banques

  • Il faut arrêter cette arnaque politico-bancaire...

    Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1].

    Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.

    Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette (Lire l’étude d’Attac Autriche). Restent 12 malheureux petits milliards... dont on ignore ce qu'on en a fait...! Des frais de commissions sans doute ?

    Il faut absolument arrêter immédiatement ces transferts de milliards d'euros publics vers des banques privées : c'est la plus grosse arnaque de tous les temps. Une arnaque imaginée par les milieux financiers et mise en oeuvre dans un premier temps par nos politiciens, puis par la CEE et le FMI. Un scandale ! Qui remboursera ? Pas moi, en tout cas !

    D'autant plus que depuis la crise des subprimes de 2008, rien, absolument rien, n'a changé dans le monde bancaire aux pratiques douteuses et irresponsables : elle agissent toujours comme avant ! En attendant la prochaine bulle... Et ne croyez pas une seule minute qu'elles sont aujourd'hui solvables : elles n'ont toujours pas assez d'actifs que pour garantir leurs placements farfelus, et leurs bilans sont toujours aussi incompréhensifs et trafiqués, même pour un expert.

    Quant à la Grèce, dont la dette n'a cessé d'augmenter malgré les "aides", dont le patrimoine a été vendu (port, bâtiments, services publics, plages, îles, etc...) à des étrangers, elle se retrouve pauvre, sans travail (67% de taux de chômage chez les jeunes) et sans avenir.

    Belle arnaque politico-bancaire pour piller un pays et appauvrir un peuple ! Bravo Messieurs ! Pendant ce temps, en Islande, les banques en faillite ont été fermées, les responsables jugés et incarcérés et la dette du pays maintenue à un taux acceptable puisqu'ils n'ont pas renfloué les banques à coups de dizaines ou de centaines de milliards d'euros. Et les jeunes ont du boulot. C'est quand même mieux comme cela...

     

  • Semaine mouvementée...

    Quelle semaine !

    L'affaire Cahuzac, tout d'abord, avec ce Ministre des Finances (PS) qui fraude, avec un compte personnel dans un paradis fiscal. Ensuite, l'origine douteuse de cet argent : provenant de multinationales pharmaceutiques, alors que Cahuzac délivrait, à l'époque, les autorisations de mise sur le marché de leurs nouveaux médicaments... Plus pourri que cela...

    Ensuite, le scandale des Offshore Leaks : plus de 2,5 millions de documents concernant près de 120 000 sociétés "offshore" ont été épluchés par les enquêteurs qui ont pu ainsi établir une liste de noms d'utilisateurs d'investisseurs offshore. Cela va faire du bruit...

    Fukushima, dont on parlera encore pendant des dizaines d'années, avec une panne électrique en début de semaine due à un pauvre rat radioactif qui s'est suicidé en mordant un câble, et une colossale fuite d'eau hautement radioactive en fin de semaine, qui rejoindra les nappes phréatiques ou l'océan. Ces techniciens de Tepco sont des bricoleurs, et le cartel nucléaire ignore toujours comment gérer cette situation critique. Et sans communiquer, bien sûr.

    Puis, il y a le Monsanto Act ! Un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l'agriculture aux Etats-Unis, qui provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l'environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s'opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n'ont pas reçu d'homologation et sont de ce fait illégales. Où allons-nous ?

    L'actualité de cette semaine confirme, une fois encore, que ce sont bien les cartels financiers, industriels, pharmaceutiques et alimentaires qui dirigent le monde, et plus le petit politicien démocratiquement élu par le peuple. Cela ne peut plus continuer comme cela, on court droit dans le mur. Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Accrochez-vous, c'est pas fini...

    "Outre ces défis américains, le monde entier a également de nombreuses épreuves à traverser. Là encore, ce sont avant tout des défis économiques. Ce sont notamment le Japon et le Royaume-Uni, éléments clés de la sphère d'influence américaine, qui luttent pour leur survie, tous deux en récession, avec des dettes insoutenables, une épargne des ménages au plancher et sans perspective de solution à court terme. Nous examinerons en détail ces deux pays dans la suite. Mais c'est également une économie brésilienne au ralenti, des taux d’inflation difficiles à gérer dans les puissances émergentes, le dégonflement de la bulle immobilière au Canada, en Chine et en Europe, etc… 

    Les défis sont également d'ordre géopolitique : pour ne citer que trois exemples, les conflits africains au nombre desquels bien sûr l’intervention de la France au Mali, les conflits et la confrontation indirecte des puissances au Moyen-Orient autour de la Syrie, d'Israël et de l'Iran, ainsi que les tensions territoriales autour de la Chine que nous examinerons lors de notre analyse du Japon ci-après. 

