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  • Comment perdre autant de poids que vous voulez, sans régime, et sans pilules.......

    Début juin 2013, je me trouvais trop gros, beaucoup trop gros. Bon vivant, gastronome et amateur de bons vins, je ne m'étais jamais rien refusé. Et cela commençait sérieusement à se voir... et à me déplaire.

    Incrédule par rapport aux centaines de régimes miracles qui vous assurent de perdre x kilos en x semaines, et certain du fait que perdre trop de poids trop vite n'était certainement pas bon pour la santé, j'ai décidé, tout simplement de perdre un kilo par mois, jusqu'à ce que je sois satisfait de ma silhouette. Sans me priver de quoi que ce soit car je ne voulais pas la contrainte, ni l'insatisfaction et les efforts imposés par un régime.

    J'ai fait un tableau reprenant mes prévisions, me suis acheté une balance précise (je n'en avais pas) et ai décidé de me peser tous les samedis matins, après le petit-déjeuner.

    Je me suis dit que je grossissais parce que je ne brûlais pas toutes les calories avalées, et que, par conséquent, il suffisait de réduire les quantités. Sachant que l'estomac envoie un signal au cerveau annonçant qu'il avait assez après 15 minutes, il suffisait donc de manger moins vite, de mâcher plus, et donc de manger moins. Et idem pour le vin bu à chaque repas.

    Les résultats ne se sont pas fait attendre, et j'ai très vite commencé à perdre du poids, mais tout en douceur et sur le long terme. Quatorze mois et demi plus tard, je suis à moins 15 kilos. J'ai toujours un petit ventre que je voudrais voir disparaître (rien à voir avec celui d'avant...), et vais donc poursuivre cette façon de faire jusqu'en décembre. Là, je serai à moins 19 et je vais recommencer à faire du sport à ce moment-là pour un peu plus me muscler.

    J'aurai retrouvé ma silhouette de jeune homme et serai heureux de mon apparence ! 

    Cette façon de faire n'empêche nullement de faire des fêtes comme avant, des excès sporadiques ou des agapes gastronomiques (style 8 services et vins assortis au resto). Il suffit de juste faire un peu attention les 2 jours qui suivent.

    Quelques derniers conseils :

    1. C'est la qualité qui compte et pas la quantité. Privilégiez de bons ingrédients (et le goût), plus chers mais en achetant la moitié : votre repas doit tenir dans la paume de vos 2 mains.
    2. Dressez une belle assiette, on mange aussi avec les yeux.
    3. Ne vous jetez pas sur votre assiette comme un chien sur sa gamelle. Laissez les goinfres qui vous entourent manger comme ils l'entendent. Admirez d'abord votre assiette, repérez chaque ingrédient, demandez-vous où a poussé cette petite tomate ou d'où vient ce poisson, parlez à ceux qui vous accompagnent, et puis, commencer à déguster ce délicieux repas, en prenant le temps de mastiquer et de prendre du plaisir avec chaque bouchée. 
    4. Savourez ce verre de vin, gorgée par gorgée, en tentant de découvrir tout ce qu'il exprime.
    5. Une fois que vous sentez que vous avez assez mangé, arrêtez-vous. Ne finissez pas votre assiette. Vous avez bien mangé et cela suffit. Ne vous forcez surtout pas à vider votre assiette ou le plat.
    6. Quand vous préparez un repas, réduisez les quantités habituelles : on mange trop, trop vite et mal. Rectifiez les quantités pour éviter de jeter les restes. Et idem lors de vos achats.
    7. Je mange toujours du beurre, de la crème fraîche, des fromages au lait cru mais en moindre quantité. Un tiers de Reblochon Fermier au Lait Cru plutôt qu'un entier me comble autant de bonheur qu'avant. Et 200 grammes de poisson plutôt que 500 grammes, comme je faisais avant... Et 2 verres de vin rouge à chaque repas au lieu de 4.
    8. Et, si vous en avez la possibilité, essayer de faire 30 minutes d'activité physique trois fois par semaine (vélo, marche rapide, natation, escaliers plutôt que l'ascenseur, travaux ménagers dynamiques, etc...).

    Vous verrez, c'est hyper facile. Car on ne se prive de rien.

    Et quand je dis que j'arrête en décembre, je me demande ce que je vais arrêter... Car, aujourd'hui, j'estime que je mange normalement et à ma faim. Je ne prends jamais rien en dehors des repas (pas faim). Il faudra donc stabiliser le poids pour éviter de continuer à perdre un kilo par mois ! Et là, je ne sais pas encore comment faire... Je vous tiendrai au courant.

  • On est foutus, on mange trop !

    Depuis plusieurs années maintenant, les médecins savent qu’un des seuls moyens d’allonger la durée de vie des animaux et sans doute des hommes est de réduire leur apport calorique durant les repas. Des dizaines d’espèces différentes ont été soumises à des expériences de diète avec des résultats convergents : elles vivent plus longtemps si leur régime alimentaire est hypocalorique et tout particulièrement s’il est allégé en glucose. 

