bonheur

  • Et si le futur projet pour une Europe transparente, heureuse et unie était celui-ci ?

    Une petite vidéo de 25 minutes, mais quel discours ! Regardez-là, c'est incroyable.

    https://youtu.be/XzMIbWq1gqY

    Voilà un programme rêvé pour l'Europe ! A méditer et à mettre en oeuvre immédiatement.

    Merci à Pierre Lance pour ce coup de gueule et ce coup de génie.

  • Après tout ce que l'on vient de vivre, faut bien se remonter le moral...

    Après tous les évènements démoralisants de la nuit passée et les tristes nouvelles de la journée, grande envie de me remonter le moral.

    Suis donc sorti aller chercher, chez mon épicier du coin, un beau bar moucheté de ligne d'un kilo sept cents grammes à l'oeil frais comme un gardon, un beau cep de 125 grammes qui me faisait de l'oeil, 160 grammes de girolles, qui me suppliaient d'accompagner le cep, et 5 oeilletons d'artichauts violets, pour faire comme dans le Midi. Les réjouissances s'annonçaient bien :

    IMG_0691.jpg

    D'abord une belle fricassée de cèpes, girolles, coeurs d'artichauts violets, ail violet de Provence et tomates, à l'huile d'olive première pression à froid.

    IMG_0693.jpg

    Puis, le bar de Ligne moucheté au four, à 180°, avec juste un peu d'huile et de la fleur de sel.

    IMG_0697.jpg

    Une petite envie de crème fraîche (Bio, fermière et entière) de dernière minute, et voilà mon plat diététique transformé en bombe calorique ! Et, tant qu'on y est, un petit filet d'huile d'olive sur le poisson.  Qu'est-ce que c'était divinement bon ! Le tout accompagné d'un bon Bandol rouge, ce qui n'arrange pas les choses au niveau calories, mais bon, il paraît qu'on ne vit qu'une fois...

    IMG_0700.jpg

    Je ne connaissais pas le Bar moucheté. Je peux vous dire que c'est très proche du Bar de ligne commun, c'est à dire délicieux quand il est hyper frais, ce qui était assurément le cas.

    Le Bar moucheté est plus méridional que le Bar commun, il vit au nord du golfe de Gascogne et dans la mer Méditerranée, le plus fréquemment le long des côtes du Sud, et sur la côte ouest de l'Afrique, du Maroc au Sénégal. Il est commun tout le long de la côte italienne, à l'exception, du nord de l'Adriatique.

    Le Bar moucheté se nourrit de crustacés, de mollusques et même de petits poissons. A essayer, si vous parvenez à en trouver. Et n'oubliez pas de ne plus en consommer un seul gramme de fin décembre à fin février :  période de reproduction ! Ridicule de consommer un bar de ligne avec une laitance contenant des millions d'oeufs : les océans en ont besoin !

  • Dégustation du lundi 247

    On poursuit la série des dégustations à l'aveugle, toujours à 5, avec une magnifique dégustation ce lundi soir. Que du plaisir...

    Premier blanc, à la robe claire et au nez pas Chenin, mais plutôt Chardonnay pour nos amis très portés sur La Loire. En bouche, c'est vif, frais, citronné, avec un petit côté minéral. C'est bon, super précis, génial : un grand vin pas cher. Chenin "Les Noëls de Montbenault" 2010 en Vin de France (Anjou). Un vin de Richard Leroy, un gars qui ne se fout pas de la gueule du monde, lui !

    Second blanc, à la robe aussi claire, et au nez plus classique, sur du Chardonnay et de l'élevage. La bouche est moins vivante que le précédent, avec un peu d'amertume et une finale un peu courte. Il y a du citron, avec un peu de boisé, mais il manque la tension à laquelle ce vigneron nous avait habitué : Meursault 1er Cru La Goutte d'Or 2011 d'Arnaud Ente.

