cabernet

  • Dégustation du mercredi (19)

    La Loire en rouge était le thème de ce soir, et après une mise en bouche avec un vin sans intérêt et hors thème, on attaqua le premier flacon : une robe légère, un nez léger sur des petits fruits, et, en bouche, une attaque sympa, qui, hélas, tourne vite vers un bois vieilli qui s'assèche. Une bouteille difficile, sur un cabernet pas mûr : Clos Rougeard 2004 en Saumur-Champigny. Pas terrible du tout. Second flacon, à la robe nettement plus foncée, et au nez de Gamay et de macération carbonique, avec des arômes de fermentation. Très Beaujolpif, avec de la banane. En bouche, pas grand chose : pas de côté gourmand, peu de fruits, et le tout gommé par la fermentation style Beaujolais Nouveau... Touraine 2007 "Premières Vendanges" d'Henry Marionnet. Première déception de ce grand vigneron... Troisième flacon, à la robe noire et au nez mûr de cerises, avec des notes d'évolution et un peu de boisé. La bouche, tannique, costaude, avec une belle matière déçoit avec sa longueur âpre, verte et pleine d'amertume sur du vieux calcaire et du vieux bois. Chinon "Beaumont" 2005 de Catherine et Pierre Breton. Bref, 3 super vignerons de Loire et une énorme déception ! Rien de bon ! Vivement mercredi prochain avec Le Piémont pour thème, dont le Barolo et le Barbaresco vont certainement mieux nous séduire. 

  • Dégustation du lundi (68)

    Toute petite dégustation à 2, ce soir, les 3 autres comparses ayant déclaré forfait. Le premier vin dégusté afficha un fort beau nez charmeur, mais assez chaud et avec de l'alcool. La robe, pourpre, avec des notes d'évolution légères faisait penser à un 2000. En bouche, des fruits cuits, sur une belle fraîcheur, et même un peu de verdeur. Mais l'alcool, trop présent, rendait le tout écoeurant. The Vienna Wine Orchestra proudly presents : Guitar 1999, Qualitatswein Burgenland. 14° d'alcool dans un flacon autrichien, c'est rare..., mais surtout trop marqué. Du cabernet à 100%. Le second vin nous offrit un nez magnifique de tabac blond, très fin, et une robe plus foncée que le précédent. La bouche, soyeuse, ronde et pleine, sur des fruits rouges bien mûrs présenta une belle fraîcheur, et contrairement au précédent, sans aucun excès d'alcool, le tout sur une superbe longueur. Remarquable, même si en finale quelques tannins fins doivent encore se fondre : Château Haut Condissas 2000 Prestige, en Médoc. Très très belle bouteille. En 1995, Jean Guyon, décorateur parisien propriétaire du Château Rollan de By, lance Haut Condissas. Haut Condissas est un nectar grandiose, sombre en couleur, intense, racé comme le sont les meilleurs Médoc. Le millésime 96 a été élu troisième vin de Bordeaux par le très sérieux Grand jury européen, juste devant Mouton, Latour et Lafite. Quelle belle histoire... Lundi prochain, le sud Ouest. Qui vivra, goûtera.

  • Dégustation du lundi (26)

    Agréable lundi soir à 5, avec une dégustation à l'aveugle dédiée à la Loire, en rouge, et avec les cépages cabernet franc ou sauvignon. Le premier vin présentait un nez puissant, mûr et alcoolisé, avec une attaque riche, mais en entonnoir. Un Paimparé 2005, vin de pays, d'Agnès et René Mosse. Le second présenta une réduction au nez, avec un nez vraiment peu agréable, du fruit aussi, mais avec de l'astringence et de l'assèchement en finale. Un vin qui s'avéra aussi beaucoup plus léger que les 3 autres : Chinon Vieilles Vignes 2004 de Philippe Alliet, fort décevant par rapport à ses autres vins dégustés auparavant... Le troisième, avec son nez de poivrons, son beau volume bien équilibré, sans être trop massif, cette craie, typique du cabernet franc, et ce bel élevage était également un Chinon : Clos de la Dioterie 2003 de Charles Joguet. Très beau. Le dernier, sur des fruits frais et des tannins très serrés, moins chaud que le premier, mais astringent en finale était un Anjou 2004 de Mosse, également. Vinrent ensuite 2 bouteilles hors concours : un Château Cheval Blanc 1995 en Saint Emilion Grand Cru (assez décevant malgré son nez de bel élevage typique bordelais : plat et dilué ! Ce millésime 95, tant décrié à l'époque, s'avère vraiment mauvais dans le temps !), et un Marquis de Terme 1961 en Margaux à Cantenac (au nez herbacé et de pin, à la bouche vieille, sur la descente, et sans grand plaisir à boire...). D'après mes savants calculs, nous devrions encore profiter de 27 bouteilles hors concours dans les mois à venir : espérons qu'elles soient meilleures... Pas de thème défini pour lundi prochain. Qui vivra verra.