aliments

  • Les aliments que nous consommons ont perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive en 50 ans...

    A regarder ce soir sur FR 5 à 20H40 : Manger plus pour se nourrir moins.

    Aujourd'hui, dans les pays industralisés, la majeure partie de la population mange à sa faim. Pourtant, de nombreuses personnes souffrent d'une insuffisance en micronutriments comme le fer, le zinc, mais aussi en acides gras et en vitamines, entraînant de nombreuses carences et maladies inflammatoires chroniques.

    En effet, au cours des cinquante dernières années, les aliments auraient perdu jusqu'à 75% de leur valeur nutritive (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, oligo-éléments, omégas 3, etc...). Ainsi, pour retrouver l'apport en vitamine C d'une pomme des années 50, il faudrait en consommer une centaine. Un constat dont se soucient peu les industriels de l'agro-alimentaire...

    Cela serait pareil pour la majorité des fruits et légumes les plus consommés ainsi que pour la viande, le lait frais ou le blé. En cause, la révolution agricole des années 50, la mécanisation, la recherche variétale, la monoculture. Les coûts ont baissé certes, mais au détriment de la qualité. Enquête, des Etats-Unis à l'Allemagne, de l'Angleterre à la France".

    Documentaire interpellant, exposé dans une enquête extrêmement soignée, alimentée en infographies, recherches probantes et reportages éclairants.

  • Le défi : Un mois sans supermarché...

    J'ai bien aimé ce défi lancé par Vincent sur Conso-Globe. C'est quelque chose que nous devrions tous essayer au moins une fois. Adieu Colruyt, Aldi, Carrefour et autres Delhaize et bonjour les marchés, les magasins Bio et les commerces spécialisés.

    Adieu la malbouffe industrielle fade et bonjour les produits locaux, de terroirs, de saison, sains et qui ont du goût. 

    OK, je suis d'acccord avec vous : cela va coûter plus cher. Ce qui est normal, puisque ce sont des aliments de qualité, qui ont pris le temps de pousser ou de grandir. Beaucoup plus de temps que dans la culture ou l'élevage intensifs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il ont un vrai goût et plus de matières sèches aussi.

    Quand vous êtes malade, vous allez voir le moins bon médecin qui est moins cher, ou le meilleur qui est plus cher ? Pourquoi faudrait-il agir différemment vis-à-vis de notre alimentation ? Nous sommes ce que nous mangeons, ne l'oublions pas...

    Le tout est de consommer mieux, mais moins, pour un même coût. Adieu les portions XXL de la malbouffe et tentons de déguster chaque repas, bouchée après bouchée, sans se presser. Prenons du plaisir et prenons le temps. Vous verrez vite que vous pouvez réduire votre portion habituelle de 30 à 50% selon les cas et vos habitudes. Et au bout d'un quart d'heure, vous n'avez plus faim.

    Je préfère boire un seul verre de bon vin que je déguste lentement, plutôt qu'une demi-bouteille de vin médiocre que j'avale comme de l'eau, sans plaisir gustatif, sans parler du mal de tête. Mon vin pourra coûter trois fois plus cher que l'autre, mais quelle différence et quel plaisir ! C'est exactement la même chose pour tout le reste.

    Essayez, vous verrez : les supermarchés ne seront pas prêts de vous revoir ! C'est un autre mode de vie, une autre façon de consommer et d'acheter. Et quelle différence pour votre santé...

  • Terre à l'agonie...

    Agronomes, Lydia et Claude Bourguignon considèrent que la plupart de nos sols cultivés sont à l’agonie. Au banc des accusés : le labour et les apports excessifs d’engrais et de pesticides. Le passage à la bio, côté agriculteurs et côté citoyens, garantirait le retour de la fertilité.

    Vous estimez qu’en Europe, 70 % des sols sont morts. Qu’est-ce que cela signifie ?

    Lydia Bourguignon : Dire qu’un sol est “mort” signifie qu'on ne mesure aucune activité biologique en laboratoire, dans l’échantillon de terre étudié. En fait, je préfère parler de sols “à l’agonie”. Dans la notion de “mort”, il y a une idée de non-retour. Or, avec une prise de conscience et du travail, ces sols peuvent retrouver leur fertilité. Cela demande de la patience car on ne récupère pas si facilement des sols labourés depuis plusieurs décennies de façon assez dure : il faut supprimer les produits chimiques de synthèse, mettre en œuvre des pratiques d’agriculture biologique.