    Troisième blanc (et oui, il y a des lundis comme cela...), à la robe plus foncée, or, et au nez plus intéressant, en vin nature pour moi (tout un débat : c'est quoi un vin nature?). Bouche ample, pleine, complexe, très mûre, un peu huileuse sur de l'abricot confit, et avec un peu d'alcool. A noter : un côté légèrement perlant qui disparaît assez vite pour laisser une certaine tension. Les Chalasses Marnes Bleues 2009 en Côtes du Jura. On est sur un Savagnin ouillé, et on en boit très rarement.

    Enfin les rouges, avec un quatrième flacon à la robe foncée et au nez de noix de jambon fumé d'Ardennes (pour moi), et de graphite, fumée et violette pour d'autres, non végétariens. La bouche est fort belle : franche, fine, puissante, sur une belle matière, avec de la fraîcheur, racée sur des fruits mûrs. On pense à une Syrah et c'est presque cela : Côte-Rôtie Côteaux de Bassenon 2007 de Jean-Michel Stephan. On est en Serine (qui est de la Syrah), Viognier et Syrah.

    Second rouge, à la robe plus claire et au nez un peu mentholé et pas exubérante. En bouche, c'est fin, délicat, avec des petits grains bien rôtis par le soleil. On a la finesse en bouche, puis la précision du fruit, puis, cela part sur la chaleur, dans une grande finale très plaisante. Noblesse, harmonie, charme et souplesse : Barbe Rac 2008 Châteauneuf-du-Pape de Michel Chapoutier. Vachement en dentelle par rapport à un Beaucastel ou à un La Gardine...

    Le troisième rouge présente une robe noire et un beau nez, en vin nature pour moi (et re-débat). En bouche, petits fruits, longueur, délicatesse et justesse incroyables. Le côté fruit est privilégié : on est dans l'aérien. C'est fin, élégant et mûr et on pense à une Syrah. Mais on se trompe quand même sur le pays : ni en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du sud : Tommy Ruff Barosa Valley Shiraz Mourvèdre 2011 Australia. Une fort belle bouteille.

    La suite de nos aventures, lundi prochain. Si tout va bien.

    photo.JPG

  • Vive l'été !

    On y est : de ce samedi 21 juin au 20 septembre, c'est l'été !

    Il commence bien, avec la fête de la musique et des concerts partout ce week-end. Soleil, musique, terrasses, bonne humeur, gens cool, et les vacances qui approchent... que du bonheur !

    Je me demande juste comment on va pouvoir combiner le récital classique de Sabine Weyer au piano sur la Grand-Place et tous les concerts hard rock des alentours... Et heureusement que le match des belges au Mondial a lieu demain, car, en cas de victoire, la grand Place sera envahie...

    L'été, ce sont aussi les odeurs et les senteurs lors d'une flânerie le long d'un marché : les premières tomates de pleine terre (les seules vraies tomates, celles qui ont du goût) devraient bientôt apparaître sur les étals. Je suis impatient d'en humer le parfum. Il y a aussi tous les fruits rouges et les melons qui dégagent de puissants parfums et incitent à abandonner les plats chauds. Et les herbes odorantes, de pleine terre, elles aussi.

    Bref, voilà 3 mois qui réjouiront le palais et apporteront ce qu'il faut comme nutriments et vitamines pour rester en pleine forme le restant de l'année. Profitons-en ! Un excellent été 2014 à toutes et tous !

  • Un challenge sur l'été indien : quelle drôle d'idée...

    Comment écrire un texte au sujet de l'été indien alors que dehors il fait sombre, froid, pluvieux et humide ? Comment s'imaginer dehors, sur une terrasse ensoleillée, caressé par un vent chaud, alors qu'on est calfeutré chez soi au pied d'un feu ouvert en espérant secrètement  une pizza 4 fromages pour le dîner ?

    Comment penser à l'été indien alors qu'on a déjà quasi pas eu d'été tout court ? Pour rappel, il a réellement commencé le 15 juillet... après 8 mois de froid, de pluie, d'absence de soleil et de plein d'autres choses désagréables à souhait.

    Pour moi, l'été indien, c'est  la chanson Le Sud de Nino Ferrer : "C´est un endroit qui ressemble à la Louisiane, à l'italie, Il y a du linge étendu sur la terrasse, et c´est joli. On dirait le Sud, le temps dure longtemps et la vie sûrement, plus d´un million d´années, et toujours en été".

