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  • Dégustation du lundi 255

    Fort belle dégustation du Clos ce lundi soir, à 5, pour fêter un anniversaire, avec un blanc et 7 rouges. De très belles bouteilles...

    Le blanc présente une robe or pâle et un nez fin et subtil de Chardonnay. En bouche, c'est puissant, long, tendu avec une belle amertume en finale. Nos deux amis de Loire partent sur un Sauvignon, dont l'un des 2 sur un Sauvignon Sémillon. On est pourtant en Chardonnay, en 2000 et en Bourgogne, sur la seule propriété qui fait un grand Cru en rouge et un autre en blanc, c'est tout. Bonneau du Martray 2000 En Grand Cru Corton Charlemagne. Belle bouteille.

    On passe aux rouges, pour mon plus grand plaisir, avec un premier flacon à la robe rubis et au nez de Pinot noir sur des fruits et de l'alcool. En bouche, un fort beau jus, doux et parfaitement maîtrisé : on est sur un millésime bien mûr, mais pas chaud, avec des notes de cerises. On est tous en Bourgogne, avec un tout grand vigneron, et c'est raté : Cloudy Bay Pinot Noir 2012 Marlborough en Nouvelle-Zélande. Bouteille capsulée, cotée 93 à 96/100. Surprenant et fort beau. Une découverte.

    Le troisième vin présente également une robe rubis et un nez de vin nature avec quelques notes de fumier... En bouche on a très vite eu une fort belle longueur sur des cerises en finale, mais qui s'est vite transformée en une finale fluide et sèche. Le vin est déséquilibré. L'attaque reste belle, avec de l'alcool. On cherche en Rhône et ailleurs, sans penser à la Corse : Carco Antoine Arena Patrimonio 2005. Un vin particulier qui ne plaît pas à tous.

    La bouteille suivante, avec sa capsule en plomb (interdit de nos jours) et son bouchon imbibé sur toute la surface présente une robe rubis clair et un nez de vieux vin sans aucun défaut. La bouche est géniale, avec une belle attaque douce et suave. C'est très bon, avec de la puissance, de la richesse, de la sucrosité, de la rondeur, de la typicité et en mono-cépage. Il n'est certes plus très ample, et avec un peu d'alcool qui ressort, mais en mangeant, cela doit être magnifique. L'un est en rive gauche, en 79, les autres (qui commencent à me connaître) sont à Bandol en 85, 78 ou 69. Moulin des Costes 1967, Médaille d'Or à Paris en 1969, Bandol du Domaine Bunan. Un magnifique et rare flacon qui nous procura beaucoup plus de plaisir que les Bordeaux Grands Crus de la même époque. Une fort belle bouteille. Et mes remerciements à Paul Bunan et sa famille.

     

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    Le cinquième flacon présente une robe rubis plus foncée et un nez de vin nature. En bouche, un bon jus, avec beaucoup de fruits et une petite sécheresse en finale. Il y a une puissance non alcoolisée tout en n'étant pas extrêmement concentré : c'est assez léger et sur la finesse. Les Hautes Maizières 2011 de Prieuré Roch en Vosne Romanée.

    Le vin suivant a une robe noire qui présente un disque tuilé et un nez bordelais. Il est plus boisé en bouche, à la bordelaise, mais sans sécheresse. C'est droit, puissant et pas mal. On évoque une rive gauche en 2000 : Grand Vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1982 Saint Julien. Fort jeune malgré son âge.

    L'avant dernier vin présente également une robe foncée, au disque tuilé. En bouche, c'est fort bon, avec des notes de réglisse, de pin, de toast grillé et de menthe. La garrigue n'est pas loin pour ce vin qui chante provençal : Château Pradeaux 1989 en Bandol. Un magnum acquis début décembre à la vente aux enchères organisée à Bandol lors de la Fête du Millésime. Je terminerai ce très beau flacon dans les jours qui suivent, avec un énorme plaisir. Merci à la famille Portalis à Saint Cyr-sur-Mer.

    Le huitième et dernier vin présente lui aussi une robe noire et un nez puissant et lacté. En bouche, il prend sa place, sur plus de finesse qu'on ne le pensait, avec une finale sur la cerise. Je suis en Côtes du Rhône pour ce vin qui doit encore se fondre au niveau des tannins. On est sur une Syrah pure, profonde et mature, avec des notes poivrées et c'est fort beau : Cornas 2011 d'Auguste Clape.

     

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    Carco passa, comme il se doit, sous la table. On évoqua l'acquisition d'un bonnet d'Ane (ou de âne) pour celui qui passe le plus souvent sous la table, appelée également le long pont. Et le "droit de pont" réclamé par le plus fort d'entre nous. Les suites des aventures du Clos lundi prochain.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 243...

    Fort belle dégustation à 5 ce lundi soir, avec 4 blancs et 4 rouges servis à l'aveugle. On fête un anniversaire, et le niveau des bouteilles s'en ressent. Et c'est tant mieux.

    Première mise en bouche avec un vin pétillant, à la robe rosée, orangée et au premier nez fort pétillant et plein de gaz. La bouche est vineuse, fort belle et fraîche, sur une magnifique finale. C'est très beau, pas écoeurant, bien équilibré et génial : Champagne Lamandier-Bernier Rosé de saignée 1er Cru en extra-brut. Si on enlève le pétillant, on est sur un petit Pinot noir, tout en finesse. Vraiment bien.

    On passe au flacon suivant, avec une robe miel et un nez sur les abricots et la pêche. Par contre, en bouche, c'est un peu lourd et manque de vivacité. Le Blanc du Grand Crès 2010 en Languedoc. Un vin de Pascaline et Hervé Leferrer, ancien Maître de Chai de la Romanée Conti, établi dans le Languedoc depuis 1990. Ses rouges sont bien meilleurs.

    Troisième bouteille à la robe or blanc et au nez (pour moi) sur de la noix et de l'élevage. Certains trouvent la bouche très Chardonnay, mais avec un côté très minéral aussi, le tout sur une belle fraîcheur. D'autres sont dans le Jura. C'est explosif, puissant et dense, sur du citron confit : Sous la Roche, Les Chalasses Marnes Bleues de Jean-François Ganevat. Un Savagnin 2009 en Côtes du Jura, encore plus artistique que les Tissot.

    Dernier blanc à la robe plus claire et au nez de Chardonnay, encore. La bouche est plus gourmande, très citronnée aussi et sur une magnifique fraîcheur également. Fort semblable au précédent, juste moins vif et un peu moins digeste. Le Ganevat est au-dessus. Moi qui pensait être dans le même registre que le précédent, c'est raté : Arnaud Ente Le Clos des Ambres 2009 en Meursault. Beaucoup de fruit et pas de boisé pour ce flacon assez cher.

    On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis et au disque légerement marqué par l'évolution. Au nez, du vrai Clos Rougeard, un magnifique cabernet franc de 2003, selon l'un d'entre nous. En bouche, un vin qui a vu le soleil, avec des notes de réglisse, mais gentil et un peu court. Il y a un bon fruit, à maturité, mais cela manque de finesse et de fraîcheur. On adore l'attaque, puis en bouche, c'est assez végétal : on bouffe de la rafle : Clos Rougeard 2003 "Le Bourg" en Saumur Champigny des frères Foucault.

