apprenti-sorcier

  • Il faut démanteler nos vieilles centrales nucléaires...

    Les informations partent dans tous les sens : d'une part, on entend que les fissures présentes dans les réacteurs nucléaires sont plus importantes que prévu, et que cela nécessiterait des examens approfondis de tous les réacteurs nucléaires mondiaux - y compris ceux des sous-marins - et d'autre part, on entend que le gouvernement donnerait bien le feu vert pour encore prolonger de 10 ans l'utilisation de nos vieilles centrales...

     

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    D'abord, elles n'ont pas été conçues pour fonctionner si longtemps. Ensuite, avec tous les problèmes mis à jour ces derniers temps, il serait risquer de prendre cette décision. C'est comme une vieille voiture d'occasion qui a fait son temps et qu'on voudrait malgré tout pousser encore un peu plus loin. Sauf qu'ici, on parle de la sécurité de la population belge...

     

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    Enfin, je voudrais bien voir qui va prendre en charge le démantèlement d'une centrale nucléaire belge. Connaître le budget et le planning. Une centaine d'ingénieurs se sont déjà affairés à mettre à l'arrêt ce réacteur et à la déconnecter du réseau électrique. Et ce n'est qu'un début : le démantèlement va durer des années !

     

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    Le coût du démantèlement des centrales était compris dans le coût de l'électricité exorbitant que nous avons payé des années durant à Electrabel, racheté par GDF Suez. Qui va payer, je me le demande...

    Dire que le nucléaire est une énergie sûre et peu chère est faux ! C'est dangereux et très cher si on prend en compte tous les paramètres. Il est grand temps d'en sortir et de se tourner vers les énergies renouvelables et vertes. Pour notre santé à tous.

  • OGM : la roulette génétique...

    Article intéressant sur Agora Vox, à propos du nouveau livre de Jeffrey Smith : Genetic roulette. L’auteur  américain décrit le début des ogms agricoles dans un scénario à la Hitchcock, où on voit une agence de régulation (la FDA) donner son accord en 1992 à la mise en agriculture des ogms tout en autorisant sa mise en circulation dans l’alimentation humaine et animale sans étiquetage ni séparation des filières. Ce n’était pas nécessaire ! Dès 1992, la FDA disait explicitement « L’agence n’a aucune raison de juger que ces aliments dérivés de ces nouvelles méthodes diffèrent des autres d’une façon significative ou uniforme ». Et sur cette base, la FDA a simplement déclaré que des études d’innocuité poussées n’étaient pas nécessaires et qu’il appartenait aux producteurs de vérifier qu’il n’y avait aucun problème. Avec aussi peu d’obstacles, la voie était ouverte à un déploiement rapide de cette nouvelle industrie , avec des conséquences évidentes : les agriculteurs n’avaient aucune raison de refuser des pratiques agricoles autorisées par la loi et les semenciers n’ont eu aucun mal à les convaincre. La suite est connue : les USA le faisant, la tentation fût grande de le faire ailleurs par supposition implicite (ils le font, donc ils ont jugé après études qu’il n’y avait aucun risque, faisons pareil). Surtout au regard des lois de l’OMC il devenait de fait impossible de refuser l’importation de ces produits autorisées aux USA sans avoir toutes les preuves scientifiques qu’ils présentaient un danger indubitable. On les vit donc apparaître en europe et ailleurs. En 1999 cependant, une action en justice amenait la FDA à « libérer » 40 000 pages nous apprenant que la FDA avait eu pour consigne expresse de l’exécutif de favoriser les biotechnologies et que la personne chargée de ce dossier au sein de l’agence sur cette période était l’ancien avocat de Monsanto, qui devait devenir, après que la réglementation soit établie ,vice-président de la société en question (for a job well done)... On appris aussi qu’il y avait consensus au sein des scientifiques de l’agence pour juger que ces produits étaient significativement différents et que ces aliments pouvaient créer des effets secondaires imprévisibles et ardus à détecter nécessitant donc des études à long terme d’innocuité pour chacun d’entre eux, incluant des tests sur des volontaires humains, pour se prémunir contre les risques d’allergies, de toxines, de nouvelles maladies et de problèmes nutritionnels ou environnementaux. On sait désormais que leur opinion n’a pas prévalu et que leur silence a été imposé vu les délais importants que cela aurait présenté pour les industriels en attente du feu vert. Si le passé, là-bas peut éclairer l’avenir ici...

    Que savons-nous en 2008 sur les risques potentiels des ogms ?