    Il faut se rappeler certaines années où l'été s'est prolongé jusqu'en novembre, avec des températures ultra douces pour la saison et un ensoleillement maximum. Et espérer qu'après ces 2 mauvaises semaines (celle qui vient de passer et celle qui commence lundi), nous aurons droit à un petit sursis estival avant l'offensive hivernale et la chute des feuilles...

    Mais après vérifications auprès de mes sources météorologiques (météolaflèche.com), il devrait juste refaire beau et sec à partir du samedi 21 septembre pour au moins 10 jours. Mais tout devrait se gâter après, puisqu'on annonce un mois d'octobre pluvieux (+ 40% de pluie) et gris (- 20% de soleil), un mois de novembre pareil en plus froid et un mois de décembre encore plus humide (+50% de pluie/neige) et sombre... Janvier et février poursuivraient sur la même lancée, en plus agité, avant de retrouver une accalmie en Mars...

    Bref, on semble être reparti pour une cure de vitamines D, à défaut d'un bel été indien...

     

     

     

  • Dégustation du lundi 131...

    Fort belle dégustation à 4 ce mardi soir (exceptionnellement), avec un premier vin à la robe jaune paille et au nez travaillé, avec de l'élevage et du boisé, mais aussi du fruité. En bouche, un très grand chardonnay, sur une très belle complexité. C'est riche, c'est gras, c'est soigné, sur une très belle matière et sur un très beau millésime bien mûr. On pense à 2002 à Puligny ou sur Chassagne : Les Ménétrières 2006 Cuvée hors classe, en Pouilly-Fuissé du Domaine J.A. Ferret. Le meilleur des Pouilly-Fuissé que l'on puisse boire aujourd'hui. Grandiose.

    Second flacon, à la robe rose pâle et au nez qui rappelle Le Clos, c'est-à-dire quelqu'un qui fait bien son vin. En bouche, pas de vinosité exubérante, mais un fruité de chair et de masse qui s'exprime : L'Anglore rosé 2009 en Tavel. C'est tout, sauf un Tavel...

    Troisième bouteille à la robe rubis foncé et au très beau nez de fruité puissant, de cèdre, sur une superbe matière et de la fraîcheur. La bouche est magnifique, sur du fruit, un boisé fondu, une matière extraordinaire, et une fraîcheur impressionnante malgré l'alcool : Coccigrues 2207 Saint Chinian de Yannick Pelletier en vin naturel. Le fils spirituel de Barral. Vraiment très bon.

    Quatrième bouteille, à la robe claire et trouble, et au nez assez discret sur un pamplemousse léger. En bouche, pour moi, des notes de pamplemousse jaune et de noix de coco, sur une belle fraîcheur. Pour les autres, un beau jus propre, qui roule, sur une belle longueur. Du Pinot libre. Pacalet, Prieuré Roch, Dominique Derain (bien qu'il soit sur de moins bons terroirs)?  Charmes-Chambertin 2008 Grand Cru de Philippe Pacalet. Une bouteille à 175 euro...

    Cinquième flacon à la robe superbe et foncée, comme j'aime, avec des contours évolués. En bouche, c'est bordelais, boisé et discret.  Mais derrière le truc catastrophique que l'on n'apprécie plus, il y a quand même quelque chose de très grand : c'est un grand vin . Mais ils se sont trompés à Bordeaux : il manque la chair et le terroir. Ce n'est pas un bête Pontet-Canet, il y a une magnifique matière ! Mais nous avons 15 ans de dégustations derrière nous. Un gars qui n'a bu que des vins naturels le recrache : Angélus 1996 Grand Cru classé en Saint Emilion Grand Cru. Egalement 175 euro...

    Sixième bouteille, moins foncée et plus évoluée et au nez génial de vieux bordeaux. En bouche, c'est mieux que le précédent, mais ce serait mieux de le déguster en mangeant. Ce genre de vin s'assèche et n'évolue pas, malgré une jeunesse apparente : Lynch Bages 1988 Grand Cru Classé en Pauillac. Il manque de fruits. C'est un petit millésime pas facile, et nous ne retrouvons plus le plaisir que nous avions il y a 10 ans. Bordeaux a évolué, et nous aussi; Et pas dans le même sens.