    Que reprochez-vous au labour ?

    Claude Bourguignon : Ce type de travail du sol perturbe complètement son fonctionnement. Les charrues descendent à des profondeurs entre 25 et 40 cm : c’est trop ! Au final, la terre est tassée, les microorganismes qui ont besoin d’oxygène, en surface, pour vivre, sont transportés en profondeur. Là, ils ne peuvent plus se développer et faire leur “travail” : décomposer la matière organique, former de l’humus qui nourrit les plantes. Résultat, l’activité biologique est ralentie voire stoppée.

    Dans votre laboratoire, vous analysez les sols. Que mesurez-vous exactement ?

    LB : Certains nous disent qu’on est les médecins de la terre. C’est un peu vrai ! Nous mesurons l’activité biologique d’un sol afin de comprendre comment il fonctionne... s’il fonctionne. Pour cela, nous avons mis au point une méthode qui prend en compte plusieurs indicateurs : par exemple, nous comptons les acariens, les collemboles, etc. Depuis que nous avons commencé nos mesures en France en 1990, nous observons une baisse régulière de l’activité biologique des sols. Pour preuve la disparition des vers de terre ! Globalement, les terres agricoles se dégradent dans le monde entier, partout où le labour moderne est associé à d’importants apports d'engrais chimiques et de pesticides. Nous avons noté plus d’activité biologique en Tunisie dans des zones très désertifiées que dans certains sols français…

    La conversion à la bio permet-elle de faire revivre les sols ?

    LB : Sans aucun doute. Les sols cultivés en agriculture biologique sont plus vivants : ils sont beaucoup plus riches en organismes vivants et en biodiversité que ceux travaillés en agriculture conventionnelle. Ils sont moins compactés, c'est-à-dire moins tassés. Passer en bio, c’est adopter un autre regard sur le sol, c’est observer le vivant. Cependant, la démarche doit être progressive car ce passage demande une profonde réflexion de la part du producteur. Et tous les sols ne permettent pas une conversion rapide. Comme en médecine, on ne peut pas conseiller à un malade traité depuis des années avec des produits chimiques de passer du jour au lendemain à l’homéopathie. Lorsqu’un agriculteur fait appel à nous, nous réalisons d’abord la carte d’identité du sol puis entamons un travail de longue haleine, avec pour finalité l’arrêt de l’utilisation des produits polluants.

    À la campagne, vu de l’extérieur, les cultures ont l’air saines, vivantes. Qu’est-ce qui cloche ?

    LB : Ce beau visuel est trompeur. En réalité, on observe une baisse de rendement au niveau mondial, depuis 1984. Les statistiques de la FAO (1) le montrent. À quel prix obtient-t-on ces cultures si belles, si carrées ? Au prix de l’utilisation de beaucoup trop d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires. Tant que les sols vivent sous perfusion, ils se maintiennent en vie mais c’est artificiel.

    Pensez-vous qu’à un moment, ces sols vont tout simplement arrêter de produire ?

    LB : Dans les pays en voie de développement, nous avons vu des sols qui avaient totalement “décrochés”. En France, les sols tiennent encore le coup, perfusés et aidés par notre climat tempéré. Mais nous tirons une vraie sonnette d’alarme par rapport aux catastrophes écologiques, aux orages qui entraînent des glissements de terrain. Les conséquences de ces fortes pluies sont de plus en plus dramatiques : aujourd’hui, quand il pleut beaucoup, l’eau n’est plus absorbée car la terre est trop compactée. C’est cela qui provoque des catastrophes. Le “décrochage” est là !

    Qui doit agir : les agriculteurs ?

    LB : Le monde agricole est très long à bouger. Nous disons aux producteurs de reprendre possession de leur capital, de leur terre. Mais c’est un discours à contre courant. Nous vivons dans une civilisation de la peur. La liberté, ça se paie très cher. C’est aussi le regard citoyen qui doit changer. Personne ne devrait jamais dire : “Je veux payer mon alimentation le moins cher possible”. Il faut accepter de payer au juste prix les produits agricoles. Les dépenses ont été déplacées vers le médecin, mais une alimentation de qualité éviterait cela ! C’est un problème global.