    Tous ces facteurs, économiques, géopolitiques, américains, mondiaux, convergent vers le même moment : le deuxième trimestre 2013. Notre équipe a identifié la période allant de mars à juin 2013 comme étant explosive, à l'issue notamment des négociations aux États-Unis sur le plafond de la dette et sur la fiscal cliff. La moindre étincelle mettra le feu aux poudres, enclenchant la seconde phase d'impact de la crise systémique globale. Et des occasions de faire des étincelles, on l'a vu, il y en a beaucoup. 

    Quels sont alors les conséquences et le calendrier de cette seconde phase d'impact ? Sur les marchés d'abord, une chute significative s'étalera jusqu'à fin 2013. Les économies étant toutes interconnectées, l'impact va se propager à la planète entière et entraîner l'économie mondiale en récession. Néanmoins, grâce au découplage des autres pays que nous mentionnions précédemment, tous les pays ne seront pas affectés de la même manière. Car, bien plus qu’en 2008, des opportunités existent pour les capitaux en Asie, en Europe, en Amérique Latine, notamment. Outre les États-Unis, les pays les plus touchés seront donc ceux de la sphère américaine, à savoir Royaume-Uni et Japon principalement. Et, tandis que ces pays se débattront encore en 2014 avec les conséquences sociales et politiques de l'impact, les autres régions, BRICS et Euroland en tête, verront enfin la sortie du tunnel à cette époque-là." Extrait paru dans le Le GEAB N°71 (Global Europe Anticipation Bulletin), un organisme d'experts indépendants.

    Bref, s'ils disent juste, on n'est pas encore sortis de l'auberge... Une année 2013 maussade au niveau mondial, avec un deuxième trimestre explosif pour les USA, l'Angleterre, le Japon et Israël. L'Europe sera, heureusement, moins touchée, bien que la situation est quand même dramatique dans certains pays (Grèce, Espagne, Italie, etc.). Et le bout du tunnel annoncé pour 2014. Courage, plus qu'un an à tenir ! En remerciant chaque jour les banques et le monde financier irresponsables dans leur gestion et leurs pratiques plus que douteuses, d'avoir provoquer cette crise qui aura duré 5 ans... Si tout va bien...

     

     
  • Il va falloir construire beaucoup de prisons...

    Avec la crise bancaire et les mesures d'austérité gouvernementales qui suivirent-et qui vont encore se poursuivre un bon bout de temps-, de plus en plus de monde est touché. La situation est même franchement désespérée dans certains états comme la Grèce et l'Espagne. Et d'autres vont suivre...

    Les manifestations se multiplient donc, en Grèce, en Espagne, mais aussi en Italie, au Portugal, en France, et en Belgique, mais aussi ailleurs sur la planète, car, en fait, c'est le monde entier qui est touché.

    Ne voilà-t-il pas que, dans ce contexte difficile, le code pénal espagnol vient d'être réformé afin de criminaliser certaines activités... Vous occupez pacifiquement une succursale bancaire ? 3 à 6 mois de prison ! Vous interrompez des transports publics ? 2 ans de prison ! Vous résistez envers l'autorité ? 4 ans de prison ! Appel à manifester via Facebook ? 1 an de prison ! N’importe quel acte de désobéissance ou de résistance au cours d’une manifestation peut être désormais puni d’une peine de prison ! J'imagine déjà les abus de certains robocops...

    Et, à propos de crise bancaire et de prison, le seul à avoir été condamné est le pauvre trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel. Il vient d'être condamné, en appel, à 3 ans de prison et au remboursement de 4.915.610.154 euros à son ancien employeur (c'est risible!). Il ira en cassation. Par contre, aucun banquier, aucun président, aucun administrateur, aucun responsable de ces faillites bancaires n'a été, ne fût-ce que inquiété ! Elle est belle la justice... et fort indépendante aussi.

