carences

  • La peur au ventre...

    Lasagnes à la viande de cheval, poisson au mercure, jambon à la salmonelle. Ne peut-on donc plus rien manger ? Les Français se montrent, en tout cas, de plus en plus vigilants quand ils font leur marché, au point que cette peur au ventre est devenue le nouveau filon des professionnels de l’alimentation.

    Traumatisée par les scandales, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition : ils calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, certains ne vont plus dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. Ils sont à l’origine du succès des produits "sans" : sans sucre, sans OGM, sans lactose, sans huile de palme, et aujourd’hui sans gluten. Mais au-delà des vrais allergiques, qui en a vraiment besoin ? Quelles carences peut générer cette forme d’automédication ?

    Objets de tous les fantasmes : les élevages high-tech de l’industrie agro-alimentaire. Quels médicaments sont administrés aux poulets, porcs et lapins élevés en batterie pour qu’ils restent en bonne santé ? Avec quelles conséquences pour ceux qui les mangent ensuite ? Complément d’enquête dans les pharmacies des usines à viande.

    Dernier avatar du manger sain, les "bouchers haute couture" : grandes gueules, ultra médiatiques, ils installent leurs échoppes à la déco rétro dans des quartiers branchés, et proposent du bœuf bio de race japonaise, nourri à la bière … à 250€ le kilo ! Comment gèrent-ils leur stratégie marketing? Décryptage de ces bouchers new-look qui réveillent une profession en perte de vitesse.

    C'est ce soir sur France 2 à 22H15 : Le marché de la peur, dans Complément d'enquête.

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  • L'express de cette semaine : 12 conseils pour mieux manger...

    Globalement, les connaissances s'affinent. Quitte parfois à remettre en question des certitudes bien ancrées. Ainsi, des chercheurs ont montré récemment, dans le New England Journal of Medicine, que les fibres (contenues dans les céréales) ne protégeaient pas du cancer du côlon. "La nutrition n'est plus cette science fluctuante et incertaine fondée sur des a priori, souligne le Pr Jean-Louis Schlienger, de la faculté de médecine de Strasbourg (université Louis-Pasteur). Elle est devenue une réalité opérationnelle fondée sur des preuves." Ses domaines d'action sont innombrables: le surpoids, bien sûr, mais aussi les affections cardio-vasculaires, la cataracte, l'ostéoporose... Le Dr Paule Nathan l'affirme dans son ouvrage Se soigner par l'alimentation (Odile Jacob, parution le 26 mai): la nutrition serait une véritable thérapie. 

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    Paradoxe: si les connaissances progressent, les comportements alimentaires régressent. Les Français mangent de plus en plus mal. Notamment les jeunes. Ils consomment trop de sodas sucrés, "des calories vides de nutriments", selon les spécialistes, grignotent à toute heure des produits riches en mauvaises graisses. "La véritable malbouffe, c'est à la maison", observe Paule Neyrat, diététicienne, auteur d'un ouvrage intitulé Les Vertus des aliments (Solar). 

    Les idées fausses sont donc légion. Non, les produits biologiques ne sont pas la panacée. Ils apportent seulement la garantie d'un certain mode de production (sans pesticides, sans OGM, etc...). Mais ce n'est en aucun cas un label diététique. Un saucisson ou des chips bio sont aussi gras que leurs équivalents industriels. Non, le pain ne fait pas grossir. Non, la crème n'est pas plus dangereuse que le beurre. La liste des erreurs est longue. Comme le souligne Paule Neyrat, "un aliment n'est ni bon ni mauvais en soi. Tout dépend des quantités absorbées". 

    Les consommateurs sont également persuadés que diététique et plaisir gastronomique s'excluent. A tort. "On peut se lâcher de temps en temps, s'autoriser un aliment qu'on aime, insiste le Dr Nelly Danan. L'équilibre nutritionnel s'établit sur une semaine ou sur un mois." Autre erreur fréquente: considérer la nutrition comme un problème à part, déconnecté du mode de vie. Or l'obésité vient autant d'une mauvaise alimentation que d'un manque d'exercice. "La balance se fait entre les apports nutritionnels et les dépenses physiques, énergétiques", rappelle Paule Neyrat. 

    Comment combattre ces préjugés et corriger les comportements pathogènes? L'école et la famille ont un rôle majeur à jouer. Le rapport de Serge Hercberg devrait le souligner. "Il n'y a plus de transmission culinaire, plus de ritualisation des repas, déplore le Dr Dominique-Adèle Cassuto, endocrinologue. Les parents ont complètement démissionné en matière d'alimentation." 

