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  • Dégustation du lundi 283

    Là, on a frappé fort. Un tout grand Clos ! Mémorable.

    Un début tout en douceur, avec un blanc à la robe claire et au nez aromatique et floral sur des notes citronnées. La bouche, exubérante, puissante, chaude et ronde sur des notes d'alcool et de citron nous envoie dans le Sud. On évoque la Roussanne ou la Marsanne pour ce vin 100% Rol (ou Vermentino) : Le Clos St-Vincent 2014 en Vin de Bellet.

    On poursuit avec un premier rouge à la robe foncée et au nez sur le fruit. En bouche, c'est bon, précis, avec un fruité bien tenu : c'est gourmand, fin, structuré et très long. On est dans le Rhône ou le Languedoc. Le Petit Xavier en Vin de France, Xavier La Ciboulette. Un vin de Xavier Vignon, oenologue.

    C'est à ce moment précis que les choses s'emballent et que tout monte, tout d'un coup, de plusieurs crans. Le Clos passe à la vitesse supérieure. Et sans s'être concerté au préalable.

    Tout d'abord avec ce vin à la robe rubis clair et au disque évolué. Très beau nez et bouche admirable, sur le Pinot noir, puissante, âgée, sur de la fraîcheur et de la finesse, pas trop chaptalisée et avec une belle acidité en finale. Magnifique. Chambolle-Musigny "Les Amoureuses" 1999 du Domaine Amiot-Servelle. Pour la petite histoire, c'est la dernière d'une caisse de 6 achetée à l'époque. Les 5 autres, dégustées au fil des années, se sont révélées décevantes à chaque fois. Mais quel plaisir avec celle-ci !

    Ensuite, avec ce vin à la robe rubis et dont le superbe nez, accueillant, laisse présager plein de choses. En bouche, il semble plus vieux que ce qu'il ne paraît, mais c'est vraiment très bon avec son côté lacté, fumé, toasté et ces belles notes de violettes. Mes 4 comparses se perdent à Bordeaux sur un Merlot de la rive droite ou en Rhône méridional et jurent que si c'est un Bandol, ils passent ensembles sous la table. Ce qu'ils firent. Château de Pibarnon 1990 en Bandol. Magnifique aussi.

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    J'ai oublié de noter la robe et le nez du 5ème flacon, tellement la bouche était  dans la même lignée que les 2 précédentes : il a du corps sans en avoir trop, une belle rondeur et une incroyable puissance, sans chaleur, bien mûr et avec une acidité parfaite. C'est aussi sanguin avec des notes de garrigue et la finale de ce vieux vin accompli est magnifique. Torres Gran Coronas Mas La Mana Gran Reserva 1990. Splendide.

    La bouteille suivante, à la robe rubis clair présente un nez de fruits rouges, de fraises, avec quelques notes de volatile. En bouche, une certaine sucrosité, des tannins qui ressortent un peu, un côté mentholé sur des notes de mandarines et d'oranges, et d'autres, chocolatées. C'est très bon également et on est sur Châteauneuf-du-Pape : Clos des Papes 2003 de Paul Avril.

    La septième et dernière bouteille de la soirée avec sa robe foncée et son nez divin nous présente une fort belle bouche bien équilibrée, plus âgée sur des vieux fruits, mais un fruité précis, et c'est fort bon. Il subsiste une fort belle acidité qui nous fait dire que ce n'est pas un vin sudiste. Certains partent en Cabernet, d'autres en Rhône, un dernier à Tavel en vin Nature sur un grand terroir : La Cuvée du Papet 1998 Clos du Mont Olivet en Châteauneuf-du-Pape. Bref une magnifique dégustation ce lundi soir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

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  • Dégustation du lundi 275

    Nouvelle dégustation à l'aveugle au Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe dorée et au nez de vin d'Arbois, mais plus doux que le dernier dégusté. Fumée en bouche, sur une belle acidité et une belle vivacité en finale. Mais Arbois, ce n'est point : Domaine de Chevalier Blanc 1989 en Pessac Léognan. On s'est royalement tous plantés sur ce vin. 70% de Sauvignon et 30% de Sémillon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe foncée et au remarquable nez, typé, grandiose, sur du fruit et du cèdre. La bouche est fort belle aussi, sur un Cabernet Franc bien mûr (Chinon ?). C'est fin, délicat, abouti, fondu et moelleux, sans planche à bois, sur des notes de fruits, de tomates, de tabac et de cuir. Très élégant : La Conseillante 1985 à Pomerol.

    Second rouge à la robe rubis foncé et au nez animal, sanguin, faisandé, tout en étant assez fin et discret, avec quelques notes d'herbes coupées. La bouche est très agréable sur un fruit croquant et de l'alcool, avec une belle acidité. C'est fluide, structuré, long et sur un bel élevage. Je pense à une Grenache, d'autres à une Syrah ou à une Côte rôtie bien nordique. Et on s'est à nouveau bien tous plantés : ni Rhône, ni Bandol, ni Provence, ni Bordeaux, mais un Pinot Noir 1990 ! Quelle jeunesse ! Nuits Saint-Georges Premier Cru "Les Saints Georges"1990 du Domaine Henry Couges.

    Le troisième vin, qui aurait dû passer avant, fait pâle mine : une robe noire, un beau nez de vin évolué, mais une bouche assez plate dans un millésime qui manque de maturité. Ce vin qui a quelques heures de vol est sur le déclin : Lafran Veyrolles 1987 à Bandol. Mais n'exagérons rien : on acheva quand même la bouteille. Et pour un Bandol de 28 ans, dans un petit millésime, c'est quand même pas mal.

    Rien à voir avec le rouge suivant, noir de robe, au nez étranger et chimique (je me comprends). La bouche est terriblement ronde et toujours chimique. C'est riche et sans plaisir. Pas terrible et pourtant, le meilleur rapport qualité prix mondial selon Robert Parker... Tres Picos Borsao Garnacha 2013. Avec 15° d'alcool.

    On acheva cette belle soirée sur un vin Jaune, à la robe dorée, au nez très sec sur de la noix et à la bouche très Sherry. Du caractère et de la richesse, sur un raisin bien mûr. Certains le trouvent plus traditionnel que le Tissot de la semaine passée, d'autres pas assez gourmand pour être un Ganevat. Vin Jaune 2006 "En Spois" de Bénédicte et Stéphane Tissot en Vin d'Arbois.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 271

    Belle soirée à 4 ce lundi soir, pour une dégustation du Clos, organisée chez moi. Un blanc et cinq rouges dégustés à l'aveugle, avec un premier vin à la robe claire et au nez de Chardonnay et d'agrumes. La bouche est mûre, équilibrée, sèche et minérale, pas du tout marquée par l'élevage, longue, avec de la tension : il y a tout. Petites notes de citron tout en suçant le caillou. Un Chardonnay dans un style bien droit et très précis. Meursault-Porusots Premier Cru 2012 du Domaine des Comtes Lafon. En biodynamie. Très bien.

    Le premier rouge présente une robe rubis et un nez peu jovial (style petit Bordeaux de m....). En bouche, il n'y a rien sinon du chimique, du matraquage, de la violence. Vraiment pas bon. Crozes Hermitage 2012 de Yannick Alléno et Michel Chapoutier. On comprend celui qui a amené ce flacon car l'étiquette et les noms sont alléchants. Mais c'est raté.

    Le second rouge présente une robe foncée et un nez profond sur des fruits rouges mûrs. La bouche est très jeune et le vin encore sur la réserve. Mais il est fait pour courir, c'est un vin de fumeur de Havane. Belle matière, très long, plein d'épices (origan, fenouil, thym et laurier), très garrigue. En finale, des notes de violette et de myrtilles, ainsi qu'un petit côté fumé. Ils se dirigent vers un vin composé de Carignan, Cinsault et Mourvèdre, avec très peu de Grenache et de Syrah pour ce Evangelo 2010, un vin Grec élaboré avec 92% de Petite Syrah et 8% de Viognier. Beau flacon et belle bouteille.

    Le troisième rouge est noir de robe et présente un nez de vin nature. En bouche, cela pétille un peu, sur des notes d'épices et de fruits. Des fruits bien mûrs, mais sans le côté sucré/sud. On se dirige vers un vin du nord, bien mûr et on est plein sud : Mas Del Périé La Roque 2012 Marbec. A Cahors. Pas mal.

    Le cinquième flacon de la soirée présente une robe noire également et un beau nez de fruits qui pétillent. En bouche, un vin nature, sur un beau fruit, une belle matière, juste à boire, vachement aimable, mais un peu pute en fin de bouche : la sucrosité est trop belle pour être vraie. A Pascal S. 2004 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône.

    La dernière bouteille, noire de robe, présente un nez sur les fraises, les groseilles et les violettes. La bouche est vraiment bonne sur un beau petit fruit pas trop mûr, avec un côté sanguin. Chaud mais très fin et juste bien extrait : Domaine de Trévallon 2010 en Vin des Alpilles.

    Prochaine dégustation du Clos à déterminer selon les présences des uns et des autres en cette période estivale.

     

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  • Dégustation du lundi 249

    Nouvelle dégustation, à 4 ce lundi soir, le 5ème, de la Conserverie Hesbignonne restant bloqué dans sa pourtant pas lointaine province, suite au diktat des syndicats...

