bourgogne

  • Dégustation du lundi 129

    Belle dégustation à 5 ce soir, bien que ce ne soit pas le style de vin que j'apprécie, même si ce sont de grands flacons...

    On débuta par un vin mousseux, à la robe jaune recouverte d'une mousse crémeuse et au nez de pommes. La bouche, frappée, offre une intensité de fruits et une minéralité géniales, le tout sur une belle acidité et un léger boisé. On est en Chardonnay 100% : Jacques Selosse "Lieux-Dits" en Champagne Grand Cru. Une bouteille dégorgée le 26/01/2010.

    Suivi un vin à la robe ambrée et au nez de vieux vin. En bouche, une belle acidité dans le raisin, en fin de bouche. Mais, pour le reste, c'est assez plat, manque de corps et de vivacité. Un Meursault 70 ? Et non : Mâcon-Chaintré "Le Caviste" 1995 en Vielles Vignes du Domaine Valette.

    On passa alors aux rouges, avec un premier flacon à la robe grenat et au nez jeune, sur le fruit. En bouche, une belle matière du sud, mais sur de la fraîcheur, avec des tannins pas encore tout à fait fondus : Bout d'Zan 2009 du Mas de Libian en Côtes du Rhône. La cuvée Khayyâm, pour 2 ou 3 euro de plus, est plus aboutie.

    Quatrième bouteille, à la robe foncée, et toujours ce nez de fruit frais (non confit). En bouche, une surprise : des rafles épaisses et tendres, très présentes, et que l'on garde longtemps en bouche. Sinon, c'est mûr et frais, et le fruit est bien présent : La Roche Buissière "Le Claux" 2007 en Côtes du Rhône, de Pierre et Antoine Joly.

    Cinquième flacon, à la robe rosé foncé ou rouge clair, c'est selon. An nez, du pamplemousse. En bouche, toujours des agrumes, mais avec un côté plus vineux qu'un vulgaire rosé : L'Anglore 2009 en Tavel. Loin de l'esprit qu'on se fait d'un rosé...

    Les 2 flacons suivants sont très proches l'un de l'autre, et dégustés en parallèle. Le premier présente une robe claire, tandis que celle du second est plus foncée. Au nez, dans les 2 cas, on est sur la fraîcheur du fruit. En bouche, c'est très fin et on pense au Pinot noir et à la bourgogne pour le premier, et peut-être à l'Alsace pour le second, toujours en Pinot noir. On pense à une macération carbonique complète pour le premier, et incomplète pour le second. La finale plus rêche du second nous fait penser à un millésime moins mûr. Pour finir, on s'accorde sur 2 bourgognes de Pacalet ou Cassard. Et comme ce n'est pas le cas, on se demande qui pourrait bien faire cela en Pinot noir en bourgogne ? Des nouveaux vignerons ? Et bien non, nous venons de déguster "Le Clos Goillotte" 2007 en Vosne-Romanée du Domaine Prieuré-Roch, et "Le Clos des Cornées" 2007 en Nuits-Saint-Georges 1er Cru du même Domaine Prieuré-Roch.

    Huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe rubis clair, et au nez en retrait par rapport à la bouche. Une bouche équilibrée, avec un fruit qui part en longueur.  Une manière de faire le vin, et un style magnifiques. Assurément, le meilleur des trois derniers : Gevrey-Chambertin 1er Cru Lavaux-Saint-Jacques de Philippe Pacalet.

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 108

    Dégustation à 4 ce lundi soir, sur le thème du Clos Vougeot, avec un premier vin de mise en bouche à la robe rubis et au nez de pinot, de cerises et d'alcool. La bouche, traditionnelle, classique, dans un millésime chaud, est plaisante et gouleyante, sans être très riche : Fixin 1er Cru 2007 "Les Hervolets" de Jacques Lantère.

    On débuta le thème de la soirée par un Clos Vougeot Grand Cru 2002 de Philippe Charlopin-Parizot tout à fait bouchonné... Dommage.

    Troisième flacon, à la robe rubis vif, et au nez fruité, vif et vanillé. En bouche, de la vanille dès l'attaque, puis du fruit et de l'acidité, avant de terminer sur une finale asséchante. Il aurait fallu le boire en mangeant. Un perdreau par exemple. Clos Vougeot 2002 Grand Cru du Domaine Amiot-Servelle.

    Quatrième flacon, à la robe rubis foncé et au nez plus expressif et plus puissant, sur des herbes, de la fumée et du toasté. La bouche, puissante et persistante, sur une belle matière compotée et un boisé encore présent doit être l'oeuvre d'un jeune vigneron. Clos Vougeot "Musigni"  Grand Cru 2005 du Domaine Gros, frère et soeur. Un peu décevant quand même : on s'attendait à plus de finesse...

