aromes

  • Il est temps de penser à vos pieds de tomates...

    Il est temps de retrouver les pépins de tomates que vous avez conservé depuis l'été passé ou les étés précédents : ceux que vous avez séchés au soleil après avoir dégusté une délicieuse tomate au goût et à la texture incroyables lors de vos vacances à l'étranger, ou même ici, en Belgique, provenant des marchés Bio, en juillet ou en août.

    Je viens de semer 8 pépins dans des pastilles de tourbe humidifiées, sous mini-serre plastique sur un radiateur devant une fenêtre. Il n'a pas fallu 4 jours pour que ces pépins, datant de 2009 à 2013, donnent naissance à une petite tige de 3 à 4 cm de haut, munie de 2 feuilles...

     

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    Dès qu'elles auront une dizaine de centimètres et que les racines commenceront à s'épandre au-delà de la pastille de tourbe, je les mettrai dans de petits pots de 8 cm sur 8, remplis d'une bon terreau Bio, dans lesquels j'aurai planté un tuteur. Et les laisserai poursuivre leur croissance au bord de la fenêtre, sans couvercle.

    Et dès que les racines sortiront de ces pots, je les transvaserai une dernière fois dans leur pot définitif (le plus grand possible), toujours rempli de terreau Bio de qualité et dans lequel vous aurez planté un tuteur en bambou de 2 mètres de haut, auquel vous lierez le pied. Sur la terrasse, ou dans le jardin, bien exposé au Sud.

    Il suffit alors d'arroser abondamment une fois par jour (matin ou soir) pour voir grandir à vitesse VV' des plants de tomates imposants sur lesquels, très vite, des fleurs vont apparaître. Chaque fleurs donnera naissance à une délicieuse tomate, à condition qu'elle soit pollinisée par les abeilles ou des bourdons. Si vous n'en voyez pas, vous pouvez le faire vous-même, en touchant les pistils des fleurs entre le pouce et l'index, et en passant de fleurs à fleurs.

    Si le printemps est tardif, comme en 2013, les premières tomates ne seront mûres que fin juillet. S'il est précoce, comme cette année, cela pourrait être fin juin. Tout dépendra de la chaleur des 3 mois qui arrivent. Notez aussi qu'il y a des années tomates et d'autres sans. Certaines années, j'en ai récolté des centaines, et l'année suivante aucune car tous les pieds étaient atteints d'une maladie et les tomates pourrissaient sur pied avant de mûrir... Et comme je ne traite pas mes plantes avec des produits phyto-sanitaires chimiques, et bien, on ne récolte rien...

    Mais quel plaisir de voir grandir ces pieds, de récolter pendant 3 mois de magnifiques fruits mûrs à souhait, de les déguster dans des recettes estivales et de préparer le reste pour le surgeler et profiter de tous ces arômes parfumés en automne et en hiver. Alors, n'hésitez pas : semez vos pépins, c'est le moment !

    Et si vous n'en avez pas, achetez-en sur le site de Kokopelli. Des centaines de variétés de tomates anciennes et oubliées sont disponibles ! Bon jardinage.

  • Comparatif des miels de lavande Bio...

    Miel de lavande de Gabriel Perronneau (logo Bio AB), provenant du Portugal et conditionné en France : agréable, aromatisé, mais fort sucré. Prix 15,75 euro le bocal de 500 grammes (Sequoia). Il exista aussi un miel de Lavande maritime dans lequel j'espérais retrouver des arômes d'iode, mais ce n'est pas le cas.

    Miel de Lavande de la Vallée du Célas dans les Hautes-Pyrénées de Ballot-Flurin (logo Bio AB) : beaucoup plus aromatique, plus crémeux (cristallisation fine) et moins sucré que le premier. Prix 16,39 euro le bocal de 500 grammes (Tan).

    Miel de lavande fabriqué pour Les Davids par Patrick Martin dans les environs de Carpentras (pas de logo : en conversion vers l'agriculture biologique) : une bombe d'arômes de lavande, un miel plus solide et plus lourd, mais d'une finesse incroyable en bouche. Moins sucré aussi que le premier. Prix 7,62 euro le bocal de 280 grammes (Tan).