    On entame la soirée avec un vin blanc à la robe paille et au nez d'Anjou, sur des notes de whisky, un peu lourd. Par contre, et contre toute attente, la bouche se révèle belle et bien mûre, avec quelques notes d'alcool. On est bien en Loire, mais pas en Anjou : Chinon Rochette 2011 en Val de Loire de Béatrice et Pascal Lambert. Un vin qui titre 14°5 sur un terroir argilo-calcaire.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe foncée et au nez évolutif : le premier frais et fruité, fait place à un second nez plus monolithique, tandis que le troisième nez nous emmène sur des fraises Gariguettes.  La bouche, perlante, est intéressante, digeste et facile. Sur du noyau de cerise, avec une amertume végétale, bien mûre mais pas chaude. On pense à une Grenache au sud de Lyon, à un Carignan d'altitude et même à une Syrah pour ce Tre Vie Vino Rosso à Travo en Italie (Lot 05/2014). Il titre 12°5 et est issu de cépage Sangiovese. 

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sucré de sirop herbacé, avec un petit côté "chimique". En bouche, il est assez frais pour sa chaleur, mais c'est trop, trop, trop, à en devenir ennuyeux. Ce vin body-buildé amerloque est côté 96 à 98/100 : Grenaches de Pierre 2011 du Domaine Giraud en Châteauneuf-du-Pape. Il titre 15°...

    Heureusement, le dernier rouge nous comblera de bonheur : une robe foncée avec quelques signes d'évolution, un nez magnifique et plus complexe et une fort belle bouche, fondue, longue, fraîche, sans aucune agressivité. Les gencives en sortent intactes, et on termine sur des fruits. On pense à un Bandol, à un Trévallon et même à un Véga Sicilia pour ce Châteauneuf-du-Pape Cuvée Marie Beurrier 2008 d'Henry Bonneau & Fils, qui titre 14°5. Une merveille ! Qui a son prix... Côté 93/100, mais que du plaisir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 236

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    Avec 24 heures de retard, le compte-rendu de la dernière dégustation du Clos avant les vacances, à 3, avec 5 flacons dont un blanc. Un blanc à la robe claire et au nez de calcaire et de pierre de fusil. En bouche, un côté riche et gras, bien balancé par un côté salin. Une bouche minérale et gourmande sur une pâte de fruits confite de citron et quelques notes de coing, de mangue et de pomme bien mûres. Foudre à Canon 2010 Arbois-Pupillin du Domaine de La Borde (savagnin). On était tombé, il y a quelques semaines sur un 2011 bouchonné.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis foncé et au nez réduit à mort, qui, après aération, nous offre un nez plus agréable de Syrah/Carignan. En bouche, une fort belle matière, une belle richesse, et un vin qui est délicat, aérien, léger et frais, malgré ses 14,5° ! Les derniers états d'âme du Mas Jullien en 2011, Terrasses du Larzac. C'est la petite cuvée du Mas Jullien, et c'est vraiment très bon.

    Le troisième flacon nous présente une robe grenadine foncée et un nez de ferme, qui pourrait bien être un bon Pinot noir...  En bouche, on voit trop les défauts par rapport à la précédente : il aurait fallu la déguster avant. Il y a de la douceur, une petite gourmandise, un peu de sécheresse en finale : c'est gentil, mais pas un grand vin. On est dans le même domaine que le premier vin dégusté : Ploussard 2012 Côte de Feule en Arbois Pupillin de Julien Mareschal.

    La quatrième bouteille, à la robe claire également, est un vin trop travaillé et trop barriqué. C'est un Bourgogne militaire, à l'ancienne. Le vin va se tasser, sur un fruit non préservé. On n'est pas fan : Champ Lalot 2012 Givry 1er Cru du Domaine Masse Père & Fils.

    On acheva cette dégustation par un vin de vacances, avec ses arômes de violettes, d'olives et de garrigue. C'est vraiment atypique et génial, avec un beau fruit mûr, de l'alcool de prunes, mais aussi de la fraîcheur et un côté salin apporté par la grande bleue toute proche. La Courtade 2009 Domaine de la Courtade Côtes de Provence. On est sur l'île de Porquerolles et cela se sent et se goûte. Un délice estival. Bonnes vacances à toutes et tous.

  • Dégustation du lundi 228

    Reprise des dégustations à l'aveugle du Clos ce lundi soir, à 4, après cette période de congés et de longs week ends.

    Un vin blanc ce soir, à la robe si claire qu'on penserait boire de l'eau. Le nez est sur les agrumes et la bouche sur du pamplemousse et du citron vert, avec un peu de gras qui s'étend et tapisse la bouche entière. On ne le trouve pas très complexe et on le note moins bien que lors de la dernière fois (dégustation 210) : Rubaiyat Kôshu Sur Lie 2011 MaruFuji Winery Japon.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin nature très prononcé, sur de la fraise et du cassis. La bouche est légèrement pétillante, gourmande, débordante de fruits. Une belle surprise pour ce Teillery Organic Wine en Cabernet Sauvignon 2013 de la Maipo Valley au Chili. Un vin importé et distribué par Delhaize.  On est vraiment surpris par la qualité de ce vin with a long and clean finish (élevage) sans sulfites.

    Le troisième flacon présente une robe aussi noire que le précédent et un nez mûr et confituré. Hélas, en bouche, on est sur un vin fort extrait avec une finale  de soupe de chêne vanillé... Et quand on le re-goûte, c'est comme si on léchait la table en bois sur une longueur de 2 mètres quarante ! Tout le contraire du précédent. Les Hauteurs, Prélude 2009 en Côtes Catalanes de Dominique Hauvette à Tarerach. Fort déçus par la vigneronne renommée, mais laissons lui le temps d'apprivoiser le Carignan. Long et pas clean du tout finish...

    Le quatrième vin présente une robe grenat foncée, un peu évoluée et un nez complexe plus ancien, plus terreux et plus sanguin. La bouche est racée, complexe, intéressante avec des tannins encore présents en finale. Très belle jeunesse vu l'évolution de la robe, et belle fraîcheur pour ce La Brûlade 2005 du Domaine de La Bégude en Bandol. Vin produit à 2.000 bouteilles sur certains millésimes seulement.

    On termina la dégustation de ce lundi avec un dernier flacon à la robe foncée et au nez sur des fruits noirs, des prunes et un côté animal. Belle fraîcheur en bouche et une finale sur des fruits rouges et des épices douces. Nous sommes agréablement surpris par ce second vin acheté au Delhaize : Les Pentes Douces 2010 du Château La Coste en Coteaux d'Aix-en-Provence. Syrah 40%, Grenache 40% et Cabernet Sauvignon 20%.

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    La suite des aventures du Clos lundi prochain, désormais à 5. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

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    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 223

    Encore une belle dégustation du Clos, à 4, avec 7 flacons à l'aveugle au programme.

    Premier flacon, à la robe foncée et jeune, présente un nez de vin nature sur du fruit et de l'alcool. La bouche est puissante, fondue et fraîche, sur une belle matière soutenue par une belle acidité. Un petit côté poivré entraîne certains vers un Cabernet de Loire, et moi plutôt vers une Syrah. C'est très expressif et très poivré : Petit Jo de La Roche Buissière en Vin de France d'Antoine et Pierre Joly dans le Vaucluse. C'est leur plus petite cuvée (+- 10 euros) et c'est génial.

    Second flacon à la robe beaucoup plus légère et avec une très légère piqûre ascétique au nez. En bouche, le vin est fané et fait penser à un petit bordeaux 85 ou 88  dans une belle appellation. Pas de chance pour cette première au Clos, en Carignan : Tahiti, Vendange Hiver Austral 2005, Vin de Polynésie Française du domaine Dominique Auroy...

    Troisième flacon, à la robe encore plus claire (quasi un rosé de Bandol), et au nez de vin nature. En bouche, cela semble chaptalisé (alors que ce ne l'est pas), court mais propre. C'est gentil. Hughes Beguet Ploussard 2011 en Arbois.

    Quatrième bouteille, à la robe noire et au très beau nez chocolaté, tomate confite et viandeux. La bouche est fraîche, ronde, pleine et longue, avec un beau fruit et de la fraîcheur, mais aussi avec une sécheresse qui tue l'apothéose en finale : pas de doute, on est à Bordeaux. Château Soutard 2000 en Saint Emilion Grand Cru Classé.

    Cinquième flacon, à la robe légère et au nez de cuberdon. En bouche, de la fraise écrasée, avec des petits fruits sur une belle longueur. C'est très aromatique. L'Anglore Véjade Cuvée Off 2012 d'Eric Pfiffering à Tavel. Une bouteille rare.

    La sixième bouteille, à la robe noire, présente un magnifique nez aussi expressif que le Soutard, et dans le même registre. La bouche est jeune et concentrée, et on lèche bien la barrique neuve, mais elle est tannique sans être asséchante, elle est enrobée. On pense à un Merlot technique en 2009 et c'est tout faux : Bergerie d’Aquino 2003 en Coteaux Varois. Un vin body-buildé à attendre encore 10 ans...photo.JPG

    Dernier flacon de la soirée, à la robe orangée et au fort beau nez d'abricot, de Corinthe et de Muscat. En bouche, un côté citronné confit fort agréable qui rend le vin frais. Pas de sirop collant, ni d'excès de liqueur : grande buvabilité. Mais manque de complexité pour ce Rieling Hugel Sélection Grains Nobles 1995 en Alsace, produit en moyenne 2 fois par décennie. La suite lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 221

    Toute belle dégustation à l'aveugle du Clos, à 4 ce soir, après 2 semaines d'interruption.