    Le sixième flacon de la soirée présente une robe plus foncée et un nez libre, vachement bon. En bouche, des notes de Bordeaux comme on les aimait autrefois (avant 1990), une belle matière élégante, un élevage maîtrisé et un bel équilibre entre le fruit et les tannins fondus. Rien de dérangeant en finale les amènent sur un beau Trévallon, sauf pour un qui ne voit pas ce vin en France mais plutôt en Espagne : Cabassaou 2000 du Domaine Tempier à Bandol. Topissimo pour la majorité.

    Le flacon suivant, à la robe noire et au nez épais, riche, vanillé et assez jeune, présente une bouche de Cabernet du Languedoc. C'est massif, vanillé, pas très complexe et un peu court : Vega Sicilia Valbuena 5° 2009 (ce qui signifie 5 années de fût : il vient donc de sortir), Ribeira Del Douro (bouteille n° 001755). Déception.

    Voilà déjà le huitième et dernier flacon de la soirée, un vin à la robe orangée digne d'un Yquem. Au nez, c'est digne de l'Yquem 1988 dégusté récemment. En bouche, un côté salin incroyable, mais on n'a pas l'acidité qui porte le vin. C'est très sucré et très propre. Et nous ne sommes pas à Bordeaux : Carbonifera 1997 de Philippe Delesvaux en Coteaux du Layon dans le Val de Loire. Une magnifique bouteille.

    La suite des aventures du Clos, lundi prochain.

     

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  • Dégustation du lundi 226

    Soirée très spéciale à 5, ce lundi soir, pour 3 raisons. La première est que nous fêtons les 17 ans du Clos de Rouge Cloître, notre petit vignoble bruxellois, planté en 1997. La seconde est que, en même temps, nous fêtons l'anniversaire de l'un d'entre-nous. Et la troisième, est que nous avons une pensée émue pour Christine Valette ( Château Troplong Mondot à Saint Emilion) décédée ce week-end d'un cancer à l'âge de 57 ans. Une femme admirable.

    On entame la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe rubis foncé et au nez de tomate confite et d'élevage. La bouche est bordelaise, fruitée, élevée, mais aussi un peu asséchante en finale. Je suis sur un Troplong Mondot 88, et, en fait, c'est un rive gauche 1989. Un millésime très mûr, vendangé le 11 septembre 1989 : Château Margaux 1989, Premier Grand Cru Classé, en Margaux.

    Second flacon, à la robe foncée mais au disque évolué, sur un très beau nez, concentré, sur des fruits, des notes de Porto, de pruneaux et de café. En bouche, un beau volume, une belle maturité et un bel équilibre, sur une magnifique longueur, sans sécheresse. Bouche ronde, soyeuse et harmonieuse, sur des orangettes, des cerises confites et du noyau de cerises, et sur de l'eau de vie de prunes : Château Vannières 1983 à Bandol.

    La bouteille suivante présente une robe tout aussi foncée, mais avec un disque un peu moins évolué. Un nez sur du tabac et du cigare, chaud, riche et complexe. Quant à la bouche, elle est tout simplement extraordinaire et me dirige instinctivement vers un Haut-Brion. On se rappelle le Haut-Brion 1986, magnifique, mais asséchant en finale : on n'est pas loin... Château Haut-Brion 1985, Premier Cru Classé, en Pessac Léognan. Un tout grand flacon, sans un atome de vieillesse et d'une jeunesse incroyable !

    Inutile de vous dire, qu'après cela, les vins suivants eurent difficiles, quels qu'ils soient... Le quatrième flacon, avec sa robe noire et son premier nez, concentré, sur des noix et de la vanille fraîche me dirige vers un vin espagnol ou américain. La bouche est mentholée, tendue, sur des fruits, concentrée avec ces notes de vanille qui persistent et une finale de "bonbon chimique" (je me comprends). Je pense à un 2000 ou 2001 : Vega-Sicilia Cosecha 2003 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 052262). A noter qu'à l'aération, ce côté bonbon chimique disparaît, ce qui m'aurait peut-être ramené en France...

    Cinquième flacon de la soirée, à la robe noire également, et au nez très proche du précédent, et donc, pour moi, à nouveau étranger. En bouche, on entend le plus critique d'entre-nous parler d'un vin non abouti (à cet âge-là, c'est un viol...). Certains évoquent une Syrah travaillée en Rhône Nord. Boisé marqué, mais belle longueur et acidité qui revient en finale. Triste bilan pour ce Vega-Sicilia Cosecha 2000 "Unico" Ribeira del Douro (bouteille n° 086176), toujours assommé par le Haut-Brion, majestueux et grandiose.photo.JPG

    Suite à cette dégustation qui aurait dû s'achever là, on alla rechercher un dernier flacon, à la robe foncée, au disque évolué et au nez d'épices, de noix, et assez proche de celui du Haut-Brion, mis à part les notes fort présentes de tabac. La bouche est monumentale, fort longue, sur des fruits, et très complexe. L'attaque en bouche est d'une jeunesse incroyable, avec un petit creux juste après, avant que tout ne reparte en puissance : Vino Fino Vega Sicilia Ano 1964 Unico (Bouteille 02682). Une bouteille remarquable, grandiose et exceptionnelle.

    Bref, un tout tout grand Clos, suivi d'un petit plat simple et parfait, offert par notre hôte. Un grand moment. La suite des aventure du Clos lundi prochain. Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 225

    Nouvelle dégustation du Clos, à 4, avec 4 bouteilles à l'aveugle dont la première présente une robe cognac clair et un nez riche de vieux Chenin ou de Jurassique. Un début de bouche mou, mielleux, moelleux, puis ce côté sec et acide qui revient sur de l'abricot, sans boisé. Il y a de la surmaturité et c'est excessif tout en étant agréable pour certains. L'ampleur rappelle Sébastien Riffault et c'est bien vu : Akméniné 2009 en Sancerre.

    On passe aux rouges avec un second flacon à la robe rubis et au nez sympathique avec plein de petites choses qui se passent. C'est assez complexe. Par contre, en première bouche, c'est assez simple, très vif et fort jeune, avec du végétal et du cassis caricaturé et une finale sur des tannins non fondus et du noyau de cerise, bref trop dur et pas assez fondu. Belle acidité qui fait plus penser à l'Italie qu'à Bordeaux. Il faudra attendre 2 heures pour que le vin se donne, pour que les tannins se fondent et que le vin devienne agréable : Moulin des Costes 1998 à Bandol.

    La troisième bouteille présente une robe identique au précédent, avec un nez de vin nature et une bouche sur le fruit, avant que l'acidité ne coupe tout. Il y a ce goût de Kriek et de cerises, puis cette finale acide, presque agrumes, sur du pamplemousse, avec une astringence en finale. Pourtant, c'est du Sud, alors qu'on est tous au Nord : Morta Maio 2011 d'Antoine Arena en Patrimonio (Corse).

