappée, offre une intensité de fruits et une minéralité géniales, le tout sur une belle acidité et un léger boisé. On est en Chardonnay 100% : Jacques Selosse "Lieux-Dits" en Champagne Grand Cru. Une bouteille dégorgée le 26/01/2010.

    Suivi un vin à la robe ambrée et au nez de vieux vin. En bouche, une belle acidité dans le raisin, en fin de bouche. Mais, pour le reste, c'est assez plat, manque de corps et de vivacité. Un Meursault 70 ? Et non : Mâcon-Chaintré "Le Caviste" 1995 en Vielles Vignes du Domaine Valette.

    On passa alors aux rouges, avec un premier flacon à la robe grenat et au nez jeune, sur le fruit. En bouche, une belle matière du sud, mais sur de la fraîcheur, avec des tannins pas encore tout à fait fondus : Bout d'Zan 2009 du Mas de Libian en Côtes du Rhône. La cuvée Khayyâm, pour 2 ou 3 euro de plus, est plus aboutie.

    Quatrième bouteille, à la robe foncée, et toujours ce nez de fruit frais (non confit). En bouche, une surprise : des rafles épaisses et tendres, très présentes, et que l'on garde longtemps en bouche. Sinon, c'est mûr et frais, et le fruit est bien présent : La Roche Buissière "Le Claux" 2007 en Côtes du Rhône, de Pierre et Antoine Joly.

    Cinquième flacon, à la robe rosé foncé ou rouge clair, c'est selon. An nez, du pamplemousse. En bouche, toujours des agrumes, mais avec un côté plus vineux qu'un vulgaire rosé : L'Anglore 2009 en Tavel. Loin de l'esprit qu'on se fait d'un rosé...

    Les 2 flacons suivants sont très proches l'un de l'autre, et dégustés en parallèle. Le premier présente une robe claire, tandis que celle du second est plus foncée. Au nez, dans les 2 cas, on est sur la fraîcheur du fruit. En bouche, c'est très fin et on pense au Pinot noir et à la bourgogne pour le premier, et peut-être à l'Alsace pour le second, toujours en Pinot noir. On pense à une macération carbonique complète pour le premier, et incomplète pour le second. La finale plus rêche du second nous fait penser à un millésime moins mûr. Pour finir, on s'accorde sur 2 bourgognes de Pacalet ou Cassard. Et comme ce n'est pas le cas, on se demande qui pourrait bien faire cela en Pinot noir en bourgogne ? Des nouveaux vignerons ? Et bien non, nous venons de déguster "Le Clos Goillotte" 2007 en Vosne-Romanée du Domaine Prieuré-Roch, et "Le Clos des Cornées" 2007 en Nuits-Saint-Georges 1er Cru du même Domaine Prieuré-Roch.

    Huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe rubis clair, et au nez en retrait par rapport à la bouche. Une bouche équilibrée, avec un fruit qui part en longueur.  Une manière de faire le vin, et un style magnifiques. Assurément, le meilleur des trois derniers : Gevrey-Chambertin 1er Cru Lavaux-Saint-Jacques de Philippe Pacalet.

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.