bon bon

  • Bon Bon et son menu 16 services...

    Cela faisait pas mal de temps que je n'y étais plus allé. Et je dois bien avouer que Le Chef Christophe Hardiquest s'est encore amélioré : il approche la perfection absolue (qui n'est pas de ce monde) avec un talent et une maîtrise hors du commun.

    Ce fût, hier soir, une soirée mémorable et incroyable sur des saveurs, des contrastes, des accords, des cuissons et le goût, bien sûr. Pour une fois qu'on y était, on a opté pour le tout nouveau menu 16 services qui fait découvrir le talent immense de ce chef et de sa brigade. Tout est juste, orchestré sans fausse note, dans la simplicité et la bonne humeur. Un régal.

    A la fin du repas, je lui ai dit qu'il manquait peut-être juste quelques produits nobles. Ni homard, ni langoustine, ni turbot ou daurade royale... Et en rentrant et en y repensant, je me disais avoir commis une erreur : j'ai divinement bien mangé et ce n'était que des produits simples : maquereau, plie, légumes et un peu de truffes quand même. Il ne faut rien de plus car ces produits sont tellement magnifiés, mis en valeur et servis juste comme il faut que cela suffit amplement.

    Pour accompagner ce repas royal, j'avais amené un Moulin des Costes Charriage 2001 du Domaine Bunan à Bandol. Ce superbe flacon a surpassé les 6 autres bouteilles consommées ce soir-là : puissance, rondeur, longueur incroyable, un fruit encore présent avec des notes de garrigue et de la fraîcheur, tannins enrobés. Il avait tout pour lui, pour notre plus grand bonheur. Un tout grand moment, cumulé à l'autre.

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    Suivent ici quelques photos des plats servis qui résument, à elles seules, cette ballade gastronomique de haut vol. Le tartare de légumes et sa tuile de géranium, si simple et préparé devant vous, est un pur délice.

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    Je vous laisse deviner l'intitulé et la composition des plats suivants. 

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    Et à 2 heures du matin, au moment du départ, la cuisine est à nouveau propre. Car dans quelques heures, tout recommence pour la brigade et Le Chef. Chapeau bien bas. Et une troisième étoile pour Bon Bon qui se profile à l'horizon.

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  • Dégustation du lundi 142...

    Après avoir dégusté à l'aveugle un Champagne (Initial brut de Jacques Selosse), un Côtes du Jura (Sursis 2008 de Stéphane Tissot), un Côtes du Rhône (A. Pascal S 2007 Domaine Gramenon) et un bon vieux Bordeaux (Château Phélan-Ségur 1989 en Saint-Estephe), et alors que la soirée aurait pu s'achever là, nous partîmes à la découverte de Bon-Bon, ouvert depuis une quinzaine de jours Avenue de Tervueren.

    Assis au bar, face à la cuisine, son chef et sa brigade, nous poursuivîmes vaillamment sur notre lancée : Baumard 2003 en Savenières, Nuit d'Ivresse 2008 en Bourgueil de Catherine et Pierre Breton, Etats d'Ames 2007 de Mas Jullien en Coteaux du Languedoc, Cornas 2008 d'Equis, suivi d'un petit Chassagne-Montrachet 1er Cru 2009 Abbaye de Morgeot de Frédéric Cossard, d'un petit Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 1996 de Bouchard et Fils, d'un Sierra du Sud 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône, pour achever avec un Château Le Gay 2000 en Pomerol, et s'achever avec Les Jardins de Babylone 2004 en Jurançon de Didier Dagueneau et Guy Pautrat.

    Inutile de dire que ces excès gonflèrent un tantinet l'addition...

    Côté dîner, pour ce que je m'en rappelle, après d'amusantes mises en bouche (Melon/Foie Gras/Croustillant de Caille), une première entrée mêlant Asperges Blanches et Arômes de la Mer, surprenante de créativité, d'une seconde (raviole farcie d'un jaune d'oeuf, caviar et...?) et d'une troisième, époustouflante, avec de magnifiques langoustines bretonnes. Pour un menu 5 services, c'était bien parti !

    Arrivèrent ensuite l'épais filet de Saint Pierre fumé et un délicieux granité d'orties, le Canard (pour les autres) et le Bar de Ligne (pour moi), le plateau de fromages affinés et les desserts sans fin.

    Le décor est minimaliste, aéré et clair. Les produits sont de première qualité et 95% des légumes sont Bio. Le Chef Christophe Hardiquest, déterminé et très sympathique, dirige sa brigade avec le degré d'exigence qu'impose un tel lieu, promis à un fort bel avenir, tandis que sa charmante épouse Stéphanie règne sur la salle. J'y retournerai bientôt, plus sobrement. Beaucoup plus sobrement.

  • Bon Bon Bof...

    Rentrons d'un dîner gastronomique chez Bon Bon, côté 18/20 par Gault et Millau dans la nouvelle édition du guide parue cette semaine. Et ce fût une grande déception. D'abord, pas de voiturier, et un parking privé fort mal indiqué dans un quartier infernal où trouver une place tient du miracle. Ensuite l'accueil, entre une serveuse portant des plats à table et un Maître d'hôtel coincé au téléphone, on est resté sur le carreau... Une fois installé, en guise d'apéro, un seul vin rouge au verre : un vin italien carafé, trop lourd, trop chaud et trop puissant. Sans pain à table. Arrive le tableau "Menu du marché", quasi imposé avec quelques variantes possibles, mais le même menu imposé pour la table. L'un aime la poisson, l'autre la viande : c'est foutu ! Bref, on a dû composer vaille que vaille : ravioles de thon rouge farcies de coquillages avec une émulsion de coquillages aux herbes. Composition assez fraîche, mais sans extase gustative. Langoustines bretonnes, surmontées d'un biscuit, style cramé, à l'encre de seiche, et petite salade de saison. Ok, bonnes langoustines, mais à nouveau, aucun équilibre. Et un biscuit peu appétissant. Turbot breton, rattes au vin jaune et au comté, épinards aux girolles et émulsion d'aubergines fumées. Plat totalement déséquilibré, dont les accompagnements n'apportent rien. Grande déception. Aucune symbiose, aucune longueur, aucune surprise. Pour terminer, la poire en fête : 4 préparations dont 2 goûtues et réussies valant le déplacement. Côté sommelier, de bons conseils avec cette Cuvée Saturne 2004 en Côtes du Roussillon d'Olivier Pithon (le frère de l'autre qui sévit en Loire), mais avec un nez de S02 et de réduction assez persistants, malgré l'aération. Sinon du fruit et de la finesse, sans boisé trop présent. Bref, incompréhension de cette cotation excessive dans les guides gastronomiques pour un repas coûteux, fort peu créatif, aux associations douteuses, et sans réel plaisir gastronomique, bien que les ingrédients soient de première qualité et à la cuisson parfaite. Dommage.