bidoche

  • Maximum 500 grammes de viande par semaine...

    Voilà ce qui est préconisé aujourd'hui par Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS)  pour éviter des problèmes majeurs de santé (lire article précédent).

    Soit 71 grammes de bidoche par jour, c'est-à-dire une tranche et demi de jambon blanc, ou une demi tranche de pâté, ou encore un tiers de boudin... Pas folichon tout cela pour les amateurs de viande !

    Quant à celui qui rêve d'une entrecôte d'un kilo, cuite au feu de bois et saignante à souhait, il peut la manger. Mais après, plus rien pendant 2 semaines ! Dur, dur...

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    A mon humble avis, plutôt que de vous priver chaque jour, il vaut mieux arrêter tout à fait d'en consommer. Passer aux poissons et aux légumes : c'est plus sain, paraît-il... Encore que, si c'est pas sauvage et Bio, j'ai un doute. Un grand doute...

    En conclusion, je dirais plutôt qu'il ne faut pas écouter toutes ces impositions et conseils qui viennent de toutes parts. Il faut écouter son corps et manger à l'instinct, tout en évitant les plats industriels.

    Il faut aussi varier son alimentation selon les saisons et consommer naturel et local. Ne pas abuser et manger de trop grosses quantités. Manger mieux, moins et plus lentement. Et surtout, se faire plaisir !

    C'est aussi simple que cela.

  • Adieu au steak et vive les végétariens...

    Ce soir sur Arte : L'adieu au steak.

    La consommation de viande dans le monde a été multipliée par cinq au cours des cinquante dernières années. Enquête sur les conséquences d'une telle explosion, avec un commentaire dit par Nathalie Baye.

    L'industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l'espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d'antibiotiques. De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs.

    Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l'Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l'utilisation massive des pesticides. Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d'Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux.

    Si l'on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

    Toujours sur Arte, juste après : Les nouveaux végétariens.

    La cuisine végétarienne d'aujourd'hui, variée, colorée et goûteuse, fait de plus en plus d'adeptes chez les jeunes et démontre que l'on peut se nourrir sans viande de façon équilibrée. 

    Longtemps, on les a considérés comme de doux dingues ou de sinistres ennemis des plaisirs de la chère. S'ils sont toujours minoritaires dans notre société, les végétariens se recrutent aujourd'hui de plus en plus dans les cercles de jeunes urbains chics, cultivés et conscients des enjeux politico-écologiques.

    Comme les deux filles de la famille Wittmann, à Hambourg, qui ont fini par convaincre leurs parents de les suivre dans un monde sans viande. En Allemagne comme en France et de par le monde, les exemples ne manquent pas d'une cuisine végétarienne imaginative et séduisante, telle que le chef étoilé Michael Hoffmann la propose dans son restaurant Margaux, à Berlin.

    Soirée très instructive sur ARTE, et sûrement plus passionnante que le Dr House sur TF1, The Voice sue La Une, Esprits Criminels sur RTL, du Foot sur Club RTL,le divertissement de FR2 ou la série à la con sur FR3... Arrêtez d'être des moutons ! Réveillez-vous et réagissez ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Bidoche...

    Fabrice Nicolino publie, demain, le 7 octobre un livre passionnant et préoccupant sur l’industrie de la viande. Jamais lu ? En tout cas, jamais écrit. Ce livre sur la viande est rempli de très nombreuses révélations sur un univers que personne ne souhaite voir de près. La France a connu après 1945 une révolution de son régime alimentaire qui n’a rien de naturel. Elle consommait peu de viande, elle en « bouffe » des millions de tonnes chaque année.

    Qui a voulu ce complet bouleversement ? Les jeunes « technocrates » autour de De Gaulle, après 1958, mais aussi les pontes de l’Inra, un institut public au service direct des intérêts industriels. Ce livre raconte la genèse d’un changement radical, et met des noms sur des actes. Joseph Fontanet, François Missoffe, Edgard Pisani, Edgar Faure, du côté des politiques, suivis par Henri Nallet, Édith Cresson, Michel Rocard quand la gauche a pris le pouvoir en 1981. Raymond Février et Jacques Poly du côté des chercheurs et des techniciens. Tous ont été au service de la bidoche.

    Ensemble, ils ont imposé que la France devienne un immense hachoir à viande qui abat chaque année plus d’un milliard d’animaux domestiques. Des animaux traités comme des bêtes, parqués dans le noir, entravés, farcis d’antibiotiques et .d’hormones qui mettent en péril la santé humaine.

    Nul n’a jamais parlé ainsi des dangers gravissimes que représentent le MRSA, le MAP, et toutes ces maladies émergentes qui donnent des sueurs froides aux autorités sanitaires.

    La situation est-elle hors de contrôle ? Oui. Ce livre révèle que la panique a gagné quantité de bureaux officiels. Et comment l’élevage industriel cherche à masquer des vérités affolantes. Qui sait en France que l’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que la totalité des transports humains, automobiles, bateaux et avions compris ? Qui sait que notre bétail est nourri par du soja transgénique venu du Brésil, grand responsable de la déforestation en Amazonie ? Qui reconnaît que les demandes chinoise et indienne de viande seront impossibles à satisfaire dans quelques années, faute de sol et d’eau ? Qui ose écrire que la demande globale de viande industrielle conduit tout droit à de nouvelles et tragiques famines de masse ?

    Si la France est à ce point sourde et aveugle, c’est que l’agriculture industrielle y fait la loi depuis 1945. Un lobby d’une puissance exceptionnelle s’est installé au cœur même de l’État et ne cesse d’empêcher toute évolution qui remettrait en cause les places et rentes acquises. Ce livre plonge au cœur des mystères et attaque sans hésitation le noyau dur de ce lobby. En donnant des noms : Serge Michels, Louis Orenga, Thierry Coste. Enivrés par un pouvoir sans frein, les défenseurs de la bidoche ont plongé la France dans une crise globale dont elle n’est pas près de sortir. Sauf si. Sauf si le mouvement des consommateurs décide de s’attaquer enfin aux immenses intérêts, visibles ou masqués, de la viande industrielle. Une viande qui est devenue l’ennemi de l’homme.

    Fabrice Nicolino est journaliste. Il est l’auteur notamment de Pesticides, révélations sur un scandale français ( 2007) vendu en grand format à 35 000 exemplaires.Consulter son blog.

    - Références : Bidoche de Fabrice Nicolino - Editeur : Editions LLL, les liens qui libèrent - Date de parution : 7 octobre 2009 - 385 pages - ISBN-13 : 978-2918597018 - Prix public : 21 €

    Article paru sur www.cdurable.info

  • Wagyu

    Le Wagyu, ou Boeuf de Kobé, est une race de boeuf japonais. Je vous en parle pacequ'il paraît que, pour les amateurs de bidoche, c'est la meilleure viande terrestre. C'est pas peu dire... Je n'ai jamais eu le plaisir d'en goûter, ce qui dans un certain sens m'arrange bien car je suis plutôt tendance poissons/légumes. Ceci dit, ce Boeuf Japonais a un bol pas permis : il est massé quotidiennement au saké, et reçoit une bière par jour. Il est évidemment calme et de très bonne humeur, ce qui expliquerait la qualité de sa viande. A ma connaissance, on ne trouve pas en Belgique de véritable Boeuf de Kobé. Mais on trouve du Wagyu, boeuf de la même race, mais élevé ailleurs qu'au Japon, qui coûte 3 x plus cher que le boeuf courant...Mais pouvons-nous être sûr que ce Wagyu-là a bien été massé au Saké avec amour par une Geischa aux yeux bridés ? J'ai comme un doute...