    En ce moment, n’y a-t-il pas un mouvement dans ce sens ?

    LB : Oui, je crois que nous sommes à un tournant. Les gens sont à la recherche d’une agriculture de proximité, de relationnel avec les producteurs. Il y a une demande de vérité. Nous sommes de plus en plus sollicités pour des conférences grand public et les salles sont toujours pleines ! Certains disent que les produits bio ne pourront pas nourrir la planète. Nous disons le contraire. Si, dans le monde entier, les agriculteurs faisaient les rendements des bio français, ça serait tout à fait possible. Il faut aussi remettre tout le monde à sa place : arrêter de produire de la tomate en Hollande par exemple. Chaque sol, chaque territoire doit retrouver sa vocation et chacun doit renouer avec le bon sens. Il y a fort à faire mais ce n’est pas impossible. Passer à la bio, c’est refaire un monde. Propos recueillis par Adeline Gadenne et Myriam Goulette sur http://kales.over-blog.com/

    Claude Bourguignon est ingénieur agronome, avec une maîtrise de microbiologie des sols. Il a été l’un des derniers élèves de cette chaire disparue aujourd’hui. Lydia Bourguignon a une maîtrise de biologie et un diplôme d'œnologie. Cinq personnes travaillent dans le laboratoire Lams.

  • Question de vie ou de mort...

    Mes amis, quel reportage ! J'en suis encore tout retourné !

    Pour les fraises espagnoles (et les autres fruits et légumes), je savais. Pour les élevages de porcs, de poulets et de lapins, je savais aussi.

    Pour les élevages de saumons norvégiens, j'ignorais complètement l'usage de pesticides ! Tout comme pour le gros bar atlantique ou les maquereaux : hallucinant ! Alors que l'Ifremer (et ce n'est pas rien) m'avait encore affirmé le contraire il y a peu ! Et quant au cabillaud d'élevage, c'est monstrueux...

    Bravo aux reporters de "Pièce à conviction" d'avoir osé mettre à la lumière les pratiques scandaleuses de tous ces gens qui nous empoisonnent, juste pour faire du profit, toujours du profit, et encore plus de profit. Que font les ministres de la santé, que font les fonctionnaires chargés des contrôles alimentaires, que fait l'agence européenne de la sécurité alimentaire, à part contrôler le calibre des tomates et autoriser la culture d'ogm ?

    Voilà un ensemble de raisons édifiantes pour nous pousser encore plus dans la voie de la consommation Bio, la consommation locale, la consommation de saison, la consommation artisanale. Et à dire définitivement adieu aux produits issus de l'agriculture intensive, de l'élevage intensif ou de l'industrie agro-alimentaire. Question de vie ou de mort, tout simplement ! Terriens, il est temps d'agir !

  • Plus sûr de rien...

    Un belge sur deux est sous médicament (sur prescription médicale) : c'est 25 % de plus qu'il y a 10 ans. Et c'est sans compter ceux qui se soignent eux-mêmes, ou consultent des homéopathes, acupuncteurs, etc...

    Les gens se portent donc de moins en moins bien, ce qui signifie qu'ils se nourrissent de plus en plus mal. Consciemment ou pas. 

    Soit ils n'ont pas eu la chance d'avoir une mère ou une grand-mère leur ayant appris  la cuisine, les plats de saison, l'alimentation variée, et alors ils se nourrissent de fast-food, de pizzas et de crème glacées et ne boivent que des soft drinks et c'est la cata.

    Soit ils ont eu la chance d'avoir appris la cuisine et reproduisent les plats cuisinés dans leur enfance, mais avec des ingrédients issus de l'agriculture intensive, traités, bourrés de pesticides et d'additifs douteux, stérilisés, ionisés ou irradiés (pour qu'ils conservent plus longtemps) et ne contenant plus aucun élément nutritif. Des aliments morts. Et c'est aussi la cata.

    Car dans les 2 cas, vous tomberez rapidement malade, avec des carences d'un tas de choses. Et vous irez voir votre médecin qui vous prescrira un médicament pour tenter de soigner votre mal, mais sans s'interroger sur la cause.

