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  • Accord de libre échange avec les USA : Un mandat bien trop large donné à la Commission

    Une triste majorité du Parlement Européen composée de sociaux démocrates, de libéraux et des conservateurs a voté ce jeudi un texte donnant mandat à la Commission Européenne dans la négociation d’un accord de libre échange avec les USA. Le Président Obama lui-même dit explicitement de cet accord "qu’il renforcera le pouvoir des multinationales" par la possibilité qu’il leur donnera d’attaquer directement les gouvernements mettant en place des législations susceptibles d’entraver leurs bénéfices. Il permettrait, par exemple, de condamner en justice les états qui mettraient en place un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste ou la culture des OGM. 

    Le vote de ce jour est donc un mauvais signal : l’UE se retrouve en position d’infériorité face aux USA qui défendent bien mieux leurs intérêts et ne croient pas dogmatiquement comme la Commission européenne aux vertus du seul libre échange. Pire, le commerce transatlantique des biens étant déjà libéralisé, ce sont les droits, les acquis, la propriété intellectuelle, les normes sociales et environnementales qui vont être négociées et a propos desquels le Commissaire De Gucht a déclaré que "tout´était sur la table".

    Certes nous avons gagné quelques amendements comme sur l’exclusion de la culture et des services audiovisuels, ce qui est une excellente nouvelle et c’est la preuve que la mobilisation citoyenne est payante. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Rappelons que ce texte n’est qu un mandat, une recommandation non contraignante du Parlement Européen envers la Commission, pour une négociation qui durera plusieurs années.

    La mobilisation ne fait que commencer. On est encore loin du (non) consentement que le Parlement Européen aura à donner au terme de cette négociation. (Source : web4.ecolo.be)

    Donner ainsi les pleins pouvoirs de négociations à Barroso est fort dangereux. Pour pouvoir contrer les points les plus délicats et non négociables de ce futur accord de libre échange entre l'Europe et les USA, il faudra être certain d'élire les bons parlementaires européens lors des prochaines élections. Des parlementaires honnêtes qui ne se laisseront pas corrompre par les lobbies des multinationales, prêtes à tout pour accroître leur main-mise sur la législation en vue de bénéfices toujours plus colossaux.

  • Le cheval roumain et la malbouffe...

    "Le cheval roumain est désormais presque aussi célèbre que la vache folle anglaise. De manière un peu injuste, car c'est toute l'Europe qui, touchée par l'extension du scandale débuté chez Findus avec ses désormais fameuses lasagnes, devrait être accusée. Tous les pays sont coupables et nous avec, par la même occasion. Est-ce donc si compliqué de prendre des pâtes, d'ajouter des petits morceaux d'une viande choisie soi-même chez le boucher avec une sauce tomate plus les aromates que l'on aime ? Notre époque veut du tout-fait, du tout-vite, du tout-surgelé, du tout-micro-onde, et le tout surtout pas cher. D'un bout à l'autre de la chaîne on veut économiser.

    Mais la palme de la cupidité revient à ces industriels qui n'hésitent pas à transformer une viande en "minerai", puisqu'on a appris que c'était le terme consacré ! Les chevaux et les boeufs sont devenus des objets eux aussi mondialisés qui doivent cracher le plus de profit. Car pour l'industrie alimentaire ce "minerai", c'est de l'or. De l'or avec du maigre, du gras et… du collagène. Il y a sans doute chez Spanghero un employé chargé de trouver le "minerai" le moins cher pour faire les lasagnes. Une fois la Roumanie, demain, ailleurs. 

    C'est tout le système de cette malbouffe industrielle qui est en cause puisque la nourriture est devenue une industrie. Le journal Time avait publié un comparatif des budgets de familles de Chine au Tchad, du Bouthan à la Mongolie, de l'Angleterre aux États-Unis. Les photos de ces familles montraient que ceux qui donnaient l'impression de manger des choses saines n'étaient pas ceux qui dépensaient le plus pour leur nourriture. Aujourd'hui, l'augmentation des prix alimentaires est plus élevée que lors de la crise de 2007-2008, au cours de laquelle le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde avait, pour la première fois, dépassé le milliard ! C'est notre souveraineté alimentaire que nous avons depuis trop longtemps abdiquée, notre droit à définir des politiques agricoles qui, avec la PAC, ont contribué au développement d'une agriculture intensive dont les dégâts sociaux, environnementaux et sur les pays du Sud ne justifient en rien les 50 milliards annuels de cette politique européenne. 

