buvabilite

  • Dégustation du mercredi (10)

    L'eau et le vin n'ont jamais fait bon ménage. Perrier est donc responsable du report de cette magnifique dégustation de Pomerol programmée pour ce soir. Ce qui n'empêcha pas une dégustation, à 5, dans ce bar à vins qui vient d'être repris : A bout de Soufre. On démarra par un Champagne Lassaigne "Les vins de Montigueux", en Brut, Blanc de Blancs. Magnifique. Ensuite, "You are so fine" 2007 en Vouvray de Nathalie et Christian Chaussard. Un vin tranquille, légèrement pétillant. Très bon. Ensuite les rouges, avec, pour commencer, un Mendall 2004 IV Negre-Roure, Terra Alta. Vin espagnol correct. Ensuite, un Fleurie 2007 d'Yvan Matras, qui se boit comme une bière. Cela fait penser à une vieille brune légère. Pour terminer, un Gevrey-Chambertin 2006 "En Vosne" (et pourtant bien éloigné), de Catherine et Dominique Derain. Très jeune et suret. Bref, rien de transcendantal en rouge, ce qui confirme ma première opinion d'il y a quelques mois, avec encore les anciens propriétaires. Par contre, au niveau restauration, quelques bonnes suggestions bien préparées et bien présentées. Mercredi prochain, les grands bourgognes en 2002, 2003 ou 2005. Enfin un peu de plaisir ? Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (27)

    Un lundi sans thème, et donc varié... On débuta par un Chinon 99 vieilles vignes de Philippe Alliet, au nez un peu fané, avec des fruits rouges frais en bouche, mais une finale pas terrible (un peu boisée et verte). Mieux que le 2004 bu récemment, mais pas encore çà... Le suivant, avec son nez de bordeaux technique, un côté crémeux et lacté en bouche, tendre et rosé comme un agneau, mûr, et sans défaut s'avéra être un Château d'Armailhac 2000 en Grand Cru Classé en Pauillac. Bien, mais un peu léger pour le millésime. On attaqua alors un vin plus concentré, plus massif, chaud avec de l'alcool, et à la bouche fruitée et vanillée, mais qui devient vite sèche pour tomber sur la barrique : un Domaine Perdiguier 2001, Cuvée d'En Auger, vin de pays des coteaux d'Enserune (jamais dégusté par aucun d'entre nous). Le suivant présenta un premier nez d'alcool qui s'estompa vite pour laisser place à un second nez de pruneaux bien mûrs. Il était moins lourd et moins chaud que le précédent, mais le côté rafles mûres en finale pouvait s'apparenter à une astreigeance verte assez déplaisante. Un Château Le Puy 2003, en Côtes de Francs. Un vin naturel, vinifié de père en fils depuis 1610, déjà dégusté il y a peu dans le millésime 98, mais en cuvée Barthélémy. On termina cette dégustation avec un vin au nez magnifique de tabac et de cuir, et à la bouche de mûres et de cassis, dans un bel équilibre : un Smith Haut Lafitte 1996, en Pessac Léognan, Grand Cru de Graves à Martillac. Et on termina vraiment cette dégustation hebdomadaire par un Ducru Beaucaillou 1996 en Saint Julien, qui malgré sa cote Parker de 96/100 (et à boire entre 2008 et 2035), nous offrit un nez d'abord légèrement bouchonné, vite estompé, puis un nez de vieux bordeaux (86 ou 82), plus complexe que le précédent, mais toujours un peu liégeux. Nouveau mot apparu ce soir : la buvabilité. Avec un sans faute pour le Château d'Armailhac. Lundi prochain, 2 vins blancs bien frais sur la terrasse, puis 3 Syrah. Cela peut-être pas mal, s'il fait beau. A suivre...