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe sombre, et au nez riche sur de la noisette et du café. en bouche, cela fait plaisir, c'est très long, généreux. Mais contrairement à ce que nous avions trouvé il y a 3 mois, nous lui trouvons ce soir de l'alcool trop présent, trop de puissance, et pas assez de tension : Le Grand Rouge Revelette 2007 en Vin de Pays des Bouches du Rhône de Peter Fisher.

    Le 11/12/1998, nous dégustions : Champagne Moët et Chandon vintage 1947 cuvée spéciale du 15 décembre 1960,
Château Grillet 91 Neyret-Gachet,
Domaine de Chevalier Blanc 64 Grand Cru Classé de Graves,
Canon La Gaffelière 90 St Emilion Grand Cru Classé,
Château Soutard 55 St Emilion Grand Cru Classé,
Château Haut-Bailly 59 Grand Cru Classé de Graves,
Château Haut Brion 37 1er Grand Cru Classé de Graves,
Vieux Château Certan 50 Grand Cru Pomerol,
Petrus 66 Pomerol,
Château Lafite-Rotschild 75 1er Grand Cru Classé de Pauillac,
Château Mouton-Rotschild 88 1er Grand Cru Classé de Pauillac,
Château Cantemerle 89 5ème Cru Classé de Haut-Médoc,
Château d'Armailhac 90 5ème Cru Classé de Pauillac,
Château l'Evangile 83 Pomerol Héritiers P. Ducasse,
Château Haut Brion 84 Premier Grand Cru Classé de Graves,
Château La Mission Haut Brion 66 Grand Cru Classé de Graves,et Petrus 75 Pomerol !

    Il est clair, qu'à une certaine époque, nous avons exagéré. Mais qu'est ce que c'était bon ! Il est clair également qu'aujourd'hui, nos goûts ont évolués et que les vins de Bordeaux ont pris une direction qui ne nous agrée plus. Je n'ai plus que 6 bouteilles de bordeaux en cave : c'est un signe.

    La suite lundi prochain.

  • Une nouvelle décennie...

    Et voilà, une nouvelle décennie débute. Pleine de promesses, de défis, de changements.

    Ce qui est positif, c'est que la décennie précédente nous a permis de prendre conscience d'un tas de choses, et d'adapter nos comportements. "Ce n'est que lorsqu'il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, que l'homme s'apercevra que l'argent n'est pas comestible" (dicton Indien MOHAWK). Une autre phrase que j'apprécie : "La valeur d'un homme ne se mesure pas à ce qu'il possède, mais à ce qu'il partage".

    La dernière décennie nous a également permis de nous soustraire à l'information manipulée (presse, TV, radio) et contrôlée par les Etats et les multinationales, car aujourd'hui, le Net est devenu la première source d'informations, contrôlée par les citoyens du monde entier. Il y a évidemment de fausses infos qui circulent sur le net, du style "Le Bio est toxique, les OGM sont sans danger, il y a une pandémie de grippe mortelle, etc.", mais nous sommes assez intelligents que pour rejeter ces infos issues des mêmes multinationales, et prouver le contraire.

    Les mentalités changent, partout dans le monde. Les comportements de consommation évoluent. L'Itale vient d'interdire l'usage d'additifs alimentaires dans les restaurants, ainsi que celui de l'azote liquide : c'est la fin de la cuisine moléculaire, et un retour en force à la cuisine traditionnelle, au Slow Food, au Bio, aux terroirs et aux produits locaux et de saison.

    Enfin, l'écologie et la vague verte vont prendre de l'ampleur. Mais méfions-nous de toutes ces entreprises et multinationales, qui du jour au lendemain, s'affichent Green ! Ne tombons pas dans le panneau : ces gros pollueurs et empoisonneurs qui ne cherchaient que le profit, sentent le vent tourner et inventent n'importe quoi pour récupérer un marché en perdition. Ayons du bon sens, vérifions sur le net, et forgeons nous notre propre opinion.