    Avec un premier vin blanc à la robe claire et au nez pétillant de pommes. En bouche, les notes de pêches et d'abricots nous portent vers la Loire, l'Alsace et le Jura. Et c'est faux : c'est du Champagne ! Qu'est-ce qu'on est forts ! "Comme Autrefois" Brut de Françoise Bedel en Champagne. Cuvée 1999 vieillie 12 ans sur lies. Un champagne fait à l'ancienne, en Pinot Meunier, en Biodynamie. Il est vineux, mais trop brut, trop rond, trop dosé, trop marqué et trop lourd. Et il manque de pétillant. Ceci dit, il plaît quand même à 2 d'entre-nous.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe noire et au très beau nez de vieux bordeaux (souvenirs, souvenirs...). En bouche, une très belle attaque sur des fruits noirs, puis, une seconde bouche plus acide sur des groseilles rouges et du poivre blanc, à la bordelaise. La finale est boisée : un beau boisé en première bouche, mais qui devient fort présent par la suite. Château Pape Clément 2009 Graves en Pessac Léognan. On était en rive droite...

    Le troisième flacon, à la robe rubis, présente un nez moins concentré, sur le fruit. La bouche poursuit dans ce sens : du fruit, jusqu'en finale, sur des notes de cerises. Il y a de l'alcool, mais ce n'est pas un vin du Sud. Il est assez tendu et puissant que pour passer après le Pape Clément, ce qui n'est pas rien... Mais difficile de définir la région... Clos des Porrets-St-Georges 2009 en Nuits-St-Georges. Monopole du Domaine d'Henri Gouges. Une belle surprise après nos déceptions sur les millésimes 1993 et 1995.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de cèdre, de rôti caramélisé, de cassis confit et d'un soupçon de framboises et de groseilles. La bouche est volumineuse, mûre, équilibrée, sans excès d'alcool, excessivement harmonieuse et toute en rondeur, avec de la violette qui persiste en finale : Lafran-Veyrolles Cuvée Spéciale 2000 en Bandol. Le meilleur Bandol dégusté au Clos depuis 10 ans, et surtout, un premier Bandol unanimement apprécié au Clos ! Cela fait 17 ans que je m'y emploie... Merci à David, des Caves de la Poste à Bandol, qui nous a permis de déguster cette grande bouteille aujourd'hui, alors que mes magnums 2000 et 2001 ont été bus beaucoup trop tôt... Il faut attendre un Bandol, plus que 7 ans...

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    Prochaine dégustation du Clos lundi prochain, suivie d'une dégustation des meilleurs chocolats belges. Tout un programme...

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Dégustation du lundi 210

    Belle dégustation à 4 pour un nouvel anniversaire à fêter, malgré l'excès de zèle des pompiers, les problèmes du tram 94, la voiture oubliée chez la belle mère à Uccle, le magasin toujours ouvert, l'erreur de métro, un long et copieux déjeuner au Senza None, et j'en passe...

    Une première bouteille à la robe très claire et au nez aromatique sur du citron. En bouche, un miel de fleurs de citronniers. C'est gras et ample, mais assez droit, avec une fort belle acidité qui arrive en finale. C'est jeune, sur le fruit, sans traces d'élevage. Et comme le vin n'est pas marqué par l'alcool, on pense à un terroir nordique. Et on se trompe : nous ne sommes ni en France, ni en Europe : Rubaiyat Kôshu sur Lie 2011 mis en bouteilles par Marufuji Winery Co LTD au Japon.

    Le second flacon présente une robe orangée et un magnifique nez sur des fruits tropicaux bien mûrs. La bouche est magnifique elle aussi, sur des notes de mangues. C'est une caresse d'alcool. Ample, long et sec, avec une acidité bien équilibrée : Le Ruminant des Vignes 2007 en Vin de Table de France de Dominique Andiran, vigneron à Montréal du Gers du Domaine Haut Campagnau.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis claire et au très beau nez bourguignon sur des fruits rouges. La bouche est soyeuse, délicate, avec une belle longueur, mais on a envie d'un peu plus de fruits. Ce Bourgogne classique est néanmoins très plaisant et bien fait : Chambertin Grand Cru 2006 du Domaine Trapet & Fils à Gevrey-Chambertin. En biodynamie, depuis fort longtemps.

    On acheva cette dégustation avec un vin à la robe orangée et au nez vraiment magnifique. En bouche, de la confiture d'abricot, de la pêche et un rien de coing. On serait plutôt en Jurançon qu'en Sauternais car la sucrosité est importante, avec un degré d'alcool pas particulièrement élevé. On pourrait même être sur un Alsace à 7,5°. Les Noëls de Montbenault (une parcelle mythique) 2001, Coteaux du Layon Faye d'Anjou de Richard Leroy, vigneron à Rablay sur Layon. Ce vin n'a été produit qu'en 2001 et 2003.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Dégustation du lundi 205...

    Et voilà, bientôt la rentrée, y compris pour le Clos, qui sera au grand complet dès lundi prochain. En attendant, une première dégustation de reprise, à 5.

    Le premier vin dégusté à l'aveugle présente une robe légère, et un nez assez discret d'alcool et de chaleur. En bouche, un bon petit vin, malgré une température de service beaucoup trop élevée, qui fait ressortir l'alcool, la sucrosité et le côté chaud d'un vin manquant de construction. Réserve du Père Maurice Pinot Noir de Salquenen 2010 en AOC Valais.

    Le second vin, Les Calcinaires 2008 de Gauby s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage.

    Heureusement, le troisième vin répond à nos attentes : robe foncée, très beau nez et, en bouche, une fort belle matière bien mûre, ronde et souple, lactée et gourmande, sur un vrai fruit. Des fruits noirs mûrs, mais pas confits, ni cuits, et de beaux tannins. Domaine Gauby (un hasard) 2009 en Vieilles Vignes, Côtes de Roussillon Villages. Il titre 14,5° et on ne les sent pas grâce à sa fort belle fraîcheur.

    Déjà la dernière bouteille de la soirée, à la robe encore plus claire que la première, et au nez sur des petits fruits croquants. En bouche, les mêmes petits fruits croquants. C'est fort sympathique et agréable : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot dans le Jura.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pour la reprise officielle.

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  • Vins naturels : naturel, c'est sûr, mais pour ce qui est du vin...

    Nature, naturels ou sans soufre, ces nouveaux vins trendy s'invitent presque partout. Et même s'ils surprennent parfois par leur robe changeante et leurs arômes, peuvent-ils rivaliser avec les crus classiques et se faire une place dans ce monde… embouteillé ? C'était le thème d'un article dans Victoire ce week-end.

    J'en connais quelques-uns qui s'extasient devant ce type de breuvage et qui, d'ailleurs, ne boivent plus que cela. Moi, personnellement, j'ai du mal. C'est un verre de vin rouge que je souhaite, pas une grenadine à l'eau (et même pétillante parfois!). C'est un beau nez que j'attends, complexe. Et pas une odeur de cour de ferme (pour rester poli) ou un nez de réduction.

    Et, quand je déguste différents vins, issus de différents cépages et de différentes régions, j'apprécie de pouvoir les distinguer. Or, dans le cas des vins nature, ils goûtent souvent la même chose : un bon petit jus de fruits rouges, frais, mais pas très complexe, pas très long et avec quelques défauts issus de l'absence de sulfites.

    Autant je peux encore éprouver un certain plaisir avec des petits vins Bio, autant j'ai très rarement apprécié un vin nature. Et je peux vous jurer en avoir déjà dégusté une belle série... Dont les plus grands et soi-disant les meilleurs. Ce fût très souvent une énorme déception. Je reconnais les vins nature au nez, avant de les goûter : c'est fort souvent le même nez ou type de nez, fort spécifique, avec des notes de réduction. Quant à la bouche...

    Si je lis, au hasard, une critique, par exemple de L'Anglore 2010, Terre d'Ombre (Site Oenos) : "D’abord la robe : légèrement trouble, son fuchsia translucide et pas très soutenu tire sur le violet ; un vin non filtré c’est certain.

    Puis vient le nez, frais, vivant, avec une pointe de fleur d’oranger qui sent délicieusement la gourmandise.

    En bouche, c’est une vraie surprise ! D’abord c’est le gaz et le côté pétillant qui attaquent. On aurait dû le carafer ! On attend donc un peu, que les arômes se libèrent et que le gaz se dissipe.

    Ce pur Grenache, issu de la vinification par macération carbonique, montre un bel équilibre entre saveur et alcool, avec une belle présence fruitée, sans tanins. La gourmandise se confirme une fois en bouche pour ce primeur décidément pas comme les autres aux délicieuses et subtiles notes florales.

    Eric Pfifferling, un des plus grands vignerons actuels de la Vallée du Rhône, maîtrise manifestement sa vigne et sa technique de vinification et nous donne envie de vite gouter ses autres vins. »

    Une robe trouble et pas très soutenue, un nez frais et vivant (terme souvent utilisé en vin nature), une bouche gazeuse et pétillante, avant d'arriver aux fruits sans tannins et à des notes florales... Vraiment pas terrible tout cela : où est le plaisir ?

    Bref, hormis le fait de voir les vignerons abandonner tout traitement dans le vignoble, et toute manipulation dans le chai (ce qui est formidable et très louable), je ne comprends pas l'engouement pour ce type de breuvage, qui, à mon sens, est encore à des années lumière de l'absolue perfection de certaines bouteilles dites classiques, et qui, elles, me procurent un énorme plaisir. Il n'y a rien à faire, on ne parle pas de la même chose... A mon grand regret...

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  • Dégustation du lundi 199

    Nouvelle dégustation du Clos, à 5 et à l'aveugle, ce lundi de Pentecôte avec un premier vin blanc à la robe dorée tirant vers l'orange et au nez rond et beurré. En bouche, il y a du gras, une belle acidité et de la longueur. On est sur des fruits jaunes (prunes) et un côté floral non négligeable. Il y a aussi une petite amertume et un côté boisé qui nous poussent à nous écarter du Chardonnay alors que c'en est : Chassagne-Montrachet 1er Cru 2007 "La Dent de Chien" de Jean-Pierre Cournut du Château de la Maltroye.