    Miel de lavande de Gélibert Andrée dans le Var à Grimaud (logo Bio AB), un apiculteur chez qui nous nous approvisionnons depuis fort longtemps. Un miel vraiment délicieux. Prix (de mémoire) 7,5 euro le bocal de 500 grammes.

    Conclusions : Le miel (le vrai) devient rare et cher. La disparition des abeilles due aux produits phyto-sanitaires utilisés dans l'agriculture intensive en est une des raisons. Le fait de ne plus trouver de miel produit localement et de devoir le faire venir des pays voisins ou de l'autre bout du monde est une autre raison. Et pourtant, rien ne vaut ce vrai miel produit localement par un apiculteur que vous connaissez et qui respecte l'environnement, ses abeilles et son miel... Et, en plus, c'est moins cher.

  • Le Fou du Pain...

    Le plus grand boulanger du monde (ou, en tout cas, un des meilleurs) sévit à Lille. C'est ce que je viens d'apprendre en lisant un numéro hors série du Monde consacré à La Table et aux Artisans, Virtuoses et Producteurs. Lui dit que ce sont des conneries...

    Alex Croquet, c'est son nom, est fou de pain. C'est dans son fournil de Wattignies qu'il expérimente ses recettes, à base de levain naturel et Bio, de farines Bio, d'eau purifiée et vivifiée par lui-même et de sel de Guérande. Et puis, il laisse le temps au pétrain, cette matière vivante, de faire son oeuvre. Tout est fait main, et les céréales passent à la meule à pierre, comme autrefois.

    Le résultat est incroyable : plus de 200 arômes volatiles ont été recensés dans ses pains ! 

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    Il y a aujourd’hui 106 additifs autorisés dans le pain, 150 dans la viennoiserie, sans oublier l’acide ascorbique qui est devenu incontournable depuis les années 1950 et qui accélère le gonflement de la pâte. On ne peut plus appeler cela du pain... Chez Alex : rien de tout cela. Juste la nature, le temps, le goût. En général, la fermentation ne dure, chez la plupart des boulangers, que 3 ou 5 heures. Chez Alex, elle dure de 15 à 27 heures... C’est cette « poussée lente » qui va déterminer la puissance exceptionnelle des arômes et des goûts de ses pains !

    Et il n'y a pas que les pains ! Petits pains au chocolat (à tomber), Tartes (incroyables) et Pudding (monumental et aérien) ne sont que quelques exemples de tout ce qui va vous faire courir là-bas !

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  • Dégustation du lundi 188

     

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    Et voilà 2013 qui débute en pleine forme pour cette dégustation du Clos à 5, malgré l'absence de jambe de bois, avec, pour commencer, trois vins rouges servis en même temps...

    Robes quasi similaires, nez de vieux bordeaux et bouches très proches, sauf pour le troisième vin qui présente un très léger côté liégeux, ligneux, mais sans être bouchonné. Le premier est très agréable, sur des arômes tertiaires, et paraît plus jeune que les autres, bien que la robe soit évoluée. Le second nous offre un nez vraiment magnifique. Par contre, en bouche, il est plus plat, plus dilué et moins long que les autres, tout en restant très très bon. Le troisième aurait été parfait, sans ce léger problème en bouche.

    Nous venons de déguster Léoville Poyferré 1990 en Saint Julien (96/100 Parker, à boire jusqu'en 2026), Tertre Roteboeuf 1989 en Saint Emilion (95/100 Parker, à boire jusqu'en 2017) et Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1986 en Pauillac (94/100 Parker, apogée jusqu'en 2015).

    Tout cela est gentil, mais pas exubérant. Pas trop d'émotions pour ces bouteilles de "grands vins de Bordeaux".

