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  • Dégustation du lundi

    Première dégustation du lundi de 2016, à 6. Magnifique.

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    Avec, dans l'ordre de la dégustation : 

    Clos Rougeard "Les Poyeux" 2010, 2008 et 2006 en Saumur-Champigny, servis en même temps, à la mémoire de Jean-Louis Foucault, dit Charly, et disparu fin 2015.

    La Cuvée de l'Enfant Terrible 2006 de Jean-François Ganevat en Côtes du Jura.

    Château La Tour Haut Brion 1990 Cru classé de Graves en Pessac Léognan.

    Clos Rougeard 2008.

    Château Haut Brion 1979 Pessac Léognan, puis Haut Brion 2003.

    Tertre Roteboeuf 2010 en Saint Emilion Grand Cru

    Ceci dit, je ne relaterai désormais plus nos agapes sur ce blog, dont ce n'est pas le thème. Peut-être vais-je créer un nouveau blog uniquement destiné à ces dégustations hebdomadaires à l'aveugle, ou peut-être le ferons-nous en commun. C'est encore à voir, à discuter et à décider.

    Bon début d'année à tous !

  • Dégustation du lundi 278

    Petite dégustation fort sympathique à 4 ce lundi soir, et à Uccle pour changer.

    Un vin blanc pour débuter les festivités au nez alsacien parfumé. En début de bouche, un peu perlant, du sucre résiduel qui s'efface en finale car le vin est vif et tranchant. Belle minéralité et fort belle longueur, de la tension et une acidité vachement impressionnante : Keller 2006 Riesling Trocken Westhofen Brunnenhäuschen Rheinhessen.

    On passe aux rouges - et pas facile après un tel blanc - à la robe foncée et à l'agréable nez multiple, varié, pas coincé, sur la finesse avec des notes de garrigue. En bouche, c'est animal et sauvage, sur du noyau de cerise et du réglisse en finale, avec de la fraîcheur. On hésite entre Grenache et Mourvèdre. L'un part en Languedoc, l'autre sur Faugères, et le troisième, me connaissant, sur Bandol : Domaine de la Bastide Blanche 1990 cuvée Estagnol à Bandol. 25 ans le gaillard !

    Le flacon suivant s'avère bouchonné. Dommage : Cornas 1994 de René Balthazar.

    Son remplaçant vite trouvé, vite débouché, présente un très beau nez assez massif sur les fruits noirs, les fruits rouges, la prune. En bouche, cela balance. Pas de bois, que des tannins. Il y a des notes de fruits, de café, un petit côté métallique, de l'élégance et de l'alcool, et des notes salines qui poussent à en reboire : Cornas "Les Vieilles Fontaines" 1996 d'Alain Voge. Densité, sapidité, une des plus grandes Syrah du Rhône, à ce qu'on dit...

    C'est alors qu'on repasse aux blancs avec un vin jaune, au nez de Jura, un peu bourru avec un côté cassonade. En bouche, de la noix. C'est frais, fluet, avec ce côté caricatural de cassonade, puis acidité et longueur. Un côté curry un peu lourd et moins d'harmonie et moins équilibré que le Tissot de la semaine passée, dans un millésime un peu mou. Non, 1991 ! Château Chalon 1991 Vin de Garde de Jean Macle dans le Jura.

    La dégustation de ce lundi aurait très bien pu s'arrêter là si certains n'avaient pas dégainé de nouvelles cartouches...

    On dégusta donc dans l'ordre, et le désordre :

    Une Cuvée de la Reine des Bois 1998 du Domaine de la Mordorée de Delorme, propriétaire récoltant, en Châteauneuf-du-Pape. Au nez abouti, envoûtant et magnifique sur une belle envolée de fruits bien mûrs et délicats : du bonheur ! 

    Le Blanc de Coume Majou 2013 de Luc Charlier en Côtes du Roussillon. 

    Un Madiran Montus 89 Cuvée Prestige. Pas très sexy.

    Un Domaine de La Grange des Pères 2000 Vin de Pays de l'Hérault.

    Et, pour finir, une mythique La Mouline 1990 en Côte Blonde Premier Cru de E. Guigal, partie en vrille et qu'on ne récupérera jamais.

     

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    Lundi prochain, encore un anniversaire à fêter, et aussi la découverte d'un Châteauneuf-du-Pape à dominante Syrah qu'un architecte de renom devrait amener... Qui vivra verra.

     

  • Dégustation du lundi 274

    A nouveau une belle dégustation à 5, après avoir posé les filets pour protéger notre trésor des oiseaux et autres renards. Le Clos est désormais protégé des prédateurs et le raisin très sain : un très bon millésime s'annonce donc, sauf accident... Ici, un rang de Pinot Noir. Que c'est beau !

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    La dégustation de ce lundi soir débuta, pour l'occasion, et toujours à l'aveugle, avec une de nos bouteilles, à la belle robe et au superbe nez bourguignon pour certains et de Rayas pour un autre. La bouche est décevante par rapport au nez, mais pas mal quand même, avec une belle acidité. Clos de Rouge-Cloître 2013 à Bruxelles.

    On poursuivi avec un vin blanc à la robe très claire et au nez de pommes, abricots et pêches blanches. En bouche, ce vin de soif est frais et rafraîchissant, avec son petit côté perlant et fermentaire sur la pomme. On pense à la Provence ou au Rhône et on est en Ardèche : Q Blanc, La Vrille et le Papillon 2014 de Meryl Croizier en Ardèche, en vin nature, sur de l'Ugni Blanc.

    Second blanc, à la robe or, et au nez de vin d'Arbois sur la noix. La bouche est remarquable avec ces notes de citron confit, de noix et noisettes beurrées qui reviennent à fond la caisse sur une superbe longueur.Seulement voilà : ce n'est pas un vin d'Arbois : Vin Jaune 2003 de Jean-François Ganevat, dans le Jura. Fort belle bouteille pour celles et ceux qui apprécient ce type de vin.

    On passa alors aux rouges avec un premier flacon à la robe noire et au nez de baba au rhum. En bouche, c'est mûr et fin, mentholé, avec un beau fruit. Tout est là, sans défaut. Mais c'est jeune. Trop jeune. Certains évoquent une Grenache sur Châteauneuf, d'autres une bête de course en Languedoc, d'autres un Rhône Sud pour ce magnum de Lafran-Veyrolles 2011 Longue Garde à Bandol. Intéressant de le déguster jeune, et à regoûter d'ici 10 à 20 ans.

    Le flacon suivant, à la robe noire mais au disque évolué, nous offre un nez de noyaux de cerises/prunes, sur une petite touche de Porto. En bouche, c'est plus fruité et moins concentré que le précédent, avec des tannins encore bien présent et une petite astringence en finale. On évoque la Grenache ou Bordeaux pour ce Chinon Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 14° quand même !

    La bouteille suivante présente une robe foncée mais fort évoluée. Un petit défaut au nez gâche une belle matière sur le fruit et sur la noix. En bouche, on est sur des arômes tertiaires de sous-bois et de tabac, une belle rondeur, un côté lacté et aucune agressivité. On est à Bordeaux en rive gauche, et c'est juste : Château Lynch Bages 1975 à Pauillac. On est tous bluffé par la jeunesse de ce vin.

    Le huitième et dernier flacon de la soirée, à la robe noire semble être 20 ans plus jeune que le précédent. C'est bon et long, sur le fruit et des notes de violette et de menthol. C'est sud et chaud, mais sans excès, avec un côté crémeux et un beau fruit : Château Jean-Pierre Gaussen 1998 Longue Garde à Bandol. Et je suis assez déçu de ne pas l'avoir reconnu. Mais les vieux Bandols évoluent tellement bien que c'est fort difficile. La suite lundi prochain. 

     

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  • Dégustation du lundi 267

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    Et revoilà les dégustations du Clos, après une trêve de congés, de fêtes et d'anniversaire. Un Clos à 4, l'un étant bloqué volontairement en Provence et le second bloqué involontairement à Saint-Josse.

    Robe claire, nez floral et mielleux pour le seul vin blanc de la soirée. La bouche est grasse mais vive, malgré qu'elle soit riche, ronde, sucrée (sucre résiduel ?) et mûre. Frais comme un Muscadet et gras comme un Chardonnay, mais cette fraîcheur s'efface assez rapidement et il ne faut pas trop tarder à le boire : Magic of Ju-Ju 2014 d'Agnès et René Mosse en Vin de France. Vin de négoce : parcelle de Melon Bio plantée en Anjou.

    Robe pourpre et nez de beau vin nature pour le second flacon, avec une explosion de fruits en rétro-olfaction. En bouche une belle matière bien mûre, du velours, sur une belle trame, une belle acidité et un beau fruit rouge, mais un peu tannique. Moulin à Vent 2013 d'Yvon Métras à Fleurie.

