boise

  • Dégustation du lundi 280

    Petite dégustation du Clos ce lundi soir, pas que les flacons n'étaient pas à la hauteur, mais plutôt le contenu...

    Un vin blanc pour mise en bouche, à la robe claire flashy, et au nez de Chardonnay du Jura.Pas mal en bouche : tranché, belle acidité, notes d'agrumes, petit côté perlant, vraie minéralisé avec un côté salin, incisif, sans boisé. On évoque Ganevat et on est en mâconnais : Clos des Vignes du Maynes 2010 en Mâcon Cruzille de Julien Guillot.Un Domaine qui existe et produit du vin depuis 910 ! Que de générations de vignerons...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au nez sur le fruit avec des notes de macération carbonique. Le côté bonbon caricatural s'efface vite après aération. La bouche balance bien sur des notes de garrigue et d'épices fumées, mais aussi un beau fruité présent jusqu'en finale et de la fraîcheur. Tannins présents mais pas asséchants. La Glacière 2013 du domaine de La Glacière. Un Vin de Pays (Nature) en Côtes du Rhône sud, composé de Carignan, Grenache et Syrah. Pas mal.

    Et c'est ici que les choses se compliquèrent. D'abord avec ce Château du Hureau 1995 "Cuvée Lisagathe" en Saumur Champigny de Philippe et Georges Vatan. Bouchonné.

    Puis avec ce Ribeira del Douro Reserva Tinto Valbuena 3 Cosecha 1987, Bodegas Y Vinedos Vega Sicilia, sec, mentholé et boisé à mourir. 

    Enfin, avec ce vin au nez de fromage et à la bouche asséchante également et des tannins persistants jusqu'en finale : Château Pradeaux 2000 à Bandol. Je ne connais pas l'origine de cette bouteille que je n'ai pas amené, mais Pradeaux 2000 est bien meilleur que cela, et tout à fait autre.

    Comme on était un peu restés sur notre soif, on déboucha encore un Domaine Hauvette 2011 "Le Roucas" en Baux de Provence, au très beau nez net et précis sur des petits fruits, mais, en bouche, un peu coincé et trop d'élevage (boisé) sur des noyaux. Peut-être un problème de jeunesse ? A regoûter dans quelques années...

    Espérons seulement que cela aille mieux lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 168

    Soirée Parkérisée, ce soir, avec pour thème : 90 +. A 4, notre 5 ème luron préférant boire autre chose ce soir.

    Soit, avec un premier vin rouge à la robe pourpre et évoluée et au nez lacté et poivré. En bouche, très peu de fruits, de la verdeur et une concoction de bois... Ne vaut vraiment pas 90%...Au deuxième essai, une heure plus tard, le nez s'avère plus sympathique, mais la bouche est toujours austère et mord bien les gencives... Bourgueil "La Coudraye" 2009 de Yannick Amirault en Loire. 89% (Parker), à 20 euro.

    Second flacon, à la robe rubis et au nez discret. En bouche, c'est bon, souple, sans boisé et tout en dentelle, sur une belle longueur de violette, de pruneau, et de cuir. Une heure plus tard, c'est un peu trop chaud, avec un manque de fraîcheur : Côte Rôtie Cote Blonde 2006 de R. Rostaing à Ampuis, qui travaille un peu à la bourguignonne. 94% pour ce flacon à 100 euro...

    Suivant, à la robe noire et au nez de poivron. On est à bordeaux, en rive gauche.En bouche, c'est moderne et travaillé, avec une belle attaque et sur un peu de fruits. Enjoleur et technique, mais sans personnalité propre qui ressort. Une heure plus tard, au nez, on est sur un Saint Julien. La bouche est plus dense. C'est rond et souple, avec un rien de dilution. Grand vin de Léoville du Marquis de Las Cases 2001 en Saint Julien. 93% Parker et 150 euro la bouteille. Et vraiment aucun plaisir à boire ce vin.

    Quatrième bouteille, à la belle robe rubis foncée et au nez bordelais parkérisé bois et vanille. En bouche, un fruit étouffé par le boisé trop massif, et une finale astringente. Une heure plus tard, il présente un plus beau nez, lacté, sur de la tomate confite, mais toujours cette finale matraquée par le bois ! Château Palmer 2002 en Margaux. 94% Parker et 140 euro... Ces 2 dernières bouteilles ne titillent plus les papilles, malgré leurs 10 ans d'âge. Quelle différence avec ces 1990 qu'on dégustait il y a 10 ans ! Et quel dommage...

    Dernier flacon de la soirée, à la robe foncée et au nez épicé, frais et sanguin.. En bouche, c'est fondu, sur du fruit, avec de la fraîcheur et une bonne acidité qui subsiste jusqu'à la fin. C'est lacté, complexe, souple et retenu à la fois, sur de la framboise et des mûres. Une Syrah du nord ? Une heure plus tard, c'est toujours très très beau, avec du volume pris à l'aération, sur un beau fruité qui s'étend. C'est délicat et rond, plus intense que la Côte Rôtie, et plus au sud, malgré sa jeunesse. Clos Marie 2007, Cuvée Simon, Pic Saint loup en Coteaux du Languedoc. 93% Parker et 25 euro la bouteille. Quel plaisir !

    Suite des aventures du Clos dans 2 semaines. En pleines Pâques.

  • Dégustation du lundi (47)

    Lundi bizarre, avec des vins bizarres. Pour commencer, un vin blanc au beau nez, mais assez plat en bouche, avec un manque de nervosité et de vivacité : longue finale de petites vaguelettes. Château Indage, Estate Vineyards, Chantilli 2005, Chardonnay. L'Inde produit également du vin ! Bien, mais peut mieux faire...Ensuite, une série de 6 bouteilles du Clos, à l'aveugle comme il se doit. Nous retiendrons que le 2002 a un magnifique nez de pinot, et une robe élégante, que le 2005 est un peu trop sur la verdeur et la rafle, que le 2001 est assez proche du 2002, que le 2000 semble passé, alors qu'il était encore magnifique l'année passée (à confirmer), et que le 2003 picote un peu au nez et en bouche, mais avec un fruit qui enrobe bien l'alcool. Quant à notre essai de vinification de cabernet sauvignon de 2000, il a donné un vin au nez ensoleillé, à la belle robe pourpre et à la bouche au côté vanillé des vins chiliens. On attaqua ensuite un vin que j'adorais et que je n'aime plus : nez chimique, vanillé, boisé, trop extrait et bouche pareille, sans finesse. Un Château Pavie Macquin 2003, en Saint Emilion Grand Cru. Et même 1er Cru Classé depuis peu. Suivi un Château Pape Clément 2002, en Grand Cru Classé de Graves, avec un nez plus cabernet et moins chimique que le précédent, mais dans le même style. Où sont ces vieux Papes Clément tout en finesse d'autrefois? Bref, dégustation bizarre ce soir... Lundi prochain, chacun amène une bouteille toute en dentelle et en finesse, histoire de varier les plaisirs...