blanc

  • Dégustation du lundi 251

    Dégustation mémorable ce lundi 22/12/2014 à 6, avec un invité sympa ayant amené 2 Clos. Cinq blancs et cinq rouges pour cette dégustation en ces temps de fêtes et d’étoiles, avec un premier vin à la robe cognac et au nez oxydatif de pommes, de colle au scotch et d’alcool. S’il y a de la fraîcheur derrière, cela peut être bon : il faut le goûter. La bouche est riche, chaude et mûre. On pense à un Chenin trop riche en Loire et on évoque un Anjou générique de Mosse en 2010 pour ce Clos de la Coulée de Serrant 2010 en Savennières-Coulée de Serrant de Nicolas Joly, qui titre 15°5 ! Décevant. 

    Le second vin blanc, à la robe paille, présente un nez de maturité, avec un peu de résiduel. En bouche, à nouveau un Chenin qui n’est pas, non plus, le champion de la vivacité. Un peu lourd, un peu simplet avec une finale plaisante sur de l’amertume et un côté salin. Mais le sucre résiduel le rend lourd. Les Bonnes Blanches 2005 en Anjou d’Agnès et René Mosse. Et comme ce n’est pas un Clos, c’est donc celui qui amena ce flacon qui passera sous la table en fin de soirée…

    Le vin suivant, à la robe paille également, présente un autre type de nez sur du beurre et du citron. La bouche est bizarre et dissociée : d’abord un côté fromagé, puis l’acidité qui revient, sur des notes citronnées persistantes, et salines jusqu’en finale. Quelqu’un évoque un Chardonnay sur Chablis pour ce troisième Chenin de la soirée : Les Nourrissons 2012 en Vin de France de Bernardeau. On est en Anjou sur une petite propriété de 2 hectares et demi en Bonnezeaux.

    Le quatrième blanc, à la robe plus claire, nous annonce un Chardonnay citronné au nez, avec des larmes de glycérine sur le verre. La bouche, style bourgogne classique confirme un travail bien fait. On est en Premier Cru, en Côtes de Beaune : Beaune 1er Cru Les Aigrots 2008 du Domaine de Montille à Volnay. En hommage à Hubert de Montille, décédé il y a peu.

    Enfin le dernier vin blanc de la soirée (ouf), à la robe paille et au nez vert. La bouche est remarquablement longue, sur du melon et des fruits exotiques, avec une amertume et une acidité qui contrebalancent le côté un peu riche. Mais tout est en équilibre et c’est très bon : Meursault-Charmes 1er Cru 2008 du Domaine des Comtes Lafon.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin nature simple, de Pinot noir sur le fruit. La bouche présente du sucre résiduel ou un vin chaptalisé, sans grand défaut, avec des fruits croquants, mais pas très vivant. Beaune 1er Cru Les Grèves 2007 toujours du Domaine de Montille. Second hommage.

    Le septième flacon est plus sérieux, avec sa robe plus foncée et son nez de fruits mûrs, d'humus et de sous-bois, sur de l’alcool. La bouche est soyeuse, mature, sur des noyaux de cerises et des tannins très fins. On est soit en Pinot noir, soit sur un tout bon Cabernet : Clos Rougeard Le Bourg 2006 en Saumur Champigny. Une belle bouteille.

    Le troisième rouge de la soirée présente une robe encore plus foncée et un nez complexe sur du café et du chocolat. Ce vin, secoué en carafe pour nous faire penser qu’il était perlant, présente une bouche parfaite qui balance : noblesse d’esprit dans la richesse, boisé juste comme il faut sur un fruit très riche, avec des notes de cèdre, de réglisse et de tomates confites en finale, sans aucune sécheresse. Véga Sicilia Unico 2004 en Ribeira Del Douro. Le meilleur vin espagnol qui soit.

    Le quatrième rouge, à la robe noire et au nez mentholé présente une fort belle attaque en monocépage sur du galet et du galet dans un millésime chaud. C’est rond, sucré mais pas confituré, et très fin. C’est très beau et cela ne peut être que le travail d’un très bon vigneron. Paul Avril est évoqué, si l’on est à Châteauneuf, 2003 comme millésime chaud, Rayas 2003 qui était comme cela… Clos des Papes 2006 en Châteauneuf-du-Pape, de Paul Avril.

    La dixième et dernière bouteille de la soirée présente une robe rubis assez claire et un nez de noyaux de cerises profond, pur et non trafiqué. La bouche est fondue, fruitée et ensoleillée. Un beau fruité non bouffé par l’alcool, ni le bois. On évoque un Bordeaux 1990. Il manque un peu de matière en bouche, mais c’est magnifique et grandiose, sans la moindre sécheresse. On évoque un Cabernet Sauvignon/Cabernet Franc en 90 ou un grand Rayas, et c’est le cas : Château Rayas 2003 Réservé en Châteauneuf-du-Pape. 

    Notre hôte nous servi alors un délicieux plat de circonstance qui nous permis de prolonger la soirée et d’achever les meilleurs flacons de la dégustation, tout en évoquant de très bons souvenirs. Dernier Clos de folie de l’année, lundi prochain, à 4, avant de commencer un sérieux régime et un retour à la norme habituelle, à savoir, une bouteille par personne ! Bon réveillon de Noël à  tous.

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