avenir

  • Comment fonctionne l'Union européenne...?

    Si, comme moi, vous ne saviez pas exactement comment fonctionne la CEE, alors, ce qui suit devrait vous éclairer. Et vous confirmer combien les élections des futurs députés européens du 25 mai prochain seront importantes (voir article précédent).

     

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  • Les responsables européens doivent faire le bon choix...

    On est à la croisée des chemins : soit l'Europe fait bloc avec les Etats-Unis et se coupe du reste du monde, soit se lie avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour former la première puissance économique mondiale de demain. C'est le choix que lui laisse les Etats-Unis aujourd'hui.

    Soit on adopte ce Traité Transatlantique imposé par les Etats-Unis (qu'aucun européen ne désire), soit on le refuse. En tout cas, il est hors de question que la Commission Européenne (qui "négocie" en secret ce Traité actuellement)  l'impose à l'Europe sans un droit de regard et une approbation de chaque Etat, avant sa signature !

    Soit on s'allie à une puissance et une monnaie en perte de vitesse, soit on s'allie à des partenaires en développement et plein d'avenir.

    Les événements en Ukraine et les différentes prises de position deviennent l'argument favori des Etats-Unis pour pousser l'Europe dans une alliance rapide, et sans conditions, avec eux. Ils en ont besoin car ils vont mal. Et c'est urgent !

    Nous devons absolument résister à cet appel, prendre le temps d'en examiner toutes les conséquences géopolitiques et économiques et juger de tout ce que cela va entraîner comme conséquences dramatiques sur les normes européennes actuellement en vigueur.

    Il ne faudra pas sous-estimer non plus la réaction populaire face à des instances politiques non élues qui imposent aux citoyens européens des accords servant les intérêts des multinationales, plutôt que ceux des citoyens.

    L'avenir même de l'Europe est en jeu. Et les prochaines élections doivent absolument changer la donne : le Parlement Européen doit être composé de parlementaires travailleurs, responsables, entiers, non corrompus, qui ont en tête un véritable projet d'avenir pour notre continent, et qui écoutent les citoyens qu'ils représentent, et tiennent compte de leurs avis.

    Les prochaines élections européennes sont donc très importantes : nommons des représentants fiables qui travailleront dans notre intérêt et respecteront nos volontés.

  • L'enfer au paradis des Antilles Françaises...

    pollution,pesticides,cancers,alimentation,pêche,avenirA la Martinique, plus d’une centaine de marins pêcheurs ont manifesté dans les rues de Fort-de-France. En janvier déjà, ils avaient bloqué l’accès du port jusqu’à ce que le gouvernement leur accorde 2 millions d’euros – qu’ils attendent toujours. La contamination due au chlordécone a rendu leurs langoustes impropres à la consommation.

    A la Guadeloupe, l’exaspération monte pour la même raison. Après avoir pollué les sols, ce pesticide poursuit ses dégâts en mer. Une catastrophe écologique qui prend la dimension d’un désastre économique aux Antilles françaises.

    « Des pesticides, j’en avale depuis trente ans et je continue de manger mon poisson. Mais mes petits-enfants, qu’est-ce qu’il va se passer pour eux ? », soupire Franck Nétri, pêcheur depuis toujours sur la côte sud-est de la Guadeloupe. A 46 ans, il ne voit pas comment il pourra se reconvertir. Il sait qu’il n’a pas le choix : la zone où la pêche est interdite va encore être étendue. Un arrêté préfectoral de 2010 l’avait fixée à 500 mètres du rivage, elle doit passer à 900 mètres. Les derniers arbitrages en cours avec les experts et la préfecture ne laissent guère de doute.

    Le chlordécone est un perturbateur endocrinien avéré, un neurotoxique classé cancérogène possible en 1979. Le littoral est l’ultime territoire contaminé : la molécule est arrivée progressivement dans l’eau des rivières. Vouée à la culture de la banane d’exportation, la région de Basse-Terre est l’épicentre de la pollution au chlordécone. Au fur et à mesure de la contamination, il a fallu stopper des élevages de ouassous – la crevette bleue chouchou de la cuisine caribéenne –, et la pêche en eau douce. Il a fallu cesser de consommer le crabe de la mangrove et les poissons d’estuaire. Le nouvel arrêté précisant quelles seront les espèces autorisées, pêchées au large, n’est pas encore paru.