    Et maintenant que le Parlement Européen a plus de pouvoirs, et qu'il suffit d'une pétition avec 1 million de signatures pour qu'un sujet y soit débattu, signons-les, ces pétitions ! Exigeons que la présence d'OGM soit indiquée sur tous les aliments qui en contiennent, même à faible dose. Idem pour les graisses hydrogénées et les acides gras trans. Et mille autres sujet concernant la toxicité des plastiques, des adjuvants de vaccins, des pesticides encore autorisés, des nano tubes utilisés en produits de soins, etc, etc., etc.

    Bref, beaucoup de boulot sur la planche pour la décennie qui débute. Mais c'est exaltant, car c'est pour notre bien et pour celui de la planète. Meilleurs voeux à tous, et n'oubliez pas : Terriens, il est temps d'agir...

  • Un bon samedi midi...

    Pour oublier la mésaventure gastronomique d'hier soir chez Bon Bon, et la météo de ce 1er novembre, rien de tel qu'un déjeuner au Provençal à Nil Saint Vincent, pour se remonter le moral et les papilles. Champagne de Vénoge, en Blanc de Noirs à l'apéro, avec les zakouski maison, Chassagne-Montrachet "Les Vergers 1er Cru" 2006 du Château Génot-Boulanger (au nez d'agrumes et tout en finesse) avec les noix de Saint Jacques bretonnes, sauce au Noilly. Toujours sur l'entrée, un Château Haut-Brion blanc 2003, Grand vin de Graves en Pessac Léognan (au nez légèrement grillé, de noisettes, et à la bouche longue et opulente). Ensuite, une Côte Rôtie “Champin Le Seigneur” 2005 de Jean-Michel Gerin pour attaquer le plat (tout en finesse sur le fuit, mais trop jeune), ainsi qu'un Château Figeac 2002, 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion, d'Henry Manoncourt (très cabernet, belle robe, beau nez, mais fin de bouche avec de l'astringence et du boisé : trop jeune aussi). On revînt sur la Côte Rôtie avec le plateau de fromages, pour achever le repas avec un Château d'Yquem 2003 en Sauternes (pamplemousse concentré, gras, fruité, opulent, plein et long) avec les desserts. Bref un magnifique déjeuner, ponctué par les souvenirs cocasses de notre vieux Walter (98 balais) les rires de Robert (le Maître des lieux) et par les gaffes d'Apolline (18 mois), découvrant le monde. "Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres" Pasteur.

  • Inada, perpétuel délice...

    Excellente soirée, une fois de plus, dans ce restaurant bruxellois intemporel, à l'assiette soignée et originale. Langoustines sur poivrons confits, Carpaccio de thon rouge, sauce d'algues japonaises, Boeuf wagyu sauce ponzu (sauce soja et agrume japonaise yuzu), Bar de ligne aux langoustines, jus de volaille corsé au parmesan : tout était vraiment parfait ! Tenu par le Japonais Inada, un ténor de la cuisine gastronomique française qu’il revisite avec génie en lui apportant une touche personnelle en réussissant à chaque fois le tour de force d’étonner, de séduire, d’enthousiasmer. Une grande adresse, pour épicuriens raffinés. Inada Saburo fait partie des fous furieux de la cuisine. L’homme est capable de préparer un fond jusqu’aux petites heures du matin. Il s’agit d’un vrai perfectionniste qui se sent investi d’une mission de qualité.“Depuis tout petit, lorsque je goûte quelque chose de vraiment bon, j’en ai les larmes aux yeux.” Ceci explique pourquoi Inada travaille ses assiettes comme des jardins zen. Pas question d’ornement ou de perle baroque chez lui, tout ingrédient qui se trouve dans l’assiette joue un rôle gustatif. Il concocte des mets équilibrés, justes, où les différentes saveurs forment un ensemble parfait. Et cela fait des années et des années que cela dure ! Quand on est passionné, on ne compte pas. A découvrir absolument pour ceux qui n'y sont jamais allés.

  • Dégustation du lundi (58) : Les bordeaux...

