biodynamie

  • Dégustation du lundi 229...

    C'est avec un peu de retard que je rends compte de notre dernière dégustation de lundi passé. J'ai été quelque peu débordé ces derniers temps...

    6 bouteilles de rouge pour ce Clos à 5, avec une première bouteille à la robe écarlate et au nez de fruits rouges sur une légère réduction, pour virer, une heure plus tard, sur de l'orange confite... En bouche, c'est un beau jus, sur le fruit, mais c'est simple et peu qualitatif. C'est citronné, vif et frais. On pense à un Gamay et on y est : La Pause 2011 en Vin de France de Laurent Saillard, vigneron à Pouillé en Tourraine. Cà ou une bonne Cantillon...

    Second rouge, à la robe plus foncée, et au nez de Reblochon Fermier des Alpages, avec de la réduction aussi. En bouche, l'attaque est assez sucrée et fruitée, puis des notes poivrées et un peu d'astringence mûre en finale, sur une belle concentration. On pense à une Syrah ou à un Cabernet franc de Loire : Le Gros 2011 en Anjou d'Agnès et René Mosse. Cépage : Grolleau noir.

    Troisième flacon, à la robe rubis et au nez de vin nature sur du citron. La bouche, acidulée, est gentille et correcte, mais il ne faut pas réfléchir avec un "vin" comme celui-là : vin de comptoir sans prétention. Régnié 2010 en Beaujolais du Domaine Christian Ducroux en Biodynamie. Vin à 6,50 euros la bouteille, départ propriété. Trois d'entre-nous adorent ce vin, les 2 autres pas trop. Cà ou une bonne blanche, on prend la blanche...

    La quatrième bouteille présente une robe évoluée et un nez plaisant et construit. Belle attaque, belle longueur, pas de sécheresse : c'est un bon vin. Il est âgé. On abandonne le côté fruité et jovial pour quelque chose de respectable : une bouteille aboutie. Château Pibarnon 1990 en Bandol. Nous sommes 3 à l'apprécier, les 2 autres préférant de loin les 3 vins précédents...

    Cinquième bouteille à la robe grenat foncée et au nez de Syrah pour moi, avec des notes de curry. La bouche est sanguine, avec de la matière et des épices. Belle finesse : une main de fer dans un gant de velours. C'est vraiment bon et rappelle certains beaux pinot noirs qu'on déguste très jeunes, avant qu'ils ne soient nikés par les vignerons... 350 M 2011 en Saint Joseph de David Reynaud. Une très belle bouteille à 10 euros.

    Dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez mentholé, frais et fruité. En bouche, c'est doux et sucré, avec des tannins présents qui tiennent le vin, et sans sécheresse. Il y a de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur malgré le côté sudiste : Coccigrues 2010 Saint Chinian de Yannick Polletier.

     

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  • Dégustation du lundi 212

    Fort belle dégustation à 3, après avoir vendangé le Merlot du Clos.

    Un premier vin à la robe dorée claire et au nez floral (aubépine, rose), agrumes et amandes. En bouche, de la fraîcheur, du citron, une belle acidité naturelle, de la longueur et du gras : c'est très bien fait. Je pensais être en Chardonnay et on est en Sauvignon... Saint Bris 2011 d'Alice et Olivier De Moore. Le seul Bougogne en Sauvignon, à côté de Chablis, en vin naturel et biodynamie.

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    On passe aux rouges, avec un premier vin à la robe pourpre et au nez, pour moi, très parfumé, bonbon acidulé, étranger. La bouche est sans personnalité, facile, lisse, pas très longue et chaude : Le Canon du Maréchal 2011, Syrah Merlot du Domaine Cazes, Côtes Catalanes, Rousillon en biodynamie. Pas terrible...

    Le second rouge présente une robe fort claire et un nez discret sur de la fumée. En bouche, c'est léger, sur le fruit, pas trop alcoolisé et avec une petite sécheresse en finale. Mais c'est néanmoins agréable à boire : Irancy 2009 Bourgogne de Vincent Dauvissat (mis en bouteilles à Chablis), qui fait quand même quelques bouteilles de rouge depuis 2003.

