bistrots parisien

  • Les meilleurs bistrots parisiens...

    Michel Picquart, aujourd'hui disparu, est le père spirituel des nouveaux bistrots parisiens. Celui qui, dans les années 1980, a fait briller Astier, rue Jean-Pierre-Timbaud, après avoir vendu des clés à molette. Menu-carte à l'ardoise, les plats changent tous les jours en fonction du marché et le patron connaît tous les fournisseurs et vignerons de France et de Navarre. Rien que du frais, du bon, à des tarifs raisonnables. Comptoir, banquettes, miroir et carrelage. Service sympa et pas de plats en cravate. Une cuisine franche avec du bon pain et du bon vin. La formule a prospéré d'autant que, rive droite, Yves Camdeborde prenait le même chemin à La Régalade.

    Faudra-t-il un jour rebaptiser la rue Paul-Bert, à Paris, rue des Bistrots-Paul-Bert ? L'ouverture du 6 Paul Bert, à un coin encore libre de toute enseigne de bouche dans cette rue qui en compte tant, semble nous y conduire. D'autant qu'il est l'œuvre de Bertrand Auboyneau, déjà aux manettes avec sa compagne Gwenaëlle de deux adresses mitoyennes plus en aval : le Bistrot Paul Bert et L'Ecailler du Bistrot. On pourrait tout aussi bien la baptiser rue Michel-Picquart. "C'est lui qui m'a tout appris. Sans lui il n'y aurait jamais eu de Bistrot Paul Bert", reconnaît volontiers Bertrand.

    Chaque jour les clients qui remplissent le Bistrot ou l'Ecailler ne peuvent que s'en féliciter. Ces deux tables figurent dans le peloton de tête des bistrots parisiens avec Le Baratin, L'Ami Jean, Le Comptoir, Quedubon, Le Verre volé, le Repaire de Cartouche, Racines et quelques autres qui ont tous perdu un membre de la famille avec Michel Picquart. (Extrait de l'article paru dans M le magazine du Monde | 18.01.2013 Par JP Géné).

    Le 6 Paul Bert