    Le dernier flacon de la soirée, à la robe noire et au nez de vin nature sur du pruneau frais. La bouche, légèrement perlante fait songer à un magnifique Cabernet, qui a un peu dur avec les 2 vins précédents. Malgré le carafage de 48 heures conseillé et non respecté, et un milieu de bouche aqueux, c'est un vin bien fait dans la fraîcheur : Clos Cristal Boutifol 2010 en Saumur Champigny.

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    Lundi prochain, les 17 ans du Clos et un anniversaire en plus! Il va falloir être certain d'amener le bon flacon et d'être à la hauteur... Qui vivra verra...

  • Dégustation du lundi 224

    5 vins rouges à 4 ce soir, pour une nouvelle dégustation du Clos à l'aveugle, avec un premier vin à la robe rubis foncé et au beau nez typé sud. La bouche est fruitée,fraîche, sur une belle rondeur avec une pointe d'acidité. Il y a une légère amertume (rafles ou pépins), mais pas d'astringence ni de boisé. Certains trouvent des notes de Cabernet, d'autres sont plutôt sur une Syrah/Grenache/Carignan : Seul en Scène 2010, Vin de Pays des Collines Rhodaniennes de François Villard  en Syrah.

    Second flacon, à la robe noire et au nez de vieux brie, mais technique (gens qui savent faire du vin). La bouche est belle et chatoyante sur une explosion de petits fruits noirs, puis plus rien : ni longueur, ni profondeur, mais de la sécheresse. On goûte la planche, et plus on en boit, plus on a cette planche de pirate en bouche... On évoque un bordeaux entre 1995 et 2003, merloté et facile : Cos d'Estournel 2002 en Saint Estephe. Rien à voir avec les somptueux Cos d'Estournel 1985 à 1990 dégustés au Clos. Cela n'a que 12 ans et c'est grossier : no comments.

    On passe au troisième vin de la soirée, à la robe encore plus noire et au nez très expressif sur un produit brut. Un savant mélange de rhubarbe, d'épices, de fleurs (roses), avec des notes balsamiques et d'autres de cuisson, suivies d'une envolée de double cassis. En bouche, de la maturité mais sans alcool. Une belle matière, de la puissance et aune trace d'élevage. C'est gourmand, lisse et délicat, sur un fruité mûr sans excès : Terre de Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. Beau flacon (95% Syrah et 5% Grenache) en Biodynamie.

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    On change de registre avec cette quatrième bouteille à la robe claire et au nez de vieux vin. La bouche est subtile et fine sur des notes réglissées. Les vins précédents lui ont fait du tort, mais il s'ouvre de plus en plus à l'aération et des petits fruits rouges apparaissent. Ce serait parfait sur une raviole aux champignons... Tout le monde est à Bordeaux (82/85) pour ce Château Pibarnon 1990 à Bandol. A re-tester dans d'autres conditions...

    Dernière bouteille de la soirée, à la robe noire à nouveau, mais avec des traces d'évolution cuivrée sur le disque, et au nez de vieux bordeaux, sur un cuir fruité et noble, complexe, animal et floral (roses fânées). La bouche paraît fort jeune par rapport à la robe et est fluide malgré une légère astringence (résidu des tannins lui ayant permis de vieillir correctement). Je pensais à un Saint Julien et on est en rive droite : Château Magdelaine 1990 en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le plus merloté des premiers crus (90%), et leur meilleur millésime. Belle bouteille.

    La suite des aventures du Clos la semaine prochaine, avant de fêter, en grandes pompes, les 17 ans du Clos de Rouge-Cloître la semaine suivante.

  • Dégustation du lundi 216

    Et voilà, déjà la dernière dégustation 2013 du Clos à 5 ! Que le temps passe vite...

    Premier flacon à la robe paille et au nez léger sur le fruit. En bouche, c'est bon, très libre et très fruit, sans lourdeur. On hésite car pas de Chenin au nez, et pas de Sauvignon en bouche. C'est pourtant bien un Chenin, mais jeune : Un Bout de Chemin en Vin de France (Anjou) non filtré de PZ. Pour les non-initiés, PZ = S. PRZEZDZIECKI. On devrait d'ailleurs dire PZZZ...

    Second vin, à la robe rubis et au nez nature assez spécial, serré, sur des épices. En bouche, toujours cette typicité du vin nature, mais fine, élégante, aérienne, sur des fruits rouges (framboises), un vin qui coule tout seul. On hésite à nouveau : une Grenache bien tendue, un Gamay, ou même, un Pinot noir? Morgon 2011 Côte du Py de Jean Foillard.

    Troisième flacon, à la robe cuivrée et évoluée et au nez de vieux vin sur de l'humus et du terreau, avec des végétaux en décomposition. En bouche, on pense être sur un vieux bordeaux, avec aucun déplaisir. Il y a ce côté caricatural de fleurs d'oranger, puis d'humus, puis de fruits, et puis tout qui revient, avec un côté sud ou chaptalisé. Hermitage 1987 de Jean-Louis Chave. Un millésime médiocre et difficile.

    La quatrième bouteille semble beaucoup plus jeune, avec une robe rubis et un disque cuivré. Au premier nez : une queue de boeuf, du chou et de la tomate ! Le second nez est plus sympa, sur des fruits et de la fraîcheur. La bouche est vraiment magnifique, sur des fruits, de la tomate et du cèdre en finale. Sécheresse existante mais bien enrobée. Léoville Barton 1985 en Saint Julien. Côté 94/100. Ceci nous conforte dans le fait qu'avant 1990, il y avait de grands bordeaux. Des bordeaux qui se livrent comme cela, cela n'existe quasi plus...

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    Cinquième flacon à la robe plus claire et au nez fumé d'élevage. Second nez sur du lard brûlé. Pas terrible en bouche, sur un fruit sucré puis l'élevage qui revient, avec la sécheresse. La bouche est très acide, avec du citron qui ressort : Hermitage 1983 de Jean-Louis Chave. Côté 94/100, aussi...

    Sixième bouteille à la robe noire et au nez de petit canard (le morceau de sucre imbibé de Poire) et d'amandes. En bouche, de l'alcool de cerises, des fruits confiturés et surmûris, avec des notes de caramel en finale. Un massepain à la prune pour l'un, une belle fraîcheur par rapport à l'alcool pour un autre, un vin confit (et pas cuit) et propre, avec du fruité en bouche. Bref, avis partagés pour ce La Ténébreuse 2012-2 La Sorga en Vin de Table achetée sur "Vins Etonnants".

    Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe rubis foncé et au très beau nez. En bouche, un beau jus de fruits, une belle matière, des grains fins, mais ce n'est que du jus. Le Clos Neuf des Archambaults "L'Arpent du Mitan" 2005 en Touraine (Cabernet Franc).

    La suite des aventures du Clos en 2014. Bonnes fêtes à tous.

