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  • Ces traités, négociés en secret, dont nous ne voulons pas...

    Le Parlement européen a ratifié hier, mercredi 15/02/2017, le traité de libre-échange UE-Canada, ou Ceta, à une large majorité, par 408 voix contre 254 (et 33 abstentions). La droite, les libéraux et la plupart des socialistes ont voté pour le texte, tandis que les Verts, l’extrême gauche, l’extrême droite ainsi que certains socialistes s’y sont opposés.

    Considéré par les opposants comme le «cheval de Troie des Etats-Unis», ce pavé de 2 344 pages prévoit une augmentation des échanges commerciaux entre l’UE et le Canada via une baisse des droits de douane et la simplification des procédures. L’accord, âprement négocié depuis sept ans entre la Commission européenne et Ottawa, devrait entrer en application «provisoire» dès le 1er mars. En bref, cela ne concernera que les domaines de compétences communautaires, soit près de 90 % du traité. Seules les dispositions les plus controversées, comme le système de résolution des conflits en matière d’investissements, ne seront pas appliquées pour le moment. Le texte doit désormais passer devant les 38 Parlements régionaux ou nationaux. Un processus qui pourrait durer des années.

    Les oppositions au Ceta sont nombreuses, notamment en Autriche, aux Pays-Bas ou en France. Et personne ne sait ce qu’il adviendra si un ou plusieurs Etats européens venaient à ne pas ratifier l’accord. Rien n’est prévu dans le traité à ce sujet. Pour Marianne Dony, présidente de l’Institut d’études européennes de l’Université libre de Bruxelles, interrogée par Libération, «si un seul Etat manque à l’appel, le traité ne pourra pas entrer en vigueur et ce dans sa totalité, y compris donc les parties relevant de la compétence de l’Union». Retour sur les points clés du traité.

    Croissance et emploi : des doutes sur l’efficacité
    Alors que l’opinion publique rejette de plus en plus la «mondialisation heureuse» tant vantée depuis une vingtaine d’années (le Brexit et l’élection de Donald Trump en sont la preuve), l’UE poursuit malgré tout sur cette voie. A l’image du Ceta, devenu le symbole pour la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, de la lutte contre le protectionnisme revendiqué du nouveau président américain. Cet accord commercial de «nouvelle génération» viendra «stimuler la croissance et l’emploi dans toute l’Europe», assure la Commission européenne, dans un document de 16 pages qui ne s’intéresse, comme son titre l’indique, qu’aux «avantages du Ceta». Des promesses chiffrées : Bruxelles estime que le Ceta devrait accroître de près de 25 % le commerce des biens et des services entre l’UE et le Canada et entraîner une augmentation du PIB de l’UE de près de 12 milliards d’euros par an, une bagatelle comparé aux 14 600 milliards d’euros de PIB de l’Union en 2015… Côté emploi, chaque milliard d’euros d’exportation européenne «soutiendrait» (et non créerait) 14 000 emplois, calcule à la louche la Commission. Outre-Atlantique, le gouvernement canadien revendique la création de «80 000 nouveaux emplois». A quel horizon ? On n’en saura guère plus.

    Des perspectives alléchantes que la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen a rejetées en bloc. C’est d’ailleurs la seule commission parlementaire à avoir invité les eurodéputés à rejeter le texte. Au mieux, le Ceta entraînerait «des augmentations marginales globales ne dépassant pas 0,018 % pour l’emploi dans l’Union sur une période d’exécution de six à dix ans», écrit-elle dans un avis daté du 8 décembre. Au pire, le Ceta provoquera «des pertes d’emplois effectives s’élevant à 204 000 dans l’ensemble de l’Union, dont 45 000 en France, 42 000 en Italie et 19 000 en Allemagne», ajoutent les eurodéputés, en référence à une étude publiée en septembre par deux chercheurs de l’Université Tufts (Massachusetts), Pierre Kohler et Servaas Storm.

    Alimentation : pas d’inquiétude pour le moment
    Bœuf aux hormones, poulet au chlore, OGM… Le Ceta faisait craindre l’arrivée massive dans nos assiettes de ces produits interdits par l’UE. «Il n’y a pas de convergences des normes vers le bas», a martelé mercredi l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy (lire ci-contre), sur France Inter. Pas d’inquiétude, donc, pour le moment. «Mais le risque se pose à long terme, en raison des mécanismes de coopération réglementaire et de la pression des lobbys agro-industriels, qui répètent publiquement leur impatience», nuance l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) dans un document intitulé «Nouveau Ceta ou mystification ?» publié au lendemain de la signature du traité le 30 octobre.

    Agriculture : les petits éleveurs préoccupés
    Alors que les filières d’élevage sont particulièrement fragiles en Europe et en France, le Ceta prévoit des quotas d’exportations pour le Canada limités à quelque 50 000 tonnes de viande bovine (contre 4 162 actuellement) et 75 000 tonnes de viande porcine (contre 5 549) par an, au-dessus desquels les droits de douane sont maintenus. Une concurrence accrue qui inquiète les petits éleveurs. D’autant plus que ces quotas ne prennent pas en compte la sortie de l’UE du Royaume-Uni, comme le souligne l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), qui déplore que la Commission européenne «n’a proposé aucune étude d’impact du Ceta sur le secteur de la viande bovine». Autre source d’inquiétude : les appellations d’origine contrôlée, car sur les 1 400 que compte l’UE, seules 143, dont 42 françaises, seront protégées au Canada. Une liste qui pourra être élargie à l’avenir, promet l’UE. Le rocamadour ou le maroilles, par exemple, n’en font pas partie. Ils pourraient être copiés par des producteurs canadiens.

    Climat : un accélérateur pour le réchauffement ?
    «Vous prétendez parler au nom des citoyens européens et qu’est-ce que vous leur direz, monsieur Juncker [président de la Commission européenne, ndlr], quand la Commission fera enfin son boulot sur les perturbateurs endocriniens et que Bayer et Monsanto feront condamner l’Europe pour les mesures prises ? Qu’est-ce que vous direz, monsieur Tusk [président du Conseil européen], aux citoyens européens quand l’Europe refera son boulot de leadership sur le climat et que ce seront les firmes canadiennes des sables bitumineux, du pétrole et du gaz de schiste qui attaqueront l’Europe ?» Dans une intervention remarquée le 27 octobre au Parlement européen, l’eurodéputé vert et candidat à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, a exprimé les craintes des défenseurs de l’environnement.

    Le Ceta permettra en effet aux multinationales, via le mécanisme de règlement des différends, d’attaquer un Etat dès lors qu’elles se sentiront lésées par une réglementation prise, par exemple, sur l’environnement. Le Suédois Vattenfall, exploitant de deux centrales nucléaires en Allemagne, réclame devant une cour d’arbitrage internationale à Washington 4,7 milliards d’euros à l’Etat, qui a engagé une sortie du nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. Idem en Argentine, qui avait dû indemniser à hauteur de 600 millions de dollars (567 millions d’euros) plusieurs entreprises transnationales, pour avoir fixé un prix maximal d’accès à l’eau et à l’énergie. Les organisations de défense de l’environnement s’inquiètent en outre que ce traité contribue à «saper l’objectif» visant à contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés, voire de 1,5, fixé par l’accord de Paris sur le climat entré en vigueur en novembre 2016. «De l’aveu même de l’étude d’impact de la Commission européenne, le Ceta va engendrer une hausse des émissions de gaz à effet de serre», s’inquiète Aitec. Un récent rapport, «Ceta et climat», rédigé par le Commissariat général au développement durable et le Conseil économique émet plusieurs recommandations pour que la mise en œuvre du Ceta «se fasse de la manière la plus respectueuse possible pour l’environnement».

    Tribunaux d’arbitrage : des tensions à venir
    C’est le point qui cristallise toutes les tensions : l’existence du «système judiciaire sur l’investissement» (ICS, pour Investment Court System), qui permettra aux multinationales d’attaquer les Etats si elles s’estiment discriminées ou lésées. C’est-à-dire qu’elles considèrent que leur profit attendu n’a pas été matérialisé du fait d’un changement de législation en matière notamment d’environnement, de santé ou encore de protection du consommateur. Un dispositif à sens unique puisque les Etats ne pourront pas attaquer les investisseurs.

    Le tribunal sera composé de «quinze juges professionnels», nommés pendant cinq ans. Selon une déclaration commune de 101 professeurs de droit, l’ICS ne garantit pas complètement l’impartialité et l’indépendance des juges sélectionnés. «Les juges ne seront pas employés à plein temps et, outre des honoraires mensuels de 2 000 euros, ils seront rémunérés au cas par cas.» Une procédure d’appel est désormais possible mais elle reposera sur les mêmes informations que la procédure initiale. Seule nouveauté apportée par le coup de force wallon en octobre, la Cour de justice de l’UE va être saisie d’ici quelques mois sur la compatibilité du mécanisme d’arbitrage avec les traités européens.

    SOURCE : Ceta : comment va-t-on être traité ? Par Estelle Pattée — Libération, 15 février 2017 à 20:46

  • Plus que jamais, vous devez veiller à votre alimentation...

    « Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et 2015, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

    Ces travaux, résumés dans l’étude de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

    Même dans les aliments réputés sains, les teneurs en vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisées par 2, par 25, voire par 100 en un demi-siècle.
    Cela paraît invraisemblable. Mais pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

    Prenons l’exemple de la pomme.

    Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os.

    Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apporteraient que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, pionnier de l’agriculture biologique.

    Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme.

    Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux apports journaliers recommandés (AJR) – en vitamine A.

    Aujourd’hui, il faudrait manger 21 oranges pour ingurgiter la même quantité de cette précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui et les pommes de terre, l’oignon, le brocoli n’apporteraient quasiment plus de calcium. La viande, elle, apporterait beaucoup moins de fer que jadis… »


    C’est ce que je vous disais au début de cette Lettre : pas franchement gai, comme nouvelle… Et puis en réfléchissant deux minutes, je me suis dit : et si cette situation absurde était au contraire une « chance ». Une opportunité pour des millions de personnes de reprendre enfin le contrôle sur ce qu’elles mettent dans leur assiette.

    Reprenons le cas de la pomme. Il ne faut plus tendre la main pour attraper le sachet de granny sans se poser de questions. Elles sont bio, OK. Mais d’où viennent-elles ? Comment ont-elles été cultivées, récoltées, transportées etc. ?

    Si le producteur ne sait pas répondre (ou ne veut pas répondre), choisissez-en un autre. Aujourd’hui de nombreuses associations pratiquent le circuit court (du producteur directement au consommateur) : parlez avec elles, adhérez-y, impliquez-vous.

    C’est un premier pas, mais il est déterminant. Il n’y a aucune raison d’être (ou de demeurer) des zombies de la consommation. D’acheter sans poser de questions ce que mangerbouger.fr vous demande d’acheter.

    C’est votre argent, c’est votre santé. Et les producteurs, comme les entreprises qui veulent nous vendre des aliments, nous doivent la vérité.

    Alors voici quelques conseils de bon sens, pour en finir avec ces « calories vides ». Choisissez :

    Des fruits frais de saison et de proximité si possible bio : il ne s’agit pas de fruits en compote ou cuits, car la cuisson détruit les vitamines et fait perdre aux fruits leurs qualités gustatives et leurs nutriments (fructose, vitamine C, minéraux dont le calcium végétal et le magnésium pour l’équilibre et l’humeur).

    Si vous avez des problèmes de côlon, choisissez des fruits à fibres douces, tels que petites bananes, poires ou pommes sans la peau, kiwis, mandarines, mais ni oranges, ni pamplemousse ou ananas aux fibres trop agressives.

    L’idéal est de consommer 4 à 6 fruits frais par jour, longuement mastiqués : 2 au petit-déjeuner puis au repas de midi et du soir et/ou entre les repas à la place des viennoiseries, des sucreries, crèmes et autres pâtisseries qui apportent trop de sucres raffinés ou cachés.

    Des salades contenant des végétaux de toutes les couleurs : laitue (qui possède un excellent antivieillissement, antioxydant: la lutéine, essentielle à l’entretien de notre rétine) ; les tomates fraîches, qui contiennent un antioxydant anticancer : le lycopène ; des amandes, noix, noisettes, du persil… avec leurs vitamines et leurs minéraux : calcium pour les os, magnésium pour réguler l’humeur ; de l’avocat et ses excellents acides gras, des bonnes fibres, des vitamines C et du groupe B (B1 à B6), nécessaires à votre cerveau, et les vitamines A (vision), E (neurones et fertilité), K (circulation-coagulation).

