atteinte a la biodiversite

  • Barroso, Dalli et l'industrie agricole...

    Barroso, Dalli et l’industrie agricole mijotent une catastrophe qui va toucher toute l’UE. Les OGM sont nocifs pour l’environnement, catastrophiques pour les agriculteurs conventionnels et biologiques, donnent aux entreprises comme Bayer et Monsanto le pouvoir sur notre alimentation. Le livre de recettes est une façon ludique de faire le point sur les problèmes très sérieux qu’entraîne la manipulation génétique.

    L’autorisation de la pomme de terre OGM Amflora est contraire à la volonté de certains Etats membres européens, l’opinion publique et l’avis d’experts médicaux comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence européenne des médicaments (EMEA). Les deux instances ont souligné 'l’importance critique’ des antibiotiques contre lesquels la pomme de terre Amflora comporte des gènes de résistance.

    Ne pas autoriser de cultures OGM

    Barroso essaie à tout prix d’imposer un agenda pro-OGM. Il a même exclu formellement le Commissaire européen à l’Environnement du processus décisionnel concernant les organismes génétiquement modifiés, de sorte que tout le pouvoir est à présent dans les mains du Commissaire européen à la Santé, John Dalli. Greenpeace déplore que Dalli ait déjà pris sa première décision concernant les OGM sans tenir compte des avis des experts médicaux de l’OMS et de l’EMEA.

    Greenpeace demande un moratoire sur l’autorisation des cultures OGM tant que la procédure d’agréation actuelle ne sera pas considérablement améliorée.

    Signez la pétition !

    Pour déposer officiellement une proposition de loi auprès de l'UE en vue de l'adoption d'un moratoire sur les cultures et importations d'organismes génétiquement modifés (OGM), un million de signatures doivent impérativement être réunies. Greenpeace collabore avec Avaaz pour atteindre cet objectif. On en est à 664.000 signatures : on a besoin de la vôtre !

    http://www.greenpeace.org/international/campaigns/genetic-engineering/take-action/EU-Petition 


  • Fortuna de BASF

    Le groupe allemand BASF souhaite lancer d'ici 2011 deux autres pommes de terres OGM supplémentaires, dont une destinée à l'alimentation humaine, après avoir obtenu un feu vert européen à sa pomme de terre Amflora.

    "Nous travaillons à d'autres produits, dont une pomme de terre résistante au mildiou", une forme de pourriture responsable notamment de la grande famine irlandaise du XIXè siècle, a indiqué vendredi une porte-parole à l'AFP.

    Cette pomme de terre, baptisée Fortuna et destinée à l'alimentation humaine, est basée sur une variété européenne, et contient des gènes d'une pomme de terre sud-américaine, qui lui permettent de résister à cette maladie.

    "Nous avons fait des essais en plein champ, en Suède, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni et en République tchèque, nous en sommes très contents et nous voulons naturellement demander son autorisation", a-t-elle poursuivi.

    BASF, numéro un mondial de la chimie, a également un projet de pomme de terre pour l'industrie, qui pourrait succéder à l'Amflora, pour laquelle la Commission européenne a donné mardi son feu vert, et destinée comme elle à la production industrielle d'amidon.

    Le groupe compte "constituer un dossier (pour chacune de ces pommes de terre)" et demander leur autorisation "en 2010 ou en 2011" en Europe.Au niveau global, le groupe mène également des recherches dans le domaine des maïs, soja, coton et riz génétiquement modifiés.

    Fortuna : quel beau nom pour une pomme de terre ! Sans doute décidé par le CEO de BASF, imaginant la fortuna comme seule espèce de pomme de terre consommée dans le monde entier dans 20 ans... Ce qui ferait évidemment la fortune de BASF. Personnellement, je préfère la Belle de Fontenay bio. 

    Pourquoi implanter le gêne anti-mildiou d'une pomme de terre sud-américaine et ne pas planter directement cette dernière ? Il y a, de par le monde, des milliers d'espèces de pommes de terre, qui ont toutes leurs caractéristiques propres, leurs qualités et leurs faiblesses, leur goût typique et unique, leur résistance à certaines maladies ou conditions météo, leur adaptation à un terroir... Cela s'appelle la biodiversité et c'est cela qu'il faut protéger. Elles existent depuis le début des temps, et il n'y a aucune raison de toutes les remplacer par une espèce unique, génétiquement modifiée.

    D'abord pour lutter contre l'uniformisation du goût, ensuite pour notre santé et enfin, parce que le jour où cette espèce sera atteinte par un quelconque parasite, ce sera la famine mondiale. Alors qu'en cultivant des milliers d'espèces différentes, elles ne seront jamais toutes touchées par ce parasite. Ne nous laissons pas faire. Terriens, il est temps d'agir...

  • EFSA et sécurité alimentaire...