    On passa ensuite à un vin jeune, à la robe noire, et au nez cuit et chaud, sur des amandes. La bouche, par contre est fraîche, sur une belle matière, mais dissociée pour le moment. Certains évoquent un mono-cépage, sur une vieille grenache en Roussillon, alors qu'on est en 100% Syrah en Côtes du Rhône : Cornas 2010 de chez Clape (côté 96-98/100 Parker, à boire dans les 30 ans). Certains habitués de Clape n'ont jamais dégusté un tel vin. J'avais envie de faire partager mon émotion d'-il-y-a a quelques mois, lorsqu'un caviste m'a fait déguster une magnifique Syrah septentrionale sur une superbe matière de petits grains croquants très nobles, sur du fruit rouge. C'était divin. Ce ne fût plus tout à fait la même chose ce soir...

    Le dernier flacon de la soirée est fruité et ciselé. C'est fort bon, juste et encore jeune, sans être trop intellectuel. Sud, mûr et souple. On a aussi de la rafle et de la verdeur : va-t-il aussi bien vieillir qu'on ne le présume ? On est tous en France (Richeaume 2000/2005, Saint Chignan, etc.) pour ce magnifique vin californien : Dominus 2004 Napa Valley de Christian Moieix. Un magnifique millésime dans le nouveau monde... et 96/100 Parker.

    Une soirée très Parker ce soir, sans l'avoir programmée, et qui s'acheva, à 1H47, par la naissance de Clément, le filleul du Clos.. La suite des aventures 2013 du Clos lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 186

    Très belle dégustation à 6, tout le monde ayant fait un bel effort, les fêtes approchant à grands pas (ou la fin du monde, pour certains...).

    Un deuxième Noël du Clos qui débuta par 3 vins blancs magnifiques, intéressants et avant-gardistes, dégustés à l'aveugle, suivis de 4 fort beaux vins rouges (sur 5) et d'un moelleux. Le paradis.

    Premier blanc à la robe claire et au nez de vin naturel (mais pas extrême), simple et mûr, sur de la rafle.  En bouche, vivacité, fraîcheur, plénitude, sur des notes salines, fumées et marines, puis le fruit qui revient en finale. Initials BB 2011, en Vin de France d'Agnès et René Mosse. La meilleure parcelle des Bonnes Blanches. Très beau.

    Second blanc à la robe claire également et au nez classique, beurré, expressif, aromatique sur de l'ananas. La bouche est très fraîche, avec une belle acidité qui revient en fin de bouche sur des agrumes. Un noble élevage, une noble origine, qui fait penser à Coche-Dury. Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts 2008 de Philippe Pascalet. Les amateurs de vins naturels sont un peu déçus par ce vin pas assez libre à leur goût...

    Dernier blanc de cette longue soirée avec un flacon à la robe claire et au nez fruité et frais. La bouche est très aromatique. On est sur un Sauvignon du sud, avec une certaine lourdeur : un contraste entre la bouche très mûre et le nez frais. Buisson Renard 2009, Blanc Fumé de Pouilly du Domaine Didier Dagueneau. Il n'a pas ce côté "découpé au laser" habituel des Dagueneau, peut-être parce qu'il est très mûr.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin espagnol (Priorat nouvelle génération) pour l'un, bordelais pour les autres. En bouche, c'est bien mûr, réalisé techniquement, dans un style mondial qui plaira à tout le monde, mais qui manque de spécificité et de terroir, et avec un boisé assez présent : Podere Sapaio 2008 Boigheri Superiore en Toscane. Ce 95/100 Parker est composé de Cabernet Sauvignon (50%), de Merlot (20%), de Petit Verdot (20%) et de Cabernet Franc (10%).

    Cinquième bouteille à la robe foncée et au nez assez ouvert, qui libère le fruit mûr avec une certaine chaleur. La bouche est impressionnante, noire sur un cépage teinturier, très mûre. Il y a de la finesse malgré la maturité, mais aussi de la fraîcheur, avec des arômes très purs d'olives noires et de noyaux et un petit côté sauvage : Terre Des Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. 95% Syrah et 5% Grenache noire pour ce vin en biodynamie élevé sans bois dans des cuves en acier ou en béton.