    Des légumineuses comme les lentilles, pois chiches, haricots qu’il faut faire cuire à la vapeur douce (pas plus de 95-97°C) et rapide de quelques minutes, afin de les consommer al dente, ce qui oblige à bien mastiquer chaque bouchée. Ainsi les fibres, les nombreuses vitamines, les phytohormones sont conservées et assimilées au mieux par notre organisme.

    Des produits animaux issus d’une saine agriculture : bio ou biodynamique avec le minimum de pesticides, insecticides, antibiotiques, perturbateurs endocriniens (dopage hormonal des animaux…), et de farines animales.


    Les protéines animales les meilleures sont dans les mers et océans. Les petits poissons gras, comme les sardines, maquereaux, harengs ou anchois sont les plus riches en acides gras oméga-3 qui offrent d’innombrables bienfaits pour la santé [2]. Ils contiennent aussi d’intéressants apports de vitamine D, de sélénium, de phosphore et de protéines de haute qualité.

    Sur terre, choisir en priorité les animaux qui ont des ailes pour leur viande blanche facilement digestible, issus d’élevages bios : poulet, dinde, pintade, pigeon…

    La viande rouge est indiquée une à deux fois par semaine. Elle contient des graisses cachées qui augmentent l’artériosclérose et les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et/ou d’infarctus du cœur. Une bonne côtelette, un bon steak (non haché), vous apporteront du fer facilement absorbé par le tube digestif (à éviter si vous avez trop de fer dans le sang). Source : Pure Santé.

    C'est ce que je répète inlassablement sur ce blog, depuis sa création... Et, croyez-moi, je suis plutôt satisfait de constater aujourd'hui que beaucoup de jeunes se rendent au marché Bio et prennent enfin soin de leur alimentation. Bien manger Bio, local et de saison coûte 1 euro de plus par jour : c'est le meilleur investissement que vous puissiez faire !

    Je suis également très heureux de voir capoter ce fameux traité transatlantique dont personne ne voulait en Europe (excepté la Commission Européenne et les multinationales, qui se foutent éperdument de votre santé).

    Bref, je me sens bien : mes efforts de communication et de lancements d'alertes n'auront pas été vains ! 

     

  • Voilà ce que l'on nous prépare...

    Dans L'Echo de ce week-end, un petit tour de table de ce que les start-ups de l'agroalimentaire nous préparent :

    1. MUUFRI : Planche sur du lait sans vache qui devrait être commercialisé début 2016. Ils affirment que le lait de vache contient moins de 20 composants et 87% d'eau, ce qui est idéal à reproduire artificiellement en laboratoire, avec 6 protéines pour la structure du produit et 8 acides aminés pour le goût. Renseignements pris, le vrai lait de vache contient bien plus de choses que cela : 10 acides saturés, 3 acides mono-insaturés et 3 acides poly-insaturés, 1 glucide, 15 protéines, 10 minéraux, 12 vitamines, une hormone de croissance et de l'insuline.  Soit 56 composants naturels. Je n'aime pas les gens qui simplifient les choses...
    2. Impossible Foods : A découvert le composant (la myoglobine, une protéine présente dans les tissus musculaires) qui donnait à la viande son goût unique et l'a remplacé par un équivalent végétal (molécules avec des liaisons métallo-protéiques comparables). Selon un journaliste du Financial Times qui a pu goûter un de leur hamburger, il n'y a aucune différence de goût avec une véritable viande de boeuf. Et Impossible Foods va également produire des fromages, sans lait. Commercialisation 2016.
    3. Beyond Meat : Commercialise déjà aux Etats-Unis du poulet sans poulet : morceaux de faux poulet fabriqués à base de protéines végétales, qui auraient la texture et le goût du véritable poulet. L'entreprise commercialise également de la viande hachée et des hamburgers, sans viande.
    4. Hampton Creek : Depuis 3 ans, commercialise des produits de grande consommation, mais sans oeufs. Principalement de la mayonnaise (Just Mayo) et des biscuits (Just Cookies). Hampton Creek prévoit de sortir 30 nouveaux produits dans les 3 ans (dont des omelettes, des pâtes alimentaires et de la pâte à crêpes)...
    5. Soylent : Commercialise une poudre qui, mélangée à de l'eau, contient tout ce dont un être humain a besoin pour se nourrir. Cet été est sortie la version 2.0 de Soylent, une nouvelle composition prête à boire à 3 dollars la portion. Fini les courses, la cuisine, le temps passé à table, et la vaisselle. Quel gain de temps, mais quelle pauvre vie...

    Tous ces produits artificiels, bourrés de produits chimiques seront très bientôt disponibles dans les rayons de vos grandes surfaces préférées (dès que le Traité Transatlantique sera signé). Bon appétit !

    Ils ont juste oublié le plaisir de faire ses courses, de choisir des produits de saison et de terroir, de discuter avec les producteurs ou éleveurs, de cuisiner ces mets et de les servir, de passer du temps à table en les dégustant. Soleil Vert : on y arrive...

     

  • Les bienfaits de la Grenade...

    La grenade, et notamment son jus, sont riches en antioxydants (ellagitanins et anthocyanines), d’excellents éléments qui contribuent à lutter contre le vieillissement cellulaire. Des études menées chez l’Homme démontrent que le jus de grenade pourrait ainsi ralentir la progression de certains cancers comme celui de la prostate, de côlon et du sein.

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    L’une d’entre elles a montré que la consommation de jus de grenade, associée avec du brocoli, du curcuma et du thé vert fait chuter de 63% les niveaux de PSA (Prostate Specific Antigen – marqueur permettant d’évaluer la vitesse de récidive) en six mois chez des patients atteints du cancer de la prostate. Le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière, expliquait à Sciences et Avenir que, "même s'il n'existe pas de régime anticancer valable pour tous, certains aliments ont prouvé au travers d'études spécifiques qu'ils possédaient des propriétés protectrices". La grenade fait partie de son "top 7".

    Il a également été démontré que la consommation régulière de jus de grenade était un atout dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. En effet, les antioxydants de ce fruit amélioreraient la circulation sanguine, diminueraient l’hypercholestérolémie ainsi que la pression sanguine, et auraient un effet bénéfique sur les lésions athéromateuses. Article de Nathalie Hutter-Lardeau sur Sciences et Avenir.

    Il faut en boire sous forme de jus, ou encore mieux, vous forme d'élixir, et il faut en manger : dans les desserts, dans les salades, sur des carpaccio de poissons ou de Saint-Jacques, comme ici, avec un peu de fruit de la passion : un pur délice.

     

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  • Herbal Plus, Up and Up, Finest Nutrition et Walmart : la grande arnaque...

    "Des poursuites judiciaires ont été engagées lundi 2 février 2015 contre les quatre plus grands distributeurs de compléments nutritionnels aux Etats-Unis : Walmart, Walgreen, Target, qui sont des chaînes de supermarchés, et GNC, une chaîne spécialisée dans la distribution de produits nutritionnels. Ces quatre chaînes sont accusées de fraude et de tromperie des consommateurs. 

    En effet, les autorités ont testé leurs compléments nutritionnels les plus vendus. Elles se sont aperçues que 4 produits sur 5 ne contenaient pas la moindre trace des plantes médicinales ou nutriments indiqués sur leur étiquette. 

    Dans la plupart des cas, pilules et gélules ne contenaient que de la poudre de riz et de légumes (carotte, petits pois, etc.). De plus, certains produits prétendaient ne contenir ni blé ni gluten, alors qu’elles contenaient du blé et du gluten. Pire, certaines contenaient des toxines pouvant causer des problèmes de foie et de rein graves, et potentiellement fatals. 

    Beaucoup ne contiennent que des nutriments en quantité trop faible pour faire le moindre effet. Parfois, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin. Tous les détails de l’affaire sont publiés dans les colonnes du New York Times. 

    La chaîne GNC est implantée dans les galeries de tous les grands centres commerciaux. Des millions d’Américains leur font confiance, et achètent en particulier la marque maison « Herbal Plus ». Analyses faites, les gélules de Ginkgo biloba « Herbal Plus » pour l’énergie et la mémoire, ne contiennent pas la moindre trace de Ginkgo. 

    Elles contiennent du riz, de l’asperge et… du sapin de noël (épicéas) réduit en poudre !! 

    Dans les supermarchés Target, l’équivalent de Casino en France, six produits de la marque populaire « Up and up » ont été testés. La moitié d’entre eux, Ginkgo Biloba, Millepertuis et valériane, ne contenaient aucune des plantes indiquées sur l’étiquette. 

    Chez Walgreens, une chaîne de pharmacie (drugstores), leur marque « Finest Nutrition » (« la meilleure nutrition ») ne contenait pas non plus la moindre trace d’aucun des ingrédients indiqués sur les étiquettes. Même leurs gélules d’ail ne contenaient pas d’ail. 

    Chez Walmart enfin (Walmart est l’équivalent de Carrefour), même topo : pas trace de Gingko Biloba dans leur produit Gingko biloba, ni de millepertuis dans leur produit millepertuis, ni de ginseng dans le ginseng, ni d’échinacée dans l’échinacée. Seul le complément alimentaire d’ail contenait, parfois, un peu d’ail. 

     

    Je n’ai jamais aimé les supermarchés. J’essaye de les éviter autant que possible. Je suis scandalisé ce qu’ils ont fait à nos paysages. Mais je suis encore plus effondré que les gens y achètent leur nourriture à l’aveuglette. 

    Que savent-ils de l’origine réelle de leur viande, leur poisson, leur fruits et légumes ? Maintenant, on mesure aussi ce dont les supermarchés sont capables avec les produits dont il n’est pas facile de juger de la qualité à l’œil nu. Comment savoir ce qu’il y a exactement dans une gélule ou un comprimé ?" Extrait d'un article de Jean-Marc Dupuis sur Santé Nature Innovation.

     

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    Voilà certainement des milliers d'américains bernés, trompés et volés. Eux qui pensaient améliorer leur santé avec des compléments alimentaires naturels se rendent compte qu'ils n'ont avalé que de la poudre de riz... Voilà qui doit faire mal au moral. Le marché américain des compléments alimentaires pèse plus de mille milliard de dollars par an...

    Comme pour l'alimentation, il faut opter pour la qualité (qu'on ne trouve pas en grande surface, des marges bénéficiaires énormes ayant été négociées) et choisir des producteurs connus et sûrs. Mais pas besoin de compléments alimentaires si votre alimentation quotidienne est bonne et variée.

  • Tout çà !

    Suite au post publié sur la vingtaine de tonnes qu'on mange en une vie, j'ai commencé à faire mes comptes. Assez facile en ce qui me concerne puisque mon alimentation se résume à du poisson deux fois par jour, accompagné de légumes, d'ail et d'huile d'olive, sans oublier le vin rouge à chaque repas.

    Cela donne plus ou moins ceci :

    7 tonnes 465 kilos de poissons (sauvages pour la plupart) ingurgités jusqu'à ce jour. C'est beaucoup, et je suis un peu gêné... 

     

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    Pour vous donner une idée, voici un requin baleine de 7 tonnes :

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    Oui, j'ai déjà mangé tout çà, et autant de fruits et légumes, cuits ou crus.

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    400 litres d'huile d'olive première pression à froid.

     

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    258 kilos d'ail frais, violet de Provence.

     

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    Quant aux vins rouges, j'approche les 10.000 bouteilles, à raison de 2 verres par repas, plus quelques extras dont les dégustations du lundi...

     

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    Pas de pain, très peu de féculents, jamais de viande (sauf forcé durant mes 16 premières années, soit +- 150 kilos maximum), d'oeufs ou de lait, peu de fromages et jamais de sucre.

    Je peux rajouter le thé vert ou noir matinal, accompagné d'une cuillère de miel bio, mais c'est anecdotique. Sauf que cela commence à faire beaucoup de pots de miel...

    Impressionnant quand même, toute cette quantité de nourriture ! D'où l'importance de la qualité de ce que vous consommez pour rester en bonne santé. A méditer.

  • Nous ingérons une vingtaine de tonnes en une vie...

    Vingt tonnes de nourriture : c'est plus ou moins ce qu'un être humain consomme dans sa vie. Partant du principe que nous sommes ce que nous mangeons et que la qualité de notre alimentation, tout au long de ces années d'existence, fera que nous serons en bonne santé ou malade, il est primordial de faire attention à ce que nous avalons.

    Dès le premier âge, le fait d'être allaité par sa mère pose déjà de bien meilleures bases que d'être nourri avec des laits industriels.

