air

  • Bruxelles : trop de particules fines dans l'air...

    Les stations de Herstal et de Haren ont déjà dépassé le quota annuel autorisé de jours avec des concentrations de particules fines PM10, selon un article paru dans La Libre de ce samedi.

    Alors que l'Europe ne tolère, sur une année, que 35 jours de dépassement du seuil de 50 µg/m3, la station liégeoise en est à 49 jours et la bruxelloise à 41, après un trimestre écoulé en 2011, indique vendredi le Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE-IRCEL). Sur ces cinq dernières années, le nombre de dépassements de la norme de 50 microgrammes n'a jamais été aussi élevé après trois mois qu'en 2011.

    Outre ces deux stations, plusieurs autres ont déjà dépassé le cap des 30 jours et ne devraient donc pas tarder à être également dans le rouge.

    "La Belgique a déjà reçu deux avertissements de la Cour européenne de Justice de la Commission européenne en 2009 et en 2010. Le pays était appelé à prendre des mesures, ce qu'il a fait. Il est cependant probable que la Commission européenne juge ces mesures insuffisantes et transmette le dossier belge à la Cour de Justice", explique M. Brasseur.

    La CELINE a par ailleurs indiqué que les particules fines ne constituaient pas le seul souci pour l'environnement actuellement. "Les concentrations en dioxyde d'azote (NO2), un polluant rencontré essentiellement en zone urbaine, posent également problème", poursuit Olivier Brasseur. A Bruxelles, l'an dernier, cinq stations sur dix ont dépassé la norme autorisée de 40µg/m3 en moyenne annuelle, une situation qui pourrait déclencher une autre procédure européenne à l'encontre de la Belgique.

    L'augmentation des taux de particules fines dans l'air est facteur de risques sanitaires (maladies cardiovasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie).

    Les nanoparticules ne sont pas suivies ou très mal mesurées, mais elles pourraient avoir des impacts similaires ou plus graves. On en trouve par exemple des taux élevés dans les tunnels routiers.

    40% de ces particules sont émises par les véhicules diesel, 30% par les industries, et le reste par des foyers au bois (votre bon vieux feu ouvert), les activités agricoles et les avions.

    Aucune solution (on doit bien respirer...), si ce n'est de couper votre ventilation quand vous êtes dans les embouteillages ou dans les tunnels. Et de couper votre moteur quand vous êtes à l'arrêt. Quant aux cyclistes, je ne pense vraiment pas que ce soit un bon plan d'utiliser ce mode de déplacement sur les axes embouteillés...

  • Les cendres nocives du volcan...

    Les médias ne cessent de nous rassurer sur le fait que les cendres volcaniques en provenance d'Islande ne polluent pas, pour le moment, l'air que nous respirons, le nuage restant en altitude. Je veux bien. Mais pourquoi suis-je allé cet après-midi au carwash ? Pour la dépoussiérer ! Et si ce ne sont pas des cendres, alors je me demande bien ce que cela pourrait être ? Du sable du Sahara peut-être ?

    Le nuage de cendres, provenant de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll, contient de fines particules semblables à celles émises par d'autres sources de polluants (moteurs diesel par exemple). Or, l'analyse des cendres en cours relève qu'environ 25% des particules du nuage pourraient être inférieures à 10 microns, les plus dangereuses pour la santé. 

    Grâce à l'anticyclone positionné sur l'Europe de l'Ouest, les particules devraient rester en altitude. Mais, dans les jours à venir, il est probable qu'elles commencent progressivement à tomber au sol par gravité, un phénomène qui pourrait en outre s'accélérer sous l'effet d'une dépression. Ce qui pourrait être une source de problèmes respiratoires plus ou moins graves pour les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques comme l'asthme, l'emphysème ou la bronchite. 

    Dans un tel cas, l'OMS conseille de limiter les activités physiques, et de se réfugier à l'intérieur des locaux dans les cas les plus extrêmes, comme une irritation de la gorge et/ou des poumons, le nez qui coule, le picotement des yeux, etc. 

    Bref, surveillons la couche de poussières qui s'accumule sur les voitures foncées. Ce sera le signe d'une pollution de l'air que nous respirons par des particules fines dangereuses pour la santé.

  • Bon le vélo ?