    Fort belle dégustation, à 4, ce lundi soir, avec pour thème les bordeaux ou style bordeaux... On démarra avec un vin au très beau nez de beau bordeaux, d'un certain âge, sur de la tomate confite et un peu de bois. La bouche, assez fluide, présenta une forte acidité et un boisé trop marqué en finale. C'était assez austère et sec : un Château Montrose 1995 en Saint Estèphe (93/100 Parker). On poursuivi avec un vin au beau nez de cèdre noble. La bouche, avec un fruité beaucoup plus imposant que dans le précédent, et un boisé beaucoup plus fondu, faisait ressortir un cabernet à la Rothschild, sur une belle longueur : Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande 1997 en Pauillac. Le suivant, bouchonné, avec ses 96/100 de Parker, aurait dû être magnifique : Philip Togni Vineyards 2001 Napa Valley Cabernet Sauvignon. Censé être topissimo : à boire une autre fois ! Le quatrième : une BOMBE ! Robe noire d'encre, nez exotique et puissant, avec un petit côté de vin de cépage. La bouche : confiturée, très concentrée sur des fruits très mûrs, mais avec une belle fraîcheur et une belle acidité : un velours liquide ! Quilceda Creek 2004, Columbia Valley en 100% cabernet sauvignon. 13 hectares (ce qui est peu), âge moyen des vignes : 18 ans (ce qui est peu), 70 hectos / hectare (ce qui est énorme!), 14°9 (ce qui est beaucoup), et 99/100 pour Parker. C'est le seul grand vin de l'état de Washington, considéré comme un des meilleurs vins américains. On termina par une seconde bombe, mais différente : un fort beau nez, riche, fin et concentré, d'une très belle complexité, à la robe noire, et plus ouvert que le précédent. La bouche, magnifique, complexe, opulente et longue, ne présenta ni sécheresse, ni boisé : des petits fruits qu'on croque, sur une belle finesse, malgré la richesse. Ce vin en a sous la pédale : à boire entre 2012 et 2040 (désolé, on n'a pas pu attendre...) et 97+ de Parker : un Château Mouton Rothschild 2003. en Pauillac. Bref, un fort beau lundi qui contrastera avec lundi prochain, dont le thème "Languedoc -Roussillon" risque d'être plus décevant, quoique cela dépende fort des flacons qu'on amène... Bonne semaine aux lecteurs oenologues.

  • Les déjeuners du dimanche (2)

    Le dimanche, journée de repos par excellence, surtout pendant la trêve du hockey, est la journée idéale pour se consacrer à la famille et à ses amis. J'en profite donc, depuis quelques temps déjà, pour aller déjeuner avec ce vieux Paul, toujours au même endroit, puisqu'il l'apprécie, histoire de le requinquer, ce qui semble fonctionner. Accompagné, pour la seconde fois consécutive, d'un célèbre vigneron-arbitre-vendeur de vins, c'est donc à 3 que nous eûmes l'immense privilège de partager ce fort sympathique repas, assez semblable à celui de dimanche passé au niveau des mets, et différent au niveau des vins : un Beaune, Clos Saint Landry 2004, en 1er Cru de chez Bouchard Père et fils pour commencer en blanc (assez jeune, fruité, ample et d'une belle longueur), et un Château Haut Brion 1993, Grand Cru Classé de Graves en Pessac Léognan pour finir en rouge (bien que sur un petit millésime, tout à fait autre chose que le 99 dégusté mercredi : un Haut Brion, sans toute la puissance des grandes années, mais tout en dentelle et en finesse, et d'une belle longueur). Bref, encore une très bon dimanche ! Et dire que demain, c'est déjà lundi, et que dans 7 jours, c'est de nouveau dimanche... Qu'est-ce que le temps file !

  • Encore un bon dimanche...