    On passe aux vins rouges avec un vieux vin à la robe fort évoluée mais encore consistante et foncée. Le nez est magnifique, sur du pruneau, du lard, des herbes, avec un côté sanguin. En bouche, c'est fort bon, tout en finesse, fondu, sans astringence ni sécheresse, soyeux, enrobé et avec une belle acidité encore bien présente : Baron de Pichon-Longueville 1938 en Pauillac du Château Longueville. Ce vin qui a dû être mis en bouteille en 1941, pendant la seconde guerre mondiale, est le troisième meilleur vin de 1938 après Cheval Blanc et Tour Blanche. Et tout en sachant que 1938 est un millésime assez médiocre noté 12/20. On l'a tellement apprécié que la bouteille est vide...

    Troisième flacon à la robe rubis veloutée. Le nez est très beau, mûr et fin, nous dirigeant vers une Syrah poivrée. La bouche nous offre de la tension, de la délicatesse, de la fraîcheur et une belle acidité. C'est vraiment bien et ce n'est pas ce qu'on croyait : Les Mortiers 2010 du Domaine Le Briseau de Nathalie Gaubicher et Christian Chaussard (décédé depuis lors) en Coteaux du Loir. Très belle bouteille.

    Quatrième flacon, à la robe noire et au nez de Syrah. En bouche, c'est agréable, en finesse, sanguin, avant que la finale ne se termine sur un fond de casserole de tomates brûlées. Ce vin manque aussi d'un peu d'acidité : Hermitage 2006 de Yann Chave. Un millésime moyen et pas facile.

    Le cinquième vin, à la robe noire, présente un nez sucré. En bouche, on a beaucoup de matières, de la longueur et une finale tannique : c'est une bombe parkérisée, plaisante, riche et concentrée, mais pas à notre goût. Un peu lourdeau, sans finesse et sans caractère : Marianne South Africa 2007 Floréal. Un assemblage Syrah, Cabernet Sauvignon et Merlot, typique de ceux qui veulent produire un vin chic à l'étranger...

    On acheva cette belle soirée sur un vin à la robe orangée et au nez agréable, mais pas Sauternes pour moi. En  bouche, une belle fraîcheur sans lourdeur, sans sucre ajouté, et pas écoeurant. Mais cela manque de nervosité et de complexité : Château Guiraud 1er Cru 1997 en Sauternes.

    Lundi prochain, dégustation Sauternes pour nous remette dans le bain et pouvoir mieux juger. Qui vivra verra.

     

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  • Dégustation du lundi 193

     

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    Je ne sais plus combien on était à cette dégustation du Clos, mais on était beaucoup, et ce malgré l'absence de celui qu'on importune tous les lundis depuis 16 ans. Un bail.

    Premier vin à la robe claire et au beau nez de Chardonnay à la bourguignonne. En bouche, l'attaque est classique, mais c'est frais, avec une belle acidité en finale. Les autres sont en Marsanne. C'est honnête, mais un peu fatigant : Belmont Dolmen 2011 en Côtes du Lot. Côté 17/20 par la RVF, c'est le premier Côtes du Lot que nous dégustons.

    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe claire et au nez de vin nature. En bouche, de la finesse, de la délicatesse, de la rondeur. Mais cela manque d'un peu de fruits compotés. Alors que certains sont un Pinot noir de Jurassic Parc en 2009, on apprend que c'est un 50% Carignan et 50% Grenache en 2004... Le Temps des Cerises Avanti Popolo en Vin de Table français d' Axel Prüfer, en Languedoc.

    Second vin rouge, dans le même style, mais avec une robe un rien plus foncée et un nez de cerises. En bouche, on est plus au Sud que le précédent. Dans le Roussillon ? On est sur du Kirsch. Et en 100% Carignan. Charivari 2003, en Vin de Table de France, du Domaine du Possible par Loïc Roure. On vient, enfin, de déguster 2 "vieux" vins nature : ce n'est pas courant ! Pas mal.

    Quatrième flacon à la robe plus foncée et au nez plus expressif. En bouche, c'est distingué, poivré, travaillé, serré, et plus dans le Sud. C'est bien fait : Côte Rôtie Coteaux de Tupin 2006 de Jean-Michel Stephan.

    Cinquième bouteille, à la robe noire. Une bombe au nez, bien que monolithique et peu complexe. Par contre, en bouche, c'est bien plus agréable que ne laissait présumer le nez : il y a le côté vanillé, qu'on aimait bien il y a 5 ans, mais il y a surtout cet équilibre parfait et cette incroyable fraîcheur et cette petite acidité en fin de bouche. Du fruit et de la matière, sans boisé ni sécheresse. Certains partent sur La Turque de Guigal. On est bien en pure Syrah, en biodynamie : Belmont, La Syrah 2009 en Vin de Pays du Lot, de Belmon, Fille & Fils à Goujonac dans le Lot. Une découverte.

    Sixième flacon, à la robe foncée et au nez Sud et soleil. Par contre, en bouche, c'est très bien et très bon, souple, rond, frais et harmonieux, fin et velouté. Certains pensent à la Sardaigne ou la Sicile et nous sommes en Toscane : Ampeleia Kepos 2008 Maremma Toscana. Un vin local, ramené de là-bas l'été passé.

    On acheva la soirée avec un vin, pourtant prometteur, mais pas vraiment sur le fruit comme le précédent, et moins plaisant. Fésina Berardenga 2007, en Chianti Classico Riserva, à Castelnuovo en Toscane. C'est donc ce vin qui servi à quelques tours magiques d'apesanteur, aux risques et périls du magicien... A suivre...

    Une salade aux 16 saveurs et quelques fromages de saison au lait cru nous permirent de reprendre le dessus. Sans parler de cette tarte au citron d'enfer. La suite lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 189

    dégustation,vin,robe,nez,bouche,terroir,diversité,goûtBelle dégustation à 4 ce lundi, avant les chutes de neige annoncées sur le Royaume. Avec un premier vin à la robe très jaune, qui fait peur. Au premier nez, on est sur de l'aromatique, en Alsace sur un Riesling, quoique... En bouche, on est en Loire, sur un Sauvignon en vin naturel. Ou un Chenin ? On s'attend à une richesse grossière. Et bien, pas du tout : c'est assez vif, avec une acidité marquée et une belle longueur sans excès de chaleur ou de soleil, juste bien. C'est riche, sans sucres résiduels, et droit : Le Rouchefer 2004 en Anjou d'Agnès et René Mosse. 14°.

    Le second vin, à la robe noire, qui fait peur aussi, présente un nez de vanille et d'alcool, avec de la réduction ou des brets (levures indigènes). La bouche, concentrée et puissante, sur de l'alcool et des fruits noirs fait penser à une syrah, avec une finale un peu sèche et dissociée. C'est un beau jus, mais trop puissant pour être un vin de soif : "De battre, mon coeur s'est arrêté" 2010 en Côtes du Roussillon Villages d'Hervé Bizeul. 14°5.

    Le troisième flacon aurait pu être magnifique s'il n'avait été bouchonné : Canneto Vino Nobile di Montepulciano Riserva 2006. 14°5 aussi.

    Le dernier vin de la soirée présente également une robe noire et un nez de verdeur, de rafles, sur des fruits noirs et des épices. La bouche est plus complexe que le second vin dégusté ce soir : plus de finesse et un beau grain, malgré le boisé encore présent. C'est concentré, sur un beau fruit, avec de notes mentholées et du boisé. On pense à un jeune Bordeaux sur du Cabernet et on n'y est pas : Clos Baquey 2009 en Côtes du Marmandais (bouteille n° 0343) d'Elian Daros Laclotte. Un vin du sud-ouest titrant 13°5 et composé de 35% de Merlot, 30% de Cabernet Sauvignon, 15% de Cabernet Franc et, ce qui est assez atypique, 20% de Petit Verdot. C'est ce dernier qui donne la verdeur, et c'est la raison pour laquelle les grappes sont éraflées à 100%.

    La suite des aventures du Clos dans 15 jours, pour fêter le dégel. D'ici-là, bonnes batailles de boules de neige.

  • Dégustation du lundi 188

     

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    Et voilà 2013 qui débute en pleine forme pour cette dégustation du Clos à 5, malgré l'absence de jambe de bois, avec, pour commencer, trois vins rouges servis en même temps...

    Robes quasi similaires, nez de vieux bordeaux et bouches très proches, sauf pour le troisième vin qui présente un très léger côté liégeux, ligneux, mais sans être bouchonné. Le premier est très agréable, sur des arômes tertiaires, et paraît plus jeune que les autres, bien que la robe soit évoluée. Le second nous offre un nez vraiment magnifique. Par contre, en bouche, il est plus plat, plus dilué et moins long que les autres, tout en restant très très bon. Le troisième aurait été parfait, sans ce léger problème en bouche.

    Nous venons de déguster Léoville Poyferré 1990 en Saint Julien (96/100 Parker, à boire jusqu'en 2026), Tertre Roteboeuf 1989 en Saint Emilion (95/100 Parker, à boire jusqu'en 2017) et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1986 en Pauillac (94/100 Parker, apogée jusqu'en 2015).

    Tout cela est gentil, mais pas exubérant. Pas trop d'émotions pour ces bouteilles de "grands vins de Bordeaux".