     

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  • Le Dîner des Vignerons de Bandol 2013

     

    IMGP7371.jpgCa, c'est de la dégustation ! Des dizaines de bouteilles de Bandol rouge, dans les millésimes 2011 à 2003. Et les bouteilles qui voyagent de table en table, afin que chacun puisse en goûter un maximum... C'était vendredi soir, au dîner des Vignerons de Bandol. Et ils étaient tous là, dans une incroyable ambiance de fête et de bonne humeur, en attendant de pouvoir fêter, 2 jours plus tard, la Fête du Millésime 2013 sur le  port et au Club Nautique. Les 3 lauréats de ce millésime sont Gros Noré, Souviou et Terrebrune qui pourront afficher "Longue Garde" sur leurs flacons 2013. Toutes mes félicitations à ces 3 domaines qui m'ont déjà procuré tellement de plaisirs ! Et à l'année prochaine, pour le millésime 2014, sans aucun doute !

  • Dégustation du lundi 209

    Une petite dégustation tranquille, à 4, pour se remettre de tous les abus de la semaine passée. On a re-goûté des vins servis samedi soir, juste pour voir. Puis 3 trop vieilles bouteilles , juste pour voir. Puis quelques bouteilles du Clos,au hasard, juste pour voir.

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    Mas de la Font Ronde Pompon Blanc en Vin du Gard, encore très floral et parfumé, malgré 48 heures d'ouverture. Et sa petite soeur en rouge (Pompon rouge, le vin fétiche des Japonais), pas mal non plus.

    Une Tranche Fleurie, en Fleurie 2011 de Lilian Bauchet

    Es d'Aqui Grenache 2011 en Vin de France (des Pyrénées Orientales).

    Puis La Baronne "Les Chemins" 2010 de Camille Lignières en Corbières et son grand frère "Les Chemins de Traverse", toujours en 2010.

    On a ensuite humé un vieux Vosne-Romanée 1959 Les Suchots, imbuvable, dégusté un Volnay Les Champans 1er Cru Récolte 1972 de Mme François de Montille à Volnay, bien mais moins bon que le dernier, me semble-t-il. Et juste regardé ce Cheval Noir 1974 et sa vieille étiquette aussi ravagée que le contenu.

    On se remis de ces vieilleries avec un Pavillon Rouge 2006 en Margaux léger et court, et un Hermitage 2007 de Tardieu Laurent (Vieilles Vignes, en vin de négoce) au fruit pas trop présent et à l'alcool en finale, que j'achève d'ailleurs en écrivant cet article. L'un était en Bourgogne, j'étais en rive Gauche, et le troisième était en Hermitage... Bien vu.

    Et on termina en feu d'artifice, en ouvrant et dégustant, coup sur coup, Le Clos de Rouge-Cloître 2005, 2000, 2001, puis un millésime non connu ni étiqueté, pour achever sur Le Muscat du Clos 1999, en Magnum.

    Tranquille, tranquille, ces 16 flacons à 4, dans lesquels on a juste trempé les lèvres. Juste pour voir... La suite, et quelle suite, lundi prochain.

     

  • Dégustation du lundi 207

    Cette dégustation du Clos fût l'occasion d'une échappée dans la calme campagne du Hainaut, pour rejoindre une bande de joyeux gaillards français (un couple de vignerons, un autre de restaurateurs étoilés, et un troisième de notaires) bons vivants et adorateurs de bons vins et de bonne bouffe. La soirée fût animée.

    On débuta par un magnum de Moussamoussettes de René et Agnès Mosse, en leur absence.

    On poursuivit avec le seul vin que je commenterai de la soirée : un vin à la robe noire et au nez riche. En bouche, de la matière, un côté sud mais de la fraîcheur aussi, sur les fruits noirs et des noyaux de prunes. Il y a aussi ces sympathiques tannins de noyaux de cerises bien fondus. Malgré la forme bourguignonne de la bouteille, on est bien à Bordeaux. L'Homme Cheval, Vin Français dans le millésime 2010. Magnifique. C'est un Côtes de Blaye du Château Le Queyreux de l'artisan vigneron Léandre Chevalier. Données qui apparaissent sur son premier vin ( Le Joyau, bouteilles bordelaises, élevage en fût, mais moins bon pour nous car plus classique, boisé et vanillé).

    Suivi un Elbaluna Rosso, Di Oberio Severino e Andrea, La Morra. Un petit vin bio du Piémont.

    En Barberon Pinot Noir 2011 en Côtes du Jura.

    Arbois Pupillin 2003 de Pierre Overnoy. Un Chardonnay Savagnin.

    Rouchefer 2010 d'Agnès et René Mosse, en leur présence cette fois. C'est qu'elle est longue la route...

    Vincentgétorix 2010 en Sancerre de Vincent Gaudry

    Saint Aubin Le Ban 2009 de Catherine et Dominique Derain

    Morgon 2011 en Vieilles Vignes de Jean-Paul Thévenet.

    Tous ces breuvages étant accompagnés d'une kyrielle d'entrées très originales et goûtues en dégustation, avant d'attaquer un boeuf bourguignon exceptionnel avec des frites maison minute encore plus exceptionnelles. Et une énorme sole meunière de Zeebrugge pour ma part. De quoi permettre au Bob de service (qui ne pu s'empêcher de quand même goûter gentillement chaque flacon) de parcourir les 45 minutes de route de retour sans soucis...

  • A défaut de dégustations du lundi, le Cercle des Vieilles Copines...

    Les dégustations du lundi ne reprenant réellement qu'à la rentrée, je suis allé voir chez les autres comment cela se passe ! Et c'est donc de cette façon que j'ai découvert le très sérieux "Cercle des Vieilles Copines", qui organise des dégustations mensuelles.J'y ai assisté à une dégustation Off.

    Première différence : ils sont 10 à 15 une fois par mois, alors que nous sommes 5, une fois par semaine.

    Seconde différence : ils amènent chacun leurs propres verres et carafes et repartent avec. Nous, on laisse tout le bordel là-bas...

    Troisième différence : ils s'arrangent pour amener, chacun, quelque chose à manger après la dégustation. L'un fait une terrine, l'autre une petite verrine, le troisième quelques fromages, le quatrième de la charcuterie de haut vol, etc... Nous, rien n'est prévu... et notre hôte se débrouille comme il peut, quand c'est possible...

    Quatrième différence : 16 bouteilles à 10 : ils boivent plus que nous. Mais moins souvent.

    Cinquième différence : ils l'organisent à tour de rôles, chez chacun d'entre-eux. Nous, c'est principalement au Clos, lieu mythique où est situé notre petit vignoble en terrasses, exposées plein sud.

    Sixième différence : chaque dégustation a un thème (Muscadet, tu ne seras pas qu'un petit vin de comptoir/ Bourgogne : mythe ou réalité, etc...). Nous, on apporte chacun une bouteille à l'aveugle, sans thème.

    Septième différence : ils appliquent, de temps à autre, un fee de participation qui couvre les frais des flacons. Cà, on ne l'a jamais fait...

    Vins dégustés :

    Bons Plans, Gros Plant du Pays Nantais d'Eric Chevalier en 2012. Sec, minéral, citronné persistant.

    Chablis 1er Cru Fourchaume Vignble de Vaulorent 2005 de William Fèvre. Magnifique, long et gras, sur du coing.

