belgique

  • Une Fête Nationale, pour quoi faire ?

    Après 404 jours sans gouvernement, après un discours Royal fort lors duquel Le Roi tape des 2 poings sur la table, nous voilà le 21 juillet, date de la Fête Nationale. On pourrait se demander s'il elle a encore un sens ?

    Dans un article intéressant paru dans Le Monde à propos des nationalismes d'hier et d'aujourd'hui, Stefan Zweig raconte les similitudes entre ce qu'il a  vu croître sous ses yeux et vécu (les grandes idéologies de masse, le fascisme en Italie, le national-socialisme en Allemagne, le bolchevisme en Russie) et ce qui recommence à contaminer aujourd'hui, pays par pays, l'Europe entière. 

    A l'époque, pour un nationaliste, négocier et céder quoi que ce fût, c'était trahir la nation. Cela fait quand même fort penser à l'attitude adoptée par les dirigeants nationalistes flamands dans l'interminable crise politique belge...

    Stefan Zweig rappelle également que tout nationalisme finit par se transformer en désir d'expansion. Les négociateurs belges doivent en tenir compte.

    Mais en dehors de ce monde politique pourri et dangereux, la population, qu'elle soit francophone ou flamande, fera la fête aujourd'hui, partout dans le Royaume. Sans se soucier de quelle région linguistique vient le voisin. Car nous sommes tous belges et nous nous entendons fort bien. Belges et fiers de l'être.

    Ne tombons pas dans le piège du nationalisme. N'en déplaise aux dirigeants flamands.

    Bonne fête nationale à toutes et tous.

  • Bruxelles, ils s'en foutent...

    Exceptionnellement, je ne peux m'empêcher de publier LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE D'AMID FALJAOUI, directeur général de Trends-tendances, à propos de la S.A. Belgique :"Peut-on comparer un pays comme la Belgique avec une société commerciale, en l'occurrence une société anonyme ? Rudy Aernoudt, l'économiste flamand bien connu, n'a pas hésité à le faire pour nos confrères du journal L'Echo. Et l'exercice est plutôt amusant. Premier point de différence entre une SA et la Belgique SA, c'est que dans le cas d'une société anonyme classique, il arrive que les cadres dirigeants veuillent racheter l'entreprise parce qu'ils croient dans son potentiel. Et cela, quitte à s'endetter. Les financiers appellent cela un management buy out. Dans le cas de la Belgique, il n'y aura, hélas, pas de management buy out. Pourquoi ? Parce que les cadres dirigeants de la SA Belgique, entendez le gouvernement actuel, a déjà annoncé qu'ils ne resteront pas au-delà de Pâques. Dans le cas de la Belgique SA, c'est encore pire, puisque son PDG, ou si vous préférez le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il décomptait les jours qui le séparent d'ici au 23 mars ! Non seulement, Guy Verhofstadt ne veut pas rempiler, mais il a d'autres objectifs et notamment devenir président de la SA Union européenne. L'autre point de comparaison, c'est que la SA Belgique a ce qu'on appelle un CFO, un chief financial officer ou, en bon français, un directeur financier. Le problème, c'est que ce CFO, Didier Reynders, a déjà fait comprendre qu'il ne serait pas contre le fait de devenir le futur PDG. Par ailleurs, le nom du PDG est déjà connu et Yves Leterme, puisque c'est de lui dont il s'agit, a déjà été choisi par l'assemblée générale des actionnaires du 13 juin dernier ! Et pour ajouter à la confusion, il faut bien reconnaître que le futur PDG a malheureusement un défaut aux yeux de certains investisseurs : il est en effet l'otage d'un syndicat d'actionnaires nommé N-VA. Or ce syndicat d'actionnaires dispose d'une minorité de blocage et n'a qu'un seul but : dissoudre la SA Belgique ! Pour corser le tout, imaginez que cette SA Belgique, qui est donc à deux doigts d'être dissoute, dispose d'une marque mondialement connue : Bruxelles. On sait même ce qu'elle vaut : 540 milliards de dollars, c'est l'évaluation réalisée par un cabinet international. Le problème, c'est que tout le monde dans la SA Belgique s'en fout de Bruxelles. Pourtant en cas de dissolution de la SA, ces 540 milliards de dollars vont disparaître en fumée. Et ça, avouez que c'est encore plus scandaleux que les 5 milliards de perte de la Société Générale...". Voilà une jolie façon de faire comprendre la situation pourrie dans laquelle se trouvent les pauvres citoyens francophones du Royaume, et ce qu'on va déguster dans les 4 ans à venir... Je vous le disais ici en-dessous : on est mal barré ! Aaaah, si seulement les médecins d'Yves Leterme pouvaient lui administrer un traitement à base de morphine pour soigner ses varices à l'oesophage, il planerait et serait plus cool. Cela arrangerait peut-être les choses... On peut toujours rêver, non ? Une fleur d'iris en bouche. On peut délirer, non?