bourgognes

  • dégustation du mercredi (11)

    Dégustation fort animée à 4, sur le thème des bourgognes 2002, 2003 ou 2005. On débuta, en blanc, par un vin au nez fort agréable, tout en finesse et en élégance, sur des herbes sauvages et puis sur des fruits. Robe paille, or pâle. En bouche, une belle attaque, une belle élégance, une belle vivacité et une belle longueur sur du citron et de la noisette. Meursault 1er Cru Goutte d'Or 2005 d'Henry Darnat. Très belle bouteille. Pour suivre, un second blanc, au nez puissant de noisettes grillées et à la robe jaune pâle. En bouche, tout le contraire du précédent : matière, densité, concentration, maturité, assez lourd et monolithique, manquant un peu de finesse. Criots-Bâtards-Montrachet Grand Cru 2002 de Blain-Gagnard à Chassagne-Montrachet. On attaqua les rouges avec un premier flacon au nez de Pinot noir bien mûr. Avis opposés concernant la bouche : un excellent Pinot noir bien mûr et plaisant qui se livre pour les uns, et une vin sans personnalité propre (= archétype de 90% des vins de Bourgogne), chaptalisé et plat pour les autres. Clos du Prieuré Monopole 2005 du Domaine de la Vougeraie à Nuits-ST-Georges, produit à 4.008 bouteilles. C'est l'oeuvre de Jean-Claude Boisset, qui a racheté une tripotée de domaines à Savigny, Vougeot, etc., et en sort des vins flatteurs. Le second rouge offrit un nez de Pinot noir et d'alcool. En bouche, un fruit très mûr et chaud, tout en longueur, mais il manque une petite pointe vivifiante en milieu de bouche. Clos des Fèves 2005 en Beaune 1er Cru, du Domaine Chanson. Compliquée, la Bourgogne. Et difficile de prendre son pied ! Espérons que ce sera le cas la semaine prochaine, avec un thème de dégustation non moins compliqué : "J'en ai rêvé !".

  • Dégustation du lundi (10)

    Et voilà, de nouveau de retour d'une dégustation à l'aveugle, comme tous les lundis... Ce soir, le thème était d'avoir "Chambertin" sur l'étiquette... On pensait partir sur de bonnes bases, et pourtant...Le premier fût un Gevrey Chambertin cuvée vieilles vignes 1995 du Domaine Charlopin-Parizot, le second, un Gevrey Chambertin "vieilles vignes" 1996 de Jean-Michel Guillon, le troisième, un Mazis Chambertin Grand Cru 1997 du Domaine Maume, le quatrième, un Charmes-Chambertin Grand Cru 96 de Pierre Bourée & Fils, et le cinquième, un Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 2000 de Lucien Le Moine. "Pitoyable" est le commentaire de Jean-Mildiou. "T'as joué au lotto et t'as perdu" est celui de Laurent... Bref, rien de très fameux dans tout cela ! Cela confirme mon opinion sur les Bourgognes rouges : une très belle bouteille sur 100 et 99 déceptions... Juste pour vérifier notre palais, Thomas a ouvert un Echezeaux Grand Cru 1998 de Daniel Bocquenet, qui s'est confirmé meilleur que tout le reste. Bref, grande déception, pour des bouteilles dont certaines valent 40 à 70 euros ! Pour ce prix-là, il y a quand même moyen de bien prendre son pied dans d'autres régions viticoles ! Lundi prochain, nous comparerons les grands bourgognes rouges aux grands bordeaux rouges; On prendra au moins son pied avec la moitié des bouteilles... A suivre...