    Dans le petit port de pêche de Bananiers – quelques barques à l’ombre d’un bouquet de cocotiers, des casiers en vrac et une colonie de pélicans –, la consternation le dispute à l’amertume. A 10 heures, pourtant, les clients se pressent devant le poisson frétillant. C’est 10 euros le kilo, quelle que soit l’espèce. Contaminée ou non. Les pêcheurs reconnaissent qu’ils jouent au chat et à la souris avec les représentants des affaires maritimes, qui viennent couper sans ménagement les bouées des casiers. « Ils veulent nous foutre à la porte de la mer, laisser la place aux touristes », grincent-ils.

    Environ 70 familles vivent de cette activité. « Il n’y a pas d’amélioration possible, déplore Nicolas Diaz, biologiste pour le comité régional des pêches de Guadeloupe : le chlordécone est piégé dans la vase des estuaires, il va être largué à chaque tempête. Il y en a pour des générations ! » Depuis le 15 février, la préfecture a promis aux pêcheurs de faire réaliser une étude d’impact économique. Ils attendent surtout un dédommagement.

    Le chlordécone se révèle coriace, sa durée de vie est estimée à sept siècles. Il va falloir vivre avec ce « monstre chimique », comme l’avait qualifié Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe-et-Moselle, docteur en biochimie et auteur d’un des nombreux rapports sur cette catastrophe.

    Avant les rougets barbets, les brochets de mer, les mérous, derniers contaminés, la présence de la molécule a été repérée dans l’eau de source en Martinique en 1999, puis dans les patates douces, les ignames, le manioc. Mais paradoxalement pas dans les bananes. Depuis, on découvre, analyse après analyse que le chlordécone a contaminé toute la chaîne alimentaire, y compris la viande des bovins et des poules – avec une concentration élevée dans les œufs. Le gibier local, la tourterelle à queue carrée et la grive à pieds jaunes, est touché. On voit mal comment le cochon élevé sous le manguier y échapperait. Chaque fois qu’on la cherche, on la trouve. Même dans le lait maternel. (Source : Martine Valo pour Le Monde).

    Et encore un. Un coin de paradis pollué pour 700 ans ! Continuez comme cela avec vos pesticides à la con ! Dans ce cas-ci, c'est la multinationale Dupont de Nemours dont le slogan est « Notre mission : être la société de science la plus dynamique au monde, créatrice de solutions durables et essentielles pour une vie meilleure, plus sûre et plus saine, pour tous, partout dans le monde » ! Mais oui, mais oui...Carte_des_Antilles_fran_aises.gif

  • 64% des jeunes grecs sont au chômage. Et si on les aidait ?

    Les derniers chiffres du chômage au Portugal et en Grèce mettent une nouvelle fois en exergue les limites de la rigueur exigée par les créanciers internationaux. L’austérité se traduit par une récession endémique et des destructions d’emplois. Et ce sont les jeunes qui sont le plus touchés.

    Ainsi, au premier trimestre, le chômage a atteint, au Portugal, le taux record de 17,7%. Les plus touchés sont les 15-24 ans. 42% d’entre eux sont au chômage, contre 36% au premier trimestre 2012. Le gouvernement s’attend à ce que le taux de chômage dépasse les 18% cet année et l’an prochain, alors que 30.000 postes vont être supprimés dans la fonction publique. C’est un cinquième des effectifs.

    La Grèce, qui vit au rythme de l’austérité imposée par la troïka depuis son premier plan de sauvetage au printemps 2010, voit elle aussi ses files de chômeurs augmenter, alors que le pays est dans sa sixième année de récession.

    En février, le taux de chômage a continué de grimper, touchant désormais 27% de la population active. Comme au Portugal, les jeunes payent le plus lourd tribu à la crise. Plus de 64% des 15-24 ans sont sans emploi, une proportion inédite. Les mesures ciblées censées relancer les embauches des jeunes -comme la baisse du salaire minimum pour les moins de 25 ans – ont été vaines. Source Euronews.

