aoc

  • Liste des aliments contenant des OGM...

    Greenpeace France a eu la bonne idée de dresser une liste des aliments contenant des OGM afin que le Con-sommateur puisse être averti et puisse faire un choix, la mention "contient des OGM" ne figurant pas toujours sur les étiquettes...

    Prenons l'exemple du Camembert. Pour moi, il est évident que le Camembert Bio avec le label AB n'en contient pas. Je sais aussi que le label Bio européen, beaucoup plus laxiste au niveau des règlements, n'est pas un véritable label Bio. Les camemberts apposant ce logo en contiennent donc.

    Et comme je m'y connais pas mal en fromages, je sais aussi que le Camembert AOC n'en contient pas non plus, l'appellation d'origine contrôlée veillant à la qualité du fromage étant très stricte au niveau alimentation des vaches.

    Maintenant, allons voir sur le site de Greenpeace : http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

    N'en contiennent pas (Le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM.) :

    Camembert AB (Toutes marques), Camembert de Normandie AOC (sauf Nos régions ont du talent), Engagement Qualité Carrefour et Graindorge.

    En contiennent (Le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées ici.) :

    Bien Vu, Système U, Carrefour, Casino, Champion; Chevalier Normand; Gillot, Cœur de Lion, Bongrain, Eco +, E. Leclerc, Etendard Normand, Ferme de Tremblaye, Fin Normand, Fromagerie du Val d'Ay, Gillot Pyrogravé, Grand Jury, Lanquetot, Lactalis, Le Bocage, Le Petit, Le Rustique, Les Fromageries Riches Monts, Monoprix, Marie Harel, Marque Repère, E. Leclerc, Monoprix Gourmet, Nos Régions ont du talent (Camembert AOC ), Patrimoine Gourmand, Cora, Paysan Breton, Petit Normand, Produits U, Système U, Président, Lactalis, Pâturages, Intermarché, Reflets de France, Saint Hillaire, U Les Saveurs.

    Moralité de l'histoire : Les industriels du camembert sont mal mis ! Et les 6 deniers producteurs de véritable camembert au lait cru, moulé à la louche, et respectant les règles de l'AOC sortent gagnants. Et le camembert Bio, label AB, vous garanti, en plus, l'absence de traces de pesticides, les fourrages n'étant pas traités. Ce résultat ne m'étonne pas, c'est le bon sens.

    Reste à appliquer ce principe de consommateur soucieux de sa santé à tous les autres aliments...

     

  • Le nivellement par le bas...

    La qualité fout le camp, partout, dans tous les domaines. Et c'est bien dommage.

    Que ce soit dans l'enseignement, par manque de moyens, mais aussi parce que l'on ne peut faire doubler tout le monde, des milliers de cancres sous-éduqués sont jetés dans le monde du travail ou des études supérieures chaque année. Et cela ne s'améliore pas, que du contraire...

    Que ce soit dans le milieu des soins de santé où rentabilité passe avant santé, et où là aussi, faute de moyens et de personnel qualifié, on engage n'importe qui. Et ce sont ces gens, souvent étrangers et manquant d'expérience qui vous soigneront, ou tenteront de le faire, avec toutes les erreurs de diagnostics possibles, sans parler du reste.

    Que ce soit dans le milieu alimentaire, ou à force de vouloir toujours produire plus, plus vite et pour moins cher, on se retrouve aujourd'hui avec des "aliments" ne contenant plus d'éléments nutritifs, et qui goûtent tous la même chose car ils n'ont plus de goût. Sans parler de ces milliers d'hectares morts tellement le sol a été traité.

    Et quand il subsiste un produit qualitatif quelque part, c'est alors la commission européenne qui se charge, à force de directives, de faire en sorte que ce produit pourtant protégé par une AOC et une réglementation stricte de production, devienne moins qualitatif en autorisant des pourcentages de ceci ou de cela.

    Dernier exemple en date, le 1er avril, avec le règlement UE n°61/2011 modifiant les caractéristiques physiques et chimiques des huiles d'olive. Désormais, une huile d'olive vierge extra pourra contenir 150mg/kg d'esters d'alkyle, alors qu'elle n'en contient aujourd'hui que 15mg/kg, quand les olives sont pressées immédiatement après la cueillette. Cela ouvre la porte à des mélanges avec d'autres huiles moins qualitatives, produites à base d'olives fermentées, et qui, à cause de leur goût désagréable, seront désodorisées en la chauffant à 130-150° et en injectant de la vapeur sous vide.

    On ne s'étonnera pas, par conséquent, que dans quelques années, toutes ces huiles d'olive vierge extra goûtent toutes la même chose. Adieu le terroir, adieu le goût, adieu la qualité et vive la mondialisation et ses produits médiocres et vive la rentabilité, avant tout.