    Plus tard, les produits bio, sans pesticides ni autres traces de produits chimiques, nous apporteront tous les nutriments nécessaires à notre croissance, sans aucune carence de quoi que ce soit. Ce qui n'est pas le cas avec les aliments provenant des modes de productions industriels ou intensifs.

    Et c'est en étant élevé au goût des bonnes choses, bio, de saison et local, que nous reproduirons cela avec nos propres enfants, en les mettant sur la bonne voie au niveau nutritionnel.

    C'est toute la différence entre vingt tonnes de produits naturels et goûtus, bourrés de vitamines, d'acides aminés, d'enzymes et de fibres bienfaisantes par opposition à des aliments morts, raffinés et vidés de toute substance nutritive, et bourrés d'additifs chimiques industriels nocifs, d'arômes artificiels, de conservants et de colorants qui ne peuvent que conduire à l'obésité, au diabète et à toutes les maladies dont le cancer.

    Vous allez me dire qu'on n'a jamais vécu aussi vieux aujourd'hui, malgré les fast food, les produits light et la malbouffe industrielle, et que donc vous vous en foutez. Réfléchissez juste au fait que ceux qui meurent aujourd'hui, à des âges de plus en plus respectables, ont bénéficié des bonnes bases citées plus haut, ce qui n'est plus le cas des enfants nés avec les 2 parents qui travaillent et n'ont plus le temps d'allaiter, de faire les courses et de cuisiner de bons plats de saison avec les produits frais du marché.

    Et le retour de manivelle risque de faire mal aux statistiques...

  • Bien se nourrir, c'est très facile... En 8 règles.

    1. Tout ce que vous voyez comme publicité à la télé, dans les magazines ou dans la rue, c'est exactement ce qu'il ne faut jamais manger : sodas, coca, jus de fruits, chips, pizzas, pâte à tartiner, actimel et yaourt, plats industriels, etc...

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    2. Evitez le lait de vache qui est fait pour le veau (qui doit prendre 600 kg en un an) et pas pour l'homme. Préférez le lait de chèvre ou de brebis, ou un lait d'amandes, de noisettes, etc... Evitez le lait de soja. Côté fromages, optez pour ceux au lait cru.

    3. Evitez la farine blanche (pain de mie blanc, viennoiseries, pizzas, pâtes blanches, biscuits). Et les produits raffinés en général.

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    4. Consommez des fruits (entiers, pas en jus sans fibres) et légumes Bio locaux et de saison, cuits à basse température (vapeur) pour garder tous les nutriments. Le Vitaliseur est le meilleur cuiseur vapeur. Evitez les cuiseurs vapeur à plusieurs étages, et ceux en plastique. Avec un peu de beurre ou un filet d'huile d'olive première pression à froid, c'est un délice. Et jetez votre micro-ondes à la poubelle !

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    5. Côté antioxydants, un grand bol de thé vert (sucré avec du miel bio), 2 verres de bon vin rouge et de temps à autre, un verre d'Elixir fermenté de grenade. N'oubliez pas les fruits secs et les légumineuses.

    6. Ne pas fumer, ne pas consommer d'alcools forts régulièrement et faire bouger notre corps de bipède (transpirer minimum deux fois par semaine pour éliminer les toxines).

    7. Evitez certains vaccins. Et les médicaments, sauf en cas d'absolue nécessité. Normalement, en corrigeant son alimentation, tout devrait pouvoir se soigner, sauf si vous avez trop traîné...

    8. Et pour finir, prenez le temps de manger. Dégustez vos aliments. Et mâchez des aliments solides (pas de viande hachée, c'est à dire mâchée par quelqu'un d'autre, pas de compote, etc...). Il faut faire fonctionner nos glandes salivaires qui produisent un litre de salive par jour et qui aident à la digestion.

    C'est ce que j'ai retenu de la conférence donnée par le Professeur Henry Joyeux, cancérologue de renom, chirurgien et professeur à l’Université de Montpellier. Il a un site internet et publie gratuitement une newsletter hebdomadaire avec plein de bons conseils. Avis aux amateurs.

    C'est tellement évident et simple à suivre que, oui, bien se nourrir est vraiment facile. Même de nos jours.

  • Slow Food et la restauration rapide dans les écoles...

    Lorsque Alice Waters vint explorer la France (comme toute jeune américaine) au début des années 70, elle a été fascinée par les marchés et la typicité des produits alimentaires qui s'offraient à elle, de région en région. Lorsqu'elle est rentrée en Caliornie, elle a décidé de mettre en valeur dans son restaurant les produits de sa vallée.

    Et depuis tout jeune, Jamie Oliver, originaire de l'Essex en Angleterre, né et élevé dans un pub, connait l'importance de l'apprentissage du goût auprès des jeunes, il en a fait un de ses combats.

    Il était naturel qu'un jour ces deux passionnés de "vraies nourritures" se rencontrent. Hughes Belin a assisté à cet évènement, lors du dernier Salone Del Gusto de Slow Food et vous le raconte : "Les visiteurs du Salone del Gusto à Turin fin octobre 2014 ne s’y sont pas trompés : l’événement le plus intéressant de cette petite semaine consacrée au slow food tous les deux ans, était sans conteste une conférence réunissant Carlo Petrini, Président-fondateur de Slow Food, Alice Waters, chef du Restaurant réputé Chez Panisse et Vice-Présidente de Slow Food International et Jamie Oliver, star anglaise de la cuisine saine.

     

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    Curieusement, c’était son premier passage au Salone. Ils étaient réunis pour la première fois devant une salle archi-comble pour nous aider à changer le monde et nous dire comment eux, ils ont fait leur part. Et bien vite, la restauration collective, dont celle des écoles, s’est imposée comme une cible de choix, car on prend plus de la moitié de nos repas à l’extérieur de nos foyers. Mais les écoles ont ceci de plus qu’elles « créent les citoyens du futur », comme le dit Carlo. Non seulement on garantit une bonne santé actuelle et future aux enfants, mais on les éduque à la nourriture bonne, propre et juste.

     

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    En d’autres termes, « c’est un investissement pour un changement de paradigme, ce n’est pas un coût », explique-t-il. « Il faut apprendre [la nourriture saine] aux enfants, tant qu’ils sont jeunes et ouverts »,  ajoute Alice. Mais « l’ennemi est très riche, très stratégique et très bien implanté, ce n’est pas une simple empoignade, mais un véritable combat », avertit Jamie.

    Alors, comment faire ? Jamie a tourné un documentaire « Jamie’s School Dinners » sur la nourriture dans les écoles du Royaume-Uni. Sorti au moment des élections de 2005, il a créé un choc et permis l’adoption d’une loi nationale garantissant pour la première fois des normes minimales pour la nourriture dans les écoles – il y en a depuis longtemps pour la nourriture pour chiens. « L’action auprès des gouvernements est essentielle, car l’effet de levier d’une loi est énorme », reconnaît Alice. Carlo cite l’exemple de l’interdiction de vendre des sucreries et des sodas dans les écoles italiennes décidée récemment. « Quand la politique se met au slow, les choses arrivent », s’amuse-t-il.

     

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    Mais on ne peut pas toujours compter sur l’Etat pour tout régler. Alice, elle, a agi en créant des jardins, depuis 20 ans. Dans les écoles, puis les prisons, les hôpitaux. Le jardin est non seulement un outil éducatif, mais il enseigne le partage, lorsqu’on donne les légumes. Il enseigne l’humilité face à la nature, les saisons, qui n’existent plus dans les supermarchés d’aujourd’hui. « C’est plus difficile de convaincre les enseignants que les enfants », constate-t-elle. Elle est toutefois convaincue que « la culture du fast food n’a pas détruit notre amour de la nature ». « Plus la population est ignorante, plus le système de la malbouffe triomphe », explique Carlo. Le travail est énorme mais il faut persister à informer et éduquer sur comment se transforment les produits.

    A travers la convivialité, les choses se passent plus simplement : « quand on cuisine et qu’on mange ensemble, il se passe de belles choses : faire à manger résout tous les problèmes », raconte Jamie. « Faire pousser des choses ensemble, c’est un moyen d’avancer ensemble », ajoute Alice.  Les gens changent quand l’effort pour changer vaut le coup. Dans les cantines scolaires britanniques, le repas de midi est souvent le repas le plus important de la journée rappelle Jamie. Le mot slow prend tout son sens lorsqu’on voit que la nourriture emballée qui sert aux déjeuners de nos chères têtes blondes est le plus souvent inappropriée. Si un enfant ne peut pas manger à la cantine, il devrait avoir un déjeuner « fait maison » - qui nécessite, certes, plus de temps à préparer.

    « L’éducation au goût des enfants commence dès la grossesse », concluent-ils, parce que l’accès à une nourriture saine « est un droit fondamental de l’enfant ». Bon, on fait quoi, nous ?"

    Oui, au fond, que savons nous de la cantine de vos enfants ? Comment faisons-nous pour leur apprendre d'où viennent les pommes de nos régions et qui les cultive, pourquoi il est important  de le savoir ?

    Alice Waters a expliqué pourquoi et comment une simple pêche pourrait convertir  le président Obama à Slow Food et changer profondément l'agro-business américain. (Texte publié par l'équipe du Convivium Slow Food Brussels).

    Il est important d'éduquer les enfants dès le plus jeune âge aux aliments naturels de saison, ceux qui ont du goût. Ils doivent cueillir des framboises, de vraies pommes et poires, cultiver des salades, des radis, du persil, des fraises et des potirons. Ils seront tellement émerveillés par le goût des aliments naturels qu'ils ne seront jamais, toute leur vie durant, des accros des fast food, de la malbouffe industrielle et de tous ces mauvais aliments bourrés d'additifs de toutes sortes vendus par les multinationales alimentaires.

     

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    Prenez le temps de cuisiner tous les jours des produits frais et locaux : ils garderont en mémoire ces recettes, le goût de ces plats familiaux, et les cuisineront plus tard à leurs enfants. C'est le meilleur bagage qu'on puisse leur offrir pour l'avenir : le goût des choses et la santé grâce des produits sains, saisonniers, variés et locaux.

     

  • Les marques alimentaires à éviter pour rester en bonne santé...

    Nous connaissons tous la philosophie de la marque Monsanto, son mépris pour l'environnement et la santé, et la dangerosité de ses produits, vendus principalement dans le domaine de l'agro-alimentaire.

    J'ai donc été très heureux de trouver un article de Delphine, dans Conso-Globe, reprenant, suite à une enquête américaine, le nom des firmes clientes de Monsanto. Ce qui laisse fortement présager de retrouver des traces de ces poisons dans les aliments industriels commercialisés...

    Liste des marques achetant des produits à Monsanto:

    Coca-Cola: avec, notamment les produits Coca-ColaCoca-Cola LightCherry Coke, mais également FantaDr PepperBurn et même Minute Maid.

    Cadbury sont concernés les chocolats Poulain, et de nombreuses confiseries : Carambar, Hollywood chewing-gum, La Vosgienne, Malabar, Régal’ad.

    Campbell : soupes sous les marques Liebig et Royco.

    Capri-Sun : jus de fruits.

    Carnation : sous-marque de Nestlé qui distribue du lait Carnation et Gloria.

    General Mills :  qui compte plusieurs marques : Géant Vert pour les conserves de légumes, Häagen Dazs pour les glaces, Old el Paso pour les fajitas et Yoplait pour les yaourts.

    Heinz : Connu pour le ketchup, mais aussi d’autres types de sauces.

    Kellogg's : Les céréales Kellogg’s Cornflakes, bien sûr mais aussi toutes les autres variétés : Special K, Trésor, Miel Pops, Coco Pop’s, Frosties, Extra, All Bran.

    Knorr : Cela inclut aussi bien les bouillons, que les sauces et les soupes.

    Kraft Philipp Morris : Cela concerne un grand nombre de marques en Europe, dont : Carte Noire, Côte d’Or, Daim, les biscuits Lu, le café Maxwell, les chocolats Milka, la crème à tartiner Philadelphia, les biscuits Oreo, les chocolats Suchard, les boissons Tang, le chocolat Toblerone. Et les cigarettes...

    Lipton : Sous-marque de Pepsico. Grand ensemble de thés.

    Ocean Spray : Commercialisant surtout des boissons à la canneberge (cranberry), et les fruits surgelés.

    Pepperidge Farms : marque de cookies.

    Pepsico : qui regroupe de nombreuses marques : des boissons dans un premier temps (Pepsi-Cola, Tropicana, Alvalle, Gatorade, Seven Up, Gatorade), mais aussi les chips Lay’s, Doritos, Ruffles, Tostitos, les biscuits Quaker et les biscuits apéritif Benenuts.

    Pringles : vos chips préférés...