    Quatrième flacon à la robe noire et au nez complexe sur des notes de réglisse, violette, cassis, lardées, saignantes et sanguines, profondes. En bouche, bien que ce soit massif, belle finesse du fruité en attaque, fraîcheur et belle longueur. L'un d'entre-nous voyait un 2005. Chardon Marie 2011, Terre des Chardons en Costières de Nîmes, Rhône. Une première cuvée spéciale en 2011, pour ce vin qu'on apprécie tous.

    On aurait aimé terminer la soirée sur un flacon prometteur, mais hélas bouchonné : Armonio rouge 2009 Languedoc Roussillon, de Luc Baudet et Louis Mitjavile. Seconde bouteille bouchonnée en 2 semaines, achetée sur Vinatis. J'espère ne plus avoir la blague avec les 10 suivantes... La suite lundi prochain...

  • Dégustation du lundi 176

     

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    Retour au Clos, pour cette dégustation à 4, sans patte folle qui passe demain sur le billard. Premier flacon à la robe rubis clair et au nez de vin naturel, de jus de raisin, de fruits , mais pas très expressif. En bouche, c'est fondu et doux, sur des petits fruits rouges et noirs, de longueur moyenne, avec un peu de chaleur en bouche. On pense à un très bon Loire ou à un facile Côtes du Rhône et on se trompe : Chiroubles 2010 de O. Descombes en Beaujolais.

    Second flacon, à la robe identique, et au nez plus expressif et plus complexe sur des fruits compotés mûrs. La bouche est agréable, fondue, sur une belle matière et de l'acidité, et des tannins en finale. Clos Rougeard 2005 en Saumur Champigny, de Foucault.

    Le troisième flacon présente une robe noire et un nez parfumé sur une belle matière, intense, mais aussi de la finesse. En bouche, c'est vraiment très bon. On évoque un tout tout bon Languedoc. On est sur un melon au Porto un peu lardé, une très belle matière et une magnifique longueur, avec des notes de cabernet et de poivrons. Stoppa 2003 Colli Piacentini en Cabernet Sauvignon. Un vin italien bien meilleur que certains super toscans dégustés par certains il y a peu. Et, en plus, en vin nature...

    Le quatrième flacon - la déception de la soirée- aurait dû nous plaire s'il n'avait été complètement bouchonné... Fort dommage pour ce Vieux Château Certan 1990 en Pomerol. Et fort dommage pour nous aussi.

    Le cinquième et dernier flacon de la soirée présente une robe noire et un nez puissant et concentré. La bouche nous conduit en Languedoc-Roussillon, sur des notes de café. "Suis l'Etoile" du Domaine des Enfants en Vin de Pays des Côtes Catalanes. En biodynamie.

    La soirée s'acheva sur une polémique entre vins naturels et vins biodynamiques (les vins naturels sont-ils quasi tous biodynamiques?) et sur l'authenticité d'un camembert "Bonchoix" (Camembert de Normandie, AOP, fabrication artisanale, au lait cru, moulé à la louche) mais dont le texte "Camembert de Normandie" n'apparaît pas sur le flanc de la boîte. Enquête en cours.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, sous des températures bien moins clémentes.

  • Les vins naturels...

    "Robert Parker, le critique américain bouddhiste (il se présente en effet lui-même comme une espèce de ''bouddha bienveillant'', se tenant à l'écart des agitations) ; Parker donc, vient de re-taster les plus célèbres crus de Bordeaux, dans le non moins fameux millésime 2009. Et Bouddha d'accorder pas moins de 19 notes parfaites. Dix-neuf 100/100. Le marché a réagi, bien sûr. Les prix ont été rectifiés, vers le haut. Critiques et sarcasmes ont fusé, çà et là. 

    Mais, au fond du fond, une chose paraît soudain évidente : on s'en fout. On s'ennuie. Ce petit jeu toujours le même passe en boucle depuis trop longtemps. Et, au-delà d'un cercle restreint de domaines et de consommateurs, l’avis de Parker n’intéresse plus. Parce que le vin n'est pas l’affaire de quelques dizaines de milliers de zigues qui ont envie de s'offrir des étiquettes à plusieurs zéros. Bien sûr, les histoires de gros sous attirent l'œil, font vendre du papier, du pixel. Alors, ça jase.