    Quant à moi, si je n'écris plus sur ce blog, c'est que j'aurai été emprisonné. Car ce n'est pas bien d'en vouloir aux banques, à Monsanto, au lobby nucléaire et de critiquer les multinationales agro-alimentaires et les multinationales pharmaceutiques, ni de prôner un retour au Bio et aux énergies renouvelables... Terriens, il est temps d'agir... Tiens, ce n'est pas un appel à manifester, çà ?

  • Grèce, Espagne, Italie, Irlande, Grande-Bretagne : la révolte gronde...

    nouveau media

    Photo parue à la Une du quotidien hollandais ND 

    Les mesures d'austérité imposées par les gouvernements sous la pression du FMI et de la CEE ne passent plus auprès de la population. Mesures d'austérité principalement dues à l'augmentation de la dette publique de tous les états, suite au financement public des banques privées en faillite. Ou comment transformer une dette privée en dette publique, à supporter par le peuple...

    Ces mesures d'austérité drastiques, qui empêchent toute relance économique et font monter le taux de chômage, poussent la population dans ses derniers retranchements. Et les manifestations s'enchaînent, les unes après les autres, que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande du Nord, en Grande-Bretagne, mais aussi bientôt en France et en Belgique. Images et vidéos choquantes de ces armées de Robocops, frappant à l'aveugle des manifestants venus dire qu'ils n'en peuvent plus. 

    Il suffira d'une étincelle, d'une seule bavure policière, pour que tout explose, comme en Tunisie. L'hiver risque d'être chaud, à moins que les gouvernements "démocratiques" ne changent radicalement de cap.

  • Le sauvetage des banques équivaut à 37% du PIB...

    La crise financière a montré combien les pouvoirs publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de banques actives sur les marchés internationaux. Afin d'assurer la continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et les entreprises, les États ont été contraints d'injecter des fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour un montant sans précédent: entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500 milliards d'euros d'aides d'État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l'UE1. Si elles ont permis d'éviter des faillites bancaires et une désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans régler la question de savoir comment gérer les grandes banques transfrontières en difficulté.

    Les propositions que la Commission européenne a adoptées aujourd'hui, qui prévoient des règles européennes en matière de redressement et de résolution bancaires, changeront la donne. Elles donneront aux autorités compétentes les moyens d'intervenir de manière décisive, à la fois avant que les difficultés n'apparaissent et dès le début du processus si elles surviennent néanmoins. En outre, si la situation financière d'une banque devait se détériorer de manière irrémédiable, la proposition prévoit que ses fonctions critiques pourront être préservées, et qu'il reviendra aux propriétaires et aux créanciers de la banque d'assumer les coûts de sa restructuration et de sa résolution, et non au contribuable.

    M. Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré: «L'Union européenne respecte pleinement les engagements pris au G-20. À deux semaines du sommet de Los Cabos, la Commission présente une proposition qui aidera à protéger nos contribuables et nos économies des conséquences d'éventuelles défaillances bancaires futures. La proposition présentée aujourd'hui est un pas important en direction d'une union bancaire dans l'UE et elle responsabilisera le secteur bancaire. Elle contribuera à renforcer la stabilité et la confiance dans l'Union, et s'inscrit dans le processus en cours de renforcement et d'intégration de nos économies interdépendantes.»

    M. Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur, a déclaré: «La crise financière a coûté très cher au contribuable. La proposition présentée aujourd'hui est l'ultime mesure visant à répondre aux engagements que nous avons pris au G-20 en faveur d'une meilleure réglementation financière. Nous devons doter nos pouvoirs publics d'instruments qui leur permettent de réagir de manière appropriée aux futures crises bancaires. Sinon, les citoyens paieront à nouveau la facture, tandis que les banques continueront à agir comme avant, en sachant qu'elles seront à nouveau renflouées si nécessaire.»

    Plus de détails sur : http://ec.europa.eu/internal_market/bank/crisis_management/index_fr.htm

  • Le monde bancaire colonise le monde politique...