    Pour la petite histoire, Clos Vougeot, ce sont 70 propriétaires sur 50 hectares, dont plus de 60 font du mauvais vin. Il nous en reste donc 7 à découvrir un prochain lundi. Et ce ne sera pas lundi prochain, dont le thème sera consacré aux vins classés en 1855 : une large palette de possibilités. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (103)

    La dégustation prévue pour ce soir s'est transformée en une grande discussion à 3, l'un des nôtres rencontrant actuellement quelques soucis préoccupants, et les 2 autres comparses étant absents.

    Ceci n'empêcha nullement de déguster à l'aise une première bouteille à la robe rubis et au nez bien mûr sur un fort bel élevage. La bouche, encore plus impressionnante que le nez, est toute toute belle : c'est crémeux, concentré, sur de la framboise mûre et des mûres. Un magnifique bourgogne dans toute sa plénitude : un grand plaisir. Morey-Saint-Denis 1er Cru "Clos de la Bussière" 2003 du Domaine G. Roumier, propriétaire à Chambolle-Musigny. Toute grande bouteille terminée sur le champs.

    On en ouvrit donc une seconde, à la robe rubis elle aussi, mais un peu plus évoluée, et au nez plus boisé et au fruité plus acide. La bouche, ronde, plus acide et moins fruitée, présente des notes de cuir et d'alcool, et de la sécheresse en finale. C'est beaucoup moins plaisant que le premier : Chambolle-Musigny 2002 de Jean-Michel Guillon, récoltant à Gevrey Chambertin.

    Espérons que ces soucis s'envolent, que ces absences cessent et que les dégustations du Clos à 5 reprennent bientôt leur cours normal, car plus on est de fous, plus on s'amuse. Et surtout, plus il y a de bouteilles...

  • Dégustation du lundi (65)

    Fort belle dégustation à 4 sur le thème du pinot noir, avec 4 fort belles bouteilles. La première, au nez jeune et classique, souple, avec des fruits francs présenta une bouche sans dureté ni agressivité, de bonbon léger et assez cuit, au boisé bien fondu, fin, vanillé et frais : Clos de la Roche Grand Cru 2005 du Domaine Pierre Amiot et Fils. La seconde, avec son nez qui ne pinote pas et qui sent la cave humide sans être plaisant, présenta une bouche à l'antithèse du premier : concentration et acidité. Des bidouilleurs qui sucrent d'un côté et acidifient de l'autre ! Manque de fruits, cuit à mort, à la Charlopin-Parizot. Gevrey Chambertin 2005 "Coeur de Roy" très Vieilles vignes de Bernard Dugat-Py. Décevant, en regard de son Charmes Chambertin 96 et 2003 dégustés récemment et magnifiques... La troisième, au nez viandé et d'alcool, avec de vieux arômes de vieux bourgognes, présenta en bouche tout le drame de la bourgogne... On achète de bons vins en confiance, on les déguste 13 ans plus tard, et c'est la catastrophe ! Nuits-ST-Georges Clos des Porrets-St Georges 1995 du Domaine Henry Gouges. Cette bouteille nique le mythe ! Première déception avec un Gouges... La quatrième, au nez riche et frais, mentholé, ne pinote pas non plus : on est plutôt sur une Syrah. La bouche, riche, chaude, soyeuse et dense présenta un bel équilibre sur un beau fruit qui supporte l'élevage, au beau potentiel : Clos de Tart Grand Cru 2005 de Mommessin (seul propriétaire). Moralité habituelle des dégustations de bourgognes : buvons-les jeunes car on est trop souvent fort déçus plus tard...La semaine prochaine, Amérique du Sud, sans moi, en visite dans les vignobles varois et de Bandol, juste retour à mes racines...

  • Dégustation du lundi (54)

    Très intéressante dégustation à 3 ce lundi soir, sur le thème de la Côte de Nuits. On attaqua avec un Charmes-Chambertin 1996 Grand Cru de Pierre Bourée et Fils (assez léger, gentil pour une bouteille de 12 ans d'âge, mais avec un manque de caractère), pour poursuivre avec un Morey Saint Denis 1er Cru "Aux Charmes" 2005 du Domaine de Pierre Amiot et Fils, de Jean-Louis et Didier Amiot (avec un très beau nez sur le fruit, pas trop travaillé, ni boisé et avec beaucoup de finesse). Vînt ensuite un Domaine des Perdrix 2003, Nuits St Georges 1er Cru "Aux Perdrix" Quasi Monopole de B. et C. Devillard (belle concentration due au millésime 2003, le plus chaud après 1947,, vinifié par un gars qui sait faire du pinard : cela aurait pu être un Louis Jadot ou un Bouchard Père et fils. Très belle bouteille.). Et on termina cette dégustation sur un La Tâche 1998, Monopole, de la Société Civile de la Romanée-Conti (bouteille n° 05757), cotée 93/100 par Parker. Très bon pour 98, assez évolué, mais qui passe bien après le 2003. Un beau nez assez puissant, et une gentille bouche qui incite à ne plus trop le laisser en cave. Moralité : buvons les Bourgognes jeunes, parce que plus on les attend, plus cela s'avère compliqué et souvent décevant... Lundi prochain, dégustation surprise, anniversaire oblige...