    Chablis 1er Cru Vaulorent 2008 de Nathalie et Gilles Fèvre. Très bien aussi, en plus jeune et plus acide. Très long.

    Clos des Grives 2009 en Crozes Hermitage du Domaine Combier. Nez de Syrah avec des notes de fumée. Bouche superbe, sur des fruits noirs, avec une belle acidité qui porte le tout.

    Champain le Seigneur de Jean-Michel Gérin en Côte Rôtie. Plus sucré, plus dilué, plus boisé et moins frais.

    Un Jour sur Terre 2008 du Clos d'un Jour en Cahors. Mûres et alcool, mais belle fraîcheur. Pas fort long.

    Côte de Py 2005, Morgon de Louis Jadot, Château des Lumières. On pense à un second Cahors ! Cerises noires, belle matière, volume, alcool soutenu par de la fraîcheur

    Château Haut Bailly 2000 en Pessac Léognan : très beau, sur la finesse, la fraîcheur et le fruit.

    Malartic Lagravière 2004 en Pessac Léognan : très beau aussi : violette, fruits rouges, soyeux, tannins racés.

    Pontet Canet 2002 en Pauillac : belle fraîcheur mentholée, mais asséchant en finale.

    Château du Cèdre Le Cèdre 2002 (pas bouchonné, mais gros problème de piqûre ou de conservation).

    Château Beaucastel 2001 en Châteauneuf-du-Pape : sur du raisin de Corinthe et des épices. Intense.

    Clos des Papes 2005 en Châteauneuf-du-Pape : trop mûr et trop alcooleux.

    Domaine Huet Clos de Bourg 2007 en Vouvray moelleux : longueur et acidité. Précis et mûr.

    Les Petits Boulay 1997 Grande Réserve Moelleux en Mont-Louis  du Domaine Deletang. Sur de la noix.

    Clos Windebuhl 2004 Gewurztraminer du Domaine de Zind Humbrechts. Très pamplemousse. Maturité élevée, mais délicat et bonne acidité.

    Bref une toute bonne soirée passée avec des inconnus fort sympathiques, ne se prenant pas au sérieux, mais essayant, chacun de son côté, de progresser dans l'analyse de beaux flacons servis à l'aveugle.

     

     

     

  • Dégustation du lundi 205...

    Et voilà, bientôt la rentrée, y compris pour le Clos, qui sera au grand complet dès lundi prochain. En attendant, une première dégustation de reprise, à 5.

    Le premier vin dégusté à l'aveugle présente une robe légère, et un nez assez discret d'alcool et de chaleur. En bouche, un bon petit vin, malgré une température de service beaucoup trop élevée, qui fait ressortir l'alcool, la sucrosité et le côté chaud d'un vin manquant de construction. Réserve du Père Maurice Pinot Noir de Salquenen 2010 en AOC Valais.

    Le second vin, Les Calcinaires 2008 de Gauby s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage.

    Heureusement, le troisième vin répond à nos attentes : robe foncée, très beau nez et, en bouche, une fort belle matière bien mûre, ronde et souple, lactée et gourmande, sur un vrai fruit. Des fruits noirs mûrs, mais pas confits, ni cuits, et de beaux tannins. Domaine Gauby (un hasard) 2009 en Vieilles Vignes, Côtes de Roussillon Villages. Il titre 14,5° et on ne les sent pas grâce à sa fort belle fraîcheur.

    Déjà la dernière bouteille de la soirée, à la robe encore plus claire que la première, et au nez sur des petits fruits croquants. En bouche, les mêmes petits fruits croquants. C'est fort sympathique et agréable : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot dans le Jura.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain, pour la reprise officielle.

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  • Dégustation du lundi 201

    Fort belle soirée à 6, avec un invité, et même à 7, en pensée, avec une première mise en bouche "bulles" à la robe pâle et au très beau nez vineux sur du Chardonnay. La bouche présente une belle fraîcheur, très citronnée, sans sucrosité marquée et sur le vin. A la santé de Patricia : Champagne Besserat de Bellefon, Cuvée des Moines en Brut Blancs de Blancs. Fort agréable.

    On passe aux vins rouges, avec un vin à la robe fort évoluée, et au nez évolué lui aussi, sur du cuir et du caramel, mais aussi du fruité, sur des framboises. En bouche, c'est mûr, soyeux et tout en dentelle. Un rien de sécheresse en finale et un léger côté métallique aussi : Château Ripeau 1959 en GCC à Saint-Emilion. Quinze hectares de vignes, à côté de Cheval Blanc et Figeac... Pas mal du tout ! Et encore une pensée...

    Troisième flacon, à la robe plus foncée, mais également avec des notes d'évolution. Le nez est complexe, sanguin, animal, avec des notes de pain grillé ou de bois brûlé. En bouche, on est sur la garrigue et l'animal, mais c'est travaillé. C'est rond et fondu, sur des tannins fins, avec du boisé en finale, qui diminue le plaisir. Certains évoquent un Syrah racée, pas compotée mais travaillée, d'autres un Trévallon (bien qu'il aurait dû être plus libre et plus fin) et on se trompe : Château L'Evangile 1994 en Pomerol. No Comment.

    La quatrième bouteille présente une fort belle robe et un magnifique nez, sur de la fraîcheur. En bouche, une attaque fine, de la finesse et de la rondeur sur une belle structure, avec des notes chocolatées et sud. Il y a de l'alcool, mais la puissance du breuvage soutient le tout : Domaine de la Grange des Pères 1995 en Vin de Pays de l'Hérault. Très belle bouteille.

    Suivi un vin à la robe plus jeune et au nez de réduction, avant de faire apparaître  une Syrah fruitée. En bouche, de la pâte à réglisse aux cerises, assez sucré, confituré, du Sud. Déséquilibre entre le nez et la bouche pour ce La Mémé 2011 de Gramenon. Des ceps centenaire certes, mais bu beaucoup trop jeune.

    On poursuit avec un vin au superbe nez et à la robe foncée et légèrement évoluée. En bouche, c'est très très grand, mais trop jeune. Il y a de l'acidité, beaucoup de fruits, de l'alcool, mais c'est déséquilibré et fatigant. Une bombasse (nouveau mot au Petit Robert) qui se termine sur du caramel et du café : Clos des Papes 2005 en Châteauneuf-du-Pape. Pourtant élu Meilleur Vin du Monde en 2007...

    Septième flacon, à la robe évoluée et au nez masculin, fin et abouti mais assez basique et simple. En bouche, c'est beaucoup plus complexe ! Alors que certains partent sur un Cabernet Franc de Loire, d'autres sont à Bordeaux, et d'autres encore en Bourgogne ! Chaque fois la même chose avec ce Trévallon 1989, en Coteaux d'Aix en Provence ! Magnifiquement construit !

    Dernier flacon de la soirée, à la robe encore plus évoluée, et pour moi, au nez de vieux Bordeaux. Finesse et élégance en bouche : juste le boire comme cela, sans rien manger. C'est magnifique, avec une belle acidité, une suavité impressionnante, c'est épanoui : Trévallon 1988, Les Baux, toujours en Coteaux d'Aix en Provence.