    Sixième flacon de la soirée à la robe rubis clair et au nez plus discret et lourd sans notion de terroir. Sont évoqués : un Gamay, un Poulsard, un Pinot Noir sur Sancerre... En bouche, une belle légèreté avec de la personnalité sur un fruité qui est là et juste bien fait, élégant, qui prend le palais et s'installe. Ce vin un peu plus tendu que le précédent est l'oeuvre d'un vigneron qui travaille sans artifice. Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2008 de Ghislaine Barthod.

    On poursuit avec un vin à la robe foncée, mais évoluée et au nez de grand Bordeaux dans une année chaude. La bouche me dirige vers un rive gauche 89 et on est en rive droite 99... Par contre elle tombe sec, comme d'habitude, sur un énorme boisé. Pas de quoi justifier ces prix à la con... Château Pavie 1999 Saint Emilion Grand Cru.

    Le vin suivant présente une robe plus légère et une bouche fruitée, mais tapissée par l'élevage en finale. C'est long en bouche et il y a de la fraîcheur dans le développement qui joue un registre de balais aérien (Sic). Moins de précision mais plus de maturité que dans le 6ème flacon. Chambolle-Musigny 2009 La Combe d'Orveau du Domaine Anne Cros.

    Neuvième et avant-dernière bouteille à la robe noire. C'est plein de fruits, avec de la fraîcheur, puis une finale sur de l'alcool. C'est une grande Syrah, bien enrobée, sur un terroir solaire. C'est très riche, beau, puissant, mais avec aussi une certaine élégance. Un tout grand flacon dans un tout grand millésime. Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin, 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Dernier flacon de la soirée, en demi, à la robe abricot. C'est mûr et très botrytisé, super long et pas sirupeux grâce à une belle vivacité, et un beau fruité. Rieussec 1986 1er Grand Cru Classé en Sauternes. Lundi prochain, le 3ème et dernier Noël du Clos, avant le vrai. Le thème : "Et si c'était vraiment la fin du Monde, qu'est-ce qu'on boirait pour la dernière fois?". Qui vivra verra.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 179

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    Belle dégustation au Clos ce lundi, à 4, jambe de bois étant toujours immobilisé dans sa lointaine campagne. Mais nous le rejoindrons lundi prochain pour lui remonter le moral et fêter un anniversaire qui n'en fini pas d'être fêté.

    Premier flacon, à la robe paille et au nez de pomme mûre. En bouche, acidité, vivacité et complexité gustative intéressante : complexité et minéralité. Par contre, la complexité aromatique est moins avenante. Cela tire fort sur la pomme, c'est assez monolithique et d'une longueur moyenne. Mais ce vin est ciselé et quand même fort agréable :  Arena 2010 en Savennières d'Agnès et René Mosse.

    On passe aux rouges avec un premier vin à tester pour une connaissance. Robe rubis claire, et nez de mélasse de pneus usés macérée dans un jus de bois brûlé à la liqueur de vieux cassis parkerisé. En bouche, c'est encore pire, chaptalisé à mort et vraiment pas bon. Dalvina "Amfora" 2008 Macedonia.

    On passe aux choses sérieuses avec un troisième flacon à la robe rubis et au beau nez frais et rond. En bouche, c'est mûr, sans trop d'alcool, doux frais et chaud à la fois. C'est joli, souple et fin, avec un plaisir immédiat et facile, bien qu'il y ai une petite sécheresse en finale : Castello Fonterutoli 2007 Chianti Classico de Mazzei. Pas mal pour ce vignoble composé d'une trentaine de parcelles différentes, vinifiées séparément, puis assemblées. Par la même famille depuis 23 générations...

    La quatrième bouteille présente une robe rubis foncé et un nez plus complexe et plus puissant. La première bouche n'est pas terrible : en retrait sur du boisé et de la sécheresse. Quelques minutes plus tard, la seconde bouche nous présente heureusement un tout autre vin : de la rondeur, une finesse intéressante sur du cacao et du chocolat, de l'harmonie, de la douceur et de la délicatesse : Château Belair 2002 de Dubois Challon, en 1er Grand Cru Classé (B) sur Saint Emilion.

