alimentation saine

  • Be Slow Food à Bruxelles ces samedi 29/03 et dimanche 30/03...

    Les 29 et 30 mars, le convivium bruxellois Slow Food organise ainsi son premier week-end « Be Slow Food » (cf. ci-dessous), pour aider les Bruxellois à s’approvisionner en produits locaux de qualité, chose moins aisée en ville qu’à la campagne…

    Alors que le Slow Food International se fait de plus en plus actif à Bruxelles en termes de lobbying auprès de l’Union européenne, il se doit de montrer l’exemple en Belgique, où le mouvement peine à s’implanter. Mais les choses semblent enfin bouger. Il y a quelques semaines, on a ainsi assisté au lancement de la première Sentinelle Slow Food en Belgique, une dénomination privée destinée à soutenir la production d’un produit alimentaire en voie de disparition. Celle-ci concerne pour l’instant deux producteurs de fromage de Herve au lait cru et se veut beaucoup plus restrictive que l’Appellation d’origine protégée du Herve, qui tend à favoriser la production semi-industrielle. 

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    Cette constatation, on ne la trouve pas que dans le monde du fromage… Le procès d’Olivier Cousin devant le tribunal correctionnel d’Angers, le 6 mars dernier, a été largement médiatisé en France. La Fédération des viticulteurs de l’Anjou et de Saumur lui réclamait 5 000 € de dommages et intérêts avec sursis. Ce viticulteur d’une cinquantaine d’années basé à Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, est accusé d’utiliser le mot « Anjou » sur ses étiquettes (il ose même écrire « AOC » pour « Anjou Olivier Cousin ».

    Or, producteur en biodynamie, « sans sulfite ni sucre ajouté », Cousin n’entre pas dans le cahier des charges de l’AOC, notamment parce qu’il utilise… un cheval de trait pour travailler ses 4 ha de vignes! Malin, le viticulteur s’est servi de cette affaire comme d’une tribune - et le bonhomme a un sacré bagou, comme on a pu s’en rendre compte l’autre matin alors qu’il était invité dans la matinale de France Inter. Il dénonce haut et fort le rôle des ses collègues (interprofessions et fédérations viticoles) dans « la standardisation des AOC » et surtout « la destruction des terres ». Le tribunal d’Angers rendra son délibéré le 4 juin prochain.

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    Cette histoire a passionné la France. Mais au-delà d’un petit côté Clochermerle tellement terroir qui amuse la presse parisienne, ce bras de fer est exemplaire… « Mon produit, complètement artisanal, ne peut pas entrer dans la catégorie des vins industriels. Et ne peut pas les concurrencer », affirme Olivier Cousin. Comme bien viticulteurs, il a choisi de sortir du jeu des AOC pour imaginer ses propres vins. Des vins « d’auteur », « de pays », « nature » que l’on s’arrache à l’export dans le circuit des vinothèques…

    Le Slow Food est exactement sur la même ligne avec ses Sentinelles, dont le cahier des charges est beaucoup plus strict que les appellations traditionnelles, et ce en vue de défendre une agriculture paysanne à échelle artisanale. Berceau du Slow Food, l’Italie est un bel exemple de ce qui peut être fait en la matière. On y compte en effet plus de 220 Sentinelles, regroupant plus de 1600 producteurs: fermiers, fromagers, pêcheurs, bergers, boulangers, pâtissiers… Surtout, leurs produits du terroir étiquetés « Presidii Slow Food » sont intégrés à un vrai circuit de distribution. Que ce soit à travers les chefs du réseau des « Osterie Slow Food », qui les mettent à l’honneur à leur carte, ou via la chaîne d'épiceries gourmet « Eataly », associée au mouvement.

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    Créées pour défendre les productions spécifiques à une région, les appellations existent depuis le XVIIIe siècle. Les producteurs de Porto défendent ainsi leur vin depuis 1756, lorsque le marquis de Pompal, Premier ministre portugais, créa un comité chargé de garantir un certain niveau de qualité. Le mot « Champagne » est, lui, protégé par la loi depuis la fin du XIXe siècle. Mais il faut attendre 1935 pour voir apparaître le système des AOC français, le premier au monde.

    Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les appellations, plus ou moins officielles, plus ou moins commerciales, se sont multipliées: Label rouge, bio, AB, IGP… Tandis que les AOC s’alignent désormais sur les AOP (Appellations d’origine protégée) européennes. Mais il suffit de parler avec les producteurs, que ce soit d’huitres, de fromages, de vins, de charcuteries… pour se rendre compte des faiblesses de ces appellations, qui reposent essentiellement sur l’autocontrôle.

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    Aussi peu restrictives soient-elles, ces appellations sont par ailleurs menacées par la logique de production néolibérale. Elles sont en tout cas au cœur du Traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en secret avec les États-Unis. Les industriels américains ignorent en effet la notion de terroir, préférant la marque à l’appellation. Ils plaident donc pour pouvoir utiliser sur leurs étiquettes les mots “Brie”, “Gouda”, “Champagne”, "Roquefort"…

    Les négociations viennent de reprendre à Bruxelles, ce 10 mars, et cette question capitale risque d’enrayer sérieusement les pourparlers. Cet accord de libre-échange transatlantique était d’ailleurs au cœur d’une rencontre organisée à Bruxelles jeudi 13 mars par l’association "Les amis de la Terre", à laquelle participait le Slow Food, pour alerter sur les conséquences de la signature d’un tel traité. Les interventions vidéo de Richard McCarthy, directeur exécutif de Slow Food USA, et d'Ursula Hudson, présidente du Slow Food Allemagne, sont à revoir en ligne sur le site Slowfood.com.

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    Cette année, « Goûter Bruxelles » a pour thème « la qualité dans nos assiettes ». C’est dans ce cadre que s’inscrit le premier week-end « Be Slow Food », consacré « à la promotion d’une alimentation de qualité, de proximité, avec une approche éthique du marché ». Ce rendez-vous des producteurs et des consommateurs se tiendra dans la Halle des Tanneurs. Au menu, une vingtaine de stands de producteurs et artisans recommandés par les différents conviviums du pays (Namur, Liège, Anvers, Ostende…) ou issus d’autres filières (Saveurs paysanes, BioWallonie, Nature et Progrès…). Mais le salon accueillera également des associations actives dans le domaines de l’alimentation durable et des entreprises « eco-friendly ».

    Par ailleurs, de nombreuses activités sont prévues, comme la projection de documentaires consacrés à la problématique (« LoveMeatTender », « Slow Food », « Les moissons du futur »…) et des micro-conférences sur le thème « Ralentir dans un monde de plus en plus virtuels », le samedi. Ou, le dimanche de 13h30 à 15h30, deux tables rondes, l’une pour les professionnels (« Vers un autre approvisionnement »), l’autre pour les particuliers (« L’accès à des produits de qualité »). Sans oublier, pour les gourmands, un apéro Slow Food suivi d’un cooking show, le samedi dès 19h, et un « slow brunch », le dimanche à midi.

    Be Slow Food, les samedi 29 et dimanche 30 mars à partir de 10h à l’Atelier des Tanneurs. 60 rue des Tanneurs 1000 Bruxelles.

    Rens. et programme complet: www.slowfoodbrussels.be.

    Les Ateliers des Tanneurs proposent un marché bio du mercredi au vendredi de 11h30 à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 16h.

    Article paru sur : La cuisine à quatre mains. Carnet de route de deux gourmets gourmands sur Lalibre blogs.

     

  • Les nutriments essentiels à la vie...

    Suite au film Food Matters (voir article précédent), je me suis posé la question de savoir quels étaient ces nutriments essentiels que nous devions apporter au corps pour rester en bonne santé ?

    J'ai trouvé une belle liste de tous ces nutriments, que seule l'alimentation saine peut apporter à notre corps, qui en a grand besoin. Si vous n'avez plus d'air, vous mourrez rapidement. Si vous n'avez plus rien à boire, vous mourrez en quelques jours. S'il vous manque un de ces nutriments, rien n'arrivera à court terme. Mais à plus long terme, vous aurez une carence, qui va entraîner des réactions en chaînes dans votre organisme et ouvrir la porte à la fatigue, à la dépression et aux maladies. C'est donc important...