    Et c'est cela que je dénonce : vous tombez malade à cause des multinationales agro-alimentaires, et les multinationales pharmaceutiques tentent de vous soigner. Ces 2 lobbies s'entendent très bien entre eux et achèvent de mettre en place une démarche machiavélique fort lucrative pour eux. Et tout cela avec la bénédiction de l'OMS, corrompue elle aussi.

    Et quand j'achète une gousse d'ail pour ses multiples bienfaits nutritifs, je doute. Est-elle naturelle, a-t-elle été traitée, ou pire : ionisée ou irradiée ? Car, dans ce cas, elle ne contient plus rien : ni oligo-éléments, ni antioxydants, ni vitamines, ni enzymes... Et comme il n'y a aucune obligation de notifier quoique ce soit sur l'étiquette, je ne suis plus sûr de rien... Si elle ne germe pas, c'est qu'elle est morte : c'est le seul contrôle que je peux avoir.

    Et il en est de même pour tous les fruits et légumes, la viande et le poisson, les fromages et charcuteries... Plus sûr de rien. Sale époque... Terriens, il est temps d'agir...

  • On est ce qu'on mange...

    Des produits chimiques tels que les pesticides, les PCBs et les retardateurs de flamme bromés ont été retrouvés dans les aliments consommés partout en Europe – aussi bien dans les produits laitiers que dans le poisson ou la viande – selon un rapport publié par le WWF. Ce nouveau rapport, intitulé « Chaîne de Contamination : le Maillon Alimentaire » montre que les aliments constituent un élément crucial dans la chaîne de contamination qui commence par la fabrication des produits chimiques et se termine avec leur apparition indésirable dans notre sang, accompagnée du risque potentiel de développer des maladies graves. « Les hommes se trouvant en haut de la chaîne alimentaire, il est normal qu’ils soient tout particulièrement exposés aux produits chimiques présents dans la nourriture », explique le professeur Jan Åke Gustafsson, coordinateur de CASCADE, un réseau européen qui s’intéresse aux perturbateurs endocriniens contenus dans les aliments et qui soutient le rapport du WWF. « Dans la mesure où certaines de ces substances chimiques sont comparables aux hormones, elles entraînent des perturbations de notre système endocrinien et peuvent être un facteur de risque de maladies comme l’obésité, différentes formes de cancer et de diabète, ainsi qu’une baisse de fertilité. »Les analyses concernent huit groupes de substances chimiques fabriqués par l’homme : pesticides organochlorés, PCBs, retardateurs de flamme bromés, substances chimiques perfluorées, phtalates, organoétains, alkyphénols et muscs artificiels.Les tests ont mis en évidence la présence de matières synthétiques à risque potentiel dans tous les échantillons, qui s’étendent des phtalates dans l’huile d’olive, le fromage et les viandes, aux pesticides organochlorés interdits dans le poisson et la viande, des muscs artificiels et organoétains dans le poisson aux retardateurs de flamme dans les viandes et les fromages. L’organisation mondiale se déclare sérieusement préoccupée par les effets potentiels et à long-terme de faibles expositions répétées à des produits chimiques par le biais du régime alimentaire, en particulier sur les fœtus, les enfants en bas-âge et les jeunes enfants : « Il est choquant de s’apercevoir qu’un régime sain entraîne l’ingestion de tant de substances contaminantes », indique Sandra Jen, Directrice de la campagne DetoX du WWF. « Rompre cette chaîne globale de contamination requiert un engagement ferme de la part des politiques européens en faveur de la santé et de l’environnement. »Les aliments constituent pour l’homme une des principales sources d’exposition aux polluants, en particulier ceux dits persistants et accumulateurs (dans l’environnement) tels que le DDT, les PCB et les retardateurs de flamme bromés. Le WWF enjoint vivement l’UE à adopter une version de REACH beaucoup plus ferme. Les législateurs en charge de cette directive doivent s’assurer qu’elle contraigne les producteurs de substances chimiques à fournir suffisamment de données sur leurs produits de façon à pouvoir en identifier les risques, surtout pour ceux qui présentent les plus forts taux de toxicité. De plus, les substances les plus inquiétantes, telles que les perturbateurs hormonaux, doivent pouvoir être remplacées par des alternatives plus fiables dès lors qu’elles sont disponibles. Quand je vous disais qu'il fallait faire gaffe...