    Quel plaisir d'inviter à déjeuner un bon vivant, qu'on sort de Bordet, et dont on ignore s'il pourra encore le faire un jour. Assez faible au départ, il a vite repris des couleurs avec le Corton Charlemagne Grand Cru 2002 de Louis Jadot ! Quelques moules parquées plus tard, il reprenait goût à la vie et à ses plaisirs. Suivirent des Praires et des Plates de Zélande iodées à souhait, qui lui firent rapidement oublier tous ses malheurs. Le Château Pavie 1990 en Saint Emilion Grand Cru, de Valette fut apprécié à sa juste valeur, tout en riant de tout et de rien. C'est que ce Monsieur très cultivé a également un grand sens de l'humour et de la dérision, ce qui anime toujours les discussions, d'une manière fort plaisante. Moment d'émotion lors de l'ouverture du Mouton Rothschild 1921 en Pauillac, Médoc : encore un très beau nez de vieux bordeaux avec du fruit, et une bouche agréable bien qu'assez courte. Une véritable surprise ! Les desserts annonçaient déjà la fin de cet agréable déjeuner et le retour à Bordet, où il ne mange quasi pas, faute d'appétit. Pourquoi ne sert-on pas un bon verre de bon bordeaux aux patients de ces hôpitaux pour leur ouvrir l'appétit, et tant qu'on y est, pourquoi ne pourrait-on pas y manger à la carte ? Je suis certain que bon nombre de patients iraient beaucoup mieux, et, en tout cas, retrouveraient l'appétit ! Pour le vin, on va lui arranger cela, mais pour ce qui est des plats, ce sera beaucoup plus difficile... Ceci dit, voilà un dimanche que nous n'oublierons pas !

  • Dégustation du lundi (45)

    J'ignore pourquoi, mais chaque fois que cela se passe chez moi, cela se termine toujours beaucoup plus tard. La faute aux disques et à la musique, ou au feu ouvert ? Quoiqu'il en soit, on débuta par un Moussamoussettes d'Agnès et René Mosse (vin rosé délicatement perlant), parfait comme mise en bouche, facile à boire, malgré les 12° annoncés. On changea de registre avec la suite : un nez qui viandouille, une belle attaque avec de l'acidité, et une superbe finale. Une caresse sur la bouche et une finale très mûre : un Richebourg 1996 de la Société Civile du Domaine de la Romanée Conti (bouteille n° 05791 sur 15.330 produites, cotée 93 à 96/100 par notre vieil ami Parker). Ce fût bon, mais pas extraordinaire. Et beaucoup trop cher pour ce que c'est... Suivi un second vin rouge au nez puissant, profond, et vanillé (nouveau Monde?), à la robe noire et jeune : un vin très pute (p-y) ou australien ((bal.), alors qu'il s'agissait, tout simplement d'un Château Pavie Macquin 2004, en Saint Emilion Grand Cru Classé. On poursuivit avec un vin étrange : un très beau nez propre, net, truffé, qui ne fatigue pas. Une concentration non siliconnée et un terroir ensoleillé. Là, ils ont eu dur : après avoir éliminé l'Australie, l'Espagne, les USA, l'Italie la France et le Chili, l'Argentine et l'Autriche, puis, le Portugal, l'Afrique du Sud et le Liban, l'Inde, la Chine et la Grèce (restait plus grand monde...), ils annoncèrent enfin la Bulgarie ! Et de fait, un surprenant Reversa 2004, Enira, une magnifique Syrah, titrant 15°3 ! Meilleur vin bulgare dégusté à ce jour. On poursuivit avec du plus classique : un nez fin, superbe, sur du cuir et de l'animal. Des vagues d'arômes, et une opulence de viscosité. En bouche, une somptueuse finesse : la réussite du millésime à boire entre 2006 et 2050 (on est dans le bon), coté 99/100 par Parker : un Château Margaux 1996 en premier Grand Cru Classé. Magnifique. En manque de rouge avec les fromages, on ouvrit à l'improviste un Crozes-Hermitage 2005 de M.Chapoutier "Les Meysonniers", gouleyant, net et sympa, mais manquant de complexité. Et on acheva cette fort belle dégustation avec un Château Suduiraut "Crème de tête" 1989 en Premier Cru de Sauternes. Du petit lait... Robe ambrée, un fruit et une longueur extraordinaires. Superbe. Lundi prochain, à 4, Syrah non dégustée au Clos. A suivre...