    Inside Job de Charles H. Ferguson est le premier film qui s'essaye à une analyse exhaustive de la crise financière mondiale qui a émergé en 2008. Selon le réalisateur, celle-ci était évitable, car, pour que la crise de 1929 et la Grande Dépression ne puissent se reproduire, « des mécanismes avaient été mis en place, qui ont protégé les États-Unis de toute crise financière jusqu’en 2008 »1. Mais, «  avec la dérégulation progressive du secteur financier, les années 80 ont vu l'émergence d'une industrie de plus en plus criminelle, dont les « innovations » ont provoqué une succession de crises financières. Chaque crise étant pire que la précédente, et pourtant, au vu des enjeux d'enrichissement et du pouvoir croissant de l'industrie, chacune a envoyé très peu de gens derrière les barreaux ». C. Ferguson fait ainsi remarquer qu’en dépit «  des fraudes qui ont provoqué des milliers de milliards de pertes, personne n'est allé en prison ». Le film donne la parole à l'ensemble des protagonistes, dont des experts qui avaient annoncé la crise, et qui à l’époque n'avaient pas été écoutés ou jugés être des cassandres. Selon la présentation du film faite par Sony Pictures, Inside Job révèle « l'émergence d'un business dénué de tout scrupule et expose les relations scandaleuses qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire ».

    Cette crise est la plus importante depuis celle « la Grande Dépression » de 1929. Son coût a été estimé à plus de 20 000 milliards de dollars. Elle a causé la perte d’emploi pour des millions de gens, qui ont aussi perdu pour certains leurs retraites, maisons et économies. Elle a menacé d'effondrement l'ordre financier mondial.

    Le film s’appuie sur une recherche exhaustive et de nombreux témoignages, présentés sous forme d’extraits d’entrevues avec les principaux initiés financiers, politiciens, journalistes et universitaires réputés, spécialiste de ces questions. Ainsi le spectateur peut-il entendre les réponses ou commentaires de Nouriel Roubini, Barney Frank, George Soros, Eliot Spitzer, Charles R. Morris, Dominique Strauss-Kahn, Christine Lagarde et d'autres. On voit aussi les réponses embarrassées, cafouilleuses ou vite agressives de lobbyistes qui ont défendu ou défendent les banques.

    En particulier, le film éclaire le lien incestueux d'universitaires prestigieux (en particulier des universités de la Ivy League : Harvard, Columbia, Berkeley et d'autres qui, du fait de la réputation de sérieux scientifique, ont fourni une garantie (articles, rapports à la chambre de commerce d'Islande) mais ont été rémunérés (grassement) et on fait, ou font encore, partie des conseils d'administration de grandes entreprises financières mises en cause : Banques financières (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers, assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales: Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor's, Fitch Ratings, Moody's).

    Et le pire dans tout cela, c'est que nous voyons maintenant ces mêmes bandits prendre le pouvoir politique dans certains pays, catapultés à ces postes par le FMI ou la CEE. Cela fait froid dans le dos... Car ils doivent toujours servir la finance et le cartel bancaire, plutôt que la population de l'état dont ils ont la charge, conflit d'intérêt oblige. Vous savez quoi ? On est mal barre ! Va falloir réagir sérieusement et ne pas les laisser faire...

    Inside Job, à voir sur http://leweb2zero.tv/video/mattlouf_134d7e6865367dd

     

  • Pauvre Grèce...

    Rien à la télé, rien dans les journaux, rien à la radio. Sujet censuré par les multinationales propriétaires des sources d'informations (TV, radio et presse). Il faut vouloir s'informer sur le net pour découvrir l'horreur et l'absurdité de ce qui se passe aujourd'hui en Grèce, pays européen, si proche de nous.

    Des salaires de misère, encore réduits de 20 ou 30%, des pensions amputées, des services publics supprimés, des faillites innombrables, un taux de chômage qui croît dangereusement, et des millions de gens qui ne savent plus comment faire pour s'en sortir, et dont on saisi les derniers biens, des enfants sous-alimentés qui tombent en syncope à l'école, les scènes de guerre civile de dimanche soir, ... Et on est en Europe, en 2012 !

    On impose au peuple grec des mesures en totale contradiction avec la Charte des Droits de l'Homme. On impose au gouvernement grec de signer des documents qui entraîneront le pays dans la misère pour des décennies. On spolie ce beau pays de toutes ses richesses, on le vide de sa substance, on le pille. Légalement. Sous le couvert du FMI, de la CEE et du cartel bancaire, qui, bien qu'il soit lui-même en faillite, dirige le monde. Ou tente de le faire.