    On passa ensuite à un vin jeune, à la robe noire, et au nez cuit et chaud, sur des amandes. La bouche, par contre est fraîche, sur une belle matière, mais dissociée pour le moment. Certains évoquent un mono-cépage, sur une vieille grenache en Roussillon, alors qu'on est en 100% Syrah en Côtes du Rhône : Cornas 2010 de chez Clape (côté 96-98/100 Parker, à boire dans les 30 ans). Certains habitués de Clape n'ont jamais dégusté un tel vin. J'avais envie de faire partager mon émotion d'-il-y-a a quelques mois, lorsqu'un caviste m'a fait déguster une magnifique Syrah septentrionale sur une superbe matière de petits grains croquants très nobles, sur du fruit rouge. C'était divin. Ce ne fût plus tout à fait la même chose ce soir...

    Le dernier flacon de la soirée est fruité et ciselé. C'est fort bon, juste et encore jeune, sans être trop intellectuel. Sud, mûr et souple. On a aussi de la rafle et de la verdeur : va-t-il aussi bien vieillir qu'on ne le présume ? On est tous en France (Richeaume 2000/2005, Saint Chignan, etc.) pour ce magnifique vin californien : Dominus 2004 Napa Valley de Christian Moieix. Un magnifique millésime dans le nouveau monde... et 96/100 Parker.

    Une soirée très Parker ce soir, sans l'avoir programmée, et qui s'acheva, à 1H47, par la naissance de Clément, le filleul du Clos.. La suite des aventures 2013 du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 184

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    Encore quelques fort beaux flacons dégustés à l'aveugle ce lundi soir, à 4, en attendant patte folle dont l'état s'améliore, et qui devrait bientôt pouvoir ré-utiliser sa voiture pour nous rejoindre.

    Mise en bouche avec un vin à la robe rubis et au nez de Bordeaux très jeune et technique. En bouche, c'est boisé, torréfié, flatteur sur des notes d'épices et de poivre, mûr mais pas concentré, mais pas très racé, ni fort terroir. On pense à un 2007 ou 2008, et c'est un 2009 : L'Enclos Saint Louis 2009 en Canon Fronsac.

    On poursuit avec un vin à la robe fort évoluée et au nez poivré. En bouche, c'est un peu passé, pour ne pas dire tout à fait dépassé. Il n'y a plus rien dans ce Volnay Brouillards 1er Cru 1989 de Jessiaume Père & Fils à Santenay.

    Après ces 2 moments d'égarement, on passe enfin aux choses sérieuses et plaisantes avec un vin à la robe foncée et au nez méditerranéen, bien mûr, sur une belle envolée d'olives noires. Un nez attrayant, accompli, abouti dans lequel on perçoit la chair et la délicatesse dans les nuances fruitées. En bouche, c'est concentré mais pas sur-extrait, c'est équilibré, harmonieux avec une belle longueur et une belle acidité. Certains pensent à un Muntada de Gauby, à un grand Languedoc, fait par un grand faiseur. Vino Montessu 2006 IGT Isola dei Nurachi en Sardaigne. Carignan 60%, Syrah 10%, Cabernet Franc 10%, Cabernet sauvignon 10% et Merlot 10%. 

    Déception avec la quatrième bouteille, à la robe dorée et au nez très discret. La bouche, gentille, mais peu expressive, sans longueur et avec un côté perlant, nous fait parler d'un vin fantomatique. Et le déguster 2 heures plus tard n'arrangea rien : il s'aplatit encore ! Arbois Pupillin 2010 de Pierre Overnoy, dans le Jura. Déception.

    Retour au plaisir avec les 3 derniers flacons : un cinquième vin à la robe foncée et au disque évolué présentant un très beau nez profond, viandé, sanguin et de sous-bois, avec un côté Merlot. On pense à un grand Bordeaux ou à un Véga Sicilia. En bouche, c'est riche et chaud mais sur une belle fraîcheur. L'attaque est magnifique sur des fruits rouges et des tannins fondus, la finale un peu moins bien pour certains, avec un côté poussiéreux. Les Forts de Latour 1990 en Pauillac. Encore très jeune pour son âge (on était en 96, 98 et 2003) et avec une belle longueur. Pas mal du tout pour un second vin vendu 20 euro à l'époque et 250 aujourd'hui...

    Sixième flacon à la robe noire plus jeune, mais au disque également évolué, sur un nez de cacao. En bouche, un côté mou et surcuit par rapport au précédent qui avait plus de fraîcheur. Mais on l'aime, avec son côté animal et cuir dignes d'un millésime rond et chaud. Il y a aussi une saveur particulière dans ce vin avec ses saveurs lardées, beurre au caramel salé, viande laquée : Cos d'Estournel 1990 en Grand Cru Classé à Saint Estèphe. La maxime "Semper Fidelis" est valable jusqu'en 1990. Après, on oublie. Plus rien à voir...

    On termine cette belle soirée avec un septième flacon à la robe dorée et au nez de vin jaune sur un peu de sécheresse. En bouche, un côté vineux avec de la richesse : ce n'est pas le côté vin jaune qui ressort. Ganevat ? Tissot ? On se demande. Il y a la maturité du raisin, sans la sécheresse qu'on trouvait dans le nez. C'est très beau : Vin Jaune "Sous la Roche" 2003 de Jean-François Ganevat. Un Savagnin élevé pendant 8 ans ! 

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, avec un premier Noël. Puis un second. Puis un troisième...

  • Dégustation du lundi 183

    Super dégustation à 4 ce lundi soir au Clos : deux blancs, quatre rouges, et le dernier Camembert fermier au lait cru au programme !

    Premier flacon à la robe claire et au nez de vin libre, sur du Chardonnay pour certains. En bouche, on passe en Alsace, avec beaucoup d'acidité et de minéralité. C'est un bon jus, au bon goût et à la bonne texture, mais c'est assez basique et manque de complexité. C'est droit et léger, mais immédiat et facile : Riesling Terroir d'Alsace 2010 en Vin sec du Domaine Zind-Humbrecht, en biodynamie.

    Second flacon, à la robe plus foncée et au nez de beurre rance et oxydé. Tellement perturbant qu'on a peur de le boire... En bouche, c'est la même chose, avec, en plus, une finale mentholée sur du cacao. Soit ce vin n'est pas protégé du tout, soit c'est vieux. Et si c'est vieux, c'est mort : Criots-Bâtards-Montrachet 2002 en Grand cru de Blain-Gagnard. Une catastrophe !

    On attaque les rouges, avec un premier vin à la robe noire et au très beau nez. La bouche est musicale, sur de la vivacité et de la nervosité : il y a de la finesse et une belle longueur qui titille les papilles. C'est mûr et ensoleillé sans être assommant, sur des petits fruits rouges bien enrobés, avec une belle acidité, sans agressivité. Un bel italien bien fait : Conterno Barbera d'Elba 2007 Cascina Francia en Piémont de Giacommo Conterno di Giovanni Conterno (décédé en 2003). Très belle bouteille, malgré ses 15°. Et fort belle étiquette.

    Quatrième bouteille, à la robe rubis, au disque évolué. Je ne me souviens plus du nez, assez discret, me semble-t-il, mais la bouche nous porte sur un Bourgogne nature ou un Côtes du Rhône. On est sur une structure soyeuse à la bourguignonne, malgré une finale problématique sur un vieux carton mouillé... Domaine de la Grange des Pères 2004, en Vin de pays de l'Hérault. Domaine repris par un Kiné ayant changé d'activité et ayant fait ses classes chez Coche-Dury, Gérard Chave et Eloi Durrbach avant de se lancer. Quelle belle école...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe foncée au contour évolué. Le nez, plaisant, est bordelais et assez boisé. Hélas, en bouche, c'est beaucoup moins plaisant : plus on en boit, plus on est sur de la planche à bois ! Il y a certes des tannins serrés et de la fraîcheur en bouche, mais le bois tue tout : Château Pavie 1998 1er Grand Cru classé à Saint Emilion.

    Le dernier flacon présente une robe plus claire, et un fort beau nez. Une très belle bouche, avec de la sucrosité, de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur, sur une belle longueur, sans boisé, ni sécheresse. C'est riche, fondu et persistant : Domaine de Trévallon 1988 en Coteaux d'Aix en Provence. Fort belle bouteille !

    Après quoi, nous eûmes droit à un magnifique plateau de fromages au lait cru, où figurait le dernier véritable Camembert Fermier au Lait Cru français, fabriqué à Camembert par Durand La Héronnière. Un vieux Monsieur, seul, avec sa petite centaine de vaches, et faisant tout lui même. Il faut que je prévienne Slow Food et qu'on préserve absolument cette production, décimée par Lactalis et autre multinationale agro-alimentaire. D'ailleurs, je vous laisse : c'est vraiment urgent ! 

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  • Dégustation du lundi 182...

     

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    Un Grand Clos à 6, ce lundi soir, patte folle s'étant fait conduire de sa lointaine campagne par un ami traiteur. Deux blancs, quatre rouges et trois liquoreux au programme, servis à l'aveugle.

    Premier vin, à la robe ambre et à la bouche légèrement oxydée sur du cidre et de la noix. En bouche, c'est nordique mais mûr, sur de la peau de raisins apportant quelques tannins. Ce n'est pas très long, mais parfait comme mise en bouche : Akméniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.

    Second flacon à la robe paille claire et au nez plus discret, mais très frais sur du Chardonnay. La bouche est mûre, longue et riche, ronde et marquée par un bel élevage. On évoque un Rayas blanc pour ce grand vin du Sud : La Bastide Blanche 2009 en Bandol.