    Procter & Gamble : un monstre qui regroupe 300 marques très variées, dont Pampers.

    Schweppes : boissons gazeuses.

    Uncle Ben's : Riz et sauces.

    Ce qui me fait plaisir, c'est qu'à part un petit Toblerone deux fois par an (et en me disant chaque fois que cela ne goûte vraiment plus la même chose que le Toblerone original d'il y a 30 ans, et que donc je n'en achèterai plus, tout comme notre chocolat Côte d'Or d'ailleurs), et à part du Coca trois fois par an, je ne consomme aucun des produits de cette liste ! Je suis donc sur la bonne voie... Et vous ? Terriens, il est temps d'agir...

     

  • Hécatombe...

    Pas drôle, cette période, avec les premiers amis autour des 50 ans qui commencent à tomber. Edouard d'abord, le 16 août, mort seul chez lui d'un malaise cardiaque, alors que sa femme et ses enfants sont à la mer. Jo, qui fait un infarctus chez le coiffeur, mais qui s'en sort. Arnaud, le week-end passé, qui s'écroule sur un terrain de hockey, avec arrêt cardiaque. Heureusement, 3 médecins présents  et, surtout, le défibrillateur du club, le ramèneront à la vie.

    Mauvaise alimentation ? Pollution ? Stress ? Les 3 cumulés sans doute. En tout cas, cela me conforte dans l'idée que, contrairement à ce qu'on avance, les générations nées dans les années 60 et postérieures n'auront pas la longévité de leurs parents et grands parents. Tous ces jeunes nés et nourris de produits industriels des multinationales agro-alimentaires et de l'agriculture intensive n'ont pas reçu les bonnes bases alimentaires saines des générations précédentes. On appelle cela le progrès...

    Jeudi soir, c'est notre vieil ami Walter qui s'est éteint, à l'âge de 103 ans et huit mois. C'est une exception, et cela le deviendra de plus en plus. Parce que nous avons avalé trop de pesticides, de cocktails de produits chimiques, de particules ayant migré des contenants en plastique, respiré trop de gaz d'échappement diesel, mangé trop gras (du mauvais gras de piètre qualité), trop salé et trop sucré.  Et cela se payera un jour...

    Nous n'avons qu'un corps : prenons-en soin, faisons-le bouger et nourrissons-le bien. Des fruits et légumes crus, de saison et Bio, des cuissons basse température, de bonnes matières grasses, du poisson sauvage,et du vin rouge. Pas trop de viandes rouges, ni de sel. Et pas de sucre, sirop de glucose, édulcorants, produits light et plats préparés. Vous verrez, on va vite tous y revenir ! 

  • L'heure des choix de société...

    Mes amis, l'heure est grave et personne n'en parle...

    Imaginez un seul instant qu'Herman Van Rompuy, Président Permanent du Conseil européen, et José Manuel Baroso, Président de la Commission européenne ont signé avec Obama un accord d'entamer des négociations sur ce Traité en février 2013, alors qu'ils n'avaient pas le mandat pour le faire.

    Imaginez ensuite que les 27 gouvernements européens ont, 4 mois plus tard, accepté de lancer les négociations de ce Traité Transatlantique, sans aucun mandat des élus, ni du peuple. 

    Imaginez enfin Karel de Gucht, notre ancien ministre des Affaires Etrangères (qui a tellement fait parler de lui à l'époque, surtout en Afrique, et qui fait encore parler de lui aujourd'hui pour fraude fiscale, selon Belga) est le Commissaire européen occupé à discuter (en secret) de ce fameux futur Traité Transatlantique avec les américains. Traité dont personne ne veut, et pour cause : il engage des choix de société.

    Ce Traité Transatlantique touche tous les domaines (eau, santé, transports, énergie, recherche, sécurité sociale, enseignement et alimentation) et va provoquer un séisme social, économique et environnemental. Il vise à remplacer les pouvoirs publics par un pouvoir des banques et des multinationales. Il vise à supprimer toutes les lois et normes protégeant, en Europe, le citoyen au profit des multinationales agro-alimentaires et autres, qui n'auront plu aucune règle ou norme à respecter.

    Mieux encore : elles pourront attaquer chaque état, région, ville ou commune qui poserait des entraves à leur commerce et leurs bénéfices. Et pas en justice, on l'oublie la justice : un groupe d'arbitrage privé se chargera de décider s'il y a entrave au commerce ou pas ! Exemple : la firme chimique américaine Ethyl a poursuivi le Canada pour une loi de 1997 interdisant un additif qui rend le diesel plus performant. Cet additif contient du manganèse, qui est neurotoxique. Le Canada a du payer 13 millions $ de compensations à Ethyl et abroger sa loi...

    Je vous laisse imaginer ce qu'il va se passer avec notre le refus des OGM, celui du bœuf traité aux hormones de croissance, des poulets chlorés, des carcasses traitées à l’acide lactique, des porcs traités à la ractopamine (additif chimique qui rend la viande plus maigre, interdit dans 150 Etats)...

    Les négociations devraient durer jusqu’en 2015. Ensuite, le résultat sera soumis à l’accord des 28 gouvernements. L’incertitude demeure sur la question de savoir s’il sera soumis à la ratification des parlements nationaux. Mais il est certain que le Parlement européen devra se prononcer, car il a désormais le pouvoir de l’approuver ou de le rejeter. Ce sera le Parlement européen que nous allons élire le 25 mai prochain. D’où l’importance de cette élection. Et la nécessité d’interpeler les candidats sur leur vote futur lorsqu’ils auront à se prononcer sur ce fameux Traité Transatlantique. Terriens, il est vraiment temps d'agir...

    Pour en savoir plus, lisez les conclusions de l’agroéconomiste Jacques Berthelot, ou écoutez la conférence de Raoul Marc Jennar sur Youtube.

  • L'importance de la qualité des aliments que nous consommons...

    C'est en m'intéressant à la nutrithérapie que j'ai eu la confirmation évidente que la mère est à la base de la qualité de l'épi génétique d'ADN qu'elle transmet à son foetus. Et la qualité de cet ADN dépend grandement de l'alimentation de la mère durant la grossesse, ce qui est logique.

    L'ADN de l'enfant va se former selon les nutriments reçus ou pas. Et, à partir de là, l'enfant devra "faire avec" cet épi génétique, durant toute sa vie. Peut-être sera-t-il prédisposé à être allergique, obèse ou diabétique : tout découle de la qualité de cet héritage maternel...

    Or, quand on lit un peu quelques articles sur la nutrithérapie, sur les carences en magnésium ou en vitamines B6 qu'ont la plupart d'entre-nous, même en mangeant sainement et bio, et des conséquences de ces carences, d'abord sur notre propre corps, puis, et c'est logique, sur celui du foetus en développement, il y a de quoi s'inquiéter...

    Et là, on ne parle même pas d'une mère se nourrissant mal (malbouffe, plats industriels préparés, softs, etc...). Il lui reste éventuellement la possibilité de recourir à des apports nutritionnels pharmaceutiques, mais...

    Quand on lit que les complexes vitaminés qui comportent, dans un même gélule, de la vitamine C et du fer ou du cuivre, sont de vrais cocktails de radicaux libres, la vitamine étant détruite par le métal, et provoquant une réaction chimique hyper néfaste pour l'organisme, on se pose des questions sur ces cocktails vitaminés très à la mode...

    La différence entre un nutritionniste et un nutrithérapeute ? Le premier va vous aider à maigrir ou à grossir, sans rentrer dans le détail des mécanismes chimiques corporels et sans chercher la cause de votre mal. Il pense en calories. Le second va beaucoup plus loin, analyse vos carences et remet votre corps et toutes ses fonctions en état optimal.

    Il y a tellement d'interactions entre les différentes molécules absorbées et tellement de conditions pour que nos systèmes internes fonctionnent bien, que tout cela est assez savant, mais logique. Je trouve ce domaine de la nutrithérapie passionnant et vous encourage à vous informer sur le sujet.

    On connaissait déjà l'importance d'une alimentation saine, variée et Bio pour nourrir notre corps. Maintenant, on commence vraiment à comprendre pourquoi, et comment fonctionne la transformation d'aliments en éléments chimiques indispensables au bon fonctionnement de nos différents organes et du cerveau. Et s'il suffit d'une petite carence pour que la machine s'enraye et les troubles ou la maladie s'installent.

    Plus que jamais, maintenant que nous savons, faisons attention à la qualité de nos aliments. Terriens, il est temps d'agir...

  • La peur au ventre...

    Lasagnes à la viande de cheval, poisson au mercure, jambon à la salmonelle. Ne peut-on donc plus rien manger ? Les Français se montrent, en tout cas, de plus en plus vigilants quand ils font leur marché, au point que cette peur au ventre est devenue le nouveau filon des professionnels de l’alimentation.

    Traumatisée par les scandales, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition : ils calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, certains ne vont plus dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. Ils sont à l’origine du succès des produits "sans" : sans sucre, sans OGM, sans lactose, sans huile de palme, et aujourd’hui sans gluten. Mais au-delà des vrais allergiques, qui en a vraiment besoin ? Quelles carences peut générer cette forme d’automédication ?

    Objets de tous les fantasmes : les élevages high-tech de l’industrie agro-alimentaire. Quels médicaments sont administrés aux poulets, porcs et lapins élevés en batterie pour qu’ils restent en bonne santé ? Avec quelles conséquences pour ceux qui les mangent ensuite ? Complément d’enquête dans les pharmacies des usines à viande.

    Dernier avatar du manger sain, les "bouchers haute couture" : grandes gueules, ultra médiatiques, ils installent leurs échoppes à la déco rétro dans des quartiers branchés, et proposent du bœuf bio de race japonaise, nourri à la bière … à 250€ le kilo ! Comment gèrent-ils leur stratégie marketing? Décryptage de ces bouchers new-look qui réveillent une profession en perte de vitesse.

    C'est ce soir sur France 2 à 22H15 : Le marché de la peur, dans Complément d'enquête.

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  • Mangez, on s'occupe du reste...

    Au tournant du siècle, au début des années 60, le souci majeur de l’industrie agroalimentaire est la réduction du budget alimentaire moyen des familles française sous la barre des 15 %. Nourrir un maximum de gens pour un minimum d’argent. Et, afin d’y parvenir, il a fallu diminuer considérablement les coûts de production des aliments. Comment ? Par la mise en place d’une logistique de masse et des monocultures qui l’accompagnent. Ces nouveaux modes de production ont considérablement appauvri la qualité nutritionnelle de notre alimentation au point que les micronutriments qui abondaient ont disparu : les aliments ont conservé leurs calories et une partie de leurs protéines mais pas le reste. Quand il faut gagner moins de 1 % sur le prix des lasagnes, tout est permis !

    Lorsque ces chaînes se sont mises en place, on ne se posait pas la question de savoir quels seraient les effets possibles sur notre santé parce qu’il n’y avait au début aucun motif d’inquiétude ; seule la quantité et la baisse des prix comptait. Les premiers soupçons, puis les premières preuves sont venus plus tard, alors que tout le système était déjà installé.

    Le maïs, plante symbole de cette intensification, illustre parfaitement le processus selon lequel cette augmentation des rendements va de pair avec l’appauvrissement nutritionnel des plantes. Les variétés andines de maïs ont des couleurs vives. Elles sont dérivées de la téosinte, l’ancêtre sauvage de tous les maïs. Leurs grains colorés des marchés du Pérou sont riches en anthocyanines, une variété de polyphénols antioxydants aux effets très positifs pour l’homme. En conquérant de nouveaux espaces, en devenant la première plante cultivée au monde, avec des variétés hybrides d’abord, OGM ensuite, le maïs a autant gagné en rendement qu’il a perdu en densité nutritionnelle. Ses racines ont plongé dans des sols de plus en plus épuisés par le retour régulier de la même culture chaque année, elles sont devenues incapables de capter les précieux oligoéléments dont nous avons besoin. Protégés des attaques des parasites par une foule de médicaments réservés aux plantes : anti- champignons, anti- bactéries, anti- mauvaises herbes, anti- insectes, les nouveaux maïs ne sont plus capables de synthétiser leurs propres agents de lutte contre ses ennemis. C’est ainsi que leur valeur nutritionnelle diminue. Le maïs contient toujours autant de calories, voire plus grâce aux progrès de la génétique végétale, mais ce sont des calories que les nutritionnistes qualifieraient de « calories creuses », car dépourvues de leur richesse en micro- éléments nutritifs. Il faut dire que ceux- ci ne comptent pour rien dans « l’analyse de la valeur » du maïs !

