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  • Dégustation du lundi 149

    Nouvelle dégustation ce lundi soir, à l'aveugle, à 5, au Clos. 10 flacons à déguster : c'est un peu beaucoup, mais on y est arrivé..

    Mise en bouche avec un vin à la robe dorée et au nez équilibré, mûr et complexe, sur des hydrocarbures et des agrumes. La bouche est riche et grasse, harmonieuse et mature, florale, avec des notes de pêches et d'olives vertes. Beaucoup de chair et une belle palette aromatique diversifiée : Macabeu 2008 Château de Gaure en Roussillion. Un vin de Pierre Fabre dans la Vallée de l'Agly. Belle bouteille.

    On poursuit avec trois vins présentant un caractère commun. Le premier, à la robe dorée légèrement plus claire que le précédent, et au nez frais sur de la pomme verte, présente une bouche vive, fraîche, avec une belle longueur sur le fruit, avant de s'achever sur une finale boisée et vanillée. Il y a une belle acidité et la vivacité est remarquable : Le Chemin du Querry 2009 en Vin de Pays de Vendée du Domaine des Jumeaux, par Tard Jean-Marc. Nous sommes en Chenin.

    Le second présente une robe foncée, et un petit côté teinturier au nez. En bouche, un beau fruité, vite rattrapé par un côté plus austère et une finale sur des noyaux de cerises : Le Sang d'Yon 2009, toujours en Vin de Pays de Vendée. Nous sommes en Négrette (cépage). Un flacon à 6 euro départ propriété, hors taxes.

    Le troisième vin de la série, à la robe rubis et au nez de Pinot Noir présente une bouche nettement moins intéressante que le précédent : La Pierre aux Fées 2009, toujours en Vin de Pays Vendée.

    On continue, avec un cinquième flacon à la robe Whisky, et au nez frais, mais chaud aussi, sur de l'alcool et des hydrocarbures, avec un petit peu d'acidité volatile, et plus tout jeune. En bouche, assez surprenant : un Sauternes sans sucre, complètement sec ! Il y a une belle minéralité persistante en bouche et des notes d'abricots séchés non sucrés : Clos de la Coulée de Serrant 2000 en Savennières de Nicolas Joly. En Chenin. Voilà un flacon qui nous réconcilie avec La Coulée de Serrant. Très belle bouteille.

    Sixième bouteille, à la robe rubis. Nez de vin naturel, chaud, sur de l'alcool, et bouche de vin naturel sur des notes de bonbons acidulés et d'alcool et une finale sur des pruneaux brûlés. C'est souple et rond, mais manque de tannins : Vinum Négrette 2010 du Château La Colombière en Fronton. De Philippe et Diane Cauvin, vignerons amoureux, en biodynamie.

    La septième bouteille présente une robe foncée et un nez concentré sur une fort belle matière et de la Syrah. La bouche est riche, complète, puissante, et malgré tout facile, avec une bonne buvabilité. Il y a dans ce vin une belle harmonie, avec ces tannins fins fondus et cette longueur remarquable : Crozes Hermitage Les Bruyères 2009, Cuvée Georges Raynaud, de David Raynaud. Vraiment bon.

    La huitième bouteille présente également une robe foncée, et après un premier nez de cour de ferme qui disparaît en quelques secondes, un second nez sanguin, avec beaucoup de finesse, des épices et de la fraîcheur ravit tout le monde. La bouche est lactée, longue et fine, sur du fruit et une énorme fraîcheur. On est sur la délicatesse du fruit, avec une superbe finesse. Encore un échelon plus haut que la précédente. On parle d'une Côte Rôtie et c'est raté : Terre Des Chardons "Marginal" 2009 en Costières de Nîmes. Un vin magnifique, vivement bien conseillé par Olivier Labarde, de La Part des Anges à Nice. Ces 2 derniers vins me réconcilient avec les vins naturels...

    Suivirent les 2 bouteilles de trop : Domaine du Banneret 2005 en Châteauneuf-du-Pape de J-C Vidal, assez déséquilibré, et Domaine du Pégau "Cuvée Réservée" 2005, en Châteauneuf-du-Pape également, et encore moins bien que le précédent.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...