    Les médecins devraient également être des relais. Mais ils ne sont pas préparés à répondre aux attentes de leurs patients. "Nous avons tendance à être trop normatifs, avoue le Dr Jean-Michel Borys, endocrinologue. Mieux vaudrait un peu plus d'humilité et de pragmatisme." La bonne alimentation ne repose pas seulement sur des bases rationnelles. C'est une affaire intime, qui exige un effort personnel. Hippocrate l'enseignait déjà voilà vingt-cinq siècles! L'Express s'en inspire aujourd'hui et donne douze conseils pour mieux manger. A acheter et à lire.

     

     

     

  • Météo maussade et vitamine D...

    Le 23 octobre, sur base des tendances à long terme de Météolaflèche.com, j'annonçais un hiver gris, doux et pluvieux. On peut dire que les prévisions pour Novembre et Décembre se sont avérées exactes ! Plus de pluie et plus de douceur et moins de soleil : tu meurs. 

    Aujourd'hui, on peut également confirmer que Janvier, Février et Mars poursuivront dans la même voie. J'ai donc eu raison, pour la première fois depuis des années, de ne pas protéger mes plantes du gel. A condition que Janvier et Février confirment...

    Cependant, avec 5 mois gris, prenons garde au déficit en vitamines D. Un petit complément acheté en pharmacie ne fera de tort à personne, que du contraire !

    Pour rappel, la vitamine D influence plus de 200 gènes, ce qui explique son importance non soupçonnée jusque récemment dans de nombreuses maladies dont l'arthrite, les troubles de la peau apparentés au psoriasis, le diabète, certains cancers et même la démence. On se charge en vitamine D en s'exposant une heure par jour au soleil. Sinon, on la trouve dans les huiles de foie de poissons. Ou en gélule à base d'huiles de foie de poissons en pharmacie, ce qui est plus pratique...

    Et dès qu'un petit rayon de soleil fera son apparition, essayons d'en profiter !

  • Alimentation : un système devenu fou...

    Il y a eu en janvier, le livre coupe-faim de Jonathan Safran Foer "Faut-il manger les animaux?" (Editions de l'Olivier). Puis début février, une campagne de France Nature Environnement pour dénoncer les ravages de l'agriculture intensive. Au même moment sort "Le livre noir de l'agriculture : Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement", d'Isabelle Saporta (Editions Fayard).

    Arte a ensuite diffusé le 15 mars "Notre poison quotidien : comment l'industrie chimique empoisonne notre assiette", documentaire de Marie-Monique Robin (Auteur du "Monde selon Monsanto" aux Editions La Découverte en 2009).

    Enfer des usines à bestiaux,cultures aspergées de pesticides, produits alimentaires gorgés de chimie, il s'agit à chaque fois de constats accablants.

    Et avec tout ça, on mange quoi ? Dans les grandes surfaces, on décrypte la liste des ingrédients. Redoutable lecture qui vous fait abandonner l'immense majorité des plats préparés, des viennoiseries industrielles, des quatre-heures des enfants, etc.

    Au rayon fruits et légumes, on lorgne sur le Bio; au rayon viande, on passe son chemin et on devient fidèle - deux jours par semaine- à son boucher de quartier; au rayon poisson, on hésite entre diversification de l'alimentation et risque de métaux lourds...

    Tous ceux qui se sont penchés sur les méfaits industriels de notre alimentation affirment que le pouvoir est désormais entre les mains des consommateurs.

    Jonathan Safran Foer et Marie-Monique Robin pointent un système devenu fou, des lobbies sur-puissants, des experts rarement indépendants et des politiques qui laissent faire. Terriens, il est temps d'agir...

    Article paru dans Le Monde Dossiers et Documents N° 411 de Septembre 2011 "Le grand n'importe quoi".

     

  • Pourquoi le bio est plus goûtu...?

    Pourquoi une salade bio est-elle tellement plus savoureuse et goûtue qu'une salade issue de l'agriculture intensive ? Parce que les fruits et les légumes bio poussent plus lentement. Et leurs cellules sont donc plus serrées et contiennent moins d'eau, donc plus de goût. C'est aussi simple que cela ! Il faut laisser le temps au temps. Avec l'agriculture intensive, tout pousse plus grand, plus vite et plus beau, mais c'est tellement bourré d'eau que tout goûte la même chose, c'est à dire rien. En plus, les sols, totalement saturés par les produits chimiques épandus au cours des dernières décennies, empêchent les plantes de synthétiser les minéraux et les oligo-éléments. Vous pouvez donc faire des carences en magnésium (par exemple), même si vous mangez chaque jour des fruits et légumes de saison. Dans le bio, le sol est sain,, et le magnésium est présent dans le légume. Tous les nutriments et vitamines sont présents dans les fruits et légumes bio. Et en plus, cerise sur le gâteau, aucune trace de pesticides dans le bio ! Consommez bio : il y va de votre santé, de votre plaisir à bien manger et du plaisir de retrouver le vrai goût des choses... Terriens, il est temps d'agir...