    La troisième bouteille présente une robe rubis moyen et un nez de yaourt nature aux cerises industriel. J'ignore si c'est un vin nature, mais ce n'est pas loin. En bouche, je pense à un Pinot noir ou un Gamay. Il y a un côté tannique, mais aussi un beau fruité qui plaît aux membres du Clos présents : The Hayward Cardinal 2013 Pinot Noir Stajerska Slovenia Sumo.

    La suivante, à la robe noire, présente un premier nez de crème de cassis, puis un second plus complexe. En bouche, des fruits crémeux sur un élevage discret sans bois neuf. L'alcool présent nous emmène au Sud. C'est mûr et rond. On pense au Rhône ou au Languedoc et on est dans le Gard : Les Rouliers en Vin de France d'Henry Bonneau & Fils. Grenache et Cinsault, et mélange des millésimes 2005 et 2007 pour ce flacon très plaisant.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire. Le nez, je ne sais plus. Mais en bouche, c'est sanguin, confit, tomaté, viril, sans boisé ni astringence. Fort agréable, sur le fruit. On évoque une Côte-Rôtie ou un Rhône pour ce vin du Roussillon : L'Esquerda 2012 du Domaine de Bila-Haut en Côtes de Roussillon Village de M. Chapoutier.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 264

    Nouvelle dégustation du Clos à 6 ce lundi soir, avec un premier vin blanc à la robe dorée et au nez floral sur des notes de pamplemousse, de pomme et de pêche blanche. C'est fort bon en bouche, avec une superbe attaque sur la finesse, bien que ce soit riche, mais porté par une belle acidité. Et une incroyable longueur pour ce vin mûr, déclassé car trop atypique par rapport à l'appellation : "Je suis viré" 2011 en Vin de France de Philippe Valette. On est en Viré-Clessé, en Bourgogne.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenat et au nez de Beaujolais sur une fermentation carbonique. En bouche, il y a un côté chaud assez déplaisant à l'attaque : c'est trop riche et chaptalisé, avec quasi un soupçon de banane en finale. On aurait préféré un bon jus. Raisins Gaulois 2014 en Vin de France de Lapierre.

    Le second rouge présente une robe foncée mais évoluée et un nez de vieux bordeaux pour moi. En bouche, on est sur des notes de Cabernet Franc, sur un élevage fondu, mais sans le poivron, ce qui amène certains vers Chinon, alors que d'autres évoquent un bourgogne ou une vieille Grenache... Les Varennes du Grand Clos 1996 en Chinon du Domaine Charles Joguet. On est ici en Cabernet Franc de pied.

    Le troisième rouge présente une robe identique mais avec un superbe nez lacté sur des notes de cuir, de cigare et de viande séchée. En bouche, c'est un peu chaud, mais pas mal du tout : on est sur le cacao, le menthol, la réglisse et le lard fumé, avec des tannins fondus. Domaine de la Bastide Blanche Cuvée Fontanieu 1990 à Bandol. Un grand flacon acquis sur place en décembre à la vente aux enchères de la Fête du Millésime.

    On passe au flacon suivant, et sa robe foncée. Son nez, avec un soupçon de coccinelle écrasée, nous amène naturellement en Loire. En bouche, c'est fort jeune mais très plaisant avec un beau fruit. Personnellement, j'ai un petit problème en finale avec un côté rafles asséchant, alors que les autres évoquent des tannins enrobés... Grappes entières 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 

    Les sixième et septième flacons sont servis en même temps afin de mieux pouvoir les comparer. Et ce ne fût pas aisé ! Le premier a une robe plus claire que le second. Le nez du premier, floral avec des notes de miel, évoque la Bourgogne pour l'un, Morgon pour l'autre. Le nez du second est tout à fait différent et évoque une autre région. Le premier est bon, fin et long, avec du velouté en finale. Il est plus fruits rouges et bourguignon que le second. On évoqua alors un Languedoc pointu. Le second est plus sur les fruits noirs, les pruneaux, les prunes fraîches, avec une élégance absolue malgré le côté épicé. Il paraît moins souple et moins accompli que le premier, avec une finale moins agréable. Mais tous les 2 sont sur la fraîcheur et la finesse. La Rouge Arbin 2011 Mondeuse du Domaine Louis Magnin en Vin de Savoie et La Brova 2009 Arbin, toujours de Louis Magnin en Vin de Savoie. Juste pour info, la Mondeuse est le seul cépage rouge admis en Arbin, et Louis Magnin vient d'arrêter de produire ses vins...

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec chacun un très grand flacon pour célébrer, au Clos, nos 18 ans. Qui vivra verra... 

     

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  • Dégustation du lundi 256

    A nouveau une fort belle dégustation du lundi, à l'aveugle, à 4, avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez de coing et de rhubarbe. En bouche, c'est précis, avec de la concentration, de la nervosité, un brin d'exotique sur de l'abricot confit, mais néanmoins très bon. L'intensité fruitée est bien présente et cela rebondi en bouche pour s'achever sur une finale saline : c'est dynamique et très intéressant à déguster. On est ni en Loire, ni dans le sud : Grand Cru Zotzenberg Sylvaner 2010 du Domaine Rietsch en Alsace. Fort beau flacon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez lacté sur des fruits rouges. La bouche est également lactée sur une belle trame de tannins fins, avec des notes de noyaux de cerises. C'est léger et frais, mais manque de gourmandise car pas assez de fruits. Un beau vin de soif. On pense Loire ou Beaujolais alors qu'on est en Cahors ! Tu vin plus aux soirée de Fabien Jouves à Cahors. On est en Cabernet Franc et Malbec.

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sympathique et avenant de vin bordelais. En bouche, c'est très engageant, très rond (sans barrique neuve) mais cela ne s'envole pas : une bonne chair tout autour, mais il manque le fruit au milieu. On s'attend à une deuxième vague et on l'attend toujours, comme des Sioux. Il manque le côté gourmand... Château Petit Bocq 2000 en Saint Estèphe. Ils devraient refaire comme au 19ème siècle : couper leur vin avec une Syrah des Côtes du Rhône. Ce serait parfait.

    La bouteille suivante nous offre une robe encore foncée marquée par l'évolution et un nez de vin évolué mais engageant, avec son côté sanguin et boîte à cigares. En bouche, un vin rond, généreux et élégant, avec plus de fruit et de gourmandise que le Las Cases 82 de la semaine passée : Château La Lagune 1982 Grand Cru Classé en Haut-Médoc.

    Le quatrième rouge présente une robe noire et un nez charnu mais discret. Pas trop de fruits en bouche et une finale asséchante qui le rendent moins plaisant à boire que le précédent. Troplong Mondot 1990 en Grand Cru Classé à Saint-Emilion. Beaucoup moins de plaisir malgré ses 98/100 de Parker.

    La sixième et dernière bouteille de la soirée nous présente une robe rubis foncé bien évoluée et un nez vachement plus jeune, avec de l'alcool. La bouche est fort belle avec de la sucrosité, un fruit croquant et un côté sud/alcool qui tient sur la longueur. C'est un vin généreux de 15 à 20 ans en Châteauneuf-du-Pape. Exact : Clos des Papes 2000 en Châteauneuf-du-Pape.

     

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    Pas de Clos lundi prochain, vu les vacances. Ce sera donc le lundi d'après. Patience, patience...

     

     

  • Dégustation du lundi 242

    Nouvelle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce lundi soir, avec 7 vins au programme : un blanc et six rouges.

    Le blanc, à la robe claire, présente un nez fort expressif, qui s'affine au fur et à mesure de la dégustation. La bouche est riche, mûre, du sud. C'est gras et long, mais pas assez frais : il manque cette pointe d'acidité qui change tout. Clos Magdeleine 2012 à Cassis. C'est LE Cassis emblématique, original, toujours fait à l'ancienne, que les restaurants étoilés s'arrachent. Pourtant, il doit bien en avoir un avec plus de fraîcheur...

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rubis, au disque marqué par des notes d'évolution, et un nez de vrai bordeaux, ou de vrai cabernet de Loire. En bouche, c'est long, rond, avec un boisé intégré, sans notes sudistes ni de sécheresse. Via Veliu Basavin Cabernet 2009 Fabricat in Moldova. Une surprise pour ce flacon en Limited Editon (7.215 bouteilles).

    Le second rouge présente une robe rubis écarlate et un nez sur des fruits rouges, avec un côté lacté et crémeux. La bouche est ronde et fruitée, avec moins d'alcool que le présumerait le nez. On est sur des noyaux de cerises, avec ce qu'il faut d'acidité et de tannins naturels pour porter le vin. On propose la Suisse, l'Italie ou l'Autriche pour ce Terras Do Demo Reserva 2009 Tavora-Varosa au Portugal.