    Nous n'avons pas le droit de laisser faire de telles choses, juste à côté de chez nous. Ce sont les banques qui sont responsables de cette crise qui, loin de s'achever, prend de l'ampleur. Et ce sont toujours elles, qui après avoir été renflouées par les états, se retournent contre eux et s'enrichissent malhonnêtement en leur prêtant de l'argent à un taux d'intérêt monstrueusement élevé, afin qu'ils remboursent les intérêts des prêts précédents... Ce n'est pas aider la Grèce ou les autres états, c'est les enfoncer encore un peu plus sous l'eau.

    Le Portugal et l'Espagne vont suivre. Puis l'Italie. Et ensuite d'autres états européens. Allons-nous les laisser faire ? Allons-nous rester les brebis qu'on tond ? Ou allons-nous réagir en exigeant que ces banques assument leur part de responsabilité dans tout ce qui se passe depuis 2008 ? Et aider la Grèce en la soulageant -plutôt qu'en l'enfonçant - positivement et constructivement, afin de la remettre sur les rails ? Ne nous laissons pas diriger de telle sorte par la CEE, le FMI et le cartel bancaire. Entrons en résistance et réagissons. Il faut vous bouger ! Et aidons le peuple grec. Il souffre.

    Quant aux eurocrates, aux fonctionnaires du FMI, aux banquiers et aux parlementaires, ne vous inquiétez pas pour eux : ils vont très bien et leurs salaires sont toujours aussi indécents. Crise ou pas crise.

  • Restons optimistes...

    "Je raisonne en Investisseur. Pour moi, l'Etat n'a rien à faire avec la Finance. Et il n'aurait jamais dû mettre le premier doigt dans l'engrenage du "sauvetage" à tout va. Maintenant, c'est trop tard : le risque de faillite s'est déplacé des banques vers les Etats.

    Voyez-vous, mon point de vue est que les Etats-providence ont signé leur arrêt de mort le jour où ils ont décidé de venir en aide aux banques en employant des stratégies inefficaces : politique des taux bas et émission monétaire. Vous avez là le cocktail de choc pour gonfler la masse monétaire avec de l'argent-dette -- des promesses -- sans avoir aucune garantie quant au remboursement de toutes ces dettes !

    Dans la tête d'un banquier central, 1 $ de dette produit 1,5 $ de croissance. A ce rythme en effet, le remboursement ne devrait être qu'une simple formalité... en théorie. Mais voilà ce qu'il s'est passé en pratique : les banques centrales ont baissé les taux d'intérêt pour permettre aux banques de contracter des crédits sans entrave et irriguer l'économie d'argent virtuel. Manque de chance ou de flair, l'argent a inondé massivement les marchés des matières premières et les émergents -- peu ou pas l'économie réelle. Un coup pour rien.

    Puis elles ont lancé les fameux Quantitative Easing I et II -- assouplissements quantitatifs. La première passe consistait à sauver les banques, en leur proposant d'une part des crédits à taux ridicules pour éponger leurs bilans et d'autre part de récupérer leurs actifs pourris. Avec 1 700 milliards de dollars tout frais dans le circuit, les banques ont repris du poil de la bête -- mais les marchés ont très vite boudé la qualité des obligations émises par les Etats.

    Retournement de situation : le sauveur commence à regretter sa bravoure...

    Les banques centrales ont alors décidé d'imprimer encore plus de billets de manière à payer leurs dettes avec encore plus de dettes -- 1 000 milliards de plus pour le Quantitative Easing 2. Le résultat : ces milliards de dollars sont sortis de la planche à billets sur la seule bonne foi d'une reprise de l'économie... un jour ou l'autre. Le bilan de cette politique économique est simple : en 2010, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2,9%. Le PIB américain a augmenté de 541 milliards de dollars.

    Cela signifie que 1 700 milliards de dettes (du QE1) ont permis de produire 541 Mds de croissance. Je vous épargne le calcul : 1 $ de croissance = 3,14 $ de dette. Je le répète, cette situation est intenable.

    Aujourd'hui, nos Etats sont au bord de la faillite, avec une dette astronomique 14 746 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis, avec un taux de chômage de 9,1% ! C'est ce qui a conduit l'agence Standard and Poor's à dégrader la note des Etats-Unis début août 2011 : fini le "triple A" ! Maintenant à qui le tour ?