    On passe au rouges, avec un vin à la robe foncée, au nez jeune et frais, sur des fruits mûrs et des épices, du poivre, des tomates et des poivrons. En bouche, c'est mûr et rond, sur des fruits noirs (cassis), soyeux, avec une belle attaque et une fort belle longueur, tout en étant classique. La plupart sont à Bordeaux sauf un, en Provence, et avec raison : Château Saint-Baillon 2004 Le Roudaï Côtes de Provence en Magnum. Pas mal du tout pour ce Côtes de Provence en Cabernet Sauvignon, déjà dégusté il y a 14 ans à La Pinède lors d'un anniversaire du Clos.

    Second rouge, à la robe plus évoluée et au premier nez de Bordeaux et au second nez de Côtes Rôties ! Sur des fruits et un vrai boisé qui sert le vin. En bouche, de la fraîcheur, sur le fruit et le Pinot noir, avec une très belle longueur sur le fruit. Et on n'est ni à Bordeaux, ni en Rhône, ni en Bourgogne !  Coteau de Noiré, en Chinon 2002 de Philippe Alliet, en Loire. La meilleure bouteille du Domaine, et pour cause...

    Troisième rouge de la soirée, à la robe plus claire et au premier nez de vin naturel qui ne me plaît pas fort, de pétard mouillé souffré, bien que discret. Le second nez, une heure plus tard, est parfait, sur des fruits. En bouche, des petits fruits rouges croquants qui pinotent un peu, sur une très belle matière et une grande finesse. On pense à Gramenon. et non, nous sommes en Bourgogne, sur un petit terroir avec un grand faiseur : Le Clou 2009 en Ladoix, Côtes de Beaune du Domaine Prieuré Roch. 5.312 bouteilles produites.

    Dernier rouge de la soirée à la robe plus évoluée et au nez plus présent et plus chaud que Le Clou. La bouche est très bonne, malgré un manque de finesse et de race, même si c'est extrêmement mûr : Clos des Lambrays Grand Cru 2002 du Domaine des Lambrays. C'est très bon, mais très conventionnel, avec de la chaleur.

    On passe aux liquoreux avec un vin à la magnifique robe ocre, et au nez volatile sur de la pêche. Par contre, la bouche présente une fort belle vivacité sur du coing et du pamplemousse. Du fruit, de l'intensité et de la concentration mais un côté huileux qui devrait dégager plus de richesses qu'il ne le fait : Château Raymond Lafon 2001 en Sauternes, de la Maison Meslier. Bouteille n° 115.

    Le second flacon offre un splendide nez et une bouche extraordinaire : de la vivacité, l'acidité de la pomme avec un goût de poire, sans être trop liquoreux. C'est une nouvelle conception du vin liquoreux offrant de nouvelles perspectives aux vins de desserts. Les Jardins de Babylone 2007 en Jurançon de Didier Daguenau. "Sur les marches d'un monde, un caractère s'affirme, les fruits d'un jardin d'équilibre que le petit Manseng enracine aux courbes du temps suspendu".

    On acheva la soirée avec un neuvième vin à la robe rosée et au nez de Saké... En bouche, de l'alcool et un côté oxydatif : Vin de Liqueur de Pierre Overnoy, viticulteur à Pupillin dans le Jura, et aidé par Emmanuel Houillon.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 180

    dégustation,vins,terroirs,goût,plaisir,partage,boucheFort belle dégustation à l'aveugle du Clos ce soir, à 4 et au Clos. La campagne, ce sera pour lundi prochain.

    Premier flacon, à la robe paille et aux reflets dorés. Un nez intéressant sur du coing confituré. En bouche, richesse, gras, intensité, réglisse et boisé. Mais c'est huileux et lourd dingue, sans nuances. Rayas 2004 en Châteauneuf-du-Pape. Decevant pour ce vin qui aurait dû être tout en dentelle, à la Bourguignonne. Assez grossier.

    On passe aux rouges avec un deuxième flacon au nez très floral, sur un bouquet de roses fânées, puis sur des fruits rouges, avant de s'achever sur des notes plus caramélisées. En bouche, c'est tout en finesse sur des fruits rouges croquants, avec une belle tenue. C'est mûr, frais, fin et très juste : Mais où est donc Ornikar 2010 en Minervois du Domaine Jean-Baptiste Senat, en vin naturel.

    Le troisième flacon me fait peur, avec ce bouchon ultra-sec qui se désagrège. La robe est rubis. Le nez, charmant, intéressant et complexe de vieux vin évolué, sur du cèdre. La bouche est fort belle et agréable : une très belle attaque, fondue et gouleyante avec un côté animal, bois et sous-bois (champignons). Alors que certains s'égarent sur Pichon Comtesse 85, nous sommes en rive droite : Château Soutard 1982 en Saint Emilion Grand Cru. Pas mal du tout.

    Quatrième bouteille, à la robe noire qui montre peu d'évolution et au nez qui affiche son potentiel. En bouche, c'est massif mais épatant, avec un petit côté métallique (à la Pauillac), sur des cerises à gros noyaux et des mûres, puis un boisé torréfié en finale, sur une belle sucrosité. Château Lagrange 1988 en Saint Julien.

    On achève la dégustation avec un vin à la robe foncée mais évoluée et au nez parfait, sans bois. La bouche, très longue, sur le fruit, est chaude, riche et au boisé bien intégré. L'un est à Bordeaux, l'autre en bourgogne, le troisième dans le sud : pas facile ce soir... Vega Sicilia "Unico" 1981 Ribeira Del Douro (bouteille n° 020988). Très grande bouteille, dans l'esprit bordelais. Tous les bordeaux de plus de 150 euros la bouteille se devraient d'avoir cette texture sur le fruit, sans boisé. Hélas, ce n'est pas le cas...

    C'est le meilleur 81 jamais bu. Du pur bonheur. Pour la petite histoire, Parker qui l'avait côté 93+ à sa sortie en 1998 (18 mois de fûts, puis 7 ans de foudres, mis en bouteilles en 1990 et commercialisé en 1998), la goûté récemment et lui a attribué une cote de 96-98 le 31/08/2012. Pour une fois, on est d'accord...

  • Dégustation du lundi 179

    Clos 20121008photo.JPG

    Belle dégustation au Clos ce lundi, à 4, jambe de bois étant toujours immobilisé dans sa lointaine campagne. Mais nous le rejoindrons lundi prochain pour lui remonter le moral et fêter un anniversaire qui n'en fini pas d'être fêté.

    Premier flacon, à la robe paille et au nez de pomme mûre. En bouche, acidité, vivacité et complexité gustative intéressante : complexité et minéralité. Par contre, la complexité aromatique est moins avenante. Cela tire fort sur la pomme, c'est assez monolithique et d'une longueur moyenne. Mais ce vin est ciselé et quand même fort agréable :  Arena 2010 en Savennières d'Agnès et René Mosse.

    On passe aux rouges avec un premier vin à tester pour une connaissance. Robe rubis claire, et nez de mélasse de pneus usés macérée dans un jus de bois brûlé à la liqueur de vieux cassis parkerisé. En bouche, c'est encore pire, chaptalisé à mort et vraiment pas bon. Dalvina "Amfora" 2008 Macedonia.

    On passe aux choses sérieuses avec un troisième flacon à la robe rubis et au beau nez frais et rond. En bouche, c'est mûr, sans trop d'alcool, doux frais et chaud à la fois. C'est joli, souple et fin, avec un plaisir immédiat et facile, bien qu'il y ai une petite sécheresse en finale : Castello Fonterutoli 2007 Chianti Classico de Mazzei. Pas mal pour ce vignoble composé d'une trentaine de parcelles différentes, vinifiées séparément, puis assemblées. Par la même famille depuis 23 générations...

    La quatrième bouteille présente une robe rubis foncé et un nez plus complexe et plus puissant. La première bouche n'est pas terrible : en retrait sur du boisé et de la sécheresse. Quelques minutes plus tard, la seconde bouche nous présente heureusement un tout autre vin : de la rondeur, une finesse intéressante sur du cacao et du chocolat, de l'harmonie, de la douceur et de la délicatesse : Château Belair 2002 de Dubois Challon, en 1er Grand Cru Classé (B) sur Saint Emilion.

    Cinquième flacon de la soirée, avec une robe rubis foncé au contour légèrement tuilé et un top nez de vieux Bordeaux comme on les aime. En bouche, le fruit est là, sur une belle vieille matière qui en a encore sous la pédale. Très beau. Léoville Barton 1990 en Saint-Julien. C'est un Bordeaux d'avant la catastrophe (c'est-à-dire avant 1991, les millésimes 91/92 et 93 n'ayant pas été bons, et 95 ayant vu apparaître la flambée des prix et une mode de boiser le vin pour le parkériser. Et depuis lors, c'est mauvais). 

    Arrive le sixième flacon, à la robe rubis plus claire et au nez plus discret sur des fruits rouges. En bouche, les mêmes petits fruits rouges, tout en finesse et de la cerise en finale. C'est moins impressionnant que le précédent, mais on pense également à Bordeaux et c'est raté : Clos des Lambrays 2005 en Grand Cru, Domaine des Lambrays à Morey Saint-Denis en Bourgogne. La Bourgogne comme on l'aime. Et c'est assez rare...

    Nous n'épiloguerons pas sur le septième flacon de la soirée, bouchonné de bouchonné. Domaine de Beaucastel 2004 "Hommage à Jacques Perrin" en Châteauneuf-du-Pape. Dommaaaaaaage....

    On acheva la soirée (pour la majorité, la minorité poursuivant ailleurs) avec un huitième flacon à la robe noire et au nez d'extrême maturité et de sucrosité. En bouche, une magnifique densité. C'est très bon car ce vin a tout, mais il faut le laisser vieillir. Il souffre aussi de tout ce qui a été dégusté avant. C'est un vin de garde, trop massif pour le moment : Lafran Veyrolles Cuvée Tradition 2007 en Bandol. A revoir dans 10 ans ou plus...