    Le suivant présente une robe évoluée et un fort beau nez sur une certaine évolution, avec des notes animales, du cuir, du tabac, de la prune et de la cerise. En bouche, certains sont sur un bordeaux avant 1990, moi plutôt sur un cabernet mais pas à Bordeaux. C'est fondu, avec un côté Cabernet classique, et plaisant : Chinon 2009 en Coteau de Noiré de Philippe Alliet. 100% de Cabernet franc. Pas mal cette rondeur et cette concentration pour un Chinon...

    Le cinquième flacon de la soirée presente une robe rubis et un nez jeune, mentholé, sur du cumin, avec des petits fruits rouges qui apparaissent à l'aération. En bouche, c'est bien fait : expressif, long, rond, fin et délicat, avec de la fraîcheur sur de la fraise et des noyaux de cerises. C'est fort jeune, mais une jeunesse qui plaît, un ravissement : la finesse du fruit, et pas le soleil ou les fruits mûrs. Les Cocalières 2011 Montperoux en Languedoc du domaine D'aupilhac de Sylvain Fadat. Très belle bouteille à re-goûter dans les mois et les années qui viennent...

    Le vin suivant présente une robe plus foncée et un nez vert de rafles (non égrappé). En bouche, il est moins rond et harmonieux que le précédent, plus jeune, moins abouti et moins plaisant. La verdeur de la rafle se retrouve en finale, mais apporte une belle fraîcheur. Terre des Galets 2012 du Domaine Richaud en Côtes du Rhône. Un vin qui nous a quand même plu, à tout petit prix.

    On termine cette dégustation avec un vin à la robe rubis clair et au nez puissant, riche et sévère, sur des notes de fumée et de cabernet. En bouche, on est sur un cépage bordelais avec un côté bourguignon... C'est souple et assez spécial, difficile à trouver. Charmes Chambertin Grand Cru 2010, Lou Dumont (alias Koji Nakada), négociant à Gevrey. C'est l'histoire d'un sommelier japonais assez brillant qui a voulu connaître la quintessence du Pinot noir et est passé à l'acte : négoce (achat de raisins) et vinification. 95 % de sa production est exportée au Japon...

    Prochaine dégustation du Clos, lundi prochain. Qui vivra, goûtera...

     

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  • Dégustation du lundi 210

    Belle dégustation à 4 pour un nouvel anniversaire à fêter, malgré l'excès de zèle des pompiers, les problèmes du tram 94, la voiture oubliée chez la belle mère à Uccle, le magasin toujours ouvert, l'erreur de métro, un long et copieux déjeuner au Senza None, et j'en passe...

    Une première bouteille à la robe très claire et au nez aromatique sur du citron. En bouche, un miel de fleurs de citronniers. C'est gras et ample, mais assez droit, avec une fort belle acidité qui arrive en finale. C'est jeune, sur le fruit, sans traces d'élevage. Et comme le vin n'est pas marqué par l'alcool, on pense à un terroir nordique. Et on se trompe : nous ne sommes ni en France, ni en Europe : Rubaiyat Kôshu sur Lie 2011 mis en bouteilles par Marufuji Winery Co LTD au Japon.

    Le second flacon présente une robe orangée et un magnifique nez sur des fruits tropicaux bien mûrs. La bouche est magnifique elle aussi, sur des notes de mangues. C'est une caresse d'alcool. Ample, long et sec, avec une acidité bien équilibrée : Le Ruminant des Vignes 2007 en Vin de Table de France de Dominique Andiran, vigneron à Montréal du Gers du Domaine Haut Campagnau.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis claire et au très beau nez bourguignon sur des fruits rouges. La bouche est soyeuse, délicate, avec une belle longueur, mais on a envie d'un peu plus de fruits. Ce Bourgogne classique est néanmoins très plaisant et bien fait : Chambertin Grand Cru 2006 du Domaine Trapet & Fils à Gevrey-Chambertin. En biodynamie, depuis fort longtemps.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe orangée et au nez vraiment magnifique. En bouche, de la confiture d'abricot, de la pêche et un rien de coing. On serait plutôt en Jurançon qu'en Sauternais car la sucrosité est importante, avec un degré d'alcool pas particulièrement élevé. On pourrait même être sur un Alsace à 7,5°. Les Noëls de Montbenault (une parcelle mythique) 2001, Coteaux du Layon Faye d'Anjou de Richard Leroy, vigneron à Rablay sur Layon. Ce vin n'a été produit qu'en 2001 et 2003.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 197

    dégustation,vins nature,réduction,jus,terroirs,cépagesReprise des dégustations du Clos en cette soirée odorante de pluie tiède sur une végétation bourgeonnante, à 4, avec 4 vins rouges au programme.

    Le premier flacon présente une robe rubis claire et un nez de réduction (acceptable pour certains : c'est vrai qu'il y a pire). On retrouve ce goût de réduction en bouche, mais aussi un beau petit jus acidulé sur des fruits rouges. On évoque un pinot noir-gamay-cabernet. C'est gentil mais pas extra : Lou Jo 2011 Aveyron en IGP de Nicolas Carmarans.

    Le second flacon présente la même robe, mais en plus évolué, et un nez de cerises à l'eau de vie. En bouche, c'est beaucoup plus classique, sur une matière évoluée avec une texture qui a cependant perdu un peu de son fruit. On est sur des noyaux de cerises et un jus de cerises alcoolisé. Je suis en Bourgogne, d'autres en Espagne ou dans le bordelais : Gevrey Chambertin 1er Cru La Combe aux Moines 2006 de Philippe Leclerc. Un vin côté 90/100 qu'on trouve gentil et prématurément vieux.

    La troisième bouteille dévoile une robe écarlate et vive et un nez boisé et vanillé sur des toasts beurrés. En bouche, c'est un peu anodin, transparent, sans relief, mais bon. Il se boit plus facilement que le précédent, mais il lui manque une âme. Et alors que certains évoquaient le sud, on est, à nouveau, en Bourgogne : Vougeot  1er Cru Les Cras 2009 du Domaine de la Vougeraie (les seuls bons vins de Boisset, paraît-il). Un vin côté 92/100, en biodynamie, mais qui bénéficie aussi d'un bien meilleur millésime que le précédent.

    On achève la soirée sur un vin à la robe noire et au très beau nez concentré et riche sur du cassis. La bouche est magnifique, sur le fruit, la concentration et la fraîcheur, amenée par un petit côté mentholé bienvenu. Mes comparses évoquent un Clos des Papes 2009, une syrah du Rhône ou une grande cuvée en Languedoc pour ce vin portugais, jamais dégusté au Clos : Pinteivera 2010 Tinto Douro de M. Chapoutier. Un beau vin à 15 euros côté 92-94/100. Pas mal du tout. La suite lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 193

     

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    Je ne sais plus combien on était à cette dégustation du Clos, mais on était beaucoup, et ce malgré l'absence de celui qu'on importune tous les lundis depuis 16 ans. Un bail.

    Premier vin à la robe claire et au beau nez de Chardonnay à la bourguignonne. En bouche, l'attaque est classique, mais c'est frais, avec une belle acidité en finale. Les autres sont en Marsanne. C'est honnête, mais un peu fatigant : Belmont Dolmen 2011 en Côtes du Lot. Côté 17/20 par la RVF, c'est le premier Côtes du Lot que nous dégustons.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe claire et au nez de vin nature. En bouche, de la finesse, de la délicatesse, de la rondeur. Mais cela manque d'un peu de fruits compotés. Alors que certains sont un Pinot noir de Jurassic Parc en 2009, on apprend que c'est un 50% Carignan et 50% Grenache en 2004... Le Temps des Cerises Avanti Popolo en Vin de Table français d' Axel Prüfer, en Languedoc.

    Second vin rouge, dans le même style, mais avec une robe un rien plus foncée et un nez de cerises. En bouche, on est plus au Sud que le précédent. Dans le Roussillon ? On est sur du Kirsch. Et en 100% Carignan. Charivari 2003, en Vin de Table de France, du Domaine du Possible par Loïc Roure. On vient, enfin, de déguster 2 "vieux" vins nature : ce n'est pas courant ! Pas mal.

    Quatrième flacon à la robe plus foncée et au nez plus expressif. En bouche, c'est distingué, poivré, travaillé, serré, et plus dans le Sud. C'est bien fait : Côte Rôtie Coteaux de Tupin 2006 de Jean-Michel Stephan.

    Cinquième bouteille, à la robe noire. Une bombe au nez, bien que monolithique et peu complexe. Par contre, en bouche, c'est bien plus agréable que ne laissait présumer le nez : il y a le côté vanillé, qu'on aimait bien il y a 5 ans, mais il y a surtout cet équilibre parfait et cette incroyable fraîcheur et cette petite acidité en fin de bouche. Du fruit et de la matière, sans boisé ni sécheresse. Certains partent sur La Turque de Guigal. On est bien en pure Syrah, en biodynamie : Belmont, La Syrah 2009 en Vin de Pays du Lot, de Belmon, Fille & Fils à Goujonac dans le Lot. Une découverte.