    Sachant que le ratio d'endettement des pays du G20 est supérieur à 100% du PIB... que le taux de chômage en Europe tourne autour de 10% et que la croissance est en berne : pensez-vous que les Etats vont rembourser un jour ? Bien sûr que non ! Leur seule solution : laisser filer l'inflation... pour éponger les dettes.

    C'est là que s'achève l'histoire de l'Etat-providence sauveur des banques et des citoyens. Il va se faire oublier pendant un temps. Notamment de ses créditeurs qu'il ne remboursera pas -- et de tous les retraités qui vont payer l'addition. Eh oui... parce que cette opération va frapper plus particulièrement ceux qui n'ont pas de salaires ajustables... et qui ne sortiront pas dans la rue pour sauver leur pouvoir d'achat !"

    Extrait d'un article de Simone Wapler, qui travaille dans la presse financière depuis 10 ans.

    Depuis le passage à l'euro, notre pouvoir d'achat fond comme neige au soleil, et les nouvelles mesures gouvernementales de taxation ne feront qu'accroître cet état de fait. Sans parler de l'inflation et de la hausse des prix des matières premières...

    Mais pourquoi donc les Etats ont-ils transformés des dettes privées (bancaires) en dettes publiques ? C'est donc dorénavant à vous et à moi de rembourser la mauvaise gestion des patrons des grandes institutions bancaires privées du pays ! Quant à ces patrons, qui n'ont jamais été inquiétés ni poursuivis en justice (pour mauvaise gestion), et dont les biens privés n'ont jamais été saisis (en garantie), continuent de sévir comme si rien ne s'était passé, et de s'octroyer des bonus immoraux, alors qu'ils sont en faillite...

    Tout cela est illogique. A moins que ce soient eux qui gouvernent le monde et que les membres de nos gouvernements ne soient que leurs marionnettes...

    Malgré tout cela, essayons de rester optimistes. Mais soyons vigilants et prêts à nous indigner. Et optons pour des solutions alternatives (petites banques aux pratiques saines et respectueuses).

  • Gonfler la dette publique avec des prêts aux banques est illégal...

    "De plus, le résultat de ces opérations (re-capitalisation des banques par les états) peut-il être considéré comme de la "dette publique" ? Les manuels d’économie expliquent que la dette publique est un instrument pouvant être utilisé pour financer les besoins de l’État et compléter les recettes fiscales pour que l’Etat puisse exercer ses compétences au bénéfice de la société. Les titres émis sans aucun critère pour le sauvetage des banques devraient être considérés comme des prêts distincts devant être remboursés par les banques, et non par la société dans son ensemble.

    Pendant combien de temps encore fera-t-on assumer à la société des opérations aussi irresponsables et immorales qui détournent l’argent des services sociaux fondamentaux comme la santé, l’éducation, la sécurité sociale, etc. en provoquant la perte de milliers d’emplois tout en assurant des bénéfices record pour le secteur financier ?"

    Tout petit extrait d'un long article hyper intéressant de Maria Lucia Fattorelli

    http://www.cadtm.org/L-audit-un-outil-essentiel-pour

    María Lucia Fattorelli est coordinatrice de l’Audit citoyen du Brésil depuis 2001 www.divida-auditoriacidada.org.br ; elle a fait partie de la Commission d’audit sur la dette de l’Equateur (2007-2008) et a été conseillère technique de la Commission d’enquête parlementaire sur la dette publique (2009-2010). 

    Pour rappel, avant la crise des subprimes née aux Etats-Unis en 2008, tout allait bien en Europe. Notre dette publique belge était maîtrisée et en diminution constante depuis 20 ans (80% du PIB) et les budgets respectés. C'est à ce moment qu'on s'est rendu compte que la plupart des banques mondiales étaient en faillite (elles ne disposaient pas assez de fonds propres et avaient massivement investi dans des produits bidons, virtuels et à haut risque).

    Il a donc fallu les re-capitaliser pour éviter la faillite de certaines d'entre-elles. Et voilà notre dette qui remonte à 100% du PIB (et ce n'est pas fini) et notre note dégradée par des agences de notation (qui n'ont aucune autorité en la matière). Sans parler des mesures de restrictions budgétaires qui toucheront tous les belges pendant des années !