    « L’analyse de la valeur », c’est la décomposition du coût d’un produit. Pour un acheteur de l’industrie ou de la distribution, le coût d’un produit, c’est la somme des matières premières qui composent le produit. A ce coût des matières premières, les acheteurs additionnent la somme des coûts de transformation et de transport dudit produit. Le lait, le blé sont ainsi devenus des matières premières agricoles. Ils suivent un cours mondial, sont cotés quotidiennement à la bourse de Chicago, et font l’objet d’une compétition planétaire. Si le blé du Nord ou le lait breton sont trop chers, alors on fera venir le lait d’Allemagne ou le blé d’Ukraine, des pays où la main- d’oeuvre agricole est beaucoup moins chère qu’ici : les Allemands, par exemple, ne travaillent plus beaucoup la terre et confient la plupart des tâches agricoles à des ouvriers venus de l’Europe de l’Est mal rémunérés. Leurs porcs sont abattus et découpés par des ouvriers de l’Est sans salaire minimum.

    Tous les blés se ressemblent, tous les légumes aussi, tous les laits ont la même couleur, etc. Pourquoi ne pas prendre le moins cher ? Mais comme pour le maïs, ces produits très bon marché ne valent plus grand- chose sur le plan nutritif : ils nourrissent mais n’apportent rien à la santé et contribuent à nos carences. Très demandées en toutes saisons, les tomates se retrouvent sur nos étals au coeur de l’hiver. Elles viennent de serres du Sud poussant dans de la terre artificielle bien à l’abri de l’air et des agressions. Comme on peut s’y attendre, elles contiennent de plus en plus d’eau et de moins en moins de lycopène antioxydant. Etonnant quand même de consommer des tomates gorgées d’eau et venues de pays où, justement, l’eau est rare. Quelle que soit la saison, les oeufs apportent toujours autant de protéines et de lipides, mais de moins en moins d’oméga- 3 anti-inflammatoire.

    Voilà pourquoi les antioxydants et les antiinflammatoires abondent dans les rayons des pharmacies.Voilà pourquoi les centres commerciaux comprennent désormais des rayons entiers de gélules qui sont censées apporter dans nos corps les éléments qui de ne sont plus dans nos assiettes. Voilà pourquoi ce demi siècle qui a vu notre alimentation se modifier du tout au tout a aussi vu naître une puissante industrie : l’industrie pharmaceutique, branche récente de l’industrie chimique. Pendant que l’agriculture et l’agroalimentaire sont occupés à répondre à la demande d’aliments bon marché, c’est l’industrie pharmaceutique qui prend notre santé en main et nous concocte les anti- inflammatoires, les antioxydants, les antiparasites qui ont disparu de nos plats. De même, oméga- 3, fibres alimentaires, polyphénols en larges proportions dans nos assiettes voici quelques décennies sont désormais des produits achetés en pharmacie (et parfois en grande distribution) et consommés en gélules. L’industrie pharmaceutique de masse et celle du complément alimentaire répondent à une nouvelle demande provoquée par les carences de l’industrie alimentaire. Or le recours systématique aux médicaments pour pallier alimentation carencée et mode de vie n’est pas une démarche normale. Un médicament n’est pas une molécule anodine. Son action bloque des voies métaboliques. De plus, lorsqu’on en prend plusieurs, ils peuvent interagir entre eux, et personne ne maîtrise vraiment ces interactions.

    L’étude des chercheurs de l’Imperial College révèle de façon brutale les effets d’un demi- siècle d’évolution de la production de nos aliments et de nos médicaments. Les médicaments ont, par nature, toujours des effets secondaires. Leur consommation systématique deviendrait une norme d’accompagnement de la consommation d’aliments mal produits et mal consommés. Un symbole qui mérite que l’on s’y attarde un moment. Il démontre le lien entre la « malbouffe » et l’abus de médicament ». Il nous alerte sur cette vision terrifiante d’une société qui abandonne complètement la qualité des aliments pour la remplacer par la multiplication des médicaments. L’avenir de nos aliments et de notre santé est encore dans nos mains… mais encore pour combien de temps ?

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    Bizarrement, cet appauvrissement généralisé de nos repas, ce véritable danger sanitaire est passé sous silence. Des problèmes plus « discutables » semblent préoccuper les consommateurs ou les gens qui parlent en leur nom. Les gens qui nous nourrissent nourrissent aussi nos peurs. Les pesticides épandus dans les champs, les antibiotiques utilisés dans les poulaillers, les OGM font l’essentiel de nos grandes peurs alimentaires. Ils ne constituent pourtant que la face émergée du problème des carences de nos assiettes. Les pesticides et les OGM ont accompagné le développement excessif des monocultures. Ils ont permis de faire tous les ans la même culture sur le même sol, appauvrissant à la fois les terres et les plantes, et les rendant encore plus dépendants de la chimie. Les résidus d’antibiotiques utilisés en élevage dans les produits animaux peuvent être à l’origine de graves antibiorésistances chez l’homme. Leur usage important, mais curatif uniquement (en France), traduit un manque de résistance aux infections, une baisse de l’immunité chez les animaux nourris des monocultures. Et chez l’homme ? Un expert en toxicologie, spécialiste de la contamination des eaux et des sols par les substances chimiques, me montrait il y a peu une analyse de contaminants présents dans les eaux d’une rivière d’un département rural, la Baïse, dans le Gers : elle contient autant de résidus de médicaments pour l’homme que de résidus de pesticides agricoles… La boucle est bouclée, des médicaments du sol aux médicaments des hommes, la chimie compense massivement les erreurs d’une chaîne alimentaire pervertie.

    De plus, l’usage des pesticides est un problème pour les agriculteurs qui les manipulent. Des études épidémiologiques démontrent un lien (statistique) entre maladies neuro- dégénératives (maladie de Parkinson) et exposition prolongée à des doses de pesticides élevées. De la même façon, des études lient la fréquence de certaines maladies avec les cartes de production de plantes à fort besoin de pesticides comme le maïs.

    Un pour cent du prix des lasagnes… rappelez- vous ! La baisse du coût de l’alimentation a bien eu un prix. Ce prix, ce sont nos corps qui l’ont payé. La banalisation de nos productions alimentaires a eu pour corollaire la montée des maladies de civilisation. Les chaînes de production de masse sont bien en place. Elles relient efficacement des paysans au bord de la faillite à des consommateurs au bord de l’infarctus. Extrait de "Mangez, on s'occupe du reste", de Pierre Weill, aux éditions Plon, 2014 (lu sur Atlantico). 

     

     

  • La malbouffe s'installe : 970 millions de Hamburgers consommés en France en 2013...

    La France a-t-elle fini par craquer ? Longtemps, les Français estimaient que les burgers n'étaient pas "de bonne qualité", ils ne voulaient pas laisser de place à la "malbouffe". Il semble que les mentalités aient évolué. En effet, selon l'étude de Gira Conseil, les ventes de burgers en 2013 ont explosé avec 970 millions d'unités écoulées. "Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour 9 sandwichs; en 2007, 1 pour 7 et en 2013, un pour deux" indique à l'AFP Bernard Boutboul, le directeur général du cabinet.

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    McDonald's et Quick se taillent la part du lion ayant vendu en 2013 en France 655 millions de burgers (sur 970 millions). Mais la mode des burgers ne s'arrêtent pas là puisque "75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte" selon le cabinet. "Pour un tiers des restaurateurs ayant le burger à sa carte, il est devenu le leader de la gamme de plat, devant l'entrecôte, les grillades ou les poissons" complète-t-il. Lu sur Atlantico.

    Un pain qui ne vaut rien (farine blanche, conservants, graisses hydrogénées et acides gras trans), une viande bas de gamme (élevage intensif, nourri aux OGM et traitée), de la verdure symbolique (salades de culture intensive, hors terre, traitée) qui ne contient aucun nutriment, et des frites surgelées bien grasses et trop salées, accompagnées d'une mayonnaise composée d'huiles végétales extraites à chaud : rien de bon pour le corps. Que des crasses, qu'on nomme MALBOUFFE.

    Servie 970.000.000 de fois en 2013, dans le pays de la gastronomie et des produits de terroirs. Un non-sens complet, une abérration délirante au niveau nutritionnel et santé, et des conséquences qu'il faudra payer un jour, face à l'obésité, au diabète de type 2, ou aux maladies cardio-vasculaires qu'une telle alimentation implique, sans parler des cancers...

    Et c'est pourtant si simple, et moins cher, de manger sainement...

     

     

     

  • Maladies cardiaques et alimentation : ce qu'il faut absolument comprendre...

    Atlantico : Le cardiologue américain Dwight Lundell a mis un terme à sa carrière après 25 ans de pratique, estimant que la seule solution pour lutter contre les maladies cardiaques était finalement de promouvoir la nourriture saine. Comment a été perçue cette anecdote dans la sphère médicale ? Et parmi les cardiologues ?

     

    S'agissant des maladies cardiovasculaires (MCV) liées à l'athérome des artères (plaque rétrécissant la lumière), c'est à dire les AVC, les infarctus et l'artérite des membres inférieurs il faut rappeler que l'arrêt du tabac, l'activité physique et l'alimentation sont les mesures de base sans lesquelles les autres traitements sont soit inefficaces soit faiblement efficaces. Pour revenir aux conseils du Dr Lundell, il n'y a en réalité rien de très nouveau. Nous savons depuis longtemps que le régime méditerranéen (celui des peuples ancestraux du pourtour de notre "mer au milieu des terres" et non celui qui consiste à arroser d'huile d'olive les produits industriels) ou le régime japonais sont garants d'une bonne santé cardio-vasculaire et sont efficaces pour éviter un nouvel accident vasculaire à ceux qui en ont déjà fait un. Oui l'alimentation est un des piliers du traitement des maladies cardiovasculaires et c'est un pilier très efficace. Malheureusement pour arrêter de fumer il faut de la volonté, pour faire une ordonnance de statines il faut 15 secondes et pour apprendre le régime méditerranéen il faut des heures... D'où la difficulté car l'ordonnance est remboursée, la volonté incertaine et les heures de coaching alimentaire introuvables. Je n'aborderai pas la question de la prescription des statines qui a fait l'objet d'un article dans ce même journal. 

    Les régimes à faible teneur en gras, largement prescrit en cas de troubles cardiaques, riches en glucides simples, contribuent-ils à détruire les parois de nos vaisseaux sanguins en provoquant une inflammation chronique ? L'inflammation est-elle susceptible de provoquer en conséquence du cholestérol qui se colle aux parois formant des plaques ce qui peut provoquer une  crise ou une attaque cardiaque ?

    Les connaissances scientifiques évoluent selon un modèle poppérien. C'est à dire par contradiction, falsification et testabilité. Les régimes pauvres en graisse ont été prescrits tant et aussi longtemps que les graisses saturées étaient considérées comme des responsables probables des maladies cardiovasculaires. Ce fut le cas après les travaux d'Ancel Keys dans les années 50-60. Il n'en est rien surtout en France et tout le monde le sait depuis la méta analyse de Siri-Tarino et Coll en 2010. Les régimes pauvres en graisses exposent par ailleurs à un effet classique en nutrition : la substitution. Ce que vous éliminez est remplacé par une autre catégorie.

    Par exemple les glucides ou sucres dont les plus grandes quantités ingérées ne sont pas sucrées au goût il s'agit des amidons. Les régimes riches en glucides à index glycémique rapide n'ont jamais à ma connaissance été recommandés sur des bases scientifiques pour prévenir les MCV. Compte tenu de leur capacité à stimuler le stockage de calories ils sont à éviter. De surcroît cette semaine le JAMA (Journal of the American Medical Association) fait état d'une étude très bien réalisée qui met en évidence que les sucres ajoutés dans l'alimentation augmentent le risque de MCV de manière grossièrement proportionnelle à la consommation. C'est nouveau et cela remet en cause l'idée que la consommation de sucre (saccharose) ajouté serait neutre vis à vis des MCV. Sont ils pro-inflammatoires? Oui et c'est Jennie Brand Miller la mère de l'index glycémique qui le prouva en 2008 à propos du pain blanc. Autre exemple de substitution les huiles végétales. Pour l'huile d'olive et à condition qu'elle soit non chauffée et non filtrée c'est un corps gras de très bonne qualité apportant en plus des phénols et de la vitamine E. Mais en revanche si les huiles végétales sont très massivement des huiles oméga 6 comme le tournesol ou le maïs alors oui il y a une possibilité de favoriser un état pro-inflammatoire. 

    Quel rôle jouent les omégas dans les troubles cardiovasculaires ? Quel ratio d'acides gras consommons-nous en général ? Quel ratio idéal devrions-nous consommer ?