    Sixième flacon, à la robe foncée et au nez Sud et soleil. Par contre, en bouche, c'est très bien et très bon, souple, rond, frais et harmonieux, fin et velouté. Certains pensent à la Sardaigne ou la Sicile et nous sommes en Toscane : Ampeleia Kepos 2008 Maremma Toscana. Un vin local, ramené de là-bas l'été passé.

    On acheva la soirée avec un vin, pourtant prometteur, mais pas vraiment sur le fruit comme le précédent, et moins plaisant. Fésina Berardenga 2007, en Chianti Classico Riserva, à Castelnuovo en Toscane. C'est donc ce vin qui servi à quelques tours magiques d'apesanteur, aux risques et périls du magicien... A suivre...

    Une salade aux 16 saveurs et quelques fromages de saison au lait cru nous permirent de reprendre le dessus. Sans parler de cette tarte au citron d'enfer. La suite lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 157

    Dégustation originale ce soir, avec 5 vins servis en même temps à l'aveugle : un par personne. Chacun ayant donc un vin différent de celui des autres, et à découvrir. Difficile à commenter, cette dégustation qui part dans tous les sens... Mais essayons quand même.

    Le premier flacon, à la robe vive et assez âgé au nez. En bouche, un beau velours tempéré par un petit côté poussiéreux et boisé. Les tannins sont fondus, ce n'est pas sec, mais le fruit disparaît assez vite. On est sur du poivron végétal, un cabernet vert (1959; 1961 et 1982 sont les seules années où le cabernet est vraiment mûr). Lynch Bages 1970 en Pauillac.

    Le second flacon présente un beau mariage de fruits et d'alcool, Il y a également un peu de verdeur et un côté boisé en finale, assez serré. Penfolds "Grange" 1997 South Australia Shiraz.

    Troisième flacon, au nez classique de Bordeaux, avec de l'astreingeance en finale et le boisé habituel de ce genre de vin : Château Le Bon Pasteur 1999 en Pomerol, des Domaines Rolland. Le moins bon vin de la soirée.

    Quatrième flacon, classique, avec un nez de petits fruits rouges explosifs. En bouche, longueur et douceur du fruit  maîtrisée, et une vinification exceptionnelle sur le fruit. Château Le Puy 2008 "Emilien" en Côtes de Francs à Bordeaux. Et en biodynamie, depuis 4 siècles.

    Cinquième flacon, à la robe noire, et au nez vanillé, sur des mûres. En bouche, une bombe : c'est puissant, riche et concentré. Une magnifique extraction, avec de la fraîcheur. Mais assez massif et sans grande finesse. The Relic Vintage 2004 Barossa Valley Australia. 14°5 quand même, et assez lourd. Bouteille difficile à achever, même accompagnée de pizzas bio fraîches, cuites au feu de bois de Hesbaye...

    La suite, dans le même style, la semaine prochaine.

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  • Dégustation du lundi 144

    Fort belle dégustation à 5 ce soir, avec 5 vins rouges à l'aveugle, malgré une méforme passagère (j'espère) de l'ensemble du Clos à découvrir les vins dégustés.

    Premier flacon, à la robe légère et au nez de gamay pinoté. En bouche, c'est équilibré, mûr, fruité et rond, mais sans grande complexité. On aime bien le jus, mais on ne voyage pas : Chambolle-Musigny 2009 de Philippe Pascalet. Une bouteille à 27 euro, départ propriété, hors taxes.

    Second flacon, à la robe plus foncée et au nez plus épicé, avec du thym. La bouche est plus complexe, plus volumineuse, plus âgée et plus cuite. Devant notre incapacité à aller plus loin, on nous annonce qu'il s'agit de très vieilles vignes, qu'on est toujours en Bourgogne, dans un petit millésime. Clos de la Roche 2007, Cuvée Vieilles Vignes de Dominique Laurent à Nuits Saint Georges. Flacon à 39 euro départ propriété.

    Troisième flacon, à la robe noire, et au nez très parfumé (fleurs blanches, prunes et réglisse), complexe et sud. En bouche, on pense à un Languedoc Roussillon en altitude, avec un vigneron qui fait dans la légèreté et l'aérien, tout en étant assez classique. Faugères ou Saint Chinan ? Pas de chance, on est dans le Sud-Ouest, à Cahors : Les Camilles 2004, Vielles Vignes, Clos Singulier, Cahors de Simon Bley (le fils de Gilles). Flacon à 5 euro, départ propriété. Très bon rapport qualité/prix...

    Quatrième flacon, à la robe noire également, et au nez viandé, fumé, caillé et lardé. On est sur du sang de boeuf et du laurier. Hélas, en bouche, après une magnifique attaque, tout s'écroule et le fruit s'évapore, pour s'achever sur un côté sec. Petit espagnol ou petit italien ? Raté : Côte-Rôtie 1999 de Jamet Jean-Paul et Jean-Luc à Ampuis ! Dommage car la bouteille et les vignerons sont énormes : c'est le Chave de la Côte-Rôtie... On estime le prix départ propriété à 27 euro.

    Cinquième flacon, à la robe encore noire et au nez fleuri comme du Reblochon. C'est lacté et crémeux, avec un côté salé qui ressort. En bouche, c'est soigné, fruité, avec de la fraîcheur. Il est meilleur que le précédent, mais tout est cadenassé : pas de liberté, pas de spontanéité et pas de défauts. C'est l'élevage qui fait le vin : vin technique, jeune et dur, et un peu pute : PSI 2008 Ribera del Douro Dominio De Pingus. Pour rappel, on a les Véga-Sicilia (hors de prix), puis le Pingus (hors de prix aussi), puis le Flor de Pingus (à 100 euro) et enfin celui-ci, à 35 euro la bouteille, en magasin, taxes comprises. Tout dans le pif, puis rien. Dommage.

    La suite, exceptionnellement, dimanche prochain, après une partie de pêche avec le Clos en famille. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 143...

    Belle petite dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, après avoir traité le vignoble à la bouillie bordelaise, les ceps étant touchés par le mildiou.

    Un premier vin à la robe jaune prononcé et au nez doux, sur de l'orange. Etonnant. La bouche est oxydative et assez courte, mais c'est pas mal. Il y a aussi un côté fumé de salaison. Il y a ici une réelle intention de faire un vin de voile. Mais on est incapable de donner le cépage ou la région. Vin des Glaciers, Ermitage, vieilli en tonneau dans une cave Grimentzarde. C'est, en fait, une bouteille fort rare, qui n'est bue que dans la Confrèrerie locale (à Grimentz, en Suisse). C'est amusant, d'autant plus que les tonneaux ne sont jamais vidés : chaque année, du vin nouveau est mélangé à l'ancien, dont le plus âgé peut avoir plus de 100 ans...

    Seconde bouteille à la robe jaune claire et au nez boisé, rond, floral et beurré. En bouche, c'est droit et élégant, rond, légèrement boisé avec une belle acidité sur des agrumes. On est certain d'être en Chardonnay et on est en Traminer ! Et pas en Alsace : Arbois, Traminer 2007, vinifié par Stéphane Tissot. Etonnant.

    On passe aux rouges avec un flacon à la robe rubis foncé, et au nez très soigné, mûr, bien dompté, complexe et riche, sur des notes de fraises, de framboises et de cassis, avec du crémeux et de la fraîcheur. La bouche, ronde et fondue, avec de l'alcool mais aussi de la fraîcheur, sur des notes de violette remplaçant les fruits rouges croquants du nez. C'est généreux et fin. Grenache ? Non, Syrah : Sotorrondero 2008 Mentrida Toledo Espagne. 

    Quatrième flacon, à la robe noire et au nez de vin naturel. En bouche, le fruit croquant qui manquait au précédent, un coulis de fruit concentré sur une fort belle fraîcheur. C'est concentré et grandissime : Domaine Gramenon A Pascal S 2009 en côtes du Rhône. Rien à voir avec le 2007 décevant dégusté il y a peu de temps...

    La suite lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 134...

    Encore une toute belle dégustation ce lundi soir, toujours avec notre invité mystère : le seul qui ai été invité deux fois de suite au clos en 14 ans !

    Deux blancs pour débuter, avec une première bouteille à la très belle robe couleur or et au nez fort plaisant, libre et sur des arômes de miel. En bouche, un vin parfaitement sec, ce que le nez ne présageait pas du tout. On est sur du raisin de Corinthe séché : c'est dense, long, très parfumé et vachement tendu. "A" 2009 du domaine Alexandre Bain en Pouilly Fumé. Vignoble géré en Biodynamie pure et dure, à l'instinct. Très beau. 