    La suite lundi prochain...

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  • Dégustation du lundi 194

     

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    Encore une belle dégustation du Clos ce lundi soir, débutée à 4 et achevée à 5 avec l'arrivée tardive d'un invité confondant rue et avenue..., tandis que notre 5ème luron, dorénavant accro du billard, doit nous cacher quelle que chose avec sa belle anesthésiste...

    Un premier vin blanc à la robe quasi transparente, tellement elle est claire et au nez très parfumé de Sauvignon. En bouche, c'est assez nul, variétal, court, fluet, sans matière et assez grossier, comme une louche dans une gamelle. On évoque un Sauvignon chilien ou un vin stéréotypé à la néo-zélandaise et c'est raté : La Foliette 2010 du Domaine Viticole de Chenoy en Vin de Pays des Jardins de Wallonie. Un vin du Domaine Viticole (c'est-à-dire qui produit du raisin, au contraire d'un Domaine Vinicole, qui produit du vin) de Philippe Grafé. Et ce n'est pas du Sauvignon, mais du Solaris, un cépage hybride allemand résistant fort bien au mildiou, mais pas qualitatif. Mais ne critiquons pas trop un confrère belge...

    On passe aux rouges avec un vin à la robe grenadine claire et au nez de vin nature, sur de la pomme. En bouche, c'est plaisant, hyper léger, délicat. Un vin comme on en faisait sans doute il y a 3 siècles (qu'elle est bonne ta vinasse, où sont les ours cuits à la graisse d'oie?). Malgré tout, c'est un peu court et cala manque un peu de fruits. Peut-être un léger problème de bouchon ? On évoque un pinot, un pinot-gamay, puis le Jura : Poulsard Vieilles Vignes 2011 en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot.

    On oublie les vins nature et on monte en puissance avec un troisième flacon à la robe très foncée et au nez sud et alcool. En bouche, une belle attaque sur une belle matière avec un côté enveloppant. Mais, hélas, une finale sèche, trop sur les épices et sans finesse : Vinupetra I Vigneri 2008 Etna Rosso. Rien à voir avec le délicieux San Lorenzo 2007 Etna Rosso Girolamo Ruppe de Sicile également, dégusté il y a quelques semaines.

    Quatrième bouteille de la soirée, à la robe un peu plus claire que le précédent et plus violacée aussi. Un beau nez complexe, avec de la maturité, de l'élevage et du cuir. La bouche est aboutie (il lui faudrait juste encore un an ou deux pour se fondre totalement), fondue, élégante et racée. Il a la richesse, la générosité, la complexité, l'harmonie : c'est génial, il a tout. Clos des Papes 2003 en Châteauneuf-du-Pape. Beau flacon côté 97/100.

    On poursuit sur notre lancée avec un vin à la robe plus claire et au nez fumé. En bouche, il est plus léger que le précédent, mais c'est bon, avec une magnifique fraîcheur. C'est également abouti et parfait : Pignan Réservé 2001 en Châteauneuf-du-Pape également.

    On acheva cette dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe à nouveau plus sombre et au très beau nez de tabac et de fruits noirs. La bouche est classique, vanillée, riche et puissante, beaucoup moins fondue que le précédent, avec de la fraîcheur au début et de l'alcool en finale : La Comble des Fous 2007 du Clos Saint-Jean en Châteauneuf-du-Pape. Un vin non filtré, côté 100/100. 

    Quel hasard d'amener 3 Châteauneuf-du-Pape, sans se prévenir, et de les déguster dans cet ordre ! La suite des aventures du Clos un prochain lundi.

     

  • Dégustation du lundi 187

    Mes amis, quel beau Clos ce soir, toujours à 6. Le dernier de l'année qui s'achève (fêtes obligent). Dix très grands flacons ce soir, dont 2 hélas bouchonnés. Soit 20% de pertes : c'est énorme, surtout à ce niveau !

    Cayas 2010 Réserve du Valais de Gilles Besse : une robe foncée et un nez poivré et vivant de Syrah pure.La bouche est plus conventionelle sur des petits grains plaisants, sur de la mûre. C'est frais et pur. Très belle mise en bouche.

    Great Wall Cabernet Sauvignon 2006 Huaxia Reserve, en Chine : une robe foncée et de beaux fruits rouges et noirs au nez. En bouche, finesse, jolie patine, un côté mûr, vraiment bien avant de tirer vers un léger côté boisé. Il y a de la mûre et de l'alcool et nous pensons à un millésime chaud. C'est pas mal du tout. Les Chinois débarquent : attention !

    Les Clous 2009, Vosne-Romanée du Domaine Prieuré Roch (produit à 2.340 bouteilles) : Une robe rubis et, pour moi, un nez biodynamique ou nature. En bouche, de l'intensité, du fruit, de la finesse : il a tout, et sans souffre. Cela peut paraître simple, mais c'est tout le contraire : c'est long, présent, enrobé, sans densité ni alcool.

    Hermitage 2006 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 09765). Bouchonné de bouchonné.

    Hermitage 2007 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° 6460) : Robe noire avec des reflets rubis et un nez de fruits rouges et d'alcool. La bouche est puissante, mais fraîche, sur une belle acidité et une belle maturité, pleine et encore jeune, et avec une magnifique finale.

    Hermitage 1985 du Domaine Jean-Louis Chave (Bouteille n° ???) : La robe est plus claire. Le nez est superbe et plus vieux, torréfié, sur du moka. En bouche, une vieille bouteille qui a bien tenu son âge, tout en délicatesse et finesse sur du vieux cuir. On se s'égara à Bordeaux et en Bourgogne avant de revenir sur une Syrah...

    Vieilles Vignes 2000 Domaine de Marcoux en Châteauneuf-du-Pape : Une robe noire et un fort beau nez mûr, puis beaucoup de matière et de concentration en bouche, avec de la chaleur et de l'alcool. Il manque de fraîcheur, il saoule et fatigue avec ses 15°.

    Interlude : Le petit Clément (encore à venir) a trouvé 5 parrains d'un coup ! Le Clos est parrain.

    Clos des Papes 2000 à Châteauneuf-du-Pape : Un magnifique nez, top, sur une belle fraîcheur et une bouche qui assume, malgré les flacons précédents. Il est à son apogée, puissant, fin, mûr, avec une sucrosité agréable bien amenée et une magnifique fraîcheur. Waaooh.

    Cuvée spéciale Cabassaou 1996 du Domaine Tempier en Bandol. Bouchonné aussi. Un désastre...

    Pavillon Rouge 1998 du Château Margaux. Certains sont à Pauillac en 1989/1990. D'autres sur un Cabernet pas mûr ou sur des rafles en 1985. Il est temps d'arrêter...

    Arrivèrent de succulentes pâtes au homard préparées par jambe de bois (qui n'en a d'ailleurs plus) pour clôturer cette mémorable soirée.

    Le Clos se retrouvera après les fêtes, le 7 janvier (pour fêter une naissance ?). Bonnes fêtes à toutes et tous !

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  • Dégustation du lundi 186

    Très belle dégustation à 6, tout le monde ayant fait un bel effort, les fêtes approchant à grands pas (ou la fin du monde, pour certains...).