    N'empêche, le palpitant du vin ce n'est pas ça. Ce qui fait vibrer, ce ne sont plus les prix incendiaires de certains vins de Bordeaux. D'ailleurs la bulle est là, on le sait, et elle éclatera bientôt (et ce sera alors comme en immobilier, où, quand on annonce une baisse des prix, c'est qu'elle est déjà entamée depuis belle lurette). Non, ce qui trouble et agite la surface du vin aujourd'hui, c'est le vin naturel.

    Naturel, le mot qui fâche. Du vin bio et artisanal dès la vigne, rien d'enlevé rien d'ajouté à la cuve (à l'exception éventuelle de faibles doses de soufre). Il y a ceux qui n'y voient qu'un ''rêve idiot'' ou une mode vinaigrière passagère. Ceux qui ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre ce que c’est. Et, bien entendu, ceux qui y voient un acte de résistance délicieux, une forme d'utopie terrienne et liquide... Des détracteurs, des supporters. La vie, quoi. Tous focalisés sur une production qui doit représenter, en termes de volumes, quoi ? 0.1% des vins conçus dans le monde ? Cela dit, c'est déjà plus que les ''grands Bordeaux''.

    Mais le vin naturel ne répond à pas une simple problématique de production/consommation. S'il énerve et agite autant de monde, c'est qu'il est porteur de thématiques qui débordent largement le seul cadre du vin : il nous parle d'environnement et d'écologie, bien sûr, mais aussi d'une économie artisanale durable et affranchie. En un mot, de politique. Parce que le vin naturel, qui implique un rapport artisanal à la viticulture et une liberté œnologique quasi-totale, n'est pas compatible avec l'agro-industrie telle qu'elle s'est développée ces dernières décennies. Ni non plus avec les interprofessions. Ni non plus avec l’INAO. Ni non plus avec les grands réseaux de distribution. En fait, il n'est pas compatible avec le système tout entier… Period, comme disent les anglophones.

    Par conséquent, un succès commercial et surtout médiatique de ces vins est dangereux, politiquement parlant. Parce qu'il met en question le système. Et ce débat de fond est sûrement présent à l'esprit de toutes celles et ceux qui prétendent ne parler que du goût de ces vins (en bien ou en mal). Il est évident que le vin naturel, ce n’est pas que du vin. 

    Oui, le vin naturel est dangereux. Parce que la viticulture est en première ligne de l'agriculture, qui est elle-même un enjeu de société majeur ; et qu'un changement de paradigme dans le vin, pourrait avoir un effet mécanique sur tout le système. 

    Pourtant, qu'on l'espère ou qu'on le craigne, ce changement de paradigme, cette révolution ne viendra pas. Elle sera, comme ici, évoquée. Elle sera, comme là, souhaitée. Elle enflammera des centaines de débats à travers le monde. Mais elle ne viendra pas. Parce que l'occident est trop enferré dans ses propres contradictions pour se remettre activement en question... Les schizoccidentaux ? Un autre débat.

    En revanche, ce que le vin naturel réussit très bien à faire, c'est à sortir le vin de sa niche d'amateurs. En ceci qu'il est, ponctuellement, capable de mettre le vin sur le devant de la scène médiatique. Le vin naturel fait en effet parler de lui plus largement que n'importe quelle autre catégorie de vin.

    On se souvient par exemple de l'édito de Nicolas Demorand, Cépages de gauche, dans le spécial vin de Libération du 12/09/2011 ; ou encore des joyeux zouaves de la cuvée fucks@rkozy. Mais nous n'en sommes qu'au début. A terme, de par le statut privilégié du vin aux yeux du grand public, le vin naturel est probablement amené à devenir le porte-étendard de l'agriculture paysanne dans le monde. Pourvu peut-être qu’émergent un(e) ou deux jeunes vigneron(ne)s médiatiques. Dès lors, il recevra un éclairage régulier dans les médias généralistes, qui servira le vin dans son ensemble. Et notamment celui issu des cultures les plus respectueuses, qu’il soit naturel ou pas tout à fait… Alors, merde ou merci au vin naturel ?"