    Second blanc, à la robe dorée et au nez riche et intégré, où le travail du fût est incontestable.En bouche, riche, mais monocorde, avec l'amertume des grands terroirs et un boisé trop intellectuel  que pour être un Châteauneuf-du-Pape... Verdichio de Castelli Di Jesi Classico 1995, Les Marche. Néanmoins, pas mal pour un blanc italien de 15 ans !

    On passe aux rouges, avec un troisième flacon à la robe rubis, colorée, jeune. Au nez, j'ai un petit côté étranger (pas français), sur de la cerise et avec un côté lacté qui me plaît. En bouche, la cata ! Rien, c'est le désert. Et très asséchant malgré un beau fruit qu'on devine : La Coudraye 2009 en Bourgueil  de Yannick Amirault.

    Quatrième bouteille à la robe plus foncée. Au nez, une belle matière, du fruit et des arômes de sous-bois. En bouche, c'est fondu, rond, intense et long sur un beau fruité. Certains lui donnent plus que son âge, malgré son beau potentiel de garde : Clos Marie, cuvée Simon 2007, Pic Saint Loup en Coteaux du Languedoc. Belle bouteille.

    Cinquième flacon à la robe plus légère et au nez assez discret de Gamay. La bouche, bien, gentille, en légèreté et en finesse : Morgon 2007 de G. Descombes.

    Sixième flacon, à la robe tout aussi légère que le précédent, et au nez discret et léger lui aussi. La bouche, assez neutre, manque de concentration et de fruits et fait penser à un pinot noir alsacien, avec une belle acidité. La trame est là, mais il manque tout le reste : aucune typicité, aucun terroir. Chambolle-Musigny 2008 de Philippe Pacalet. A 15 euro, bonheur au comptoir, d'accord. Mais à 50 ou 70 euro, faut arrêter les conneries...

    Septième flacon, à la robe foncée et au nez sudiste. En bouche, du Carignan, du Mourvèdre et de la Syrah. C'est ultra-fin, pointu, superbe, avec du fruit et une fraîcheur incroyable. On oscille entre un Merlot parfait ou une Syrah pure. C'est un Cornas 2004 de Thierry Allemand, et sa parcelle Les Reynard (la plus belle) dont il prend le meilleur fût, sans le sulfiter... C'est une prouesse technique ! Magnifique.

    Huitième et dernier flacon, à la robe rubis clair et évoluée et au magnifique nez frais sur des griottes lardées, des herbes et des épices. En bouche, beaucoup de finesse, une sucrosité équilibrée, et une magnifique longueur. Très belle matière, juste un peu asséchante en finale. De mémoire, c'était un Château Rayas 2001. Pas mal du tout, juste avant de passer à table. Et quelle table...

    A suivre lundi prochain. Bonne semaine à tous.

     

  • Dégustation du lundi 122

    Profonde tristesse devant ce Clos moribond, ces ceps agonisants envahis par le mildiou, ces grappes qui ne seront jamais vendangées, ces vignes sans feuilles, laissées à elles-mêmes, sans soins, depuis des mois : une vision d’enfer. Ces pauvres ceps de 14 ans d’âge, tant choyés, seront bientôt arrachés pour faire place à de nouveaux ceps. D’autres variétés, en blanc, mieux adaptées au climat. Telle est la décision qui est tombée il y a plusieurs mois. Une page se tourne. Et un nouveau Clos va renaître, repensé, et en évitant les erreurs du passé. 

     

    Juste après cette vision apocalyptique démarra la dégustation habituelle du lundi, avec 3 rouges. Le premier, à la robe rubis, présente un beau nez, très avenant, avec un côté exotique et sudiste. Hélas, la bouche est sèche et trop barriquée. Il y a trop de tannins et pas assez de fruit. Trop de fûts neufs : c’est déséquilibré. Château Simone 2006 Grand Cru de Provence, Palette. Fort dommage pour ce vin pourtant souvent apprécié.

     

    Le second vin présente la même robe rubis, et un nez exotique lui aussi, mais plus complexe que le précédent, sur du lard, du fumé et du soleil. La bouche, plus fondue que le précédent, est plus harmonieuse, moins exotique qu’au nez, sur du fruité, du boisé, de l’acidité et une belle longueur. On pense à un bordeaux en 2003 pour son bel élevage au nez, sa bouche complexe, le côté très mûr, la chaleur due à l’alcool et la finesse due au cépage. C’est raté : Sito Moresco 2007 Langhe de Gaja.

     

    La troisième bouteille présenta une robe noire, et un nez puissant sur des fruits noirs. La bouche, puissante, fruitée, présente une belle acidité sans trop d’alcool. Cela me fait penser à “Robrum Obscurum”, mais ce n’est pas cela : Clos Apalta 2007 de Lapostolle, Limited Release, Estate Bottled, Chili.

     

    Lundi prochain, soirée anniversaire. Et donc, quelques beaux flacons en perspective. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 119

    Petite dégustation à trois ce soir, avec pour thème : "Hors France".

    Premier flacon, à la robe foncée et au nez frais de fruits noirs, puis d'épices. A la bouche, quelque chose de bien abouti, lisse, riche, concentré et boisé (mais sans excès). On est sur du fruit, puis sur de l'alcool, avant que la matière ne revienne en finale, avec un peu de verdeur. L'un pense USA, Afrique du Sud, Australie, tandis que l'autre se voit en Italie. C'est raté, on est en Espagne : RIU Priorat 2007 By Trio Infernal (Combier/Fischer/Gérin S-L). Le même Fischer que lundi passé, et 2 comparses tout aussi doués que lui. Pas mal du tout.

    Seconde bouteille, à la robe tout aussi foncée, mais un peu plus évoluée, et au nez barriqué. Avec un soupçon de vanille, tiens, tiens... En bouche : une râpe à bois sur la langue ! Cela faisait longtemps que cela ne nous était arrivé... Le gars a niqué son vin : c'est très dur à boire. Quinta Do Seival, Vinho Tinto Seco Fino 2005 Campanba Brasil. Je pense que c'est le premier vin brésilien que nous dégustons au Clos en 13 ans. Il devait y avoir une raison...

    Dernière bouteille, à la robe plus pourpre, et au nez frais (mais la bouteille est servie très fraîche). En bouche : des fruits rouges, du menthol et beaucoup de sucre résiduel, le tout sans grande complexité : Casa de la Ermita, Dolce Monastrelli 2004, Jumilla en Murcie. Pas terrible. Dommage que cela n'ai pas été l'Ermita 2007 d'Alvaro Palacios (Priorat)...

    On devrait faire mieux lundi prochain, sans grands efforts. Bonne semaine à tous.

     

     

  • Dégustation du lundi 113

    Avec pour thème "Le bonheur est dans mon verre", belle dégustation à 4, qui débuta par un vin à la robe jaune paille présentant une légère oxydation au nez, sur du coing. La bouche, parfumée, pleine, longue, sur des agrumes et de la noix, avec du gras et une belle acidité, sans traces de boisé. Fort difficile à deviner : Chenin ou Chardonnay, Loire ou Bourgogne? "Les Chalasses Marnes Bleues" Savagnin 2007 de Jean-François Ganevat en Côte du Jura. Vigneron de père en fils depuis 1650 : c'est pas beau çà ? Belle bouteille.

    Second flacon à la robe cognac et au nez de vieux Porto ou de vieux Xérès. En bouche, du pain cuit, de la levure et des fruits confits. C'est huileux, ample,épais, gras, sur de la noix fraîche avec une belle longueur. Suite à notre perplexité, on apprend que c'est un vin français des années 70. Et aucune trace d'oxydation : assez amusant ! On ne trouvera pas : Hospice de Beaune 1977 en Meursault-Genevrières Cuvée Philippe-Le-Bon d'Emile Chandesais. Cette bouteille, dont le niveau était en-dessous de l'épaule, a dû vieillir de façon atypique...

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez viandeux agréable, de Merlot tomaté. En bouche, un bon petit Merlot, délicat et en finesse. C'est jovial, sans complexité étourdissante, souple au début, puis avec quelques tannins apparaissant en finale : Château Bel Air Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel Margaux 2001. Sympa, mais les grandes bouteilles semblent dater d'avant 1990. A confirmer.

    Quatrième flacon bouchonné de bouchonné... Tant pis pour ce Château Soutard 2005 en GCC de Saint Emilion.

    Cinquième flacon à la robe paille intense, claire et limpide, et au nez de toast beurré. En bouche, une sucrosité contenue pour ce moelleux sans excès, une très belle expression, une belle acidité, une belle longueur et une fort belle finale. Les Bonnes Blanches 2003 en Coteaux du Layon St Lambert d'Agnès et René Mosse. Belle bouteille à l'équilibre parfait, grâce à cette superbe acidité du Chenin. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, ce sera l'Espagne qui sera à l'honneur. Avec certainement quelques grands flacons, juste pour le plaisir.