    Un deuxième Noël du Clos qui débuta par 3 vins blancs magnifiques, intéressants et avant-gardistes, dégustés à l'aveugle, suivis de 4 fort beaux vins rouges (sur 5) et d'un moelleux. Le paradis.

    Premier blanc à la robe claire et au nez de vin naturel (mais pas extrême), simple et mûr, sur de la rafle.  En bouche, vivacité, fraîcheur, plénitude, sur des notes salines, fumées et marines, puis le fruit qui revient en finale. Initials BB 2011, en Vin de France d'Agnès et René Mosse. La meilleure parcelle des Bonnes Blanches. Très beau.

    Second blanc à la robe claire également et au nez classique, beurré, expressif, aromatique sur de l'ananas. La bouche est très fraîche, avec une belle acidité qui revient en fin de bouche sur des agrumes. Un noble élevage, une noble origine, qui fait penser à Coche-Dury. Puligny-Montrachet 1er Cru Les Referts 2008 de Philippe Pascalet. Les amateurs de vins naturels sont un peu déçus par ce vin pas assez libre à leur goût...

    Dernier blanc de cette longue soirée avec un flacon à la robe claire et au nez fruité et frais. La bouche est très aromatique. On est sur un Sauvignon du sud, avec une certaine lourdeur : un contraste entre la bouche très mûre et le nez frais. Buisson Renard 2009, Blanc Fumé de Pouilly du Domaine Didier Dagueneau. Il n'a pas ce côté "découpé au laser" habituel des Dagueneau, peut-être parce qu'il est très mûr.

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    On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez de vin espagnol (Priorat nouvelle génération) pour l'un, bordelais pour les autres. En bouche, c'est bien mûr, réalisé techniquement, dans un style mondial qui plaira à tout le monde, mais qui manque de spécificité et de terroir, et avec un boisé assez présent : Podere Sapaio 2008 Boigheri Superiore en Toscane. Ce 95/100 Parker est composé de Cabernet Sauvignon (50%), de Merlot (20%), de Petit Verdot (20%) et de Cabernet Franc (10%).

    Cinquième bouteille à la robe foncée et au nez assez ouvert, qui libère le fruit mûr avec une certaine chaleur. La bouche est impressionnante, noire sur un cépage teinturier, très mûre. Il y a de la finesse malgré la maturité, mais aussi de la fraîcheur, avec des arômes très purs d'olives noires et de noyaux et un petit côté sauvage : Terre Des Chardons "Discret" 2009 en Costières de Nîmes. 95% Syrah et 5% Grenache noire pour ce vin en biodynamie élevé sans bois dans des cuves en acier ou en béton.

    Sixième flacon de la soirée à la robe rubis clair et au nez plus discret et lourd sans notion de terroir. Sont évoqués : un Gamay, un Poulsard, un Pinot Noir sur Sancerre... En bouche, une belle légèreté avec de la personnalité sur un fruité qui est là et juste bien fait, élégant, qui prend le palais et s'installe. Ce vin un peu plus tendu que le précédent est l'oeuvre d'un vigneron qui travaille sans artifice. Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes 2008 de Ghislaine Barthod.

    On poursuit avec un vin à la robe foncée, mais évoluée et au nez de grand Bordeaux dans une année chaude. La bouche me dirige vers un rive gauche 89 et on est en rive droite 99... Par contre elle tombe sec, comme d'habitude, sur un énorme boisé. Pas de quoi justifier ces prix à la con... Château Pavie 1999 Saint Emilion Grand Cru.

    Le vin suivant présente une robe plus légère et une bouche fruitée, mais tapissée par l'élevage en finale. C'est long en bouche et il y a de la fraîcheur dans le développement qui joue un registre de balais aérien (Sic). Moins de précision mais plus de maturité que dans le 6ème flacon. Chambolle-Musigny 2009 La Combe d'Orveau du Domaine Anne Cros.

    Neuvième et avant-dernière bouteille à la robe noire. C'est plein de fruits, avec de la fraîcheur, puis une finale sur de l'alcool. C'est une grande Syrah, bien enrobée, sur un terroir solaire. C'est très riche, beau, puissant, mais avec aussi une certaine élégance. Un tout grand flacon dans un tout grand millésime. Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin, 2004 en Châteauneuf-du-Pape.

    Dernier flacon de la soirée, en demi, à la robe abricot. C'est mûr et très botrytisé, super long et pas sirupeux grâce à une belle vivacité, et un beau fruité. Rieussec 1986 1er Grand Cru Classé en Sauternes. Lundi prochain, le 3ème et dernier Noël du Clos, avant le vrai. Le thème : "Et si c'était vraiment la fin du Monde, qu'est-ce qu'on boirait pour la dernière fois?". Qui vivra verra.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Dégustation du lundi 175

    Les dégustations du Clos reprennent avec la rentrée : ce soir, toujours sur une terrasse dont émanent des parfums de tomates, de figues, de romarin et de vignes. En attendant les dégustations du Clos au Clos.

    On débuta par une petite mise en bouche fort sympathique : un Haut-Marbuzet 1990 en Saint Estèphe. Au nez, j'avais trouvé rive gauche, et à l'examen de la robe, j'avais annoncé 90. Pas mal. C'est soyeux et ciselé, sur une trame de fruits très puissante, avec de la vivacité. Et une magnifique finale lardée, fruitée, boisée et avec du réglisse aussi.

    On poursuit dans la même gamme, avec un vin à la robe noire et trouble. Un nez herbacé plus jeune, plus vert. Un nez de vieille motte qu'on retourne. Motte de gazon. En bouche, encore plus de fruits que le précédent, sur une belle prune, avec de la rondeur mais aussi du boisé en finale, mais pas trop dérangeant. Pommard Clos des Epeneaux 1990 du Comte Armand. C'est un Monopole.

    On continue sur cette belle lancée avec un vin au nez de vin naturel, sur de la feuille de tomate écrasée. Moi, je suis en Rhône, d'autres en Loire. La bouche est bonne, fraîche, très cabernet franc. Il pétille un peu et refermente en bouteille. C'est un Loire très gourmand, dans un bon millésime : Anjou 2010 d'Agnès et René Mosse. Pas mal du tout !

    On poursuit avec les vins naturels avec une quatrième bouteille à la robe rubis et au nez sucré, flatteur et bonbon. La bouche est avenante sans plus. Certains se perdent dans le Beaujolais pour ce vin de Provence : La Chance 2010 en Vin de Pays de Mont Caume. La moins bonne bouteille de la soirée.

    Arrive un vin à la robe noire. C'est un vin très riche mais trop jeune. Il rejoint les 2 premiers vins dégustés. C'est une explosion en début de bouche, les tannins sont serrés, le fruit bien présent, mais il n'est pas encore libéré, docile, facile. Il faudrait le boire en mangeant. Ciacci Piccolomini d’Aragona Pianrosso 2001 Brunello Di Montalcino. Une très belle bouteille.

