bourgognes rouges

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    Dégustation à l'aveugle, ce lundi soir, dédiée aux bourgognes rouges de 1995 à 2005, qu'on débuta avec un blanc... Robe dorée et nez de fort beau Chardonnay, fruité, beurré et boisé. En bouche, une belle attaque, puis plus rien, sauf de l'acidité. On n'est pas sur un grand millésime, et avec un si beau nez, on aurait pu s'attendre à quelques niveaux en plus en bouche. C'est bien, mais pas grand, avec une bouche un peu courte : Chassagne-Montrachet 2008 1er Cru Abbaye de Morgeaot de Frédéric Cossard. Très décevant par rapport au 2009 dégusté chez Bon bon en septembre... 

    Premier rouge, à la robe rubis clair et au nez classique mais beau, dans un millésime mûr. Par contre, en bouche, c'est austère et sévère, travaillé et extrait, avec un fruité coincé, serré, trop sulfité, classique dans l'approche : Pommard-Pézerolles 2002 de Ballot-Millot & Fils. Un vin fait à la traditionnelle. 

    Second rouge à la robe plus évoluée et au nez de feuilles mortes, plus âgé que le précédent. En bouche, de la flotte, fluide, insipide et banal, sans matière et avec de l'alcool en finale. Même approche de vinification que le précédent. Chambolle-Musigny 2002 1er Cru "Les Amoureuses" d'Amiot Servelle. Un grand millésime qu'ils disaient... 

    Troisième rouge de la soirée, à la robe plus foncée et au nez fin mais puissant, sur un beau panier de fruits noirs, dont des griottes bien mûres. En bouche, un peu de réserve et de retenue, mais vachement bon, sur un volume de fruité imposant. Corps, boisé, fruité et alcool : tout est là. Clos des Fèves 2003 en Beaune 1er Cru de Chanson. Très belle surprise, et apparemment, le top de Chanson. 

    Quatrième rouge au nez de Pinot noir (enfin) et d'amandes, sur du fruit et tout en dentelle. La bouche démarre sur de l'alcool et s'achève sur le fruit, avec une finale acidulée. C'est le piège de la soirée : Marcel Lapierre 2000 Morgon en Beaujolais. On lui avait déjà trouvé un nez de Pinot noir auparavant... 

    Sixième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe évoluée et au magifique nez de vieux bourgogne. Exceptionnel pour moi, classique pour d'autres. La bouche est superbe et classique comme les bourgognes d'antan, avec de l'acidité et du fruit, mais sans une complexité associant les deux jusqu'en finale. Il y a de l'équilibre, mais on l'aurait voulu un peu plus volage et plus ciselé : Richebourg Grand Cru 1996 du Domaine A.-F. Gros à Pommard en Côte d'Or. De tous les Gros, c'est le meilleur. 

    A la suite de quoi nous eurent droit au plateau de fromages et de cochonnailles, en attendant la prochaine dégustation de lundi prochain, dont le thème est une bouteille de 1995 à 2005. Qui vivra verra...