bons moments

  • Dégustation du lundi 158

    Comme la semaine passée, cinq bouteilles différentes servies en même temps, une par dégustateur.

    Pour ma part, je suis sur un vin à la robe rubis foncé, avec quelques notes d'évolution. Au nez, on est sur des fruits rouges, de la fraîcheur, et quelque chose de fondu. En bouche, une remarquable matière, sur des petits fruits rouges et des tannins nobles, serrés, fondus et intégrés. Je pense à un Bandol, style Tempiers, et ce n'est pas cela!

    Les autres le trouveront beau, puissant et bien fait, avec une belle élégance. C'est costaud, mais n'arrache pas la tronche. Riche, massif, et un peu trop sirop : il manque un peu de complexité. Nous sommes à Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin 2007 à Châteauneuf-du-Pape. Tout grand flacon... et tout grand millésime!

    Second vin, à la robe rubis, et au nez sur des petits fruits. La bouche est chouette, assez serrée en fin de bouche, sur du Pinot noir, non souffré. Erreur : Marcel Lapierre 2000 à Morgon et en Gamay. Le piège habituel...

    Troisième vin, à la robe noire et concentrée. Nez assez classique. En bouche, un fruit pas très mûr, concentré et plus tout jeune (fin 90 ?). Nous le trouvons bien balancé, comme il faut : frais, bien en place, un peu Syrah, sur de la prune fraîche et croquante. Nous sommes deux à lui trouver une finale astreingeante, sur de la raffle verte. Côte-Rôtie Coteaux de Turpin 2005 de Jean-Michel Stéphan. Vin à moitié éraflé, mais bien meilleur que beaucoup de Côte-Rôties caricaturées et trop boisées dont nous ne citerons pas les noms...

    Le quatrième flacon, à la robe noire, présente un problème au nez. C'est un vieux Bordeaux. Nous lui trouvons un nez d'humus, de sous-bois et de miel. En bouche, un assez vieux vin, certes, mais qui se boit encore, avec une finale mentholée : L'Evangile 1970 en Pomerol. Mieux que le Lynch Bages 1970 de la semaine passée, et à la robe incroyablement jeune.

    Le cinquième flacon, bouchonné, était un Château La Fleur 1982 en Saint Emilion Grand Cru. Snif.

    Nous passâmes alors à un Château Beaucastel 2007, justeClos 20111205.jpg pour goûter la différence avec le premier vin dégusté : on est dans le même registre, mais en moins puissant.

    Et pour achever cette dégustation, un vin piège, jamais dégusté, et assez rare. On lui trouve un magnifique nez de pommes et frais, un peu Calvados et Normandie. On est dans les vignes et on goûte la peau des grappes. Par contre, ce n'est pas un vin accompli. C'est très nature, pas traditionnel, intéressant, l'essai d'un vigneron. Nous sommes à Bordeaux, en vin moelleux, en 2005. de Jean Guyaud, si je me souviens bien. Ils sont partis avec la bouteille, sans que je ne la note... en tout cas, ce n'est pas très moelleux, ni vu, ni lu, ni bu, original.

    Lundi prochain, Nowel au Clos, pour terminer l'année en beauté, juste avant les Fêtes.