    On bu encore un autre vin italien : Primofiore 2007 Veneto du regretté Quitarelli Giuseppe. Hélas, quelqu'un a volé mes notes et je ne m'en souviens plus fort bien... si ce n'est que c'était fort bon.

    La soirée s'acheva sur un vin à la robe orange et au nez de grand Sauternes. La bouche est extraordinaire et longue, pour moi. Certains le trouvent cependant moins bien et évoquent Gaillac, un sirop pour la toux, qui devient plat. Moi, j'ai du raisin de Corinthe et des amandes en bouche : La Tour Blanche 1995 en Sauternes. Donation Osiris.

    Prochaine dégustation au Clos, où l'on ne vendangera pas cette année. Trop de mildiou avec ce début d'été pluvieux et humide...

  • Le Clos a 15 ans...

    Il y a exactement 15 ans, jour pour jour, naissait un petit vignoble à Auderghem, exposé plein sud, en terrasses. Cinq joyeux lurons y plantèrent 160 jeunes ceps juste ramenés de bourgogne (Pinot noir et quelques pieds de Chardonnay) et de Bordeaux (Merlot, Cabernet sauvignon et Cabernet franc).

    Ce fût le début d'une grande aventure et d'un rendez-vous hebdomadaire fixé au lundi soir, pour nous permettre de travailler dans le vignoble, puis d'y organiser une dégustation à l'aveugle pour parfaire nos connaissances oenologiques. En 15 ans, ce sont environ 4.000 bouteilles qui furent dégustées...

    Côté vignoble, on sorti un magnifique Pinot noir en 1999 lors d'un essai de vinification. Et, en 2000, le premier millésime du Clos (un assemblage de tous les cépages) qui fût une réussite. On encaissa ensuite quelques déboires sur les millésimes suivants (cuves non étanches, vin piqué, attaque de mildiou, essai de vinification différente ou tout simplement été pourri). Mais 4 autres millésimes nous offrirent de beaux résultats, dont le dernier en 2010.

    Côté dégustation, on était fort portés sur les grands bordeaux à l'époque, ce qui n'est plus du tout le cas aujourd'hui. On dégustait, en 1997, Château Lafite Rothschild 86, Grand vin de Leoville du Marquis de Las Cases 86, Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 86, Château Haut Brion 86, Château Latour 86 et Château Ducru Beaucaillou 86 un lundi. Puis le lundi suivant, on faisait une verticale de Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 87/88/89/90/91/92/93. Et on se calmait un peu le lundi suivant, avec Baron Pichon Longueville 83 Pauillac Médoc, Corton Charlemagne Grand Cru 90 Louis Jadot, Château L'évangile 85 Pomerol et Hermitage La Chapelle 85 Paul Jaboulet Ainé.

    Quelle époque, que de bons moments et que de souvenirs. Et quelle belle aventure aussi. Un bel anniversaire à fêter à 5.

     

  • Dégustation du lundi (83)

    Pas de dégustation lundi soir : nous n'étions que 2 pour couper toutes les feuilles de vigne atteintes par le redoutable mildiou... Et les départs en vacances de 3 comparses sur 5, fin de cette semaine, ne vont pas arranger les choses pour les lundis suivants...

    Par contre, pour compenser, en ce 21 juillet 2009, et pour fêter cela en joyeuse compagnie, je rentre d'un petit déjeuner-pétanque qui s'est déroulé au Provençal, à Nil Saint Vincent, où Chouchou et Robert oeuvreront encore 10 jours avant de prendre une pension bien méritée.

    Champagne Martel Cuvée Victoire 1996 en magnum, pour commencer : un Champagne étrangement toujours sec et jeune, avec une belle acidité, mais manquant un peu d'ampleur.

    En attaquant le superbe déjeuner, un Beaune 1er Cru "Les Bressandes"2005 de Rapet Père & Fils, à la bouche beurrée et citronnée, très bien construit et fait pour durer, suivi d'un Château Génot-Boulanger, Meursault "Les Meix Chavaux" 2007, dans la lignée du premier, mais en plus gentil.

    On passa aux rouges, avec un premier vin, noir, au nez de cassis concentré. En bouche, des fruits noirs et du cassis exubérants et un boisé bien fondu dans la puissance du vin. Certains pensèrent à une Syrah concentrée... Clos du Marquis 2000 en Saint Julien. Rien à voir avec le Léoville-Las-Cases 2000, plus boisé et au fruité moins exubérant. Très belle bouteille.

    Le second vin rouge présenta un nez terriblement cabernet, fruité et technique. La bouche, puissante sur des mûres et des notes de cacao, au boisé fondu sur des tannins jeunes encore présents, avec de la finesse, de la rondeur et une fort belle longueur : Château Lafite Rothschild 1996 en Pauillac.

    Le dernier vin rouge, à la robe plus claire, rubis, et au nez de pinot, nous offrit une bouche sur des fruits légers (fraises, framboises), puis sur un fruit noir. L'acidité et les tannins sont encore fort marqués, avec de l'astringence en finale, car le vin est jeune : Echezeaux Grand Cru 2006 du Domaine Nudant.

    On acheva ce bel après-midi sur un vin à la robe ambrée, au nez d'abricots, et à la bouche puissante et exubérante, toujours sur l'abricot, et sur une fort belle longueur interminable : Château Yquem Lur-Saluces 1983 en Sauternes. Un régal ! J'ignore pourquoi, mais moi, j'aime bien les 21 juillet !

  • Belle fête...

    Nous rentrons d'un déjeuner festif (21 juillet oblige), qui s'est tenu au Provençal à Nil-St-Vincent. Après un long apéritif pris au jardin, nous entamèrent les festivités avec "Le Clos Blanc" en Beaune Grèves 1997, récolté, vinifié,élevé et mis en bouteille par Louis Jadot, du Domaine Gagey, un très beau bourgogne. Suivi un Chassagne Montrachet 1998 Premier Cru "Clos de la Boudriotte" du Domaine Ramonet, qui s'avéra gentil, sans plus. Suivirent, ensembles, un Château La Mission Haut-Brion 1995 en Pessac Léognan et un Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1988 en Pauillac, tous les 2 concentrés, sur de beaux tannins nobles. La Mission avait de belles chevilles, le Pichon de beaux genoux, et nous sommes impatients de voir les cuisses. Mais il faudra encore du temps... Suivi un Côte Rôtie "Classique" 2004 de Cluset-Roch, doté d'un très beau nez et d'une superbe bouche toute en finesse, sur des petits fruits mûrs : bouteille coup de coeur d'Olivier Labarde de "La part des Anges" à Nice, qui a tenu toutes ses promesses. On acheva le déjeuner, sur les fromages, avec un Opus One 1998 de la Napa Valley de Mondavi et Philippe de Rothschild : un vin très concentré, avec un très beau nez fondu. Très bien fait, avec un sentiment de pleinitude et fort agréable à boire. Et, comme d'habitude, ce vieux Robert nous offrit un vieux Porto, sorti de derrière les cageots, un Fonsica Bin 27 Port (bouteille n° 33.059), importé par Mumm dans les années 70 ou 80. Magnifique lui aussi. Bref, un 21 juillet qui a fort bien commencé, et qui n'est pas fini...