bandols

  • Dégustation du lundi (77)

    Dégustation à 3 ce lundi soir de canicule, sur le thème des Bandols. La première bouteille, en magnum, présenta son nez floral, suivi d'un nez intensif de fruits (cerises, petit notes d'olives noires, puis pruneau et figues), avant de terminer sur des notes plus animales et lardées : magnifique nez ! En bouche, de la souplesse, sur du fruit, avec une petite amertume de bon aloi, et une finale fort agréable, sans aucune lourdeur : Moulin des Costes 2003, Bandol, du Domaine Bunan. Tellement bon, que l'on vida le magnum au cours de la soirée... Le second vin, sur une robe plus évoluée, avait un nez de pin parasol, un côté laiteux et des tannins plus pointus. La bouche, plus dense, plus chaude s'avéra plus en retenue. Sans doute en raison d'un élevage plus long et d'un boisé encore bien présent, dont le côté barriqué prend le dessus. Il manque une dimension fruitée et intense en finale, il manque de l'ampleur et du charme : Château Vannières 2002, toujours en Bandol. La troisième bouteille, un blanc, sera dégustée prochainement. Lundi prochain, le Clos s'exile, en famille, à la campagne, pour une dégustation gargantuesque sans thème précis. J'amènerai, pour ma part, un liquoreux de derrière les fagots, qui ne devrait laisser personne indifférent... A suivre...

  • Pibarnon 2001 en magnum...

    Ce Pibarnon 2001 dégusté hier soir me pousse à vous faire partager mon plaisir pour cette appellation, séparée en deux par l'autoroute reliant Marseille à Toulon. Les fondateurs de l'appellation, la comtesse de Portalis, de château Pradeaux, et Lucien Peyraud du domaine Tempier, ont su faire du mourvèdre, dans les années 1940, l'emblême et l'âme de Bandol. Seule région où ce cépage mûrit lentement grâce aux 3.000 heures d'ensoleillement et à l'air marin qui s'engouffre généreusement jusque sur les hauteurs de l'appellation, lui donnant sa maturité et sa belle acidité. Henry de Saint-Victor abandonna ses affaires à Paris en 1977 pour se lancer dans la construction de Pibarnon. Grâce à son esprit pionnier, et à sa volonté farouche, il est parvenu, en 25 ans, à hisser patiemment ce domaine dans le groupe très sélect des meilleurs vins de France. Le vignoble, en forme d'hémicycle, planté en restanques, ressemble à un magistral amphithéâtre grec, dominant la Méditerranée. Ce Pibarnon 2001 avait une finesse aromatique et une élégance certaine, d'un équilibre parfait, d'une grande fraîcheur en bouche avec des tannins ronds, et avec de jolies notes de pivoine et de fruits rouges ; c'était magique ! Mais d'autres Bandols valent la peine : Lafran Veyrolles, La Rouvière (Bunan), Le Domaine de la Suffrène (Cuvée des Lauves), Jean Pierre Gaussen, le domaine Gros'Noré et La Tour du Bon (Cuvée Saint-Férréol). Pour la petite histoire, le Moulin des Costes (Cuvée Charriage) du domaine Bunan dans le millésime 98 est considéré par le magazine anglais Decanter, comme l'un des 100 vins au monde à boire avant de mourir ! Petite appellation les Bandols ? Que nenni !

  • Bandol...

    Grand amateur de grands crus bordelais, j'ai été déçu par la montée de prix injustifiée de ces flacons, les rendant inabordables, et surtout, outré de ne pouvoir acheter le millésimme 2000 qu'on ne trouvait nulle part. J'ai donc décidé de trouver mon plaisir ailleurs, et à moindre coût. C'est en déjeunant un jour "A l'Epuisette", restaurant posé sur les calanques à la sortie de Marseille, que j'ai amoureusement dégusté un Domaine de Terrebrune 1993, vieux Bandol magnifique, à la robe foncée et légèrement cuivrée sur les bords, au nez superbe de petits fruits rouges mûrs, et la bouche fondue et très longue sur des tannins fins : le nirvana absolu ! Je n'ai donc plus de Bordeaux en cave, mais des Bandols et Côtes de Provence magnifiquement faits et qui me donnent énormément de plaisir à un prix abordable.Mes préférés : Terrebrune, Lafran-Veyrolles, Pibarnon et La Rouvière en Bandol; Vignelaure en Baux-de-Provence; Pampelonne, Minuty, Richeaume, Vannières et bien d'autres en Côtes de Provence, sans oublier La Courtade sur l'île de Porquerolles. Et tant pis pour ces Messieurs de Bordeaux...