    Comme si l'on n'avait pas tiré des leçons de l'une des plus graves crises agroalimentaires de l'histoire européenne, la commission européenne, avec un sens aigu du timing, a annoncé hier le retour des farines animales au menu des poissons d'élevage ! Comme si, en quinze ans, on avait oublié ces souvenirs de la crise de la "vache folle" qui se nommaient prion, encéphalopathie spongiforme bovine et tremblante du mouton…". Source : Jean-Marcel Bouguereau sur le site de La République des Pyrénées.fr

  • Taillefine de Danone (suite)....

    L'entourloupe aura duré presque huit ans. A la fin de l'année, l'eau Taillefine, marque de Danone, sera retirée du marché. Ses péchés : ne pas être conforme à la loi, ne présenter aucun avantage pour la santé, et tromper allègrement la consommatrice à coups de messages minceur plus fantaisistes les uns que les autres.

    En 2001, lors de son lancement, Patrick Buffard, directeur marketing chez Danone, vantait un produit « décomplexé »… Effectivement, l'eau qui fait maigrir, fallait oser. Quitte à négliger la loi. En 2006, une directive européenne n'autorise sur le marché que trois catégories d'eau (de source, minérale, et rendue potable par traitement), dont elle définit des critères précis.

    Une eau minérale naturelle ne peut donc pas être enrichie. Or, le calcium et le magnésium contenus dans sa potion magique, Taillefine les a en partie injectés. Verdict de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) : « L'eau de Taillefine n'a pas le droit d'être vendue. Nous avons demandé à Danone de mettre fin à ce produit. Il sera retiré du commerce le 31 décembre 2009. »

    Si Danone paie cher cet ajout de minéraux, la facture est aussi salée pour la consommatrice : 0,69 euros en moyenne pour l'eau Taillefine, contre 0,55 pour Evian et Volvic.  Et la marque en avait encore moins (de complexes) quand, avant 2006, elle affichait un très visible « 0,001% de sodium » sur fond rouge. Beaucoup de zéros et une formulation sortie de nulle part : le sodium s'affiche en mg/l, pas en pourcentage. Bizarrement, l'inscription a disparu depuis… pour afficher aujourd'hui un taux de 1,1 mg… pour 100 millilitres. Pas mal.

    Mais voilà la tromperie : sur Taillefine, le sodium se mesure en milligrammes pour 100 ml, alors que les autres bouteilles l'affichent en milligrammes par litre. Après traduction, on trouve 11 mg/l, comme dans la très démocratique Cristaline (0,19 euros). 

    Ces infos relevées sur le site Rue 89, prouvent qu'il faut vous méfier des arguments commerciaux trompeurs, dont nous sommes inondés à longueur de journée,  pour vous faire consommer des produits chers, source des monstrueux profits de ces groupes agro-alimentaires...

    Terriens, il est temps de changer vos habitudes d'hyper-consommation, il est temps de retourner vers plus de simplicité et vers les vraies valeurs...

     

  • L'arrière-cuisine des géants de l'agro-alimentaire...

    Un livre décapant sur les pratiques malhonnêtes des géants de l'agroalimentaire pour nous faire avaler n'importe quoi à n'importe quel prix, en nous faisant croire que c'est bon pour notre santé. La vérité, c'est que ce n'est que du marketing, comme l'explique l'auteur (une ancienne d'Unilever) et surtout que nous mettons notre santé en danger à toujours écouter Danone, Nestlé, Unilever (Knorr, Carte d'Or,Magnum,etc.), Kellogg's et consorts. A lire absolument ! On ne voit plus son caddie de la même manière après!

    Fabiola Flex termine son livre ainsi : "Arrêtons donc de chercher des aliments miracles dans les rayons des supermarchés, des produits gourmands qui ne font pas grossir et préviennent même la venue de certaines pathologies ! Pour être en bonne santé, il faut manger peu, se nourrir essentiellement de produits basiques — légumes, viandes et poissons grillés, fruits, pain, etc. — et faire du sport. Tout le reste n’est que marketing."

    "N'avalons pas n'importe quoi !" de Fabiola Flex aux éditions Robert Laffont-Denoël.

    A lire aussi : "Santé, mensonges et propagande - Arrêtons d'avaler n'importe quoi!-" de Thierry Souccar et Isabelle Robard. Ed"Seuil"