     

  • Dégustation du lundi 111

    Dégustation du 13 ème anniversaire du Clos, à 5, retardée par une taille tardive des ceps et perturbée par l'intervention d'un plombier bruyant et odorant...

    Cela ne changea rien pour le premier flacon de mise en bouche, bouchonné : Mâcon Chaintré 2006 du Domaine Valette. Dommage.

    Second blanc de la soirée, à la robe dorée, et au nez complexe et riche sur des abricots. La bouche, fraîche, sur des abricots et des amandes, avec une belle acidité qui maintient l'équilibre. Un vin propre sans trop de sulfites. On est en Anjou, sur du Chenin : La Lune 2002 de Mark Angeli. Belle bouteille.

    Troisième blanc, à la robe plus pâle, couleur paille, et au nez de pétrole, ou de naphte ou d'hydrocarbures, c'est selon. En bouche, du Lime (citron vert). On opte pour un Ste Hune 2003. Et c'en est un : Clos Ste Hune 2003 en Riesling de F.E. Trimbach. Très typique et pas mal du tout.

    Quatrième blanc, à la robe paille également, et au nez frais de légumes (cela me fait penser à une conserve bio de légumes toscans composée de Chou noir, haricots cannellini, huile d'olive, bouillon végétal, ail et piment : exactement le même nez !). Il y a un petit manque de vivacité en milieu de bouche, et c'est étonnant d'avoir ce côté frais et ce côté sud en même temps... Château de Beaucastel blanc 2001 en Châteauneuf du Pape. Etonnant.

    On attaque enfin les rouges, avec un premier vin à la robe noire, et au nez de beau fruit en Loire. La bouche est puissante, mûre, épaisse et croquante, avec du poivre, des épices et quelques beaux tannins en finale, le tout sur une belle texture assez soyeuse : Domaine Milan 2008 Sans Soufre Ajouté. On est à Rémy de Provence ! Pour un grand Chinon, c'est quand même bon !

    Les 6ème et 7éme bouteilles sont servies ensemble : l'une présente une robe rubis claire, l'autre une robe rubis avec des marques d'évolution. La première présente un beau nez de poivron et de cabernet, la seconde est bouchonnée... Fort dommage, car il s'agissait d'une fort belle matière. Il s'agissait du Château Bel Air - Marquis d’Aligre 1986 Grand Cru Exceptionnel Margaux. Et le même vin en 1998 pour la première, fort sur le fruit, sans extraction ni boisé : tout le contraire des règles appliquées à Bordeaux depuis que Parker y fait la loi. Très agréable et plaisant.

    Sur quoi on décida d'aller dîner et de faire l'impasse sur les 2 derniers rouges de la soirée, que nous boirons fort bientôt. Mais assurément pas lundi prochain, dont le thème de la dégustation est : "Ils font du vin là-bas?". Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (104)

    Un beau petit lundi à 5 pour une dégustation à l'aveugle sur le thème "du vigneron de plus de 40 ans", ce qui n'est pas trop restrictif... tellement il y en a.

    Premier flacon à la robe foncée et au nez d'alcool et de gamay. La bouche, huileuse et pas très libérée ne me plaît pas trop, là où d'autres s'extasient (toujours les 2 mêmes, d'ailleurs) : Premières Vendanges 2008 Touraine d'Henry Marionnet. Le vrai goût du vin, paraît-il. Encore faut-il apprécier le Gamay.

    Le second flacon présente une robe plus noire, avec aussi de l'alcool au nez. Mais la bouche est concentrée, puissante, mûre. C'est ensoleillé, mais avec toute la finesse du fruit. Château de Gaure 2007 en Vin de Table de Latour Trinbach. C'est la première fois que l'on boit ce vin, bientôt Bio, en rouge. Pas mal du tout.

    Troisième bouteille, à la robe noire également, et au premier nez sur un fort beau fruité et quelques notes boisées fondues. la première bouche est ronde et fondue sur des petits fruits rouges. Hélas, le second nez et la seconde bouche s'avèrent nettement plus boisés, trop boisés. Peut-être encore à attendre ? Château La Louvière 2000 Pessac Léognan d'André Lurton.

    Quatrième flacon, à la robe évoluée, et au nez superbe, mais évolué lui aussi. En bouche, beaucoup d'élégance et de finesse, sur du fruit, mais aussi sur du cuir avec des notes animales. Les 14° d'alcool sont bien intégrés dans le fruit : l'équilibre est parfait. Clos des Papes 1995 Châteauneuf-du-Pape de Paul Avril. Très belle bouteille.

    La semaine prochaine, vacances de Carnaval et lendemain de Saint-Valentin : nous nous retrouverons donc dans 15 jours sur le thème du millésime 2000. 

     

     

  • Dégustation du lundi (97)

    Avec un jour de retard -quelques soucis de lignes verticales pixelisées sur l'écran de mon mac, en réparation-, le compte-rendu de la très chouette dégustation, à 4, de ce lundi soir, sans thème imposé.

    Première bouteille, à la robe  jaune claire, et au nez de pommes, suivi d'un puissant nez floral (jasmin), presqu'écoeurant. En bouche, un vin sec et long, sur des hydro-carbures et du réglisse, avec un côté asséchant. Les Monts Damnés 2006, Sancerre de François Cottat à Chavignol.

    Seconde bouteille, à la robe noire et au nez concentré sur des fruits mûrs. La bouche, ronde, vanillée, sur de la cerise, puis sur de la sécheresse en finale, avec des tannins verts. La première attaque fait vite place à une bouche déséquilibrée : Kirwan 2000 en Margaux. Du Michel Rolland en plein : quel massacre !

    Troisième bouteille, à la robe noire et au nez difficile de semelles. Par contre, en bouche, tout est en finesse : concentration, sur une belle matière, très beau fruité lisse, fraîcheur. Une finesse de fruit admirable. On est ni en Rhône ou à Cornas, mais dans le Var : Château La Calisse "Cuvée Etoiles" 2007 en Coteaux Varois de Provence, de Patricia Ortelli. Un vin libre, pas coincé ni formaté, avec l'expression du terroir et des cépages.

    Quatrième flacon, à la robe noire, légèrement évoluée sur les pourtours. Un très beau nez, surtout par rapport au précédent, bordelais et sur du fruit. En bouche, une belle fraîcheur aussi, et une rondeur superbe. Michel Rolland n'a jamais mis le pied là-bas : pas de bois, pas de vanille, pas d'extraction ! Dominus 2002 Napa Valley de Christian Moeïx.

    Cinquième flacon, à la robe trouble et évoluée, et au nez de bordeaux qui pinote... On n'est pâs dans la dentelle : c'est dense, avec une belle matière, mais trop puissant et sans finesse : Domaine de Marcoux 1989 "Vieilles Vignes" en Châteauneuf-du-Pape d'Armenier. Production : 3.000 bouteilles.

    Dernier flacon à la robe de rhum/coca ou cognac. Au nez, un vieux vieux vieux botyris oxydé. En bouche, un très vieux vin, non filtré, passé, mais qui se laisse boire : Château Brouslet 1961, Haut Barsac de Pierre Fournier.

    La semaine prochaine, des vins top, pour fêter cette fin d'année, tout en mettant en bouteilles les vendanges 2009.

     

  • Dégustation du lundi (95)

    Intéressante dégustation ce soir sur le thème des vins bios, avec un invité surprise, voisin du Clos et connaisseur.

    Mise en bouche avec un Champagne à la robe pâle et au beau nez de Chardonnay. La bouche, hélas, présente un côté mou, saturé, trop conventionnel, avec un manque de vivacité et de tension. Le Chardonnay, la race et la minéralité ne parviennent pas à s'exprimer. Champagne Larmendier-Bernier, Premier Cru Blanc de Blanc, en biodynamie. Ce Champagne est trop dosé. Dommage.

    Second vin, à la robe jaune pâle et au nez très floral et frais sur un fruit très caricatural (trop jeune?). On est en Sauvignon, mais avec une bouche assez molle et visqueuse, manquant de vivacité en milieu de bouche : Domaine Mouthes Le Bihan 2008 Blanc sec en Côtes de Duras.

    Le troisième flacon, à la robe noire et au nez discret et fermé nous offre une bouche chaude, concentrée et ronde sur des fruits mûrs, avec une longue finale et un brin d'astringence. il y a une relative fraîcheur, c'est plaisant et bien équilibré malgré la chaleur : Maestoso 2006 Domaine L’Oustal Blanc. Minervois, 100% grenache. Produit à 900 bouteilles. On avait déjà goûté, il y a quelques semaines, le Prima Donna 2006 La Livinière Domaine L’Oustal Blanc. Minervois, produit, lui, à 1.800 bouteilles.

