chômage

  • 64% des jeunes grecs sont au chômage. Et si on les aidait ?

    Les derniers chiffres du chômage au Portugal et en Grèce mettent une nouvelle fois en exergue les limites de la rigueur exigée par les créanciers internationaux. L’austérité se traduit par une récession endémique et des destructions d’emplois. Et ce sont les jeunes qui sont le plus touchés.

    Ainsi, au premier trimestre, le chômage a atteint, au Portugal, le taux record de 17,7%. Les plus touchés sont les 15-24 ans. 42% d’entre eux sont au chômage, contre 36% au premier trimestre 2012. Le gouvernement s’attend à ce que le taux de chômage dépasse les 18% cet année et l’an prochain, alors que 30.000 postes vont être supprimés dans la fonction publique. C’est un cinquième des effectifs.

    La Grèce, qui vit au rythme de l’austérité imposée par la troïka depuis son premier plan de sauvetage au printemps 2010, voit elle aussi ses files de chômeurs augmenter, alors que le pays est dans sa sixième année de récession.

    En février, le taux de chômage a continué de grimper, touchant désormais 27% de la population active. Comme au Portugal, les jeunes payent le plus lourd tribu à la crise. Plus de 64% des 15-24 ans sont sans emploi, une proportion inédite. Les mesures ciblées censées relancer les embauches des jeunes -comme la baisse du salaire minimum pour les moins de 25 ans – ont été vaines. Source Euronews.

    Il serait donc sympa de choisir ces pays comme lieu de vacances, afin d'aider la population à trouver un emploi saisonnier. Un afflux massif de touristes européens en Grèce, au Portugal et en Espagne pourrait améliorer le sort peu enviable des ces millions de jeunes européens désespérés et sans avenir professionnel à court et moyen terme. Seul le tourisme peut relancer quelque peu l'austérité ambiante de ces pays pourtant magnifiques.

    Pensez-y en réservant vos vacances d'été !

     

     

     

  • Chaud la rentrée, chaud...

    Et voilà, les pics de chaleurs sont désormais derrière nous : il fera désormais un temps plus supportable. Cela ne signifie pas que cela ne va plus chauffer.

    Cela chauffe entre Israël-Iran, un nouveau conflit mondial à venir ?

    Chaud aussi avec les banques du monde entier qui sont toujours en faillite virtuelle, mais avec en plus cette fois-ci, les états eux-mêmes qui le sont, pour leur être venus en aide. Et chaud avec les mesures d'austérité que les gouvernements vont devoir prendre pour éponger cette dette privée devenue publique...

    Nous aurons chaud avec l'augmentation des prix des matières premières (pétrole, céréales), et les révoltes qui s'ensuivront. Nous aurons chaud avec les manifestations de la population sud de l'Europe, privée de revenus, privée d'aide et mise à la rue. Le tout dans un contexte économique mondial de récession et d'hyper-chômage. La zone euro entrera en récession fin septembre, au terme de 2 trimestres consécutifs de recul de son PIB...

    Nous aurons chaud avec la situation de Fukushima, où rien n'est stabilisé, et où une catastrophe mondiale peut survenir à tout moment. Tout comme avec les vieilles centrales européennes fissurées, qu'on aimerait bien faire encore tourner, en minimisant ou en cachant la vérité. Comme chaque fois quand il s'agit de nucléaire...

    Bref, la rentrée risque d'être chaude aussi !

  • Après l'immigration, l'émigration...

    Cela sent de plus en plus le roussi en Europe...

    En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.

    Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie. Aujourd’hui, en Espagne, il n’existe pas de problème d’immigration mais plutôt un problème d’émigration. Lorsqu’on regarde la balance migratoire du pays, on voit bien qu’il y a plus de personnes qui s’en vont du pays que de personnes qui entrent.  

    Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola,  ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers.Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne. De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans. 

    Du côté de la Grèce, que peut-on espérer d’un pays où le taux de chômage atteint les 22% (un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans, depuis le début de la crise de la dette), celui des 15-24 ans dépassant les 50%? Là aussi, l'émigration vers des cieux plus cléments bat son plein non par envie, mais par nécessité...

    Pendant ce temps, les pays en dehors de la zone euro commencent à redouter une éventuelle faillite de la Grèce et une augmentation du flux des immigrations. Certains comme le Royaume-Uni réfléchissent déjà à une façon de se prémunir contre d’importants mouvements potentiels de personnes en recherche d’avenir à l’étranger. 

    Parallèlement à tout cela, un nouveau phénomène de déplacement des populations apparaît également : les migrations internes. Après l’exode rural des cinquante dernières années, on assiste au phénomène inverse, le retour à la terre. Les familles qui ne possèdent plus rien en ville (travail, argent) la quittent pour retrouver leur village d’origine. Les prix y sont moins élevés, ils y développent des cultures différentes de celles du passé. Selon les résultats d'une étude réalisée par l'institut de sondage Kapa research, 1,5 million de Grecs envisageraient de retourner vivre en province ou à la campagne.

    Et, pour couronner le tout, on signale dans ces pays en crise des vols à la tire, des vols de sacs à l'arraché, des vols de bagages, des vols avec agression et d'autres activités criminelles dans les endroits fréquentés par les touristes et à bord des transports en commun. Il faudra désormais être vigilant et éviter de faire étalage de richesse dans tous les pays touchés par cette crise bancaire sans fin qui devrait toucher l'Europe entière...

    Dans ces conditions, ne faut-il pas prévoir d'émigrer vers des régions plus prospères?