    Cinquième flacon de la soirée, avec une robe rubis foncé au contour légèrement tuilé et un top nez de vieux Bordeaux comme on les aime. En bouche, le fruit est là, sur une belle vieille matière qui en a encore sous la pédale. Très beau. Léoville Barton 1990 en Saint-Julien. C'est un Bordeaux d'avant la catastrophe (c'est-à-dire avant 1991, les millésimes 91/92 et 93 n'ayant pas été bons, et 95 ayant vu apparaître la flambée des prix et une mode de boiser le vin pour le parkériser. Et depuis lors, c'est mauvais). 

    Arrive le sixième flacon, à la robe rubis plus claire et au nez plus discret sur des fruits rouges. En bouche, les mêmes petits fruits rouges, tout en finesse et de la cerise en finale. C'est moins impressionnant que le précédent, mais on pense également à Bordeaux et c'est raté : Clos des Lambrays 2005 en Grand Cru, Domaine des Lambrays à Morey Saint-Denis en Bourgogne. La Bourgogne comme on l'aime. Et c'est assez rare...

    Nous n'épiloguerons pas sur le septième flacon de la soirée, bouchonné de bouchonné. Domaine de Beaucastel 2004 "Hommage à Jacques Perrin" en Châteauneuf-du-Pape. Dommaaaaaaage....

    On acheva la soirée (pour la majorité, la minorité poursuivant ailleurs) avec un huitième flacon à la robe noire et au nez d'extrême maturité et de sucrosité. En bouche, une magnifique densité. C'est très bon car ce vin a tout, mais il faut le laisser vieillir. Il souffre aussi de tout ce qui a été dégusté avant. C'est un vin de garde, trop massif pour le moment : Lafran Veyrolles Cuvée Tradition 2007 en Bandol. A revoir dans 10 ans ou plus...

    Lundi prochain, la suite des agapes du Clos.

  • Dégustation du lundi 177

    Retour au Clos pour cette dégustation à 4, sans patte raide. Une dégustation qui commença on ne peut plus mal : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2006 de Ghislaine Barthod bouchonné. Second flacon, à la robe rubis clair et au nez sur le fruit. En bouche, petits fruits croquants, charpente de tannins serrés, clair mais pas fluet. C'est jeune et manque de complexité pour un 1er Cru. Mais il doit encore certainement vieillir et se bonifier : Chambolle-Musigny 1er Cru Les Véroilles 2006 de la même Ghislaine Barthod, 50 ans et aux commandes du vignoble depuis 26 ans.

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    Troisième bouteille, à la robe rubis évoluée et au nez de vieux bordeaux, sur du caramel, du vieux cuir et de la vieille futaie. En bouche, encore un beau fruit et de la générosité, mais aussi de la verdeur. C'est très fin, sauf la finale boisée qui domine. C'est mûr avec de l'alcool, mais aussi aqueux avec du boisé : il y a eu un stress quelque part... Vieux Château Certan 1990 Grand Vin de Pomerol. Ce vin, coté 94/100 aurait dû vieillir 50 ans. Le nez est chouette, mais la bouche ne suit plus. Déception.

    Les quatrièmes et cinquièmes flacons, servis en même temps, présentent une robe rubis similaire, l'un étant juste un peu plus évolué que l'autre. En bouche, le plus vieux est délicat, sur le fruit, avec de la chaleur et un côté sucré assez marqué. C'est très mûr, et frais, puis cela tombe court sur l'alcool. Le plus jeune est rond, flatteur, mais sans beaucoup de personnalité. Pas de grand sentiment pour ces Domaine Hauvette 2004 et 2007, en Baux de Provence. Dominique Hauvette, viticultrice à Saint-Rémy de Provence nous charme plus avec ses magnifiques vins blancs.

    Sixième flacon à la robe noire et au nez chimique de vin étranger, avant d'évoluer vers quelque chose de beaucoup mieux sur de la violette, de la prune et de la confiture de figue. En bouche, c'est très sucré, avec de l'alcool bien rafraîchi par une belle acidité. On est en vin naturel, à la recherche de la rondeur et de la buvabilité, en vin sudiste. Le Gaure 2009 Cuvée pour mon Père de Pierre Fabre en Vin de France dans le Languedoc.