    Jusqu’à présent, il n’y avait pas de réelles explications à ce phénomène. Un lien entre nutrition et longévité a été établi via un système hormonal, la voie de signalisation de l’insuline et du facteur de croissance IGF-1 (insulin like growth factor) et quelques gènes ont été identifiés sans que la question sit pour autant définitivement élucidée. 

    Dans le journal FASEB, des chercheurs de l’université d’Alabama, à Birmingham expliquent ce phénomène par des effets épigénétiques (qui ne sont pas dus à des mutations génétiques mais à des différences d’expression des gènes) agissant sur les télomères. Ces petits bouts de code génétique situés à l’extrémité des chromosomes sont impliqués dans la stabilité cellulaire et les généticiens savent qu’ils jouent également un rôle important dans les processus de vieillissement. 

    Pour faire cette découverte, les chercheurs ont utilisé des cellules de poumon humain, certaines saines et d’autres précancéreuses. Les deux cultures de cellules ont reçu soit une solution nutritive couramment utilisée soit une solution pauvre en glucose. Ils ont constaté que les cellules saines ont vécu plus longtemps et que bon nombre des cellules précancéreuses sont mortes lorsqu’elles ont été nourries avec la solution hypocalorique. 

    L'activité des gènes a également été mesurée dans ces mêmes conditions. Le gène qui commande la production de télomérase, une enzyme qui prolonge la durée de vie des télomères, a montré une activité plus élevée tandis qu’un gène (p16) qui ralentit leur croissance a été mis en sommeil. Ces deux phénomènes permettent d’allonger la durée de vie des cellules. 

    «Notre espoir est que la découverte que la restriction calorique prolonge la durée de vie des cellules humaines normales conduira à de nouvelles avancées dans différents types de cellules et de facilitera le développement de nouvelles approches pour prolonger la durée de vie des humains », a déclaré Trygve Tollefsbol, chercheur impliqué dans cette recherche. « Nous espérons également que ces études conduisent à une meilleure prévention du cancer ainsi que des nombreuses autres maladies liées à l’âge en contrôlant l'apport calorique de types cellulaires spécifiques » rajoute-t-il. 

    On est foutus, on mange trop ! De plus petites portions et des aliments bio et sains devraient être le secret de la longévité. A adopter sans tarder, juste après les fêtes.

     

  • La malbouffe méditerranéenne...

    Avant, les Méditerranéens mangeaient des légumes variés, du poisson, des fruits, des noix, de l’huile d’olive, le tout arrosé d’un soupçon de vin. Ce régime hautement bénéfique pour la santé diminuait les risques cardio-vasculaires et préservait de l’obésité. Aujourd'hui, et depuis quelques années déjà, ce régime tombe en désuétude pour plusieurs raisons : l'élévation du niveau de vie fait que ces populations mangent dorénavant plus de viandes et plus de graisses, fréquentent les Fast Food et font désormais leurs courses dans les nouveaux hypermarché, bourrés de produits industriels tout faits et trop riches en graisses et en sucres. L'accession croissante des femmes au travail fait aussi qu'elles passent moins de temps aux fourneaux, pour ne pas dire plus de temps du tout... Résultat : selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de calories ingurgitées a augmenté de 20 à 30% en 40 ans, tout comme le nombre d'obèses... Une catastrophe selon les nutritionnistes, d’autant plus que cette évolution alimentaire coïncide avec une diminution de l’activité physique, les sociétés modernes tendant vers un style de vie de plus en plus sédentarisé. La population méditerranéenne sera donc désormais, elle aussi, touchée par toutes les maladies typiques des populations du nord. Et pourtant, c'est tellement bon un petit poisson grillé, quelques tomates bio au four piquées à l'ail, un petit filet d'huile d'olive et un verre de Bandol ! 

  • Fast food - Slow food

    Vous qui fréquentez les Fast food, vous avalez plus de lipides (+ 9 g), de sucres ajoutés (+ 26 g), et de boissons sucrées (+ 228 g) que les autres, et moins de fibres (-1,1 g), de laitages (- 65 g) et de fruits et légumes (- 45 g). Cette alimentation quotidienne vous fournit 187 Kcal de plus que les autres, ce qui explique les 3 kilos supplémentaires constatés chaque année chez les adeptes des Fast food, les futurs obèses belges. Moi, je suis adepte de Slow food. Cela ne signifie pas que je suis maigre : quand on aime la bonne chair et le bon vin, faut assumer... Mais tout en me faisant certainement autant plaisir que vous, je mange plus varié, plus équilibré, plus sainement, moins vite, meilleur (si, si, ça existe) et moins ! Vous ne feriez pas la même chose ? Histoire d'être mieux dans sa peau et d'oser se mettre en maillot l'été prochain (celui-ci s'étant achevé inopinément fin juillet !) sans devoir dévoiler vos premiers bourrelets...