    Notre corps est vraiment bien fait et a développé toutes sortes de systèmes d'auto-défense contre les maladies, les cancers, etc... Mais il faut l'alimenter. Et bien l'alimenter, avec les nutriments dont il a besoin pour bien fonctionner.

    A la lecture de nombreux articles sur le sujet, il apparaît, ce qui est logique, qu'il faut diversifier son alimentation, pour être certain de consommer tous ces nutriments essentiels. La seconde chose, évidente elle aussi, est qu'il faut opter pour le Bio. Les aliments issus de l'agriculture intensive et industrielle ne contiennent plus tous ces nutriments, ou alors, en très faibles quantités. Le sol est tellement pollué par les traitements successifs qu'il est mort. Et la plante ne parvient plus à synthétiser ces nutriments présents dans la terre. Elle est en carence, puis atteinte de maladies, ce qui lui vaut d'être encore plus traitée par de nouveaux produits chimiques, etc...

    Le cercle infernal. Avec au final, un aliment carencé, pollué, ne vous apportant plus les nutriments essentiels dont vous avez besoin. Vous aurez beau manger varié, local et de saison, vous tomberez malade car votre corps ne pourra plus se défendre. Alors qu'avec le Bio, tous les nutriments sont bien là, les pesticides et insecticides en moins. Moi, j'ai fait mon choix, depuis longtemps...

    Je reviendrai sur le sujet dans les prochains articles de ce blog, car c'est vraiment important. En attendant, visionnez ce très beau film Food Matters...

  • Food4Good...

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    Je reviens sur Food4Good et sur la qualité des produits mis en vente (uniquement en magasin Bio). Il est intéressant de comparer les valeurs nutritives des 3 poissons d'élevage Bio à ceux des poissons sauvages (pêche durable MSC) proposés par la même marque.

    On constate que chaque espèce de poissons possède des qualités nutritives différentes des autres. Par exemple, on trouve de l'iode, du sélénium et du phosphore dans le Merlu Blanc, et la même chose plus du potassium dans le Cabillaud, mais rien de tout cela dans le Saumon sauvage du Pacifique ou dans les poissons d'élevage.

    Par contre, on trouve de la vitamine D dans le Saumon du Pacifique et dans le Bar d'élevage et de la vitamine E dans le Saumon d'élevage irlandais.

    Au niveau graisses, le Merlu Blanc et le Cabillaud n'en ont quasi pas, tandis que le Saumon sauvage en a 10 fois plus, et le Bar d'élevage 8 fois plus, avec le même pourcentage de graisses saturées pour ces 2 derniers. 

    Conclusion : il faut varier les espèces pour pouvoir bénéficier de l'ensemble des nutriments, chaque espèce étant différente, ce qui est logique puisqu'elle se nourrit différemment. Et c'est d'ailleurs la même conclusion pour le reste de notre alimentation : varier fruits et légumes selon les saisons pour bénéficier de tous les bienfaits nutritifs dont notre corps a besoin. 

    Encore faut-il que ce soit du Bio et que les plantes aient pu synthétiser les micro-nutriments et les oligo-éléments présents dans la terre. Car en cultures intensives, traitées à outrance, le sol est mort et la plante ne peut plus rien y puiser, excepté des traces de pesticides et d'insecticides. Mais là, je m'égare. Ce n'est pas le sujet du jour...

  • Rester jeune à vie...

    Article intéressant dans le supplément Victor du Soir de ce week-end consacré aux centenaires et au secret de la longévité.

    On y apprend que l'espérance de vie a doublé entre le début du 19ème siècle et aujourd'hui (40 ans au lieu de 80), chiffre quand même faussé par la diminution de la mortalité infantile.