    Mais dans quel monde vivons-nous ? Et qui se cache derrière ces règlements qui vont à l'encontre du bon sens ? Dans quel but final ? Terriens, il est temps d'agir...

  • Patrimoine culturel immatériel en danger...

    Partant du constat que la mondialisation et les transformations sociales qu'elle a entraînées "font peser de graves menaces de dégradation, de disparition et de destruction sur le patrimoine culturel immatériel", la "Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel" du 17 octobre 2003, entérinée début 2006, ouvre en effet des perspectives nouvelles à ceux qui se sont engagés dans ce combat et à ceux dont l'avenir dépend de son issue. Elle met en place des mesures importantes de protection de ce patrimoine, "creuset de la diversité culturelle et garant du développement durable". "Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de générations en générations, est recréé en permanence par les communautés et les groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de l'histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité". Il relève notamment des champs suivants : "pratiques sociales, rituels et événements festifs; connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers; savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel." Cette définition et toutes ses implications ne laisseront pas indifférents les défenseurs de l'identité et de l'esprit des AOC. Car au-delà même de sa valeur symbolique dans la culture occidentale, le vin est l'exemple parfait de cette conjonction en un même objet, de l'histoire, de la mémoire collective, de la connaissance d'un milieu et de savoir-faire locaux. Depuis l'identification des crus au fil des siècles jusqu'au choix des méthodes de vinification ou des façons de tailler la vigne, en passant par la sélection des cépages en fonction de leur adaptation à un milieu donné, chaque vin apparaît comme le produit de ce travail collectif, conduit et relayé de générations en générations, qui définit le patrimoine immatériel de l'humanité.Plus encore : tout autant que le produit et sa technicité, les caractéristiques du milieu où il se développe rencontrent cette définition. De récentes recherches visant à cerner le concept de terroir montrent que les racines de la vigne créent avec le temps les conditions physiques et micro-biologiques qui feront de tel endroit le creuset d'une identité gustative unique. Au-delà du simple paysage, l'homme est intervenu au sein de la nature et du vivant pour en faire un véritable patrimoine, par l'intermédiaire de la vigne.C'est de ce patrimoine que les AOC tiennent leur légitimité et leur raison d'être.Or, les traitements chimiques, l'abandon de certains terrains inadaptés aux méthodes d'exploitation industrielle et la perte des savoirs et savoir-faire menacent directement l'intégrité de ces ères culturelles, tout en faisant disparaître la relation particulière de l'homme à la terre qui s'y est développée. L'infraction des standards (de l'industrie ou de la législation) dans cet univers compromet à la fois la diversité et la durabilité de ses formes. Le vin et les AOC en tant que patrimoine sont gravement en danger.L'idée de vouloir les placer sous la protection de l'UNESCO se défend donc parfaitement. Le problème de l'information et de sa diffusion, en laissant place aux discours obscurantistes, permet en effet l'installation d'une relation de prédation touchant les producteurs, les appellations et l'environnement naturel et social. L'influence des conseillers techniques et l'imposition d'une certaine idée de la qualité ont conduit non seulement des vignerons à mettre de côté leur connaissance du milieu et à perdre leur savoir-faire, mais encore à déprécier la valeur de leurs particularités. Résultat : abandon de terrains ou de cépages jugés trop difficiles à exploiter, expansion de surfaces impropres à la production viticole et pourtant rattachées aux appellations, disparition de méthodes de vinification traditionnelles au profit de standard souvent inappropriés, pollution (la viticulture est aujourd'hui le type d'agriculture le plus polluant en France), et parfois réduction du vigneron à l'état de simple producteur de raisins. Une redistribution qui bénéficie aux fournisseurs de produits de synthèse et autres solutions oenologiques, et aux assembleurs et grandes structures de mise en marché : le schéma productiviste suit son cours normal : augmentation des volumes, baisse de la valeur de la matière première, dépendance du producteur. Les vins issus de ce système portent le même nom que les vins respectant les ressources et l'héritage de leur appellation, tout en affichant une perte considérable de qualité et en devenant majoritaires. A cette échelle, la prédation prend la forme de l'usurpation d'identité, transformée en marque et vidée de son contenu objectif.Un mouvement de retour à l'autonomie de la profession de vigneron et réintégration des savoirs au niveau collectif sont donc plus que souhaitables. A ce titre, la batterie de mesures prévues dans le cadre de la Convention est encore une chance réelle d'assurer un avenir aux AOC, et de préserver ainsi ces terroirs et cette diversité, si importants pour nous tous.