banane

  • Dégustation du lundi (94)

    Enrichissante dégustation à 4 ce lundi, sur le thème du Beaujolais. Avec, comme mise en bouche, un petit vin à la robe légère, et au nez fruité, assez proche du nôtre, et à la bouche légère, elle aussi, et acide : 1007 "L'origine du Rouge" Champinnot Belgische Product Tafelwijn.

    La seconde bouteille, à la robe foncée, présenta un premier nez de vin chaptalisé, vanillé et légèrement boisé. Le second nez s'avéra plus fruité. En bouche, de la rondeur, du fondu : un vin gentil, pas fluet, avec quelque chose de sympa. Saint Amour Cuvée Vieilles Vignes 2006 d'Hélène Barbelet.

    Troisième bouteille, à la robe rubis foncé et au nez typique de Gamay. En bouche, un fruité qui s'étale un peu plus que le précédent, enrobé, et procurant plus de plaisir, avec une bonne buvabilité. Un vin gourmand. Morgon 2007 "Côtes de PY" de Jean Foillard.

    Quatrième bouteille, à la robe noire, et au nez pas du tout Gamay et chaud. La bouche est sucrée, sur des fruits bien mûrs. Château des Jacques "Clos de Rochegrès" 2003 Moulin-à-Vent de Louis Jadot. Belle bouteille, vidée illico-presto.

    Changement de programme avec la cinquième bouteille, à la robe noire de noire, et avec un magnifique nez, pas Gamay du tout. La bouche est racée, bordelaise et longue, sur une superbe évolution : on en est quasi aux arômes tertiaires, mais pas encore. Et quelle longueur ! Château La Mission Haut-Brion 1988 Cru Classé de Graves du Domaine Clarence Dillon. Très belle bouteille : un véritable plaisir !

    Lundi prochain, dégustation de vins biologiques, avec un invité amateur de bons vins, qui risque d'être surpris par le thème. Qui vivra verra...

     

  • Dégustation du lundi (60)

    Ce soir, à 4, les Beaujolais. Le premier, avec un nez qui s'ouvre sur du Gamay (et pas sur de la banane ou de la fraise !), c'est déjà bon signe ! Une bouche encore jeune, sur des fruits rouges et de la cerise du nord en finale, mais avec de la verdeur : le fruit n'est pas libéré. Côte de Brouilly 2005 "Les Feuillées" de Laurent Matray, issu de vignes plantées en 1916 sur le Mont Brouilly. Le second, avec son nez de banane plantain bien mûre et flambée, et sa bouche de beau fruit, mais fort banane, et un soupçon d'astringence ne me plu pas plus que le premier : Morgon 2006 de Marcel Lapierre. Le troisième, au nez de cassonade et de barrique cuite, et à la bouche marquée par l'alcool, la barrique et l'absence de fruit, fût le moins bon de la soirée : Saint Amour "Clos du Chapitre" 2003 du Domaine de la cave Lamartine, de Paul Spay. Le quatrième présenta un nez d'aneth, combiné à de beaux petits arômes. La bouche, sur de beaux fruits rouges, un soupçon d'aneth et un boisé assez présent nous fît penser à un bourgogne. Et c'en était un ! La Romanée Grand Cru 1998 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 01384), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. La plus petite appellation française (84 ares), et hélas, un magnifique terroir pas fort mis en valeur dans ce flacon dont le prix nous laisse pantois ! On aurait dû être en extase... Ce sera peut-être le cas lundi prochain, avec l'obligation d'avoir la mention "Grand Cru" sur l'étiquette. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi (12)

    Agréable dégustation, réservée ce lundi, aux Beaujolais. Bien que je ne sois pas un fervent amateur de ce style de vins et que je n'appelle pas "vin" un Beaujolais nouveau, qui n'est qu'un jus aromatisé et surtout un prétexte commercial pour écouler des stocks, mais qui bénéficie, encore aujourd'hui, d'un effet mode indéniable... , j'avoue avoir trouvé un certain plaisir ce soir ! On débuta par un vrai Beaujolais Nouveau 2006 de Joseph Drouhin Primeur, bien fait, mais avec cet éternel nez et goût de bananes, si typique... Vînt ensuite un Fleurie 2003 du Domaine Chamonard du Clos de Lys à Villié-Morgon (au beau nez de fruits rouges, équilibré, avec du kirsch et de la cerise au palais sur une belle longueur, très agréable), suivi d'un Morgon 2005 Réserve Vieilles Vignes de Michel Guignier (fort différent du premier, avec une structure plus droite, moins ronde, et un côté cuir-animal, intéressant lui aussi). On acheva cette dégustation avec un Château Malescot Saint-Exupéry 2000, 3ème Cru Classé en Margaux (celui ayant amené la bouteille n'y connaissant pas grand chose et confondant les appellations). Très agréable surprise : le nez de cigare me rappelait celui du Haut-Brion, la bouche superbe et longue sur des tannins fins et serrés, du fruit et de la concentration, pour terminer sur une très légère astringence, due à son jeune âge. Un très beau Margaux. Magnifique. Ceci pour confirmer que le millésime 2000 s'avère très difficile à déguster à l'aveugle : on est vite tenté de partir à l'étranger (hors France), tellement ils ont un côté exotique... Un bon lundi, en attendant le suivant, consacré au millésime 1996. Suite la semaine prochaine...

  • Non aux monopoles...

    Je déteste ne pas pouvoir choisir. Je ne vois pas pourquoi, par exemple, je dois acheter une banane Chiquita, alors que je voudrais en acheter une antillaise ou une africaine, bien plus goûtue, et aider de la sorte les petits producteurs. Si vous notez les marques des multinationales de tous les produits achetés lors de vos dernières courses, vous remarqurez que vous aidez fameusement l'économie américaine... Je n'ai absolument rien contre les américains (juste contre Bush), mais on ferait quand même mieux de faire tourner l'économie européenne et les produits de terroirs locaux. Achetons moins, mais meilleur : les fruits chez le petit légumier arabe du coin, les fromages au marché, le pain chez un vrai boulanger, la viande chez le boucher que vous connaissez et qui connaît non seulement la provenance, mais aussi le prénom de la vache qu'il débite, et oublions les multinationales mondiales de l'agro-alimentaire. Sinon, bientôt, nous ne mangerons plus que des produits Unilever ou machin, bourrés de crasses, et au goût mondialisé...