    Quatrième bouteille, un Pomerol annoncé, en lutte raisonnée, au très beau nez fruité, mais à la bouche moins sympa, bien qu'elle soit ronde et gouleyante : Clos Plince 2000 en Pomerol.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et évoluée et au nez sur un fruit évolué, du poivre et un côté fumé. La bouche, parfaite, sur du cacao amère, du cigare et un côté torréfié : du tout grand ! Château Pavie 1990 en Saint Emilion 1er Grand Cru Classé de Valette. Très belle bouteille.

    Lundi prochain, les vins Made in USA, bio ou pas. Cela s'annonce difficile, mais croyez-moi, ils ont aussi quelques terroirs et sont capables de sortir des vins fort plaisants. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (88)

    Dégustation à l'aveugle, à 5 ce soir, sur le thème des bouteilles produites à moins de 10.000 exemplaires. Premier flacon à la robe rubis légèrement évoluée et au nez de petits fruits rouges. En bouche, du Pinot noir, sur une belle structure plaisante et assez souple : on est en Côtes de Nuit. Chambolle Musigny Premier Cru 2006 du Domaine Lécheneaut à Nuits-Saint-Georges.

    Seconde bouteille, à la robe noire et au nez riche, confit, de garrigue, mais sans exubérance. La bouche est ronde, sur des fruits mûrs, élégante et racée, sur une longue finale épicée. On croque dans un melon mûr à souhait et poivré : Prima Donna La Livinière 2006 du Domaine de l'Oustal Blanc, en Minervois La Livinière. 1.800 bouteilles produites.

    Troisième flacon, à la robe pourpre et au nez de bonbon acidulé. En bouche, des cuberdons acidulés. Ce n'est pas fruité, c'est juteux. On est au sud des Côtes du Rhône : L'Anglore " Cuvée Véjade" Vin de table de France, Lot V. 2008.

    Quatrième bouteille, à la robe jaune paille, et au nez très sec. En bouche, de la noix et encore de la noix, avec un peu d'hydrocarbures, et sans un seul atome de sucre résiduel. Ce vin atypique manque d'un peu de fraîcheur : Vin de Voile de Robert Plageoles 1996 en Gaillac. Le seul vigneron à produire un vin de voile sur Gaillac.

    La semaine prochaine, "A la découverte de ..." nous amènera certainement à déguster quelques raretés. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi (77)

    Dégustation à 3 ce lundi soir de canicule, sur le thème des Bandols. La première bouteille, en magnum, présenta son nez floral, suivi d'un nez intensif de fruits (cerises, petit notes d'olives noires, puis pruneau et figues), avant de terminer sur des notes plus animales et lardées : magnifique nez ! En bouche, de la souplesse, sur du fruit, avec une petite amertume de bon aloi, et une finale fort agréable, sans aucune lourdeur : Moulin des Costes 2003, Bandol, du Domaine Bunan. Tellement bon, que l'on vida le magnum au cours de la soirée... Le second vin, sur une robe plus évoluée, avait un nez de pin parasol, un côté laiteux et des tannins plus pointus. La bouche, plus dense, plus chaude s'avéra plus en retenue. Sans doute en raison d'un élevage plus long et d'un boisé encore bien présent, dont le côté barriqué prend le dessus. Il manque une dimension fruitée et intense en finale, il manque de l'ampleur et du charme : Château Vannières 2002, toujours en Bandol. La troisième bouteille, un blanc, sera dégustée prochainement. Lundi prochain, le Clos s'exile, en famille, à la campagne, pour une dégustation gargantuesque sans thème précis. J'amènerai, pour ma part, un liquoreux de derrière les fagots, qui ne devrait laisser personne indifférent... A suivre...

  • Dégustation du lundi (75)

    Et voilà que reprennent nos dégustations du lundi, à 5, avec pour thème ce soir : le Jura. Le premier vin, à la robe jaune pâle, offre un nez frais de zestes de pamplemousse. En bouche, un vin sec, minéral, limpide, tendu avec une bonne acidité et une belle longueur, typée Chardonnay. Arbois Chardonnay 2007 vinifié par Stéphane Tissot. Le second vin présente la même robe, sur un nez plus épais, plus mature, plus chaud et légèrement oxydatif, avec un côté crayeux. La bouche, proche du premier, sur du Chardonnay également, est plus acide et plus mordante. "En Barberon" 2006, Côtes de Jura, de Stéphane Tissot. Troisième flacon, même robe jaune pâle, et un nez frais sur des notes plus sucrées d'abricot et d'oranges. La bouche, moins nette et limpide, visqueuse, présente une finale plus classique et moins agréable. Il manque la nervosité et la complexité des 2 vins précédents : Arbois Traminer 2007 de Stéphane Tissot, toujours lui ! Un vin plus mou dans lequel on ne reconnaît pas le vigneron des 2 premières bouteilles...  Le quatrième vin, à la robe jaune un peu plus soutenu, présente un nez oxydatif, de chèvre frais et de poires blanches non sucrées. La bouche correspond au nez, avec de la puissance et du gras, et une interminable longueur, toute en vivacité. Arbois Pupillin 1998 de Pierre Overnoy en 50cl. Cinquième et dernier vin de la dégustation de ce soir, à la robe orangée, sur un superbe nez oxydatif empaillé. En bouche, de la paille, du sucre, et un côté Château Chalon avec toute sa complexité. Et un magnifique retour, en fin de bouche, de vin jaune du Jura. Vin de paille 2004, Côtes du Jura, de Julien Labet, en 50cl. Jacques Perrin écrivait de cette bouteille que "cet assemblage de Savagnin (20%), de Chardonnay (70%) et de Pulsard (10%) est d'un équilibre, d'une profondeur et d'une précision admirables. Bref, il flirte avec l'idéal, c'est tout dire... Un modèle pour tous les vins de paille jurassiens." La suite lundi prochain.

  • Dégustation du mercredi (17)

    Très agréable dégustation à 3, un comparse étant à Lisbonne, et l'autre dans sa campagne enneigée, sur un thème improvisé de dernière minute : Sud de la France et Italie. Première bouteille à la robe rubis, au nez boisé vanillé, mais qui, après ventilation, s'ouvre également sur des fruits rouges croquants. En bouche, beaucoup de matière, sur des fruits rouges compotés, et sur une fort belle acidité et une magnifique fraîcheur, avec une belle finale : La Ladra, Barbera d'Asti 2004 Superiore, Tenute Dei Vallarino (15 euros). Vin italien très agréable, sans ce côté sud et alcool habituel. Seconde bouteille, à la même robe, au nez légèrement vanillé sur des prunes, avec une belle fraîcheur. En bouche, des fruits mûrs (prunes), un vin fondu, et une fort belle longueur fraîche : Clos Siguier 2003, Cahors de S.Bley (3,50 euros). Le Cahors le moins lourd et le moins concentré jamais bu, très agréable avec ses 12° malgré le millésime chaud. Troisième bouteille, à la robe toujours rubis, mais paraissant plus jeune que les 2 précédentes, au nez d'alcool et de bonbons. La bouche, fort acide et avec de l'amertume en finale, est un peu dissociée. Il y a de la race, mais un manque de fruits et de complexité : Domaine Gauby 2000, "La Muntada" en Côtes de Roussillon Villages (100 euros). Décevant pour le prix, mais peut-être bu trop jeune... La suite des dégustations mercredi prochain. Qui vivra goûtera...

  • Dégustation du mercredi (15)

    Un gros rhume m'a empêché de participer à la dégustation de mercredi passé, au cours de laquelle furent dégustés 4 vins blancs. Ce soir, pour thème, le mot "Clos" sur l'étiquette. Premier Clos, à la robe claire. Un vin au nez minéral, sec et frais, avec des agrumes. En bouche, de la finesse, de l'acidité, sur des agrumes et une pointe de miel ou d'hydrocarbures. Riesling Clos de la folie Marco 2007, un des rares clos alsacien situé en ville. Second Clos, à la robe jaune dorée, et avec un nez incroyable de pain grillé très puissant. Bouche perturbante, sur du beurre, du caramel mou, toute en longueur, à la fois oxydée, mais en même temps fraîche et équilibrée. Le Clos de Monsieur Noly 1999, Pouilly Fuissé du domaine Valette. Très belle bouteille, avec ses 60 mois de fût ! Troisième Clos, au nez sanguin. Soit un bourgogne riche, avec une belle matière, soit un Languedoc solaire. En bouche, du fruit, solaire mais avec une très forte acidité et une magnifique fraîcheur, ce qui est déroutant. Extrait, mais pas chaud, sur une rondeur plaisante et une finale poivrée : Domaine Le Clos des Cazaux 2005, Cuvée des Templiers, Vacqueras d'Archimbeau Vache. Très frais pour un Vacqueras. Quatrième Clos : le même nez que le précédent ! En bouche, moins de fruit et plus de bois ou de liège, et plus lourd : Domaine le Clos des Cazaux 2004, Cuvée Prestige. Sans concertation ! Quel hasard ! Cinquième Clos, un nez de vieux vin, un peu plat et sur la descente. La bouche, fine, élégante, avec une pointe de bouchon, fait penser à un vieux bordeaux classique, un peu poussiéreux et vieillot. Pas de chance : c'est du Pinot Noir ! Clos des Lambrays Grand Cru 1995 à Morey St Denis. La semaine prochaine, ce regretté Dagueneau, en 5 flacons. A suivre...