    Lundi prochain, la suite des agapes du Clos.

  • Dégustation du lundi 173

     

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    Belle soirée de dégustation ce lundi soir, à 5, avec 5 rouges au programme, pour fêter l'anniversaire de l'un d'entre-nous, qui adore les blancs.

    Premier rouge à la robe foncée et tuilée à la fois et au fort beau nez de bordeaux évolué. La bouche est soyeuse et longue, super souple et aboutie, sur une belle matière malgré l'âge. C'est très très bon : Clos Fourtet 1990, 1er Grand Cru Classé, Saint Emilion. Très belle bouteille.

    Le second rouge est out. Un vieux Châteauneuf du Pape 1924, dont le niveau était trop bas.

    Le troisième présente une robe rubis brillante et un nez exotique sur le fruit. En bouche, on est sur un vin naturel, gouleyant, sur des petits fruits rouges croquants, avec un côté sud, mais sans l'alcool. On pense à un Côtes du Rhône, et c'est raté : Terre de Chardons "Bien Luné" 2010 en Costières de Nîmes, acheté à La Part des Anges à Nice.

    Quatrième flacon, à la robe un peu plus foncée et au nez qui parle beaucoup : du cassis, du soleil, de la richesse, du cumin et quelques notes de réglisse, et même un peu de cerise en second nez. La bouche, ronde et gourmande, d'une magnifique fraîcheur, charnue, stricte et masculine, avec encore un peu de tannins, mais pas asséchants. Ce vin s'affine encore à l'aération,pour devenir aérien. Tout le monde est perdu : un Crozes, ou un Sud-Est en altitude, un Gamay ou un Sud-Ouest, un bon Mourvèdre... On aura tout entendu pour ce Château Le Puy "Emilien 2009" en Côtes de Francs à Bordeaux !

    Dernier flacon de la soirée avec un vin à la robe évoluée et au nez de vieux bordeaux sec. En bouche, c'est également vieux et sec : il est cuit, ce Gruaud Larose 1970 en Saint Julien, dégusté trop tard. Le Roi des Vins, le Vin des Rois, à condition de le boire à temps...

    Suite des aventures du Clos lundi prochain, juste avant les départs de vacances.

  • Dégustation du lundi 166

     

    dégustation,vins,goût,bouche,nez,papilles

    Belle soirée du Clos, ce lundi soir, avec Agnès et René, 2 invités fort sympathiques, vignerons en Loire. On débuta par quelques blancs, dont le premier, à la robe dorée et au nez de noix, dévoila une bouche sucrée et crayeuse sur des fruits secs. C'est un peu lourd et alcooleux, avec un manque de fraîcheur et d'acidité : Roche aux Moines "Cuvée d'Avant" 2003 en Savennières du Château de Chamboureau.

    Second flacon, à la robe claire et au nez franc d'hydrocarbures et de raisin de Corinthe. En bouche, un Alsace Grand Cru en Riesling, facilement reconnaissable par l'un d'entre-nous : Riesling Schlossberg 2008 Cuvée Ste Catherine, en Alsace Grand Cru du Domaine Weinbach de Colette Catherine et Laurence Faller.

    La bouteille suivante, à la robe claire, présente un nez assez bizarre. La bouche est fraîche et vive, sur des agrumes, mais assez simple aromatiquement parlant, assez simple et pas fort complexe : Bourgogne aligoté 2007 de J-F Coche Dury.

    Quatrième blanc, à la robe jaune, et au nez de plat vietnamien sur des noix de cajou, avec une petite pointe de volatile. En bouche, c'est un dessert, sur de la noix, et un goût de café au lait. C'est puissant et riche, avec un long élevage, et cela ne correspond à rien de connu. C'est pourtant un vin déjà dégusté par tous, mais pas dans ce millésime chaud : Clos Reyssié 2003 Cuvée Particulière en Pouilly-Fuissé du Domaine Valette à Chaintré.

    On passe aux rouges, avec un vin à la robe rubis et au nez de vin naturel sur un fruit rouge discret. La bouche est belle et généreuse pour l'un, sur de la cerise et des noyaux de cerises pour un autre, soit de l'Anglore ou un Pinot alsacien pour un autre. En fait, on est sur du Pinot noir et 15% de Gamay avec ce Cheverny "Les Ardilles" 2009 du Domaine du Moulin d'Hervé Villemade.

    Sixième flacon à la robe rubis avec des reflets violets et au nez fruité. En bouche, une belle matière sur des fruits rouges. C'est jeune et chaud, avec un peu d'astringence en finale : dégusté trop tôt. Les Laurentides 2009 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône Villages.

    Le vin suivant présente une robe plus foncée et un nez bordelais trompeur pour certains, dont ils se méfient (voir les 2 dégustations précédentes). La bouche est fort belle et moins évoluée que le Bandol (trompeur) de la semaine passée. Mais on est dans la région : Château des Marres Prestige 2007 en Côtes de Provence. Un Domaine à découvrir : un magnifique rosé 2011, parfumé à mourir, un Chardonnay vraiment bien fait en 2010, et une Syrah extraordinaire en 2009.

    On passe à un vin rouge à la robe plus claire et au nez très floral, sur du bonbon à la violette. En bouche, c'est buvable, mais sans grande personnalité. Il manque de caractéristiques pour le définir : Gevrey Chambertin 1er Cru 2008 Lavaux-St-Jacques de Philippe Pacalet. Nouvelle déception avec ce vigneron, et le prix élevé de ses flacons...

    On termina la soirée avec un dernier petit blanc à la robe dorée et au nez peu expressif sur de l'abricot. La bouche est sympa et bien équilibrée. L'une pense à un Coteaux de Layon, un autre à un Chenin sur du Schiste. On est sur du calcaire avec ce Brézé 2003 du Domaine Guiberteau en Coteaux de Saumur.

    La suite lundi prochain. Qui vivra verra.

     

  • Le Tournoi de Côte à l'Os...

    Grève générale au Clos : Le  "Tournoi de Côte à l'Os" chez les Mosse, avec aux fourneaux: René & Agnès, Puzelat, Villemade, Meyer, Foillard, Cossard, Breton, Pfifferling, Lassaigne et autres gourmands gaillards a pour conséquence  que la dégustation du Clos de ce soir est annulée, faute de participants valides. Il y en a même un qui est toujours là-bas ! Et nous ne connaissons toujours pas, à l'heure actuelle, le nom du vainqueur de l'édition 2012...

    C'est donc chez moi que je déguste un Thuerry 2007, Les Abeillons Rouge en Coteaux Varois de Provence. Une subtile association de Cabernet-Sauvignon, de Syrah et de Grenache ! La robe est rubis foncé, suivie d'un joli nez complexe, de cuir, fruits rouges confits, avec de l'alcool, mais de la fraîcheur également. Il y a du cassis, et du pruneau. La bouche est sapide et la trame veloutée, avec du fruit, des épices, et des tanins poivrés et virils, parfaite pour une  Côte à l'Os ! Un style de vin que j'apprécie particulièrement.

    En plus, et je l'ignorais, 2 étoiles et coup de coeur pour la Cuvée "les Abeillons" AOC Coteaux Varois en Provence rouge 2007 dans le Guide Hachette 2012. Pas mal du tout et pleinement justifié, vu le plaisir gustatif éprouvé..., et le rapport qualité/prix !

    Lundi prochain, en plein dégel, la reprise des dégustations au Clos. Et bon hiver à tous, d'ici-là.

     

  • Dégustation du lundi 154

    Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe jaune pâle et au nez de fleurs blanches et de miel. Fort belle bouche, fruitée, fraîche et longue, sur du coing, et avec un côté sec de cailloux en finale (calcaire?). C'est très riche, sur une belle matière et avec une belle lame de vivacité : Riesling Clos des Capucins "Cuvée Ste Catherine" du Domaine Weinbach par Colette Catherine et Laurence Faller. En Biodynamie.

    Second vin à la robe claire et trouble, et au nez épouvantable de cour de ferme. C'est réduit, et le nez persiste. La bouche est très verte : raffles, tannins verts, pommes vertes et de l'acidité en finale. Sauvignon de Loire ? Non, Chenin. En Touraine ? Non, en Anjou : Un Bout de Chemin 2010, en Vin de Table de PZ (Prezezdzechki, pour les intimes). Pas mon style, mais c'est personnel.

    Robe or pour le troisième flacon, avec un nez de vin moelleux pas très complexe, confit, sur des raisins de Corinthe. En bouche, c'est plat, mou, sur des noix, avec de l'alcool résiduel en finale. Gewurztraminer ? Oui : Schoesselreben de Bedlenheim 2004, Gewurztraminer du Domaine Bott-Geyl. En Biodynamie.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez floral et fruité. La bouche est très classique : petits fruits noirs, cassis, des tannins nobles fondus, une belle matière et un boisé intégré. On pense à un Côte du Rhône ou à un grand Bourgogne 2003, car il y a un petit côté Pinot Noir. Désir Noir 2009 d'Olivier Levanchy, viticulteur encaveur à Neuchâtel en Suisse. Pas mal du tout et surprenant pour un vin Suisse.

    Cinquième flacon à la robe rubis et au nez animal et cuir, fermé et peu engageant. La bouche est un peu austère mais propre, sur une belle fraîcheur. Mais cela manque de générosité, de fruits et de longueur, bien qu'il n'y ai pas de défauts : Côtes de Provence 2009 du Domaine de Marchandise. Nettement moins bien que le 2007 qui m'avait emballé...