    Article d'Antonin Iommi-Amunategui sur ©Vindicateur, 03/2012

  • Dégustation du lundi 149

    Nouvelle dégustation ce lundi soir, à l'aveugle, à 5, au Clos. 10 flacons à déguster : c'est un peu beaucoup, mais on y est arrivé..

    Mise en bouche avec un vin à la robe dorée et au nez équilibré, mûr et complexe, sur des hydrocarbures et des agrumes. La bouche est riche et grasse, harmonieuse et mature, florale, avec des notes de pêches et d'olives vertes. Beaucoup de chair et une belle palette aromatique diversifiée : Macabeu 2008 Château de Gaure en Roussillion. Un vin de Pierre Fabre dans la Vallée de l'Agly. Belle bouteille.

    On poursuit avec trois vins présentant un caractère commun. Le premier, à la robe dorée légèrement plus claire que le précédent, et au nez frais sur de la pomme verte, présente une bouche vive, fraîche, avec une belle longueur sur le fruit, avant de s'achever sur une finale boisée et vanillée. Il y a une belle acidité et la vivacité est remarquable : Le Chemin du Querry 2009 en Vin de Pays de Vendée du Domaine des Jumeaux, par Tard Jean-Marc. Nous sommes en Chenin.

    Le second présente une robe foncée, et un petit côté teinturier au nez. En bouche, un beau fruité, vite rattrapé par un côté plus austère et une finale sur des noyaux de cerises : Le Sang d'Yon 2009, toujours en Vin de Pays de Vendée. Nous sommes en Négrette (cépage). Un flacon à 6 euro départ propriété, hors taxes.

    Le troisième vin de la série, à la robe rubis et au nez de Pinot Noir présente une bouche nettement moins intéressante que le précédent : La Pierre aux Fées 2009, toujours en Vin de Pays Vendée.

    On continue, avec un cinquième flacon à la robe Whisky, et au nez frais, mais chaud aussi, sur de l'alcool et des hydrocarbures, avec un petit peu d'acidité volatile, et plus tout jeune. En bouche, assez surprenant : un Sauternes sans sucre, complètement sec ! Il y a une belle minéralité persistante en bouche et des notes d'abricots séchés non sucrés : Clos de la Coulée de Serrant 2000 en Savennières de Nicolas Joly. En Chenin. Voilà un flacon qui nous réconcilie avec La Coulée de Serrant. Très belle bouteille.

    Sixième bouteille, à la robe rubis. Nez de vin naturel, chaud, sur de l'alcool, et bouche de vin naturel sur des notes de bonbons acidulés et d'alcool et une finale sur des pruneaux brûlés. C'est souple et rond, mais manque de tannins : Vinum Négrette 2010 du Château La Colombière en Fronton. De Philippe et Diane Cauvin, vignerons amoureux, en biodynamie.

    La septième bouteille présente une robe foncée et un nez concentré sur une fort belle matière et de la Syrah. La bouche est riche, complète, puissante, et malgré tout facile, avec une bonne buvabilité. Il y a dans ce vin une belle harmonie, avec ces tannins fins fondus et cette longueur remarquable : Crozes Hermitage Les Bruyères 2009, Cuvée Georges Raynaud, de David Raynaud. Vraiment bon.

    La huitième bouteille présente également une robe foncée, et après un premier nez de cour de ferme qui disparaît en quelques secondes, un second nez sanguin, avec beaucoup de finesse, des épices et de la fraîcheur ravit tout le monde. La bouche est lactée, longue et fine, sur du fruit et une énorme fraîcheur. On est sur la délicatesse du fruit, avec une superbe finesse. Encore un échelon plus haut que la précédente. On parle d'une Côte Rôtie et c'est raté : Terre Des Chardons "Marginal" 2009 en Costières de Nîmes. Un vin magnifique, vivement bien conseillé par Olivier Labarde, de La Part des Anges à Nice. Ces 2 derniers vins me réconcilient avec les vins naturels...

    Suivirent les 2 bouteilles de trop : Domaine du Banneret 2005 en Châteauneuf-du-Pape de J-C Vidal, assez déséquilibré, et Domaine du Pégau "Cuvée Réservée" 2005, en Châteauneuf-du-Pape également, et encore moins bien que le précédent.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain...