    Les acides linoléique (omega 6)  et alpha linolénique (oméga 3)  sont des acides gras essentiels c'est à dire que nous ne savons pas et n'avons aucunement besoin de les synthétiser. Ils sont abondants dans la nature. Mais leur rapport dans les produits industriels est très différent de celui retrouvé dans des aliments non transformés ou dans les viandes issues d'élevage extensif à l'herbe. Un citadin ne préparant pas ses repas peut ingérer 20 à 40 omega 6 pour un omega 3 alors que le régime méditerranéen est plus près de 7 pour un et le régime paléo de 3 pour 1. C'est important car les omegas 3 sont anti-inflammatoires, plutôt anti-prolifératifs, améliorent l'insulinosensibilité et abaissent les triglycérides. En consommant des végétaux foliaires (toutes les feuilles et légumes verts) de l'huile d'olive et des produits de la mer comme les poissons gras on abaisse le ratio en faveur des omegas 3.  En consommant des céréales (presque toutes riches en omegas 6 sauf le lin, le chia ...), des huiles de graines riches en omegas 6 (tournesol, maïs, carthame, sésame, soja) et des viandes d'élevage d'animaux nourris aux céréales au lieu d'herbe et de fourrage on détériore son rapport et l'organisme produit plus de molécules pro-inflammatoires. Il faut donc y prêter attention et c'est assez simple. 

    Les MCV sont accélérées par l'inflammation et un apport important en omegas 3 notamment des produits de la mer en même temps qu'une réduction des omegas 6 est favorable car il freine l'inflammation. Les acides gras omegas 3 longue chaine des poissons gras ont de plus une action fluidifiante sur le sang et une action anti-arythmique. Ces assertions sont supportées par un faisceau d'arguments et de travaux depuis des décennies.

    Dwight Lundell recommande la consommation de protéines et de glucides complexes comme les fruits et légumes colorés et l'abandon des graisses saturées. Feriez-vous cette même recommandation ? Quels autres conseils apporteriez-vous aux personnes susceptibles de souffrir de troubles cardiaques ? 

    En réalité nous devons examiner les données de la littérature pour donner des conseils avisés à nos patients. Dans cette attitude le plus difficile est d'évoluer et de ne pas rester dans une routine qui consiste à répondre à leurs interrogations en disant: ne mangez pas gras. En effet cela n'est fondé sur rien. Même pas sur l'éventuelle augmentation du cholestérol puisqu'un régime riche en sucres rapides élève le cholestérol des LDL... 

    Consommer des aliments entiers non ou peu transformés, diminuer drastiquement les sucres rapides ajoutés et les glucides simples comme les amidons raffinés, consommer du gras avec la viande de boucherie ou les fromages et de l'huile d'olive en assaisonnement, manger du poisson et des fruits de mer aussi souvent qu'on le désire et des fruits crus sont des recommandations en accord avec le régime méditerranéen ancestral ou le régime japonais ceux là mêmes qui ont démontré qu'ils favorisaient une longue espérance de vie.  Mais si nous sommes passés d'un modèle incriminant le gras à une conception inflammatoire de l'athérome ce qui est plus près de la réalité, il y a des conséquences en terme de prévention.

    1/ Le tabac fumé activement ou passivement est un puissant facteur d'inflammation chronique et d'hypercoagulabilité du sang ( capacité à faire des caillots et à les laisser s'étendre). Il faut le répéter et souligner l'impact multiple du tabac sur les AVC, les infarctus du myocarde et l'artérite des membres inférieurs. Sans arrêt total du tabac il est illusoire de parler de prévention.

    2/ L'humanité est en train de s'asseoir massivement. C'est obésogène car notre dépense énergétique s'effondre et que nos métabolismes sont pris à revers. Nous avons survécu pendant des centaines de milliers d'années dans la pénurie en stockant et nous souffrons de l'abondance soudaine de calories. En plus d'améliorer notre balance énergétique l'exercice physique est un puissant anti-inflammatoire. A ce sujet soulignons que les exercices brusques, intenses et répétés (de type crossfit) sont très anti-inflammatoires alors que l'endurance prolongée (de type marathon) est pro-inflammatoire .

    3/ L'alimentation anti-inflammatoire est faite d'aliments entiers végétaux ou animaux peu ou pas transformés, d’œufs, de viandes à l'herbe, de poissons sauvages gras, de beaucoup de feuilles, de noix et de fruits riches en polyphénols et pauvres en sucre comme les baies...

    Dans ces recommandations on se préoccupe peu du contenu en cholestérol des aliments car il n'a pas ou très peu d'incidence sur le taux de cholestérol sanguin, on ne se préoccupe pas de la richesse en graisses saturées. En revanche on supprime tous les acides gras trans des produits industriels et des margarines, les huiles omegas 6 et les cuissons haute température aussi pro-inflammatoires.  On supprime le sucre ajouté dans les boissons et les aliments.  Il y a peu de contraintes à condition de remplir correctement son panier. Car tout aliment acheté est ingéré tôt ou tard...

    Ce n'est pas onéreux car les produits industriels sont bien plus chers et moins riches en vitamines et oligo-éléments. Ce n'est pas une cure c'est un mode  d'alimentation durable et soutenable. La loi de Pareto modifiée s'applique, 10% de produits industriels ou très transformés ne détériorent pas les effets bénéfiques. Vous pouvez avoir une vie sociale.

    Nous vivons sous la poussée de la recherche en épidémiologie et en nutrition un changement de paradigme. Les recommandations classiques ont un peu vieilli et déjà plusieurs pays révisent les leurs. Ce qui est solidement établi dans la prévention des MCV c'est l'association arrêt du tabac, exercice physique et régime méditerranéen. Il reste à s'en emparer, nous en sommes loin. Résumé de propos recueillis par Marianne Murat sur Atlantico.

     

  • Si un financier bruxellois pouvait faire la même chose...

    Cédric Naudon, la quarantaine, financier de retour à Paris fortune faite aux Etats-Unis, passionné de design et de gastronomie, pour qui "le bon est naturel, le beau est accessible et le goût est unique" a racheté le restaurant de l'île Saint-Louis voici deux ans et l'a lancé avec succès avec le chef Antonin Bonnet. Ils cherchaient un autre endroit et sont tombés amoureux de l'angle Volta - Vertbois. L'affaire conclue, le propriétaire avait d'autres locaux voisins disponibles et ainsi de suite. Il a fallu à peine un an pour conquérir plus d'une trentaine de pas-de-porte et démarrer la Jeune Rue, une opération éthico-gastronomico-esthético-immobilière. Une idée de bobo pur jus, qui doit redonner vie au quartier et mettre en relation directe les producteurs des meilleurs produits et la clientèle citadine. Avec style et éthique.

    Dans les prochains mois ouvriront une boucherie de viandes de races anciennes, une fromagerie au lait cru, une boulangerie-pâtisserie qui plante, récolte et moud son blé, une poissonnerie de petits pêcheurs, une épicerie quincaillerie, un minimarché couvert de fruits et légumes en permaculture (encore mieux que le bio pour les rendements et la biodiversité) auxquels s'ajouteront bars à tapas et à huîtres (fermé l'été en période de reproduction), restaurant italien, street food coréen, bistrot, speakeasy, galerie d'art et bien d'autres lieux dont un cinéma MK2 vers 2015 si les pourparlers aboutissent.

    Des sourceurs sillonnent la France à la recherche des meilleurs produits de bouche qui aboutiront sur une plateforme privée de 1 000 m2 à Bercy où les ateliers de découpe et de préparation fourniront la Jeune Rue en direct et en exclusivité. Une trentaine de personnes travaillent déjà à Behind the Scene, "éditeur de lieux à vivre et à manger", la société fondée par Idéalbobo qui espère créer entre 200 et 250 emplois.

    Une vingtaine de designers renommés (Jaime Hayón, Michele De Lucchi, Tom Dixon, José Lévy, Jasper Morrison, Paola Navone et d'autres) sont chargés chacun d'aménager et de dessiner une enseigne. Energie, émotion, famille, éthique, cercle vertueux ont scandé les propos d'Idéalbobo lors de sa présentation en présence d'un nombreux public et de Pierre Aidenbaum, le maire du 3e arrondissement. Tout a été pensé, décidé, financé pour faire bien, beau et bon. Avec, à terme, l'idée d'une fondation destinée à préserver l'agriculture de qualité.

    En découvrant la Jeune Rue on ne peut cependant s'empêcher de penser à la rue du Nil voisine, devenue en un an un rendez-vous gourmand autour de Frenchie et de Terroirs d'avenir, lequel propose également des produits de qualité en direct de la ferme. C'est la même idée pour une version artisanat de luxe, avec les moyens d'un financier qui vous monte un pool bancaire en un tour de main. Nul doute que la qualité, obtenue dans le respect de la nature, des bêtes et des gens, sera présente dans la Jeune Rue où ses promoteurs assurent que la baguette ou la volaille seront vendues à "juste" prix. Rendez-vous au premier marché. (Article de JP Géné dans M, le Magazine du Monde).

    Si un financier bruxellois pouvait entreprendre la même démarche à Bruxelles, ce serait quand même top. Avec, en plus, un petit marché provençal hebdomadaire, avec des produits tout frais de là-bas. C'est un vieux rêve, mais, parfois, les rêves se réalisent...

  • Liste des nutriments essentiels à notre corps...

    Voici la liste des nutriments essentiels que nous devons apporter à notre corps afin qu'il fonctionne bien et puisse se défendre contre les maladies, la fatigue ou la dépression :

    Il y a d'abord les acides gras essentiels : l'acide linoléique (oméga 6) et l'acide a-linoléique (oméga 3). Cà, je connais. On en a tellement parlé...

    Il y a ensuite les acides aminés essentiels : Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Thréonine, Tryptophane et Valine, ainsi que l'Histidine pour les enfants. Ces noms ne me disent rien du tout : j'ignore ce que c'est et où on les trouve...

    On passe ensuite aux vitamines essentielles : B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, C, A, D, E et K. Connu, mais pas la source pour certaines d'entre-elles.

    Il y a enfin les minéraux alimentaires essentiels : Sodium, Potassium, Magnésium, Calcium, Chrome, Molybdène, Manganèse, Fer, Cobalt, Cuivre, Zinc, Phosphore, Soufre, Sélénium, Iode et Fluor. Cela me rappelle la rhéto...

    Et, pour terminer, les oligo-éléments essentiels : Vanadium, Nickel, Bore et Silicium.

    Cela nous donne un total de 44 nutriments essentiels au bon fonctionnement de notre corps. Nutriments que nous devons lui apporter continuellement, via notre alimentation. Il est déjà clair que celles et ceux qui mangent mal, industriel, ou toujours la même chose, n'y arriveront pas...

    Comme le sujet m'intéresse vraiment, je traiterai chacun de ces nutriments, un à un, sur ce blog. Pour y voir plus clair moi-même, et vous aider à y voir plus clair vous aussi. Notre santé, notre bonne forme et notre bonne humeur en dépendent ! C'est quand même important, me semble-t-il...

  • Que la nourriture soit ta médecine...

    "Que la nourriture soit ta médecine". Cette citation d'Hippocrate (mort en 370 avant JC), qui débute le documentaire australien "Food Matters" réalisé en 2008 par James Colquhoun et Carlo Ledesma, résume bien la thèse de celui-ci : l'alimentation est la meilleure façon de prévenir les maladies. Le film met l'accent sur l'importance d'une alimentation bio, riche en végétaux dont une bonne part crus car ils sont ainsi particulièrement riches en fibres, vitamines, minéraux et autres enzymes.

    Le documentaire pointe également l'absurdité du système de santé américain, davantage axé sur le traitement que sur la prévention des maladies, notamment chroniques (telles que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la dépression, le cancer ou l'obésité). Maladies qui pourraient être empêchées grâce à notre nourriture... voire traitées avec des injections de vitamines, selon des médecins interviewés.

    Problème:l'industrie pharmaceutique et le corpus médical refusent de se pencher sur  les bienfaits de la prévention par une bonne nutrition (et des vitamines en particulier), celle-ci ne rapportant pas d'argent. Mainmise du capitalisme sur tout le système de santé...

    Il faut entendre Andrew Saul, Charlotte Gerson, le Dr Dan Rogers, David Wolfe, le Prof. Ian Brighthope, Jérôme Burne, Philip Day et le Dr Victor Zeines, tous interviewés dans ce film (ou lisez leurs articles sur le net) : vous serez convaincu qu'une alimentation saine, Bio, avec minimum 51% d'aliments crus (légumes, fruits, poissons, jus, etc...) apporte à votre corps tous les nutriments dont il a besoin pour pouvoir empêcher toute maladie. C'est tellement évident et si simple : il suffit de le décider.

