carbone noir

  • Faire du vélo, oui, mais pas en ville...

    Le cyclisme dans les villes fortement embouteillées s'avère réellement néfaste pour le cœur et les poumons en raison de l’absorption de la pollution, comme le confirme une étude présentée dans la revue Science of The Total Environment et menée à Dublin par Marguerite Nyhan du Trinity College. Elle s'est penchée sur le cas de 32 cyclistes en bonne santé, roulant principalement sur des routes peu embouteillées. Si les piétons sont exposés aux mêmes dangers, les cyclistes fournissent un effort plus important et prennent de plus grandes inspirations — ce qui accroît le risque, rapporte The Australian. 

    En 2011, une autre étude britannique avançait que les cyclistes en milieu urbain inhalaient d'importants taux de carbone noir. L'étude, menée par l’université de Londres, avait permis de démontrer que les citadins qui se rendaient au travail à vélo présentaient 2,3 fois plus de carbone noir dans les poumons que les piétons. Le carbone noir peut être responsable du dérèglement des fonctions pulmonaires, causer la détresse respiratoire et provoquer des crises cardiaques.

    Quelles solutions adopter ? L'usage d'un masque serait efficace, selon la BBC, à condition qu'il soit bien ajusté. De précédentes études conduites à Pékin avaient démontré que cet ajustement permettait de réduire de manière significative l’exposition aux particules polluantes. Il est conseillé d'éviter les zones fortement fréquentées, de choisir des horaires pendant lesquels le trafic est réduit et d'éviter de rouler derrière les bus et les camions roulant au diesel. Source : Relaxnews.

    Bref, les cyclistes qu'on croise Rue de La Loi et sur les grands boulevards aux heures de pointe font du sport et ont adopté un mode de transport écologique pour se rendre au boulot. Mais ils en prennent plein les poumons et risquent gros. Le jeu en vaut-il la chandelle ?