    Sixième flacon, à la robe rubis et au nez chimique de Chewing Gum ! La bouche est sèche et boisée, avec une mauvaise impression en finale : Symphonie 2006 du Château Sainte Marguerite. On est en Cru Classé en Côtes de Provence et en Bio. Encore moins bon que le précédent ! Totale déception sur ces 2 derniers vins qui s'annonçaient plus prometteurs....

    Nous décidâmes alors - à trois voix contre deux- de déboucher la bouteille n° 18 du Clos de Rouge Cloître 2009, pour terminer la soirée en beauté. Sans parti pris, ni conflit d'intérêt. C'est donc difficile à juger mais tellement bon à boire. Au nez, rien à dire. et encore moins concernant la bouche...

    Pas de Clos lundi prochain, congés de Toussaint obligent.

     

     

  • Dégustation du lundi 151

    Nouvelle dégustation à l'aveugle, à 4, ce lundi soir, avec pour mise en bouche 2 blancs à la robe claire, servis en même temps.

    Le premier présente un nez beurré sur des agrumes, mais un peu délavé, tandis que le second, assez proche, est plus riche, plus complexe, avec des notes fumées. En bouche, le premier s'avère plaisant, avec une bonne acidité, sur des agrumes. Le second présente une bouche plus structurée et complexe, avec de la netteté et de la finesse, sur une belle acidité. Nous étions en Chablis Premier Cru "Montée de Tonnerre" 2004 et "Chapelot" 2004 du Domaine François Raveneau.

    Troisième blanc, à la robe un peu plus foncée et au nez d'hydrocarbures (riesling ?). La bouche est particulière, amusante mais pas renversante : on ne retrouve pas la vivacité du riesling, il y a trop de sucre résiduel et c'est mollasson, sans le côté pulpeux : Clos Ste Hune Riesling 2004 de F.E. Trimbach en Alsace. Grosse déception pour cet onéreux flacon qui manque de race et de vivacité...

    On passe enfin aux rouges. A l'oreille, on est en biodynamie (Pschiiit). La robe est rubis mousseuse et le nez présente un beau jus biodynamique, avec un peu de réduction, sur des fruits compotés poivrés. En bouche, je suis sur un jus de raisin jeune et poivré. Certes un beau jus, mais du jus, qui rappelle le gamay. Syrah 2010 d'Hervé Souhaut en Vin de Pays de l'Ardèche, dont les 11,5° nous ont amenés au nord, alors qu'on était dans le sud...

    Dernière bouteille de la soirée avec un vin à la robe foncée et au fort beau nez de fruits noirs mûrs, de cuir et de fumée. En bouche, c'est riche et dense avec de la matière (l'opposé du précédent). Une belle attaque sur la finesse avec une belle fraîcheur, puis les épices et l'olive noire qui subsistent, exubérantes,  sur une interminable finale. C'est très bon, très riche, très puissant et trop jeune : Terrebrune 2007 Cuvée Grande Tradition, en Bandol.

    La suite des aventures lundi prochain à 5 pour un double anniversaire.

  • Dégustation du lundi 147

    Enfin un moment pour commenter la belle dégustation de ce lundi, qui s'est achevée aux petites heures, allez comprendre pourquoi...

    Un vin blanc pour mise en bouche : robe jaune ocre, superbe nez mûr et poiré, et une bouche riche et épaisse, longue et puissante sur de la poire et des abricots. Il y a un très léger côté oxydatif et le vin semble assez vieux. Le Clos de Monsieur Noly 2000, Domaine Valette en Pouilly Fuissé. Très belle bouteille.

    Pour suivre, trois vins rouges dégustés en même temps. Les 2 premiers présentent une robe rubis quasi identique, tandis que celle du troisième est plus claire. Le premier nous offre un nez de noyaux de cerises, le second un peu de réduction (on est donc en vin naturel), et le troisième une fort belle expression de fruits. Le premier, en bouche, est puissant, gras, long, riche, rond sur des fruits noirs confiturés mais avec une belle fraîcheur. Le second est ample et gourmand comme le premier, mais avec un peu de réduction. Le troisième est fort beau, sur des petits fruits croquants et une belle longueur. Ils proviennent tous les 3 d'un même vigneron à Maury : La Petite Baigneuse, Bon Plein 2008 pour le premier, La Petite Baigneuse Grand Largue 2008 pour le second, en Côtes du Roussillon, et La Petite Baigneuse Les Loustics 2009 pour le troisième en Vin de Pays des Côtes Catalanes. A découvrir.

    Arrive la cinquième bouteille, à la robe rubis évoluée et au beau nez classique de vieux Bordeaux. En bouche, c'est beaucoup mieux : c'est rond et bon, mais sur la descente. Mais total respect quand nous apprendrons ce que c'est : Château La Fleur 1982 en Saint Emilion Grand Cru (un vin rare produit à 40.000 bouteilles, à ne pas confondre avec le Pomerol du même nom). De cette brave Lily Paul Lacoste (Petrus, Latour à Pomerol et La Fleur à Saint Emilion) dont la fortune fût détournée et volée,  et qui acheva sa vie dans la pauvreté.

    Suivent les sixième et septième flacons, également dégustés en face à face. Le premier présente une robe quasi noire, le second une robe grenat intense. Le premier présente un nez extraordinaire de viande fumée, tandis que le second est différent et beaucoup plus Syrah et garrigues. En bouche, le premier est hyper riche, équilibré et frais, sur de la liqueur de cerises. On est face à un ancien apôtre de la concentration qui met un peu de fraîcheur dans son vin. La bouche du second est dense, concentrée et élégante, sur des fruits. De toute évidence, on est sur le meilleur en Languedoc Roussillon : soit Gauby, soit Peyre Rose. Gagné : c'est bien du Peyre Rose, avec  Le Clos des Cystes 1998 pour le premier, et le Clos Syrah Léone 1998 pour le second. Magnifiques vins fort concentrés mais qui évoluent vers la finesse à qui sait les attendre.

    Huitième flacon, à la robe foncée et au nez de vin naturel, ressemblant à tous ceux que j'ai eu le plaisir de déguster en juillet. En bouche, pas de doute, on est en Côtes du Rhône : Hermitage 2009 de René Jean Dard et François Ribo. Vu l'heure avancée, vous excuserez la maigreur de ce commentaire...

    Dernière bouteille de la nuit, à la robe foncée et au nez encore fermé. En bouche, beaucoup de chaleur, de puissance et de rondeur : Prestige des Hautes Garrigues, Gigondas 2007 du Domaine Santa Luc. Dégusté trop jeune, surtout sur ce millésime.

    Heureusement, un repas magnifique couronna cette dégustation et nous permis de survivre. J'ai vu passer du Wagu (Boeuf de Kobé australien) en grande quantité et à la cuisson parfaite à la plancha, une salade bio mémorable à la truffe d'été, des pommes de terre en chemise et un beurre aux herbes, et même du homard. Un régal. La suite lundi prochain.

  • Dégustation du lundi 136

    Dégustation à 4 ce lundi, le 5ème ayant préféré donner un cours de dégustation, dans son antre, à une horde de charmantes architectes, avides de connaissances oenologiques et autres cours pratiques... On le comprend.

    Donc, quatre bouteilles à l'aveugle ce soir, avec un premier flacon à la robe claire et au nez aromatique et frais sur des agrumes. En bouche, une fort belle acidité, un côté iodé, du bois et des agrumes. Nous pensons au sud de la France et nous sommes au Portugal : Alvarinho Contacto Vinho Verde 2010 d'Anselmo Mendes.

    Second flacon, à la belle robe dorée et au beau nez de bouchon : Cascina Degli Ulivi 2006 "Filagnotti" Gavi en Ligurie (Nord-Ouest de l'Italie). Pas de chance, cela semblait très beau.

    On passa aux rouges avec un premier flacon à la robe pourpre et au nez de fruits rouges, avec un contraste entre la fraîcheur carbonique et la chaleur du vin. En bouche, c'est parfait : rond, fondu, sur des fruits rouges et un boisé pas encore tout à fait intégré. Un peu de vanille, à la bordelaise, mais avec des arômes qui envahissent toute la bouche : Château de Gaure 2008 "Pour mon Père" en Vin de Table, dans le Languedoc. Domaine passé au Bio depuis 2005.

    Petite précision : dorénavant, les "Vins de Pays" n'existent plus et sont remplacés par "Vins de France", tout comme l'AOC (Appellation d'origine contrôlée) qui fait place à l'AOP (Appellation d'origine protégée) ou à l'IGP (Indication géographique protégée). Histoire d'être dans le coup...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au très beau nez confit sur des fruits mûrs, plus riche que le précédent, mais toujours avec la fraîcheur. En bouche, un vin riche, vachement équilibré, avec une belle complexité et une fort belle finale toute en fraîcheur. Un gars qui fait de grands vins depuis longtemps en Languedoc et qui maîtrise la fraîcheur : Maestoso 2006 L'oustal Blanc en Minervois, d'Isabel et Claude Fonquerie. Très belle bouteille (en Bio) produite à 900 exemplaires seulement...

    Lundi prochain, congés de Carnaval pour 2 d'entre-nous. Mais peut-être une belle dégustation à 3. A suivre...

    Pour la petite histoire, il y a 12 ans jour pour jour, au Clos, nous dégustions à l'aveugle et cotions sur 10 les vins suivants : Bon Pasteur 90 Pomerol (9)
Angélus 90 (9)
Fleur de Gay 89 (9)
Clinet 89 (9)
Haut Brion 89 (9)
Mission Haut Brion 89 (9)
Samling Trockenbeerenauslese 95 Münzenrieder Osterreich (9,5)
Rhein Pfalz 1978 Ungsteiner Honigsäckel Riesling Eiswein Trockenbeerenauslese (9,5).