    En résumé, assez pour affirmer qu’ils n’ont aucune chance d’échapper à la loi de Murphy.

    La base des biotechs est le postulat émis par F. Crick qu’un gène donne une protéine sans rétroaction. Nous avons toutes les preuves que c’est faux. Il y a bien plus de protéines que de gènes (grâce à l’épissage alternatif par ex), ce qui veut dire que le gène implanté pour fabriquer la protéine voulue à la capacité d’en faire d’autres dont nous ne savons rien.

    Le « promoteur » d’origine virale couramment utilisé pour permettre une production en continue et à haute dose de la protéine a montré sa capacité à activer en permanence d’autres gènes avec des conséquences potentiellement graves quasiment pas étudiées.

    La (les) technique(s) d’implantation du transgène sont connues pour occasionner des dommages collatéraux sur le receveur (en clair , elles occasionnent des dégâts qu’on peut assimiler à des maladies génétiques induites). Les conséquences ont été peu explorées.

    La technique de multiplication de la cellule transgénique est la cause de très nombreuses mutations , peu étudiées.

    Le « terminateur » qui indique où se termine la lecture de l’ADN du transgène pour la fabrication de l’ARNm a été reconnue comme défectueux.

    Le postulat du gène « légo » qui fonctionne en solo, sans être influencé ni influencer a depuis longtemps volé en éclat, c’est toujours un des piliers de la technique.

    On a montré que l’insertion d’un seul transgène peut modifier l’expression de 5% des gènes de l’organisme receveur (grâce à la technologie des puces à ADN) sans étude des conséquences potentielles de cette découverte.

    On a montré que l’expression d’un gène dépend de l’environnement dans lequel il s’exprime or le mélange des genres (cas de le dire) est à la base de la technique.

    On a montré lors d’une seule étude sur des volontaires humains la présence de bactéries « RoundUp Ready » dans leur intestin, attestant du transfert horizontal de gène. Que se passera-t’il le jour où un gène fabricant un insecticide sera intégré dans une bactérie intestinale ?...

    On a surtout montré à travers l’expérience du Pr Pusztai (chargé au milieu des années 90 par le gouvernement britannique de concevoir le protocole pour tester les ogms) que c’est manifestement la technique qui est en cause et potentiellement dangereuse.

    Le fait de l’avoir dit à l’époque a d’ailleurs été la cause de son limogeage et de la fin de ces travaux, même s’ils restent probablement la meilleure étude jamais faite à l’heure actuelle sur le sujet.

    On comprendra, dans ces conditions que les spécialistes en matière de couverture des risques (la corporation des assureurs) à travers la planète entière refusent d’assurer cette activité (une singularité partagée avec le nucléaire) sans que le législateur ne s’en émeuve outre mesure, quand chaque citoyen est dans l’obligation de s’assurer pour tous les risques qu’il peut faire courir...

    Il est désormais inscrit dans la loi française que le « sans-ogm » s’entendra « avec » (on a parlé de 0,9% de limite de présence, un chiffre substantiellement différent de zéro) or on a déjà l’expérience du caractère allergisant de certains ogms (sans que la plante non-ogm le soit, ce qui en dit long sur l’équivalence en substance brandit en toute circonstances) ce qui posera de vrais soucis aux allergiques et on sait d’ores et déjà que tout problème sanitaire ou environnemental majeur ne pourra être pris en charge que par la collectivité dans l’hypothèse ou la charge de la preuve pourrait être apportée.

    Or tout laisse à penser qu’on ne pourra avoir de preuve...

    Un boulevard est donc ouvert à la plus grande expérimentation jamais faite sur l’espèce humaine, même si quelques garde-fous sont encore présents chez nous.

  • H1N1 de 1918 pour étudier le H5N1 de 2007...