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    "FOOD MATTERS est un film-choc au rythme soutenu qui dresse le bilan de notre état de santé. Malgré les milliards de dollars investis dans la recherche pour d’hypothétiques nouveaux traitements, on continue à souffrir actuellement d’un tas de maladies chroniques et de maux quotidiens. Que l’on tente de réparer les dégâts auprès d’une population déjà intoxiquée et complaisante par une foule de thérapies dangereuses et une alimentation pauvre en éléments nutritifs n’aide certes en rien la situation.

    FOOD MATTERS se propose de lever le voile sur le marché de la maladie, tout en explorant les bienfaits peu coûteux et sans risque de la nutrition et des suppléments alimentaires qui peuvent contribuer à prévenir la maladie et contrer ses causes souvent sous-jacentes. Un film qui vise essentiellement à fournir une information bien documentée et à aider les gens à faire en tout temps les choix les plus appropriés pour leur santé."

    Je vous encourage, si vous avez une heure, à visionner ce documentaire très instructif qui va changer votre vie, votre rapport avec l'alimentation et votre regard sur la médecine et l'industrie pharmaceutique.

  • Maximum 500 grammes de viande par semaine...

    Voilà ce qui est préconisé aujourd'hui par Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS)  pour éviter des problèmes majeurs de santé (lire article précédent).

    Soit 71 grammes de bidoche par jour, c'est-à-dire une tranche et demi de jambon blanc, ou une demi tranche de pâté, ou encore un tiers de boudin... Pas folichon tout cela pour les amateurs de viande !

    Quant à celui qui rêve d'une entrecôte d'un kilo, cuite au feu de bois et saignante à souhait, il peut la manger. Mais après, plus rien pendant 2 semaines ! Dur, dur...

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    A mon humble avis, plutôt que de vous priver chaque jour, il vaut mieux arrêter tout à fait d'en consommer. Passer aux poissons et aux légumes : c'est plus sain, paraît-il... Encore que, si c'est pas sauvage et Bio, j'ai un doute. Un grand doute...

    En conclusion, je dirais plutôt qu'il ne faut pas écouter toutes ces impositions et conseils qui viennent de toutes parts. Il faut écouter son corps et manger à l'instinct, tout en évitant les plats industriels.

    Il faut aussi varier son alimentation selon les saisons et consommer naturel et local. Ne pas abuser et manger de trop grosses quantités. Manger mieux, moins et plus lentement. Et surtout, se faire plaisir !

    C'est aussi simple que cela.

  • Le défi : Un mois sans supermarché...

    J'ai bien aimé ce défi lancé par Vincent sur Conso-Globe. C'est quelque chose que nous devrions tous essayer au moins une fois. Adieu Colruyt, Aldi, Carrefour et autres Delhaize et bonjour les marchés, les magasins Bio et les commerces spécialisés.

    Adieu la malbouffe industrielle fade et bonjour les produits locaux, de terroirs, de saison, sains et qui ont du goût. 

    OK, je suis d'acccord avec vous : cela va coûter plus cher. Ce qui est normal, puisque ce sont des aliments de qualité, qui ont pris le temps de pousser ou de grandir. Beaucoup plus de temps que dans la culture ou l'élevage intensifs. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il ont un vrai goût et plus de matières sèches aussi.

    Quand vous êtes malade, vous allez voir le moins bon médecin qui est moins cher, ou le meilleur qui est plus cher ? Pourquoi faudrait-il agir différemment vis-à-vis de notre alimentation ? Nous sommes ce que nous mangeons, ne l'oublions pas...

    Le tout est de consommer mieux, mais moins, pour un même coût. Adieu les portions XXL de la malbouffe et tentons de déguster chaque repas, bouchée après bouchée, sans se presser. Prenons du plaisir et prenons le temps. Vous verrez vite que vous pouvez réduire votre portion habituelle de 30 à 50% selon les cas et vos habitudes. Et au bout d'un quart d'heure, vous n'avez plus faim.

    Je préfère boire un seul verre de bon vin que je déguste lentement, plutôt qu'une demi-bouteille de vin médiocre que j'avale comme de l'eau, sans plaisir gustatif, sans parler du mal de tête. Mon vin pourra coûter trois fois plus cher que l'autre, mais quelle différence et quel plaisir ! C'est exactement la même chose pour tout le reste.

    Essayez, vous verrez : les supermarchés ne seront pas prêts de vous revoir ! C'est un autre mode de vie, une autre façon de consommer et d'acheter. Et quelle différence pour votre santé...

  • Nous voilà en 2014...

    Je vous souhaite un retour vers le vrai, la nature et la consommation responsable, ainsi que beaucoup d'amour et de plaisirs pour 2014 !

    Je vous remercie de suivre assidûment les infos qui paraissent sur ce blog, et tenterai, tout au long de cette nouvelle année, de poursuivre ma tâche de lanceur d'alertes, d'informateur dans les domaines alimentaires gastronomiques et vineux, à la quête de la redécouverte du vrai goût des choses.

    Mangeons moins mais mieux, et buvons moins, mais mieux aussi. Nous ne nous en porterons que mieux ! Et soyons moins passifs et plus combatifs face à la conquête de l'alimentation mondiale par les multinationales agro-alimentaires. Vous savez, celles qui vous inondent de malbouffe à longueur de journée...

    Bonne année à toutes et tous !

     

  • Servir de la malbouffe par système pneumatique à 140 km/h...

    "Le restaurant C1 de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a installé des tuyaux de « livraison de "plats" » allant de la cuisine à sa salle de restaurant pour proposer son plat-signature, le Slider, comprenant des mini-hamburgers et des frites. Les gérants de l'établissement sont en train d'installer ce dispositif, qui devrait fonctionner à plein régime dans environ un an. Des boîtes en métal contenant les plats seront acheminées sous le plancher jusque dans les pieds de table pour éviter que l'espace ne soit envahi de tuyaux disgracieux et encombrants. Vitesse : 140 km/h !

    Certains restaurants rivalisent d'inventivité pour proposer un service toujours plus innovant, à l'instar de robots serveurs dans les restaurants Hajime au Japon. Tous les moyens sont bons pour surprendre sa clientèle." Lu sur Futura-Science.com

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    A voir la photo du "Plat-signature", cela ne donne pas fort envie... Des frites pas cuites, auxquelles je ne voudrais même pas goûter, des petits pains industriels bourrés de conservants (le genre de truc qui ne pourrit jamais tellement il est traité), sans parler des graisses hydrogénées et des acides gras trans, et aussi des OGM.

    Quant à la magnifique feuille de salade provenant d'une culture intensive industrielle, et conservée sous vide depuis sa lointaine cueillette, je doute fort qu'elle ai encore un soupçon de goût ou une trace de quelconque vitamine... Et je ne parlerai pas de la viande hachée car vous connaissez tous la composition hasardeuse de ce genre de truc, toujours produit industriellement...

    Bref, la totale ! Plus malbouffe que cela, tu meurs !

    Ne vaudrait-il pas mieux, pour se faire connaître et fidéliser sa clientèle, produire de vrais hamburgers maison, à base d'ingrédients Bio et goûtus, produits dans le respect de l'environnement. Des produits frais et locaux, dont on connaît la provenance et la qualité.

    Pas besoin de système pneumatique, ni de robots pour attirer la clientèle. Juste une nourriture de qualité, préparée avec amour et servie avec le sourire. Il n'y a pas d'autre secret...

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  • Déguster un poisson sauvage : un luxe qui va devenir utopie...

    Commander un filet de cabillaud dans un restaurant pourrait bientôt être un luxe, se délecter d’un poisson "sauvage", une utopie. Parce qu’au rythme auquel nous vidons nos océans, nous n’aurons bientôt plus rien à y trouver. De 20 millions de tonnes au début des années 50, la prise totale de produits de la mer est passée à 70 millions de tonnes en 1970 et plus de 160 millions aujourd’hui, dont seule la moitié est encore réellement pêchée au large. Tout le reste, soit 80 millions de tonnes de poisson consommé, provient de l’aquaculture. Conséquence : les trois quarts des stocks mondiaux de poisson sont surexploités. Les pêcheurs doivent aller plus loin, plus longtemps, et avec un meilleur équipement pour se procurer la même quantité de poisson.

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    "On parle de surpêche dès qu’une espèce n’a plus la capacité de se renouveler", explique Frank Hollander, biologiste et expert en pêcheries pour le WWF qui lancera la semaine prochaine une campagne consacrée au poisson durable. "Soit parce qu’on a pêché trop de spécimens, ce qui a entraîné un déséquilibre de la biomasse globale, soit parce qu’on a pêché les spécimens les plus volumineux qui sont également les agents reproducteurs. Pour peu que l’espèce concernée mette des années à atteindre ses capacités de reproduction, cela peut entraîner sa disparition pure et simple".

    Quelques espèces, comme le thon rouge, bénéficient bien de règles spécifiques, "mais ici aussi on est confrontés à un problème de traçabilité", poursuit Béatrice Gorez, coordinatrice de la coalition pour des accords de pêche équitable. "Il est très facile de cacher des prises non déclarées". La haute mer n’est pas la seule touchée, les côtes d’Afrique, d’Amérique du Sud, de Papouasie et bien d’autres sont envahies de grandes flottes multinationales battant pavillon asiatique ou européen et financées par de grands fonds d’investissements, qui vident les réserves locales en totale impunité. Ces flottes bénéficient parfois d’accords de coopération conclus avec les gouvernements locaux, mais ils en profitent souvent pour remplir les caisses pendant que leurs populations peinent à trouver du poisson.

    La haute mer a longtemps été naturellement protégée parce que l’homme ne savait pas y accéder. Maintenant que ce n’est plus le cas, il semble inévitable de prendre des mesures pour protéger sa biodiversité, sous peine de subir d’importantes conséquences écologiques, sociales, politiques, économiques et sanitaires. Source : Valentin Dauchot sur La Libre.be 

  • Slow Fish, la pêche durable selon Slow Food...

    Depuis 2004, l’organisation Slow Food, fondée par Carlo Petrini, organise "Slow Fish", un salon bisannuel dédié à la pêche durable dans la ville portuaire de Gênes, en Italie. Lors de cet événement, la gastronomie est toujours un beau point d’accroche, mais le questionnement sur l’état des mers est bien présent.

    Slow Food développe ainsi des projets de soutien des communautés de pêche artisanale responsable, et les membres du réseau multiplient les initiatives locales. L’idée est d’informer sur l’état des ressources halieutiques, de favoriser une pêche durable par la mise en avant de pêcheurs "résistants" et d’inviter à la consommation d’espèces négligées.

    En effet, rien qu’en Méditerranée, on compte plus de 500 espèces consommables; pourtant, dans la plupart des pays, on n’en consomme pas plus d’une vingtaine ! Beaucoup de poissons moins connus sont tout simplement rejetés à l’eau ou sous-payés aux pêcheurs. Pour Slow Food, le choix de chacun d’entre nous compte pour influer sur le marché et faire changer les choses dans un "système alimentaire globalisé basé sur l’exploitation intensive des ressources".

    Sur le site de Slow Fish (*), on trouvera tous les guides du poisson durable proposés par différentes organisations internationales ou nationales, mais aussi des infos sur les prémices du projet "Slow Fish Challenge". Une initiative lancée auprès de tout le réseau Slow Food et Terra Madre pour que chacun fournisse des recettes de poisson durable local et des informations sur l’espèce concernée.

    Pour promouvoir le poisson "bon, propre et juste", les bons conseils sont : choisir un poisson local (de mer ou de rivière) ayant atteint la taille minimale qui lui permette de se reproduire et qui a été pêché durant la bonne saison (hors période de reproduction). Source : Heyrendt Hubert sur La Libre.be

    (*) www.slowfood.com/slowfish.

  • Pourquoi ceux qui mangent Bio ne sont pas gros...

    Quel est le portrait des consommateurs réguliers de produits Bio?

    Ils ont un niveau plus élevé d’éducation et sont physiquement plus actifs, mais ont un niveau de revenus comparables aux non-consommateurs Bio.

    Ils mangent plus équilibré, en privilégiant les aliments considérés comme sains  : produits d’origine végétale et peu raffinés comme les fruits, les légumes, les légumes secs, les céréales complètes, les noix, les amandes, les noisettes…,… et  mangent moins d’aliments considérés comme peu sains : les  charcuteries (31% de moins), les boissons sucrées (hommes : 34% de moins ; femmes : 46% de moins) ou alcoolisées (hommes : 18% de moins ; femmes : 8% de moins) les produits des  »fast-food » (hommes: 22% de moins ;  femmes: 25% de moins).