    Septième et dernier flacon avec un vin à la robe rubis marquée par l'évolution et au nez magnifique. La bouche est gourmande sur un beau fruit, des notes torréfiées, de la puissance et de la richesse et un bel élevage. On est en Amarone. Ce vin a encore un beau potentiel : Valpolicella 1999 Classico Superiore de Quintarelli Giuseppe à Verona. Le meilleur vin de la soirée. 

    Lundi prochain, les amis du Clos s'en vont rejoindre patte raide dans sa campagne bucolique, pour fêter tous ensembles un anniversaire. Cela promet...

  • GEO Savoir n°4 consacré à l'Alimentation...

    alimentation,industrie agroalimentaire,additifs,arômes,santé,goûtPas mal du tout, ce numéro de GEO hors série (n°4 septembre-octobre 2012) consacré à l'alimentation.

    On y aborde d'abord l'évolution alimentaire de l'homme et l'évolution des comportements. 

    Puis, le monde de l'Agroalimentaire industriel qui occupe une grande partie du numéro avec les thèmes suivants : l'élevage intensif, les subterfuges alimentaires, soja et palmiers à huile à l'assaut de la forêt tropicale, les additifs alimentaires, les changements climatiques et les multinationales, des géants au bras long.

    Ensuite, au niveau physiologie, un article fort intéressant sur le pouvoir du gras, et un autre sur le fabuleux destin d'une bouchée de pizza, qui décrit, étape par étape, les processus de la digestion.

    Enfin, au niveau nutrition, 3 thèmes encore abordés : bien manger s'apprend jeune, quelques chiffres concernant l'alimentation, et pour finir en beauté, l'analyse de 28 régimes (promesses/résultats/atouts/inconvénients).

    J'ignorais l'existence du fromage analogue, un ersatz de fromage sans lait, un produit industriel utilisé pour les garnitures de pizzas industrielles, qui coûte 40% moins cher que le fromage, qui résiste à 400 degrés (ce qui permet de cuire les pizzas à haute température, et donc plus vite, sans brûler "le fromage" qui n'en est pas). Il sont fous, ces industriels. Et ils sont fous, ces consommateurs, d'acheter et consommer de tels produits bourrés d'additifs, d'arômes artificiels, de colorants et d'exhausteurs de goût !

    En Europe, chaque année, 170.000 tonnes d'arômes sont utilisées par l'industrie agro-alimentaire pour produire des yaourts aux fruits sans fruits, des soupes au poulet sans poulet, des desserts à la vanille sans vanille, des bâtonnets de crabe sans crabe et des pizzas au fromage sans fromage !

    La lecture de ce numéro renforce simplement mon intime conviction d'éviter d'acheter des produits non qualitatifs , d'éviter les plats industriels préparés, et de me tourner vers les produits de saisons bio à cuisiner soi-même, en se laissant guider par son instinct et les besoins physiologiques de son corps.

  • Dégustation du lundi 127

    A 4 ce soir pour une dégustation à l'aveugle assez intéressante, qui commença par un vin blanc à la robe claire, et au nez ample, gras et boisé sur des agrumes assez vifs. La bouche, très classique, ample et longue, grasse avec un boisé intégré et du fruit, et des notes minérales de calcaire, le tout sur une belle fraîcheur. Nous sommes sur un Chardonnay bourguignon et c'est raté : Domaine Belmont 2009 "Dolmen-Montaigne" en Vin de Pays de Lot de Christian Belmon. Sortir ce style de vin d'une région où l'on produit habituellement du Cahors est une belle réussite, d'autant plus que le fond de la bouteille vidée en fin de dégustation, à 14 ou 15°, conserve toute cette fraîcheur...On est en biodynamie.

    Second flacon, à la robe rubis évoluée, et au très beau nez de bordeaux évolué, avec de la fraîcheur. Par contre, la bouche s'avère assez décevante par rapport au nez : c'est léger, un peu sec et sans saveurs : Château Latour à Pomerol 1993. Dommage, car il aurait dû être bien meilleur que cela.