    Ils sont fous, mais ils l'ont fait ! Des chercheurs ont recréé le H1N1, le fameux virus de la grippe espagnole de 1918, à partir de gènes identifiés dans des échantillons prélevés sur des victimes de la pandémie ! Fallait oser ! Ce petit virus a quand même tué 50 millions de personnes, juste après la guerre de 14/18... Après avoir infecté des souris, ce sont maintenant des singes macaques qui ont eu le triste privilège d’être contaminés avec le virus de la grippe espagnole de 1918, afin de mieux comprendre la spécificité de ce virus.La vitesse avec laquelle l’infection s’est développée chez les singes et la gravité des symptômes confirment ce qui avait été observé chez les souris : la souche H1N1 de 1918 déclenche une réaction démesurée du système immunitaire qui attaque et détruit les poumons en quelques jours. Ils ont dû être euthanasiés au bout de quelques jours, tant leurs souffrances étaient grandes. Ce virus se réplique très vite et envahit rapidement l’ensemble du système respiratoire de l’animal. L’analyse de leurs tissus pulmonaires a révélé de gros dégâts : hémorragies et infiltrations de cellules du système immunitaire.En effet, comme on le soupçonnait, le virus H1N1 de la grippe de 1918 déclenche une réponse excessive et incontrôlée de l’immunité innée. Il s’agit de la première ligne de défense du système immunitaire, qui comprend entre autres les cytokines, impliquées dans l’inflammation. Chez les singes infectés avec le virus de 1918, cette réponse innée prend des proportions démesurées. Cela serait dû à la capacité du virus de réduire la production d’agents qui contrôlent la réponse immunitaire innée, comme les interférons. Cela laisse le champ libre aux molécules inflammatoires et finalement la réponse immunitaire se retourne contre l’organisme, en l’occurrence contre les poumons qui se remplissent de liquide. Les malades sont littéralement «noyés», précisent les chercheurs.Cela explique pourquoi la grippe espagnole a davantage tué de jeunes adultes que des personnes âgées, contrairement à la grippe saisonnière. Plus le système immunitaire est robuste, plus la tempête que le virus déclenche est forte. Depuis que le H5N1 laisse planer la menace d’une nouvelle pandémie mondiale de grippe, les travaux sur la grippe espagnole se multiplient. L’étude du virus de 1918 – dont la reconstitution ne fait pas l’unanimité- a montré qu’il s’agissait probablement d’un virus passé directement des oiseaux à l’homme, sans passer par l‘étape de recombinaison chez un animal intermédiaire, comme le font les virus saisonniers de la grippe. L’agent pathogène est conservé dans deux laboratoires publics de très haute sécurité, l’un aux Etats-Unis l’autre au Canada. Espérons seulement qu'un seul de ces petits virus ne s'échappe pas d'un de ces 2 labos... Cela fait froid dans le dos... Mais c'est peut-être parce que le froid arrive enfin ! L'hiver arrive, et la grippe aussi....

  • Nano-particules, macro-danger...

    Alors que la production mondiale de nanomatériaux croît continuellement, on sait bien peu de choses de leurs effets sur la santé. Pourtant, si les leçons de la catastrophe de l'amiante avaient été tirées - ce dont on peut douter -, la capacité des nano-particules et des nanofibres à pénétrer le système respiratoire et à interagir avec les cellules aurait dû inciter à décupler les efforts de recherche consacrés à la toxicologie des nanostructures. On en est loin... Avec l’avènement des technologies de l’infiniment petit, la recherche et la production de nanoparticules (particules dont la taille ou le diamètre ne dépasse pas 100 nanomètres, soit 0,1 micron, ou un milliardième de mètre) va augmenter de manière exponentielle dans les prochaines années. Les nanoparticules sont incorporées dans divers produits : vêtements, cosmétiques, pneus, farts de skis, etc., et seront exploitées à l’avenir pour des applications médicales ou à des fins environnementales. Or l’état des connaissances sur les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérigènes des particules micro et nanométriques de la pollution atmosphérique fait craindre que les nanoparticules fabriquées par l’homme puissent avoir, elles aussi, des conséquences néfastes sur la santé. Les quelques études scientifiques publiées font état d’interactions des nano-particules avec les cellules, et incitent à la prudence. Le secteur des cosmétiques est actuellement l'un des plus attirés par les nano-sciences. Des marques comme CHANEL, CLINIC, DIOR, ESTEE LAUDER, NEUTROGENA et L'OREAL en intègrent dans leurs gammes sans se méfier des effets que peuvent engendrer ces matériaux (par exemple des Nanosomes de Pro-Rétinol A + dans le REVITALIFT de L'OREAL). Or, on sait que la matière nanométrique a la capacité de traverser les barrières des systèmes de protection (peau, paroi intestinales), d'encrasser irrémédiablement les poumons et d'entrer dans notre code génétique (ADN). Bref, les multinationales jouent à l'apprenti-sorcier, et c'est, à nouveau, le con-sommateur qui va casquer ! A quoi cela sert-il de s'enduire tous les jours d'anti-rides, si c'est pour mourir d'un cancer avant qu'elles n'apparaissent ? Terriens, il est temps de réfléchir et d'agir en conséquence...