    Deux longévités sont à distinguer : la longévité individuelle, et celle d'une population. Dans le premier cas, il semble que l'alimentation, l'activité physique, l'environnement, mais aussi le stress interviennent. Ces doyens semblent  présenter un esprit positif, optimiste, toujours prêts à prendre la vie du bon côté, mais aussi égoïste (ne pas se soucier de son prochain pour éviter tout stress supplémentaire...

    Dans le second cas, on a mis en évidence des enclaves géographiques caractérisées par une longévité exceptionnelle de leurs habitants, en Sardaigne, en Grèce, au Japon ou au Costa Rica, baptisées "Blue Zones".

    Dans ces Blue Zones, 95% de la nourriture vient du village, alors que chez nous, 95% de la nourriture vient de la production industrielle... Le secret serait-il là ? Sûrement pour une grande partie. Mais il y a aussi l'exercice physique (village en pente), le support de la communauté locale aux vieux qui sont intégrés (personne en maison de repos), le petit coup de rouge et l'activité sexuelle...

    Tout cela ne semble pas bien compliqué. Le record actuel est de 122 ans. A qui le prochain ?

  • Pas le temps...

    Quand l’on parle de faire ses courses autrement, c'est-à-dire en prenant le temps de chercher les produits sains là ou ils se trouvent, l’on s’entend toujours répondre : "Oui mais… je n’ai pas le temps".

    Le temps… oui c’est bien de temps dont il s’agit; combien de temps souhaitez-vous que vos enfants vivent en bonne santé ? L'alimentation n’est absolument pas une dépense comme une autre bien au contraire c’est un investissement. C'est l’investissement le plus important que vous puissiez faire dans votre vie, manger sain c'est investir dans son capital santé

     

    Combien de Temps - Combien ça coûte ?

    Nous avons fait les comptes pour pouvoir vous donner des chiffres précis :

    Se rendre chez son maraîcher producteur travaillant au naturel pour y prendre un peu de tous les légumes de la saison nous prend 1 heure, nous y avons dépensé 21 Euros.

    Laver, brosser, débiter tous les légumes en conservant la peau bien évidement nous a pris 1:30 h. Pré cuire le tout à petit feu a pris 2 heures. Nous avons obtenu 16 kilos de macédoine de légumes de saison que nous congelons en barquette immédiatement. Les chiffres. Soit 2:30 h heures 16 kilos soit 1.31 € le kilo de légumes sains préparés avec la peau. 

    16 kilos à raison de 500 g jour, vous en avez pour 1 mois n'est ce pas ! Vous n'auriez donc pas 2:30 h par mois pour pouvoir vous alimenter sainement en légumes ? Et arrêtons de dire que manger Bio coûte trop cher et que cuisiner prend trop de temps...

    Cet article, et bien d'autres concernant l'alimentation saine des enfants et tous les dangers de la malbouffe actuelle, sont disponibles sur ce site : http://www.enfant-durable.com/index.asp

     

     

     

  • On est ce qu'on mange...

    Si notre cerveau influence ce que nous mangeons, l’inverse est plus vrai encore. Notre alimentation joue un rôle fondamental dans son fonctionnement. Elle détermine notre bien-être mental et influence notre comportement.

    Le Dr Van der Spek est psychiatre de formation. Ses patients souffrent de dépression, d’anxiété, de stress, de burn out… Pour soigner ces maladies, on prescrit des antidépresseurs et autres tranquillisants. Ils ne sont efficaces que dans 40 à 60 % des cas. Ce n’est pas glorieux. 