    Troisième flacon à la robe foncée et au nez de bois et de vanille qui fait peur. Heureusement, la bouche est toute différente : il y a de la matière, des fruits (cassis), du boisé, une bonne acidité et surtout de la fraîcheur (à un tel point que le vin est désaltérant). Pas mal du tout ce Sodole 2005 de Toscane.

    On change de registre avec les 2 vins suivants, avec un quatrième flacon à la robe trouble rubis clair et au nez biodynamique sur de la cerise avec du gaz carbonique. La bouche, très jeune,  me rappelle un sirop (contre la toux) à la cerise pour les enfants, tandis qu'elle évoque à d'autres une très belle Syrah, dans toute sa simplicité. "C'est pas la mer à boire" 2009 en côtes de Roussillon Villages de Loïc Roure du Domaine du Possible. On est en Grenache (60%), Carignan (30%) et Syrah (10%).

    Cinquième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe rubis clair, avec des notes d'évolution, et un nez qui part dans tous les sens, avec des côtés qui plaisent, et d'autres qui chiffonnent... La bouche, inhabituelle, est difficile à décrire : c'est évolué et hors France, un peu cuit, lourd et huileux, mais on aime bien l'alcool qui arrive dans ce vin, poursuivi par le fruit : Pléiades "Old Vines", mis en bouteilles en 2008 par Sean Thackrey en Californie. C'est un américain hors normes, paranormal, un viticulteur visionnaire qui part dans tous les sens, sans maîtriser vraiment ce qu'il fait. Cépages de cette bouteille : Syrah, Barbera, Carignan, San Giovese et Viognier ! Mais il nous plaît dans son délire, comme dans son vin.

    Il y a 10 ans, nous dégustions au Clos quelques 1993 : Beauregard 93 Pomerol,
Gazin 93 Pomerol,
Laurel Glen Sanoma Mountain 93, 
Grand Mayne 93 Saint Emilion Grand Cru Classé, 
Vigna del Sorbo 93 Fontodi Chianti Classico (bouchonné), 
Canon La Gaffelière 93, 
Angélus 93 Saint Emilion Grand Cru Classé, 
L'Evangile 93 Pomerol, et avions terminé ce lundi de folie par 
Pichon Comtesse 92 Pauillac, 
Clos Triguedina 95 Cahors et 
Ducru Beaucaillou 92 Saint Julien ! Quelle santé !

  • Dégustation du lundi (46)

    Petite dégustation agréable à 3 (puis à 4, ce dernier comparse, éméché, rentrant de ses agapes parisiennes), et fort basée sur celle de la semaine passée : un premier vin au nez complexe mais léger de petits fruits rouges, une légère oxydation et de l'alcool. Robe légère et évoluée. A la bouche, une forte acidité et un peu de verdeur : Château Pavie Macquin 1994, en Saint Emilion Grand Cru Classé. Rien à voir avec son jeune frère de 2004 dégusté lundi passé, sans doute dû au millésime... On poursuivi avec un vin à la robe foncée, au nez de cacao et de vanille, un nez de Syrah bien mûre, mais moins complexe que le précédent. A la bouche, un vin technique, bien fait, pas écoeurant, mais sans terroir. Et avec une belle fraîcheur, et un alcool bien enrobé : un Montes Folly 2003, Syrah, Apalta Valley Vineyards, Santa Cruz, Chili. Une bouteille lourde et imposante, au beau packaging, mais ne valant pas ses 70 euros ! On termina par un vin au nez sanguin et de tomates, et à la bouche longue, mais molle : élevage avec moins de fraîcheur et de maîtrise que le précédent. Un Enira 2005, même vin bulgare que lundi passé, mais en cuvée classique. Rien à voir avec le Reserva de lundi passé (17 euros, contre 10 euros ce soir). Lundi prochain, on déguste à 5 toutes les cuvées du Clos (de 2000 à 2007), et on termine par une toute grande bouteille, histoire de déguster autre chose...