    L'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, est la pierre angulaire de l'Union européenne (UE) pour ce qui concerne l'évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l'alimentation humaine et animale. En étroite collaboration avec les autorités nationales et en consultation ouverte avec les parties prenantes, l'EFSA fournit des avis scientifiques indépendants ainsi qu'une communication claire sur les risques existants et émergents.

    C'est ce qu'on peut lire comme introduction sur le site de l'EFSA, et cela fait bien rigoler...

    "En étroite collaboration avec les autorités nationales" : c'est faux ! L'ensemble des ministres européens de l'agriculture avaient demandé en décembre 2008 que l'EFSA modifie et améliore les procédures utilisées pour vérifier l'innocuité des OGM. Rien n'a été fait.

    "en consultation ouvertes avec les parties prenantes" : c'est encore faux ! Personne n'a été consulté avant cette décision unilatérale d'autoriser la culture d'OGM en Europe. Sauf, peut-être, les multinationales agro-alimentaires mondiales et les semenciers d'OGM, qui sont sans doute les seules parties prenantes de ce débat aux yeux de l'EFSA...

    "des avis scientifiques indépendants" : c'est toujours faux ! Comment peuvent être "indépendants" des personnes qui ont travaillé pour Sygenta ou d'autres firmes produisant des OGM ? Comment peut-on être indépendant, quand on a travaillé sur le Codex Alimentarius ? Tout cela pousse à fortement mettre en doute l'indépendance des experts de l'EFSA.

    Tout cela me semble fort corrompu. Cela sent l'argent sale, les pots de vin, le profit malsain au dépend de notre santé, de la biodiversité, de l'environnement. Il est temps de remettre de l'ordre dans ces organismes de contrôle qui ne contrôlent rien, à la botte des grands groupes semenciers mondiaux.

  • Feu vert de la Commission européenne sur les OGM...

    Catastrophe ! La Commission européenne a annoncé ce mardi avoir autorisé la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l'Union européenne où les OGM suscitent une vive controverse.

    "La Commission a pris aujourd'hui des décisions concernant la pomme de terre transgénique Amflora", dont la culture est autorisée dans l'Union européenne "à des fins industrielles" et pour l'alimentation animale, selon un communiqué de l'exécutif européen.

    Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l'exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l'objet d'autorisations pour le commerce.

    La vraie nouveauté concerne l'autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l'usage industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810.

    La Commission européenne, à qui revenait la décision finale après que les Etats de l'UE n'auront pas réussi à se mettre d'accord, s'est appuyée sur le fait que l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) a jugé que la pomme de terre ne posait pas de problème pour la santé.

    Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.

    Mais il contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement. Ces derniers s'inquiètent des risques de dissémination du gène sur les autres plantes dans la nature.

    En outre, les défenseurs de l'environnement estiment que les avis de l'AESA doivent être pris avec précaution car l'institution est au coeur d'une polémique après l'embauche de son ancienne directrice du département OGM, Suzy Renkens, par le groupe suisse Syngenta, présent dans le secteur des organismes génétiquement modifiés.

    La décision prise mardi est de nature à relancer le débat autour de l'inocuité des produits OGM en Europe. L'autorisation de culture du maïs génétiquement modifié MON 810 de Monsanto, est arrivée à échéance il y a deux ans et n'a pas encore à ce jour obtenu d'autorisation de renouvellement.

    Les OGM sont un sujet extrêmement polémique dans l'Union européenne, en raison des craintes sur leurs effets possibles pour la santé et l'environnement.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat en suscitant la controverse. Son ancien commissaire à l'Environnement, le Grec Stavros Dimas, aujourd'hui parti, était opposé à un feu vert à la culture.

    Le dossier a été confié à présent au nouveau commissaire chargé de la Santé et de la protection des consommateurs, John Dalli. Ce dernier s'est justifié mardi en indiquant que toutes les craintes en matière de santé avaient été "levées" par les études scientifiques.

    En résumé, le lobbying acharné des producteurs d'OGM a enfin payé : ils ont gain de cause ! Combien de pots de vin à Manuel Barroso, à la Commission européenne et à l'AESA ? Nous ne le saurons jamais... Reste aux états membres de légisférer pour interdire ces cultures OGM sur leur territoire. L'Autriche et l'Italie viennent de le faire. Espérons que tous les autres suivent. 

    Cette prise de position de la Commission européenne, contraire à la volonté du peuple européen, me scandalise. Cette Europe là, corrompue, me dégoûte. Profondément. C'est contraire à notre volonté, c'est contraire à la santé publique, c'est contraire à la préservation de la biodiversité, et en plus, c'est illégal : le gêne résistant aux antibiotiques dont cette patate de BASF est dotée est interdit depuis 2004 ! 

    Dans quel monde, dans quelle Europe vivons-nous ? Terriens, il est temps d'agir...