  • Dégustation du lundi (71)

    Bouteilles au choix et dégustation funambule ce soir ! Pour commencer, un blanc au nez de coing et de cidre, légèrement oxydatif. La robe paille et grasse. La bouche, sur du fruit mûr, grasse, et avec une belle acidité sur la longueur aurait sublimé une poularde de Bresse aux morilles. René's Chard, Mosse 2006, 100% Chardonnay en vin de Loire... Dur à deviner ! Le second, présenté en berlingot, n'avait ni nez, ni robe, puisque dégusté à la paille ! Quant à la bouche, vraiment pas terrible... Merlot et Cabernet Sauvignon 2006, Cordier, Appellation bordeaux Contrôlée. Un scandale, qui devrait être interdit, et bien déplorable pour l'appellation bordelaise ! Comment peut-on vendre du "vin" dans de tels berlingots tétrapack de 25 cl ? Abominable. Le troisième vin présenta un nez intéressant, qui parle, et laisse présager de bonnes choses. La robe, foncée, mais évoluée sur les contours. La bouche, sur des fruits mûrs, mais avec un problème de bouteille : vraiment pas à la hauteur de ce qu'elle aurait dû être. Pibarnon 2000 en Bandol. Le quatrième, bizarre, noir de chez noir, avec du gaz carbonique, et à la bouche horriblement tannique, avec beaucoup d'astringence, mais sur un fruit sympa : Domaine Mosse, Anjou 2006 en 100% Cabernet Sauvignon. Curieux de le boire dans 15 ans... "J'ai viré ma cuti : même le Mosse j'aime plus !" s'écria le grand crôlé du groupe... Le cinquième, à la robe noire également, mais aux contours légèrement rouilles, présenta un nez d'alcool et une bouche chaude sans grand intérêt : RR Rosso di Rossi 2005, Toscane en Sangiovese. Heureusement, la sixième bouteille sauva ce lundi soir parti dans tous les sens (et pas les meilleurs qui soient) : une robe orange ambrée, un magnifique nez confituré, avec des abricots sur une belle fraîcheur. Une bouche pleine, massive, visqueuse, douce, mais sur une fort belle acidité perdurante. Seulement 7° d'alcool pour ce Clos Jebsal 1991, Turckheim, Sélection de grains nobles, Tokay Pinot gris du Domaine Zind Humbrecht. Magnifique. Lundi prochain, Clos à 3 avec pour thème la Provence et la Corse, prélude aux vacances toutes proches...

  • Dégustation du lundi (57).

    Très belle dégustation à 5 au Clos ce lundi soir sur le thème de la syrah, du mourvèdre, du cinsault, du carignan et autres cépages du sud. On attaqua la dégustation avec un vin naturel au nez, sur de la fraise. La bouche légère, fruitée, facile à boire présentait quand même une certaine finesse, malgré un côté vert ou une sécheresse en finale : Sainte Epine 2006 d'Hervé Souhaut en Saint Joseph. Le second vin, "Sotanum" 2000 de Cuilleron-Gaillard-Villard, en Vin de pays des collines Rhodaniennes était, hélas, bouchonné... Le troisième, avec son nez de pruneaux à l'alcool, son début de bouche visqueux, puis fluide, toujours sur les mêmes pruneaux à l'alcool, le tout sur une belle matière et une fort belle longueur présentait quand même une petite sécheresse en finale, due à son jeune âge : Clos des Papes 2004 de Paul-Vincent Avril en Châteauneuf-du-Pape. Quand même élu onzième meilleur vin du monde en 2004, et premier en 2005 (n°1 au top 100) par Wine Spectator ! Le quatrième, avec sa robe foncée, et son nez de fruits noirs bien mûrs et de boisé présenta une bouche puissante, concentrée, serrée et boisée, mais compensée par une fort belle acidité. Un peu lourd quand même : La Landonne 2001 en Côte Rôtie de Guigal. A trop faire, on fini par tout perdre... Pour terminer, un vin au nez fin, de légumes puis de fruits mûrs. En bouche : beaucoup de fruits mûrs, avec de la fraîcheur, puis du boisé et de l'alcool en finale. "O" du Clos de Nines 2004, en Coteaux du Languedoc. Un peu fatiguant, comme le précédent... Lundi prochain : bordeaux ou style bordeaux, à 4.

  • Pas fous les belges...

    La vigne, dont les spécificités sont très liées à des critères météorologiques, s'apprête à vivre une phase de grande mutation -notamment géographique- en raison du réchauffement de la planète, selon des scientifiques réunis à Dijon à l'occasion d'un colloque sur le thème: "Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles?". (28-30 mars). La date des vendanges est à ce titre un outil précieux de l'évolution climatique: une variation d'un degré par rapport à la normale entre mai et août entraîne une variation de 10 jours de la date des vendanges. En disposant d'une longue série de dates de vendanges, et en tenant compte de l'influence exercée par des facteurs extraclimatiques, on peut établir des variations décennales et séculaires du climat.Grâce aux études d'Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l'Institut de France, également présent à Dijon, la méthode des vendanges a permis des reconstructions assez fidèles concernant les six derniers siècles du climat en France. A l'étude du seul XXe siècle, le constat du réchauffement climatique est sans appel. Vers 1945, les vendanges à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) intervenaient début octobre. Aujourd'hui, c'est début septembre. En outre, la perspective scientifique d'un réchauffement croissant de la planète devrait avoir des effets majeurs sur l'emplacement des vignobles. En Europe, la limite septentrionale de la culture s'étendait en 1946 de la Bretagne à l'Ukraine, en passant par Paris et Berlin. D'ici 2100, elle devrait remonter jusqu'en Scandinavie. En 2050, on pourrait assister dans le sud de la France à des vendanges début août. Et les Côtes du Rhône ressembleront peut-être à du Sidi Brahim, un vin d'Afrique du Nord. En effet, l'évolution géographique des cépages devrait, elle aussi, être significative. A chaque cépage son climat, comme le signale Grégory Jones, de l'Université Sud Oregon: pour le Pinot Gris, la température moyenne durant la période de phénologie -qui court du premier bourgeon à la maturation- doit être de 13 à 15 degrés, 16-20° pour la Syrah ou encore 18-22° pour le Nebbiolo. De telle sorte qu'à l'heure actuelle on ne trouve de la Syrah que dans le Sud de l'Europe. "Mais en 2100, avance Bernard Seguin, il sera peut-être possible d'en cultiver en Champagne". Bref, quand il y a 10 ans, 5 amis décidaient de planter 156 pieds de vigne (pinot gris, merlot et cabernets franc et sauvignon) sur un terrain plein sud, et en terrasses, à Bruxelles, ils n'étaient pas fous : c'étaient des visionnaires ! L'aventure, et les résultats ne font que commencer... Vivement 2037, que les ceps aient 40 ans !

  • Dégustation du lundi (20)

    Dégustation consacrée aux mono-cépages, ce lundi, qui débuta par 2 vins du Delhaize, à savoir un Domaine Schlumberger Pinot Noir "Les Princes Abbés" 2005 (Léger, aqueux, mais parfait pour la mise en bouche), et un Saint Joseph 2005 en Côtes du Rhône, mis en bouteille par Delhaize, et qui pour ses 8 euros nous charma par son honnêteté, et sa Syrah bien faite, sans défaut. Suivi un Pommard 2000 "La Chanière" de Catherine et Claude Maréchal, tout à fait bouchonné... On monta d'un fameux cran avec un Bodegas y Vinedos "Alion" Cosecha 1995 du Ribeiro Del Douro (Bouteille n° 1524 sur 214.000), au nez complexe de fruits et d'herbes, et à la bouche magnifique, et d'une très grande fraîcheur. On quitta alors résolument le thème de la soirée avec un somptueux Château Lafite Rothschild 1999 en Pauillac, concentré, au nez encore fermé, à la bouche ronde, sur des tannins très fins et une belle matière et une très longue finale, hélas encore un peu marquée par la barrique, vu son très jeune âge. A revoir en 2014 ! Et on termina par un Château Gazin 1958, Grand Cru Classé en Pomerol, étonnant de jeunesse, et avec un élevage ayant conservé toute sa droiture, ne laissant apparaître aucun défaut majeur, alors que 58 fût un petit millésime... Très belle bouteille ! Lundi prochain, on attaque le millésime 1982. A suivre...