  • L'ADN de la vigne n'a plus de secret...

    De part son importance dans la culture française mais aussi de part sa place dans l’histoire de l’homme depuis le Néolithique, la vigne a été l’une des premières plantes à fleurs candidates au séquençage. Un consortium public franco-italien publiait fin août dans l’édition électronique de la revue Nature une version de haute qualité du génome de Vitis vinifera qui confirme la richesse aromatique de cette plante. Les chercheurs ont sélectionné une variété issue du fameux Pinot noir, le cépage bourguignon, et l’ont cultivée sur plusieurs générations afin de réduire la variabilité génétique de la plante. La plupart des variétés de vigne sont en effet très fortement hétérozygotes, elles possèdent fréquemment deux allèles différents d’un même gène, soulignent Patrick Wincker (Génoscope, CNRS, France) et ses collègues. La plante qu’ils ont séquencée est homozygote à plus de 90%. Sur les 30.000 gènes répertoriés, une grande quantité produisent des molécules essentielles aux arômes du vin. Vitis vinifera possède par exemple beaucoup plus de gènes codant pour des tannins ou des terpènes que les autres plantes dont l’ADN est connu. Au cours de l’évolution ces gènes ont été amplifiés au sein du génome de la vigne, expliquent les chercheurs. Ils ont également découvert un grand nombre de gènes codant pour le resvératrol, un polyphénol qui serait au cœur du ‘’paradoxe français’’, apportant ses bienfaits aux buveurs modérés de vin rouge. Grâce à la séquence de l’ADN de la vigne, les scientifiques espèrent aider les viticulteurs à mieux lutter contre les ravageurs et les maladies de la vigne : on pourra mieux cibler les traitements et utiliser des produits moins nocifs pour le sol et pour la santé. Cela ouvre également de nouvelles pistes de recherches sur les arômes et le goût du vin, même si, sur ce terrain, il est difficile de concurrencer le savoir-faire des vignerons et des œnologues. Seul bémol, cette découverte ouvre également toute grande la porte aux essais transgéniques sur la vigne ! Et je parie que d'ici peu, Monsanto, toujours avide de profit, proposera des pieds de vignes V1 qui produiront 4 fois plus de raisins, trois fois plus gros et protégés contre le mildiou, l'oïdium et la pourriture grise... Seuls, le goût et la qualité des tannins seront altérés. Mais çà, ils s'en foutent...

  • Dégustation du lundi (31)

    Pour tout avouer, on continua de célébrer l'événement au Clos quelques jours plus tard, lors de notre dégustation hebdomadaire à 5, et ce malgré une sévère attaque de Mildiou dans le vignoble, non encore traitée comme il se devrait... On débuta par un Ex Voto blanc 2001 Ermitage de E. Guigal, qui manquait de fruits et de rondeur, et présentait un début d'oxydation. On passa un échelon plus haut, avec un beau Bâtard Montrachet Grand Cru 98, d'Etienne Sauzet à Puligny-Montrachet, bien qu'à l'aveugle, le Chardonnay s'avéra difficile à découvrir. Un très beau Château Duffau-Lagarrosse 2003 en 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion ouvrit la route à un Gevrey-Chambertin 1er Cru 2004 du Domaine Denis Mortet, très beau lui aussi, vinifié à l'ancienne. Vînt ensuite un Pichon Comtesse 98 en Pauillac, avec une belle structure aboutie, et du cabernet franc assez présent. Il fût surpassé par un Château Troplong Mondot 1989, Grand Cru en Saint Emilion, qui s'avéra encore plus complet et plus fin ! On acheva la dégustation par 2 bêtes de courses : un Véga Sicilia "Unico" Cosecha 1990, Ribera del Douro (bouteille n° 40.913) et un Dow's Port Vintage 94 : "autant d'alcool avec un fruité aussi intense, cela ne peut être qu'un Porto d'au moins 15 ans d'âge". Un grand Vintage ! Lundi prochain, c'est à dire demain, traitement du Mildiou en priorité, et dégustation bien méritée après l'effort...