    On le sait depuis longtemps : on est ce qu’on mange. La malbouffe qui caractérise notre époque est le terreau des maladies dites de civilisation, à savoir le surpoids et l’obésité, l’hypertension, le diabète, les cancers, les affections cardiovasculaires, voire l’Alzheimer. On commence seulement à percevoir que ce qui est vrai sur le plan physiologique l’est aussi, peut-être surtout, sur le plan psychologique. L’un ne va pas sans l’autre, témoigne Catherine Brahy, kinésithérapeute et nutritionniste à Bruxelles. Des patients viennent me voir pour un mal de coude qui se révèle provenir d’un mal de vivre. Et si près de la moitié des Belges souffrent de maux de dos, ceux qui consultent arrivent stressés, fatigués, tendus. C’est souvent le symptôme d’une mauvaise hygiène de vie. Tout est dans tout. Quand un patient prend des antidépresseurs ou des somnifères depuis dix ans et ne va pas mieux, ajoute-t-elle, il faut se poser des questions…

    Si les médecins d’aujourd’hui ne sont pas des nutritionnistes, les nutritionnistes seront les médecins de demain. Cette approche n’est pas pour plaire à l’industrie pharmaceutique ni au puissant lobby agroalimentaire. Si les gens se nourrissaient convenablement, ils n’auraient plus besoin d’anticholestérol ni d’antidépresseurs. Notre message consiste à inciter les gens à manger le moins possible de plats préparés, qui ne sont que concentrés de sucres, sel et mauvaises graisses, pour les remplacer par des aliments naturels. De quoi crisper l’industrie.

    Le premier nutriment dont notre cerveau a besoin pour produire des neurotransmetteurs, ce sont les acides aminés des protéines présentes dans les œufs, la viande, le poisson. De préférence le matin et le midi. Elles assurent une satiété de longue durée et apportent les précurseurs indispensables à la synthèse de la dopamine et de la noradrénaline, les neurotransmetteurs de l’éveil (initiation de l’action) et de la vigilance (amplification de l’action).

    Deuxième élément clé : les cofacteurs qui facilitent la neurotransmission. Fer, cuivre, magnésium, zinc, vitamines B et C… Beaucoup de gens en sont carencés. Résultat : le moteur tourne moins bien et ils sont déprimés, irritables, anxieux. On trouve des traces de tous ces éléments dans de nombreux aliments, mais la tendance au raffinage excessif (pain, riz, pâtes blanches) les élimine.

    Les bonnes graisses, ensuite, assurent la souplesse des membranes cellulaires. Trop rigides, elles ne laissent rien passer. Quand on sait que le cerveau humain est composé de graisse à 60 %, on comprend mieux l’importance des omégas 3 (poissons gras, huiles d’olive ou de colza). Ajoutez une pincée d’antioxydants (fruits, légumes et oléagineux) et un zeste d’hydrates de carbone (sous forme de sucres lents de préférence aux sucres rapides susceptibles de provoquer une hypoglycémie réactionnelle) comme carburant, et votre cerveau tournera à plein régime.

    Sans oublier, insiste Veronica Van der Spek, une activité physique régulière pour stimuler le métabolisme. Alors l’adage mens sana in corpore sano se vérifiera parfaitement. Et peut-être verra-t-on diminuer la fréquence des maladies d’Alzheimer, de l’hyperactivité chez les enfants, des troubles de l’attention et du comportement.

  • Je l'avais dit, je l'ai presque fait...

    J'avais énoncé le 25/12/2009 sur ce blog les bonnes résolutions que je prendrais en 2010.

    Je peux vous assurer qu'il n'y a plus un atome de plastique dans la cuisine : j'ai tout viré (passoire, spatules, Téfal, Tupperwaere, et j'en passe...). Egalement terminé : les softs en boîtes (dont l'intérieur est plastifié). Mon vieux frigo vient de découvrir les bouteilles en verre de Coca, Tonic, bières et jus de toutes sortes. Et fini aussi les tetrabrick (dont l'intérieur est également plastifié).

    Mes courses en grande surface se limitent dorénavant à quelques produits d'entretien, quelques boissons en bouteille et quelques produits bio. Le gros de mes courses provient de commerces de quartier spécialisés, du marché et de mon magasin bio attitré. Cette démarche va faire baisser le chiffre d'affaire des grandes multinationales agro-alimentaires et accroître celui des petits producteurs et des marques Bio.