    Il serait donc sympa de choisir ces pays comme lieu de vacances, afin d'aider la population à trouver un emploi saisonnier. Un afflux massif de touristes européens en Grèce, au Portugal et en Espagne pourrait améliorer le sort peu enviable des ces millions de jeunes européens désespérés et sans avenir professionnel à court et moyen terme. Seul le tourisme peut relancer quelque peu l'austérité ambiante de ces pays pourtant magnifiques.

    Pensez-y en réservant vos vacances d'été !

     

     

     

  • L’hydrogène fait rêver...

    "Son utilisation à grande échelle permettrait de résoudre bien des problèmes liés à la crise énergétique, à la pollution et au réchauffement climatique, mais un obstacle demeure : son stockage. Gaz comprimé ou liquéfié, nanotubes de carbone ou alliages métalliques, de nombreux candidats sont en lice dans les laboratoires du monde entier. Au Japon, l'un des concurrents, l'hydrure d'aluminium, déjà connu, vient de faire une belle échappée... Le nouveau procédé qui vient d’être mis au point par le professeur Shin-ichi Orimo, de l'Institute for Materials Research (IMR) de l'université de Tohoku (Japon), fait appel à l’aluminium et apparaît plutôt prometteur. L’hydrogène est ici stocké sous la forme de particules d’hydrure d'aluminium. L'aluminium a pour lui l'avantage de la légèreté et, de plus, la densité d'hydrogène atteinte par le LMR est bien plus grande : l'équipe de l'IMR a stocké 9,3 litres d'hydrogène dans un petit volume de 4 par 6 centimètres et de 5,5 mm d'épaisseur, soit 13,2 centimètres cubes ! Pour extraire l'hydrogène, sous forme gazeuse, il suffit de chauffer cette poudre à 80 °C. Les travaux se poursuivent, et l’équipe estime pouvoir réduire la température nécessaire à la dissociation du gaz jusqu’à 60 °C. Shin-ichi Orimo envisage une application de sa découverte d’ici trois ans. La Japan Steel Works fonde aussi beaucoup d’espoir dans cette technologie pour alimenter les piles à combustible de véhicules. Par rapport aux actuels réservoirs sous pression à 350 bars, la technique de l’IMR permettrait de concentrer 3,6 fois plus d’hydrogène pour une masse moitié moindre. Mais ces réservoirs en aluminium seraient à usage unique. En effet, la réaction qui dégage l'hydrogène n'est pas réversible. L’ensemble devrait donc être interchangeable, à la manière d’une pile. L'inconvénient n'est peut-être pas rédhibitoire car, une fois le réservoir vidé de son hydrogène, il ne reste à l'intérieur que de l'aluminium pur, donc facilement recyclable." Article lu sur Futura-sciences. Voilà encore une bonne nouvelle : la recherche avance à grand pas et dans très peu de temps, nous roulerons tous à l'hydrogène, en ne rejetant que de la vapeur d'eau ! Le rêve ! Mais qu'est-ce qu'il va pleuvoir...

  • Fonte des glaces...

    De retour d'une expédition au Groenland, une équipe de scientifiques et d'écologistes de Greenpeace, affirment avoir constaté que les effets du réchauffement de la planète s'accélèrent au pôle Nord. L'étude des glaciers, notamment, révèle que leur fonte est beaucoup plus importante que prévu et qu'ils se déplacent de plus en plus rapidement.Le scientifique Gordon Hamilton se préoccupe particulièrement du cas du glacier de Kangerdlugssuaq. Il s'est retiré d'environ 5 kilomètres depuis 2001, alors que cela faisait 40 ans qu'il se maintenait dans une position stable ! Même évolution pour le glacier de Helheim: il s'est rétracté de 4,5 km depuis 2001. Sa position était demeurée stable depuis 1972. Il se déplace même tellement vite qu'un montage vidéo du glacier filmé pendant 8 heures permet de percevoir son mouvement !« Si nous avions encore besoin de nouvelles preuves sur la gravité et l'accélération du phénomène des changements climatiques, l'expédition de Greenpeace au Groenland cet été les a apportées », conclut Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. Il a pris part à l'expédition. En 25 ans, le pôle nord a perdu 30% de sa surface, et de nombreux trous d'eau et fissures apparaissent dans ce qui reste... La fonte des glaces, c'est l'avenir de notre climat : il serait temps qu'on respecte et applique enfin les principes de la Convention de Kyoto...