  • Dégustation du lundi (79)

    Désolé de n'avoir plus rien écrit depuis une semaine, mais j'ai été entièrement absorbé par l'organisation d'un méga événement au profit des jeunes cancéreux. Nous revoici donc une semaine plus tard, pour une dégustation à 4 sur le thème de la biodynamie. Ce genre de vin m'a rarement plu. Et pourtant... Première bouteille, à la robe rubis et au nez de fraises et de gamay, typique du Beaujolais. En bouche, un bon gamay, un peu jeune, avec une petite pointe d'acidité, léger, frais, et issu de raisins sains (un 2006 ?). Chiroubles 2006 en Beaujolais de G. Descombes à Villié-Morgon. Seconde bouteille, à la robe rubis foncé, et sur un nez de fruits cuits, qui se termine  sur de la vanille et du bois. En bouche : un fruité encore assez intense, plein, rond et velouté sur une belle matière et un beau volume, mais avec une finale marquée par la vanille et le boisé : "Les Millères" 2006 en Côtes de Roussillon Villages, de Jean Gardiès. La troisième bouteille, à la robe noire, présenta un nez peu habituel et très riche de cassis en puissance, accompagné de notes de graphite, de pointe de mine et de charbon. La bouche, identique au nez, est complexe et puissante, laiteuse et fraîche. Palazzo Della Torre, Veronnese 2005, d'Allegrini, en Vénétie. Ce vin n'est pas biodynamique : je n'ai pas eu le temps d'en acheter un. Dernière bouteille, après ces 3 rouges : un blanc servi très frais. Une robe paille et un nez frais d'abricots juste cueillis de l'arbre. La bouche, très fraîche également, mais avec un côté sec, sur de l'abricot croquant et des amandes, et une belle longueur. "La Croix Boisée" 2007 en Chinon blanc (et oui, cela existe...) de Bernard Baudry. Un beau vin de Loire issu de terroirs argilo-calcaires. Lundi prochain, dégustation spéciale anniversaire. Et d'ici-là, quelques articles sur ce blog : c'est promis !

  • Dégustation du mercredi (12)

    Dégustation à 4, sur le thème difficile "J'en ai rêvé". On peut rêver de tellement de choses, sans parler des cauchemars... Pas facile tout ça... Premier vin, à la robe foncée, avec un beau nez, très mûr, cuit, barriqué à l'espagnole, à la Moueix. La bouche, fluide, sanguine et alcooleuse sur du Kirsch, mais avec un fruit assez court et fluet. Château Trotanoy 2002 en Pomerol. Assez décevant par rapport à tous les autres Trotanoy dégustés. La seconde bouteille, présenta une robe très claire, un nez assez consensuel sur le fruit, et une bouche acidulée, du style Fruitella à la fraise. Petit vin frais et léger sur du Pinot noir : Saint Aubin 1er Cru "Le Puits" 2006 de Catherine et Dominique Derain. On avait préféré son Gevrey "En Vosnes" dégusté il y a 15 jours, et on se pose la question de l'effet terroir sur les différents vins vinifiés par Derain sur ses multiples parcelles assez éloignées les unes des autres. A tester un jour. Troisième flacon, à la robe noire, au nez de réduction sur du chou rouge qui cuit, puis sur du fruit. En bouche, un côté Sud frais, des épices, de la concentration, et du fruit. Château Le Puy, cuvée Barthélemy 2005, en Bordeaux Côtes de Francs. Personnellement, assez déçu de ce vin biodynamique onéreux et porté aux nues par certains cavistes. Enfin, le bon moment de la soirée, avec un vin blanc à la robe cognac, au nez excitant, sur du coing, du miel, de l'écorce d'orange, et un petit côté résineux apportant quelque chose de plus. En bouche, on pourrait penser à un vieil Yquem de 1967, par sa droiture, son côté non gras ou sirupeux. On est sur des notes d'écorces d'oranges et de cèdre brûlé, sur une fort belle longueur. Clos du Bourg 1990, moelleux 1er Cru en Vouvray de Huet. Magnifique bouteille, pour ce domaine passé en biodynamie depuis 1990. Magnifique Chenin blanc (ou Pinot de Loire). La semaine prochaine, dernière dégustation 2008 à l'aveugle du Clos.