    Par exemple, à l'heure ou j'écris cet article, je savoure, en bouteille verre, un "Pur jus de Pommes Anciennes" non filtré de la marque Bonneterre, absolument délicieux. Et pas un tétrapack de jus de pommes Minut Maid à base de jus concentré de pommes traitées 27 fois... Et c'est comme cela pour tout le reste : cornichons, câpres, moutarde, pâtes, pesto, conserves de tomates, miel et confitures.

    Juste quelques soucis avec certains produits emballés de plastique que je voulais éviter, mais cela ne semble pas possible (shampoings, dentifrice, produits d'entretien,...), du moins pour le moment.

    Je suis assez fier du passage à l'acte, intéressé par la démarche, et heureux du goût des bons produits que je redécouvre. Hier, j'ai ressorti les vieilles cocottes en fonte de ma grand-mère pour y faire mijoter un vraie poule (de plein air) et des légumes bio de saison : je n'ai pu m'empêcher de penser à elle en savourant ce plat délicieux et pourtant économique et si facile à préparer.

    Et si c'était cela le bonheur ? Un retour aux choses simples, aux produits locaux et de saison, aux produits de terroirs, au goût. Et au plaisir d'acheter ces ingrédients chez des petits producteurs, fiers de ce qu'ils font.

     

  • Et si on changeait en 2010 ?

    C'est décidé, en 2010, je fais bouger les choses :

    1. Je passe de 80 à 100% bio : je n'achète plus que du Bio, des fromages au lait cru et du poisson sauvage. 

    2. Je vire tout ce qui est en plastique dans la cuisine.

    3. Je boycotte tout ce qui est emballé dans du plastique lors de mes achats.

    4. Je reviens aux matériaux avec lesquels ma grand-mère cuisinait : cocottes en fonte, terre cuite, Pyrex, porcelaine, bois, verre et acier inoxydable. Adieu Tupperwares, spatules en plastiques, Téfal, moules en silicones et bacs à glaçons autre que métallique, planches plastiques ou en Corian.

    5. Je tente d'éviter tout aliment produit par une multinationale agro-alimentaire.

    6. J'essaye de renouer des contacts avec des producteurs locaux : visite de fermes et achat de paniers hebdomadaires, achat de mon huile d'olive chez le petit producteur dans le Sud de la France. Idem pour l'ail violet, les olives, les confitures et tous les produits de terroirs. Et je fuis comme la peste les OGM, les aliments irradiés, ou traités.

    7. Au niveau boissons : plus de Tétrapacks, bouteilles plastiques, canettes (enrobées de plastique), mais de bonnes vieilles bouteilles en verre, et si possible, sans capsules enrobées de plastique : bouchon de porcelaine et rondelle de caoutchouc. C'est moins pratique et plus lourd, mais meilleur pour la santé et l'environnement.

    8. Je vire tous les produits d'entretien toxiques et retourne aux produits anciens et naturels, et en diminuant le nombre.

    9. Pour le potager sur la terrasse, je n'achète que des graines bio,  chez kokopelli par exemple. Et, si possible, des variétés oubliées ou quasi-disparues. Avec du terreau bio, bien entendu. Et je distribue des graines autour de moi.

    10. Au restaurant, j'évite toute cuisine moléculaire (émulsions, mousses, nuages et autres gelées : graisses hydrogénées et acides gras-trans) et boycotte tous les poissons des grands fonds et ceux menacés d'extinction, ainsi que tous les produits qui viennent de l'autre bout du monde, ou qui ne sont pas de saison.

    11. J'attends, avant d'acheter un nouvelle voiture, qu'un constructeur automobile présente enfin sur le marché une voiture sympa (carrosserie dessinée à la main et pas par un ordinateur et une soufflerie), et fonctionnant avec des énergies renouvelables, en émettant quasi pas de CO.

    12. Je veille à ce que mon prochain GSM (bien obligé) émette le moins d'ondes possibles. Je supprime le réseau Wi-fi de mon Mac et retourne au bon vieux branchement câblé.

    Et si nous faisons tous pareil, nous ferons bouger les choses. Non seulement, au niveau santé, c'est la seule issue possible, mais pour la planète aussi.

    Terriens, il est temps d'agir...