alcool

  • Dégustation du lundi 287

    Un des pires Clos, à 4, avec, pour moi, 4 bouteilles très décevantes. La première avec du volatile (un défaut majeur), la seconde avec un nez de réduction abominable (un autre défaut, juste opposé au premier), la troisième boisée (alors que celle dégustée il y a 2 semaines ne l'était pas du tout, et était plutôt sur des petits fruits croquants) et la quatrième avec beaucoup trop d'alcool, au nez et en bouche.

    A se demander si le vigneron en biodynamie rencontré ce week-end à Bandol n'a pas raison quand il évoque certains vins nature : le vigneron ne peut forcer le consommateur à faire l'effort que lui-même n'a pas fait.

    Il voulait dire par là que quand on produit un vin nature, c'est pour le vendre et qu'on le consomme. A ce titre, il doit faire en sorte que son vin soit transportable, stockable, et n'ait pas de défauts majeurs.

    Trop facile de mettre, pour certains, n'importe quoi en bouteille et de laisser le consommateur se débrouiller avec ce nez de cour de ferme, cette réduction extrême qui demande une interminable aération, ces bulles gazeuses qui l'oblige à dégazer le vin en le secouant violemment, ou à devoir le conserver au frigo jusqu'à l'ouverture car il n'est pas protégé.

    Je partage tout à fait ce point de vue. Et cela va faire jazzer..

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    On fera certainement beaucoup mieux lundi prochain, ce n'est pas fort difficile.

     

  • Dégustation du lundi 249

    Nouvelle dégustation, à 4 ce lundi soir, le 5ème, de la Conserverie Hesbignonne restant bloqué dans sa pourtant pas lointaine province, suite au diktat des syndicats...

    On entame la soirée avec un vin blanc à la robe paille et au nez d'Anjou, sur des notes de whisky, un peu lourd. Par contre, et contre toute attente, la bouche se révèle belle et bien mûre, avec quelques notes d'alcool. On est bien en Loire, mais pas en Anjou : Chinon Rochette 2011 en Val de Loire de Béatrice et Pascal Lambert. Un vin qui titre 14°5 sur un terroir argilo-calcaire.

    On passe aux rouges avec un premier flacon à la robe foncée et au nez évolutif : le premier frais et fruité, fait place à un second nez plus monolithique, tandis que le troisième nez nous emmène sur des fraises Gariguettes.  La bouche, perlante, est intéressante, digeste et facile. Sur du noyau de cerise, avec une amertume végétale, bien mûre mais pas chaude. On pense à une Grenache au sud de Lyon, à un Carignan d'altitude et même à une Syrah pour ce Tre Vie Vino Rosso à Travo en Italie (Lot 05/2014). Il titre 12°5 et est issu de cépage Sangiovese. 

    Le second rouge présente une robe noire et un nez sucré de sirop herbacé, avec un petit côté "chimique". En bouche, il est assez frais pour sa chaleur, mais c'est trop, trop, trop, à en devenir ennuyeux. Ce vin body-buildé amerloque est côté 96 à 98/100 : Grenaches de Pierre 2011 du Domaine Giraud en Châteauneuf-du-Pape. Il titre 15°...

    Heureusement, le dernier rouge nous comblera de bonheur : une robe foncée avec quelques signes d'évolution, un nez magnifique et plus complexe et une fort belle bouche, fondue, longue, fraîche, sans aucune agressivité. Les gencives en sortent intactes, et on termine sur des fruits. On pense à un Bandol, à un Trévallon et même à un Véga Sicilia pour ce Châteauneuf-du-Pape Cuvée Marie Beurrier 2008 d'Henry Bonneau & Fils, qui titre 14°5. Une merveille ! Qui a son prix... Côté 93/100, mais que du plaisir.

    La suite des aventures du Clos lundi prochain.

     

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