    Il est tout à fait illogique et illégal de faire supporter par les citoyens d'un pays les dettes d'un organisme privé qui n'a pas géré ses affaires en bon père de famille et a pris des risques inconsidérés, et en l'absence de tout contrôle extérieur. Ce transfert de dette est illégal. Il faut exiger un audit de la dette publique et séparer ce qui l'est vraiment et ce qui ne l'est pas du tout. Les choses seront claires et nous irons bien mieux !

     
  • Mille milliards de mille sabords...

    Et voilà, on y est : le "milieu" bancaire va éponger 50% de la dette grecque, soit cent milliards d'euro. Et comme certaines banques se trouveront en grande difficulté suite à cette opération, il faudra les recapitaliser. A hauteur de cent milliards d'euro également.

    Elles devront d'abord tenter de le faire avec des fonds privés, puis publics (via l'état, c'est-à-dire nous, ou via l'Union européenne, c'est-à-dire toujours nous, ou via le FMI).

    A côté de cela, le fonds européen de stabilité financière est augmenté pour atteindre  les mille milliards d'euro. Histoire de pouvoir faire face à la défaillance d'un autre état européen ou de plusieurs...

    Que le grand cric me croque et me fasse avaler ma barbe si ces mesures mettent fin à la crise financière qui nous hante depuis 2007 !

  • On ne vous dit rien, on vous cache tout...

    On vous cache la vérité sur tout ce qui touche le nucléaire : Tchernobyl, Fukushima, l'état des centrales vieillissantes, la radiation ou l'ionisation des aliments, la non solution de la gestion des déchets nucléaires, le coût réel de l'énergie nucléaire et surtout, la contamination radioactive de la chaîne alimentaire mondiale.

    On vous ment sur l'état de santé des banques du monde entier, sur leur position dominante et leur arrogance, leurs pratiques douteuses à risques, les stress tests, le FMI, la Banque Mondiale, mais aussi sur l'augmentation des prix, l'inflation, la dépression. Et le gros pigeon, celui qui passe à la caisse, quoiqu'il se passe, c'est qui ?

    On ne vous dit rien de Biderberg, du Nouvel Ordre Mondial, du GIEC, de HAARP, des mensonges et des propagandes de désinformation, des ententes politico-industrielles et des raisons de certaines prises de décision au niveau européen, ni sur la vérité sur le 11 septembre et les raisons réelles de l'occupation du Moyen-Orient.

    On minimise et on vous cache la nocivité des additifs et composants industriels présents en masse dans l'alimentation et les emballages ou récipients plastiques, la nocivité des ondes et de l'usage du GSM, la nocivité de certains médicaments, de la qualité de l'eau (bouteilles ou robinet). Idem pour les vaccins et la Fluorisation

    Et, dans votre dos, on tente discrètement de s'accaparer de la biodiversité de la planète, en imposant les OGM, en interdisant de produire, échanger ou vendre des semences à titre privé ou entre agriculteurs, en détruisant les petites exploitations locales ou la forêt et en les remplaçant par des mono-cultures OGM démesurées, dont les traitements en pesticides polluent terre, air et nappes phréatiques, en interdisant l'usage de remèdes à base de produits naturels (au profit des industries pharmaceutiques) et en rendant illégal le métier d'herboriste, et pour finir, en créant un faux label BIO européen (permettant tant d'additifs, produits chimiques et pourcentage d'OGM, qu'il n'a plus rien de BIO !).

    Et on vous raconte n'importe quoi dans les médias et à la télévision, des domaines appartenant aux multinationales industrielles mondiales, on vous désinforme, on vous endort, on vous abruti avec des programmes ridicules et bêtes, avec des sujets sans intérêts, qui ne représentent en rien les véritables sujets d'actualité. Pire, ces mêmes multinationales tentent à présent de contrôler le net et les informations dérangeantes qui y circulent !

    Et on s'étonne qu'il y ai des Indignés qui manifestent, partout dans le monde...

    Le grand changement tant annoncé pour 2012 est celui-là, et il arrive au grand galop : on ne laissera plus faire ces banquiers avides et arrogants, ces politiciens corrompus, ces industriels destructeurs et pollueurs, ces journalistes et chercheurs soumis aux multinationales et cachant la vérité. Terriens, il est temps de changer...