  • Dégustation sauvage...

    J'avais besoin de décompresser et j'ai donc répondu présent à une dégustation sauvage (= improvisée) lancée par SMS. Bonne initiative, puisqu'il m'a été donné de déguster les 4 fleurons des vins Bourguignons, à savoir : Domaine des Perdrix en Echezeaux Grand Cru 97 de B et C Devillard, suivi d'un Corton-Renardes 97 Grand Cru en Vosne-Romanée de Leroy, suivi d'un La Tâche 98 du Domaine de la Romanée Conti, suivi d'un Echezeaux 99 Grand Cru "Les rouges d'en bas" du Domaine Méo-Camuzet... Bref, de très grands flacons, appréciés à leurs justes valeurs, bien que fort déçus par le La Tâche, qui, à ce prix, aurait mieux fait de ne pas produire de vin dans ce millésime... Et, cerise sur le gâteau, pour terminer en beauté, un Château Haut-Brion 89 en Pessac Léognan (côté 100/100 par Parker). Bref un samedi après-midi euphorisant, dont j'avais bien besoin, fait pour oublier les tracas et le stress de la semaine... Ce n'est pas à faire tous les samedis, mais cela fait du bien quand même !

  • Dégustation du lundi (4)...

    Me voilà de retour de notre dégustation hebdomadaire. Deux d'entre nous étant occupés à vendanger quelque part en Loire biodynamique, nous n'étions que trois ce soir. Raison de plus pour bien faire les choses... Premier vin à l'aveugle, un Puligny Montrachet 1er Cru " Les chalumaux" de Sylvain Langoureau en 2004. Pas mal du tout, avec une belle longueur. Les 2 autres étaient en Chassagne Montrachet 1998. Belle approche, à l'aveugle ! Suivirent un Pape Clément 1990 en Pessac Léognan, magnifique, concentré, et avec encore une très belle fraîcheur, et un Rausan-Ségla 1990 en Margaux, à la robe identique et aussi jeune que le précédent, mais avec un nez beaucoup plus "Sud", alcoolisé, de porto. On a dit Bordeaux pour le premier et Côtes du Rhône pour le second. Et 90 à 95 pour le millésime (moi j'étais plutôt en 96-98 vu la jeunesse de la robe et l'absence d'anneau rouille autour du verre). Bref, très belle dégustation et mauvais pronostics ... Il faut aussi avouer que l'on déguste de moins en moins de grands Bordeaux, et qu'ils sont donc de plus en plus difficiles à découvrir à l'aveugle...Et avouons aussi que, malgré ma réticence envers cette région vu le prix des flacons, ces Messieurs sont quand même très forts, et disposent d'un savoir-faire et de terroirs magnifiques !

  • Dégustation du lundi (2)

    Aujourd'hui, lundi, je rentre de ma dégustation hebdomadaire. On a eu droit à du bourgogne d'Amiot Servelle "Derrière la Grange" en 97 et 98. J'avais été fort déçu par "Les Amoureuses 1990" il y a quelques temps, et n'avait rien dégusté de transcendantal chez lui, au fût. Ce vigneron qui était bio depuis 1999, vient de passer en biodynamie, et rejoint donc le cercle très fermé des amis de Nicolas Joly (La Coulée de Sérant). Ces 2 vins bus ce soir ne me rappellent en rien les grands bourgognes dégustés avec mon grand père : ils sont assez légers, avec peu de matière et une robe claire. Ils sont ronds et fondus (pour le 97) et un peu plus dur (pour le 98). Ils sont gouleyants et agréables à boire mais sans plus. A 30,00 Euros la bouteille, achetée là-bas, je trouve cela assez décevant... Ce qui ne me réconciliera pas avec les Bourgognes, région très compliquée à appréhender tellement elle est morcelée, tellement on s'y perd dans les appellations, tellement il y a de vignerons différents pour une même appellation, et tellement il est difficile, si pas impossible, de sortir SON bon bourgogne au bon moment, tellement le vin évolue de façon instable en bouteille au fil des mois et des ans... Compliqué, tout ça !