    Résultats de ces choix alimentaires : leurs rations caloriques journalières sont comparables à celles des autres participants, mais leurs apports en vitamines, minéraux, oméga-3 et fibres sont supérieurs.

    Donc ils mangent autant, mais mieux ! Conséquences sur le poids :  ils sont moins souvent en surpoids (-36% pour les hommes, -42% pour les femmes) ou obèses (-62% et -48% respectivement). Pour les consommateurs occasionnels, les résultats en termes de surpoids sont intermédiaires entre ceux des consommateurs réguliers et des non-consommateurs.

    Les chercheurs soulèvent aussi un autre argument pour expliquer cette réduction de surpoids et d’obésité parmi les consommateurs de bio : le fait que ces aliments sont moins contaminés. « L’hypothèse d’une influence des pesticides sur le développement de l’obésité », une « corrélation » entre les deux phénomènes ont déjà soulignées dans des publications médicales, notent-ils dans la discussion de l’étude.

    Autre explication sur le poids sans surpoids : « A apport d’énergie pratiquement équivalent, les mangeurs de bio prennent plus de nutriments tels des polyphénols ou des bêta-carotènes qui ont des effets régulateurs sur la capacité du tissu adipeux à stocker des graisses », disent les chercheurs.

    Ce portrait du mangeur bio demande à être encore affiné. Un suivi est prévu sur encore 5 ans. L’étude Nutrinet-Santé recrute toujours de nouveaux Nutrinautes (+ de 18 ans). Inscrivez-vous sur le site  www.etude-nutrinet-sante.fr. (Source Conso-Globe).

     

     

  • Le bon cholestérol augmente le risque de cancer du sein...

    "On entend souvent dire qu’il existe du « mauvais » et du « bon » cholestérol. Une nouvelle étude vient remettre en cause ce concept. Le bon cholestérol, souvent considéré comme bénéfique, serait en réalité impliqué dans le développement du cancer du sein. Grâce à leurs travaux, les chercheurs espèrent mettre au point des stratégies pour contrecarrer cette maladie mortelle.

    Le cholestérol circule dans le sang grâce à deux types de transporteurs, les HDL (high density lipoproteins, ou lipoprotéines de haute densité) et les LDL (low density lipoproteins, ou lipoprotéines de basse densité). Les LDL, plus connues sous le nom de « mauvais cholestérol », sont chargées de transporter le cholestérol vers toutes les cellules de l’organisme. Lorsqu’elles fonctionnent mal ou qu’elles sont trop nombreuses, le cholestérol apporté aux cellules ne sera pas utilisé en totalité. Il va alors se déposer dans la paroi des vaisseaux pour former des plaques d’athérome, qui bouchent peu à peu les artères.

    Les HDL, quant à elles, récupèrent le cholestérol en excès et le ramènent au foie pour qu’il l’élimine. Au contraire des LDL, elles sont appelées « bon cholestérol », car elles permettent de réduire les risques d’athérosclérose et d’accidents cardiovasculaires. Ces lipoprotéines participeraient également au maintien des capacités cognitives après 60 ans.

    Mais un mythe pourrait s’effondrer. L’année dernière déjà, une recherche remettait en cause le rôle des HDL dans la prévention des problèmes cardiaques. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’université Thomas Jefferson (Philadelphie, États-Unis) incriminent les HDL pour une tout autre raison. Selon eux, ces lipoprotéines augmenteraient le risque de développer un cancer du sein. Leurs résultats sont publiés dans la revue Breast Cancer Research.

    Comme souvent, cette étude a commencé par une simple observation. Les auteurs ont mis des cellules mammaires en présence de HDL et ont montré que cela stimulait les voies de signalisation impliquées dans la progression du cancer. Les cellules se sont également mises à migrer de manière caractéristique, comme cela se produit lors de la formation de métastases.

    Pour confirmer ces résultats, les chercheurs ont modifié génétiquement les cellules mammaires pour qu’elles produisent moins de récepteurs aux HDL et qu’elles deviennent quasiment insensibles à l’action de celles-ci. Ils avaient vu juste : contrairement aux cellules originelles, les cellules mutantes n’ont pas amorcé d’activation des voies de signalisation du cancer et n’ont que peu migré.

    Les scientifiques ont également montré qu’en bloquant les récepteurs grâce à un médicament appelé BLT-1, on pouvait parvenir au même résultat. En d’autres termes, le BLT-1 empêcherait les HDL de se fixer sur les cellules mammaires et les protégerait contre le cancer. « En enrayant l’activité des récepteurs HDL, on pourrait diminuer le risque de développer un cancer du sein tout en maintenant le niveau fondamental de HDL dans le sang », explique Philippe Frank, le directeur de l’étude.

    Pour finir, les auteurs ont voulu tester cette approche chez la souris. Ils ont démontré que des animaux génétiquement modifiés possédant peu de récepteurs aux HDL formaient moins de tumeurs que les autres rongeurs. Cette étude met ainsi en lumière le rôle des HDL dans le développement du cancer du sein. Elle représente un point de départ pour le développement de nouveaux traitements contre cette pathologie". Article d'Agnès Roux, Futura-Sciences.

    Ceci confirme mon opinion de n'utiliser comme matières grasses que de l'huile d'olive (première pression à froid) et du beurre au lait cru Bio. Modérément bien entendu : il ne s'agit pas d'avaler un paquet de beurre à chaque repas... Et de ne jamais consommer toutes ces matières grasses industrielles (margarines, produits light, produits enrichis, etc.) dont on peut honnêtement douter au niveau qualitatif et au niveau des bienfaits sur notre santé.

    Quant au taux de cholestérol, qui a été abaissé dans les années 50, pour que tout le monde en ai trop et consomme des médicaments et des margarines pour le faire baisser, on sait aujourd'hui que c'était une arnaque scientifique au profit des industries agro-alimentaires et pharmaceutiques. Donc, ne vous inquiétez pas trop si votre taux de cholestérol est au-dessus des "normes admissibles"...

     

     

     

  • Cancers du sein, infertilité, puberté précoce, ces maladies qui progressent...

    Brigitte Simonot est gynécologue à Somain (Pas-de-Calais) depuis 1982. "Depuis cette date, j’ai franchement le sentiment que les gens sont de moins en moins en bonne santé. Le bruit de fond se dégrade." Face à la déferlante des maladies chroniques qu’elle voit s’amplifier  depuis son installation, Brigitte Simonot reconnaît un certain désarroi : "On a parfois du mal", dit–elle. On éprouve un sentiment de solitude et d’abandon. Et comme beaucoup de médecins, on passe de la résignation à la colère et à la révolte".

    Sur les cancers du sein, elle est catégorique : "Oui, la progression est évidente. Je discutais voilà quelques jours avec le radiologue voisin qui se disait même épouvanté par le nombre de cancers du sein qu’il détecte chaque jour. En 1982, je n’en voyais que rarement et il s’agissait de femmes ménopausées. Il est vrai que le dépistage ne visait pas alors les femmes de moins de 50 ans mais aujourd’hui, un cancer du sein  déclaré concerne des femmes de moins de 50 ans. Parfois de 30 ou 35 ans."

    L’autre inquiétude, dit Brigitte Simonot, c’est l’infertilité : "Je suis frappé, lorsque nous faisons un spermogramme de dénombrer 20 millions seulement de spermatozoïdes par millilitre quand il y en avait 60 millions dans les années 80…". Sur le diabète ou l’obésité, qui vont souvent de pair, Brigitte Simonot est presque sans voix : "L’obésité prend un tour catastrophique. Elle se banalise comme l’alimentation de type américain. Difficile de savoir quel facteur prédomine de la nourriture, des comportements à risque ou d’autres expositions".

    La réaction des patients ? "Vous savez ici, c’est une ancienne région industrielle et on vit avec la pollution et les risques induits  depuis des générations". Reste que le sentiment d’injustice est réel. "Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, c’est trop injuste !", répondait une patiente à qui le Dr Simonot venait d’annoncer un cancer du sein.

    Le Dr Dominique Le Houézec est pédiatre à Caen et lui aussi possède un recul clinique de 30 ans. Lui aussi est catégorique : "On voit des pathologies et des anomalies qu’on ne voyait pas ou de manière extrêmement moins fréquente." A commencer par les pubertés précoces chez les petites filles : "Il n’est pas rarissime d’observer des poussées mammaires entre 18 mois et 2 ans", confie le Dr Le Houézec. "Ou l’apparition des règles très tôt. J’ai eu récemment un cas à 9 ans et demi". 

    Il poursuit : "Chez les garçons, j’observe depuis une vingtaine d’années un doublement des anomalies génitales. Que ce soit l’ectopie testiculaire, non descente des  testicules, ou encore l’hypospadias, une malformation de la verge qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité." Source : Guillaume Malaurie- Le Nouvel Observateur

    Malbouffe, obésité, diabète sont, pour moi, liés. Ajoutez à cela un environnement de plus en plus pollué et toutes les conditions sont réunies pour que notre corps, saturé d'éléments toxiques, ne puisse plus se défendre. Tentons d'y échapper dans la mesure du possible en appliquant les principes suivants :

    - Manger Bio, local, de saison en évitant les plats préparés de l'industrie agro-alimentaire. Cuisiner soi-même. Et diminuer les portions, en prenant le temps de mastiquer et en mangeant plus lentement.

    - Purifiez l'eau que vous buvez, optez pour des boissons bio si c'est possible.

    - Evitez les médicaments : si votre alimentation est saine vous n'en aurez pas besoin. Attention aux vaccins dont l'adjuvant est du sel d'aluminium.

    - Eliminer tout ce qui est plastique et aluminium dans la cuisine. Et éviter les boîtes de conserves, les canettes de soft, les aliments ou liquides emballés dans du plastique, ou en carton plastifié. Idem pour les Tupperwaere et les dosettes de café en aluminium plastifié. 

    - Eviter l'utilisation de produits d'entretien industriels (revenir aux produits naturels tout aussi efficaces comme le vinaigre, le bicarbonate de soude, la terre de bruyère, les noix de lavage, etc...

    - Eviter l'utilisation de pesticides, d'insecticides et de fongicides dans votre jardin. Revenir aux produits naturels d'antan.

    - Eviter de devoir respirer un air trop pollué le long des boulevards ou grandes avenues (il suffit de les éviter en prenant les petites rues) et fermer l'aération de la voiture quand vous êtes dans un tunnel, ou quand vous suivez un véhicule diesel.

    - Aérer votre lieu de vie, prendre l'air, faire du sport (ou de la marche). Et évitez les ondes de votre portable ou GSM, le réseau wi-fi : vivons câblés !

    Ce sont là, à mes yeux, toutes les mesures que nous pouvons, chacun de notre côté, appliquer pour rester en bonne santé le plus longtemps possible, malgré un environnement global qui se dégrade chaque jour à cause des industries, des incinérateurs de déchets (au lieu de trier et récupérer), des cultures et élevages intensifs, du lobby nucléaire et des multinationales.

  • Que faire ce week-end : Valériane à Namur ou une sauce tomate ?

    Nature & Progrès vous accueille pour cette 29ème édition du salon du bio et des initiatives écologiques !

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    Près de 300 exposants venus de Belgique et de toute l’Europe vous attendent : alimentation et agriculture, artisanat, associations environnementales, habillement, jardinage, éco bioconstruction, santé, tourisme, vignerons ...

    Rigoureusement sélectionnés pour la qualité de leurs produits et de leurs services, ils ont aussi à coeur de partager leur savoir-faire et d’inviter le public à adopter un mode de consommation plus réfléchi.

    Mais, le salon Valériane Namur, c’est aussi et surtout un panel riche et diversifié de conférences, d’ateliers et de rencontres tout au long du week-end. Cette année, les producteurs bio wallons sont les invités d’honneur et le thème du salon ! 

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    Et, si vous n'avez pas le temps de passer à Namur, prenez au moins le temps d'aller acheter quelques kilos de tomates bio bien mûres au marché.

    Choisissez les variétés oubliées les plus goûtues, coupez-les en morceaux et mettez le tout à cuire dans une grande casserole.

    Une fois cuites, supprimez le jus excédentaire (vous pouvez en faire du jus de tomates) et laissez refroidir la chair colorée, avant de la surgeler par portions.

    Vous serez ravis, tout l'hiver durant, de pouvoir consommer des tomates d'été Bio au goût incroyable ! Un très bon week end à tous !