  • Ils mentent...

    Et voilà, c'est reparti : après avoir secouru toutes les banques de la planète avec des centaines de milliards d'euro en 2008, les Etats (c'est à dire nous) vont devoir en remettre une couche !

    Cet été pourtant, toutes les banques européennes avaient passé avec succès les stress tests, avec grands renforts de publicité. Deux mois plus tard, on se rend compte qu'elles ont, à nouveau, besoin de 400 milliards d'euro de cash public (le nôtre), sous peine de tomber en faillite !

    Ce n'est pas au peuple à assumer les erreurs de gestion et prises de risques démesurées du secteur bancaire : il faut arrêter d'accroître le déficit public des Etats ! Ce n'est pas au peuple de se serrer la ceinture et de subir des mesures d'austérité pour financer ces déficits !

    C'est aux banques à assumer les coûts occasionnés par l'assainissement et la recapitalisation du secteur financier. Et à elles seules.

    Jacques Attali racontait, en 2009, que le scénario du pire était le plus vraisemblable, et qu'il faut arrêter de nous cacher la vérité : le déficit budgétaire américain est passé de 350% du PIB en janvier 2008 à 500% aujourd'hui, soit 54 trillions de dollars (1 trillion = 1.000 milliards),  les encours bancaires mondiaux qui s'élèvent à 84 trillions, alors que les fonds propres des banques ne sont que de 4 petits et malheureux trillions, le système bancaire mondial est en faillite, et les premiers états vont l'être également, il n'y a plus d'argent : le Golfe n'existe plus tant le prix du baril est bas, et la Chine n'a que 2 trillions de réserves, soit très peu de choses par rapport aux chiffres cités plus haut. Et il terminait en prédisant une dépression majeure, suivie d'une hyper-inflation majeure elle aussi, et pour des années... 

    On y arrive et ils mentent toujours...

  • La crise a de bons côtés...

    La crise oblige les islandais à réfléchir au sens de la vie, au pourquoi de l'argent, à la manière d'envisager le futur. Et dans ce pays au capitalisme triomphant jusqu'en 2008, l'on voit des idées neuves germer : "La crise nous oblige à repenser la société. Nous avons besoin de nouvelles idées pour avancer. Parce que la théorie d'une croissance qui jamais ne s'arrête n'est pas viable à long terme."

    La crise a rendu les gens plus curieux des autres : le "comment faites-vous pour?" a remplacé le "qu'est-ce que vous possédez?" Les enfants apprennent les valeurs des choses. On crée des potagers, on refait des confitures, et face à la chute de la couronne islandaise, on a cessé d'importer pour privilégier les produits locaux.

    "Le pouvoir en place n'a rien fait pour juger les coupables. Ils n'ont rien compris et ne veulent pas comprendre la crise : c'est comme sur le Titanic, on percute l'iceberg, et puis on sort les violons et le champagne, et on fait comme si on était toujours les plus forts. Or, le système bancaire est devenu criminel. C'est pareil chez vous, en Europe, mais vous ne vous en êtes juste pas encore rendu compte. Collusion des pouvoirs politiques et économiques, opacité des décisions, délits d'initiés : la désillusion financière a débouché en Islande sur une crise sans précédent de la représentativité". Ce qui a fait tomber l'ancien gouvernement...

    La Grèce et l'Irlande ont suivi l'Islande. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique et la France risquent de suivre vu les dettes accumulées. C'est exactement le scénario qu'avait prédit Jacques Attali en expliquant que l'on nous mentait sur l'état de santé des banques mondiales, malgré qu'elles aient été renflouées à coups de milliards d'euro. Et il faudra des années aux états et à la population pour rembourser ces dettes et remonter la pente, à coups de grands sacrifices et d'austérité. Alors que les banques, elles, ré-afficheront des bénéfices insolents...

    Espérons seulement que cette crise, comme en Islande, nous fasse réfléchir à un nouveau modèle de société, à l'abandon des principes de la société de consommation à outrance et du jetable. En Islande, étaler ses richesses n'est plus apprécié du tout. Ils disent à ces gens : "Ne sois pas si 2007 !". Le début du changement ?