    Aujourd'hui, avec la promotion de l'usage du vélo en ville, il serait intéressant de savoir ce que les cyclistes respirent, d'autant que sous un effort, même modéré, la respiration s'accélère et le volume d'air inhalé est très supérieur : au repos, nous inhalons environ 6 litres par minute, en balade à vélo 15 l/mn et en côte jusqu'à 100 l/mn ! La réponse à cette question devrait trouver une réponse d'ici la fin de l'année, suite au lancement d'une campagne de mesures pour mieux connaître la pollution respirée par les cyclistes, notamment lors des trajets domicile-travail. Menée avec le soutien de l'Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail), l'étude va voir un tricycle, équipé d'appareils de mesure en continu de la qualité de l'air, parcourir une trentaine de trajets types. La variété des trajets sélectionnés permettra d'analyser la pollution en fonction des aménagements de voiries (pistes cyclables plus ou moins éloignées de la circulation automobile, couloirs de bus ouverts aux vélos, voies de circulation classique). Les deux polluants recherchés, les plus problématiques pour leurs effets sur la santé, seront les oxydes d'azote (NOx) et les particules fines PM10, ces dernières étant émises par les motorisations diesel. Sachant que la qualité de l'air des villes est très éloignée de ce qui se fait de mieux et que les efforts physiques sont déconseillés lors des pics de pollution, on peut imaginer que cette étude ne ravit pas tout le monde... à commencer par les responsables de la promotion de la circulation dite "douce" à vélo.

  • La qualité de l'air dans nos villes...

    Soulignant que la pollution atmosphérique est responsable d'environ 2 millions de décès prématurés par an, l'OMS a appelé les gouvernements à améliorer l'air de leurs villes et vient de publier des directives applicables mondialement pour la première fois !La pollution atmosphérique, qu'elle soit sous forme de matières particulaires, de dioxyde de soufre, d'ozone ou de dioxyde d'azote, a de graves répercussions sur la santé. Ainsi dans l'Union européenne, rien que les matières particulaires les plus fines (PM2.5) sont responsables pour l'Européen moyen d'une perte d'espérance de vie statistique estimée à 8,6 mois. De plus, selon l'OMS, dans de très nombreuses villes, le niveau annuel moyen de PM10 dépasse les 70 microgrammes/m3 (µg/m3), alors que l'OMS vient de recommander de réduire ce taux à moins de 2µmg/m3. Une telle mesure pourrait faire reculer le nombre de morts de 15 %, a estimé Maria Neira, directrice de la santé publique et de l'environnement à l'OMS. Selon elle, cela permettrait aussi de réduire le poids des infections respiratoires, des maladies cardio-vasculaires et des cancers. De plus, les mesures prises pour réduire l'impact direct de la pollution de l'air auront également pour effet de réduire les émissions de gaz qui contribuent aux changements climatiques et auront d'autres effets positifs pour la santé, a-t-elle ajouté. Bref, notre gouvernement a certainement encore oublié un poste (important, si pas vital) dans son budget 2007, déjà si difficile à boucler ! Il n'a qu'a créer de nouvelles taxes visant les pollueurs : les avions qui survolent toujours Bruxelles, les taxis, les bus de la Stib et les cars scoolaires, les vieux véhicules diesels, les immeubles équipés de vieilles chaudières, l'incinérateur de Drogenbos, et toutes les entreprises polluantes dont les rejets envahissent Bruxelles à cause des vents dominants... Vous verrez, il trouvera bien des sous...

  • Fumée et particules...

    Voilà une étude française qui tombe au mieux pour les opposants à la cigarette : la qualité de l'air est "dangereuse" dans 42% des lieux publics en France à cause du tabac. Des relevés scientifiques indiquent que la France se situe au 6e plus mauvais rang derrière la Syrie, la Roumanie, le Liban, la Belgique et Singapour, selon cette étude du Centre international de recherche sur le cancer, basé à Lyon, et le Roswell Park Cancer Institute.L'enquête, menée dans 24 pays, a mesuré le nombre de particules fines principalement issues de la fumée de cigarette en suspension dans l'air de bars, restaurants, discothèques, mais aussi gares, aéroports, universités et hôpitaux. Le seuil de dangerosité de ces particules a été fixé à 250 microgrammes par m3 d'air, par l'agence américaine de protection environnementale. Dans 42,1% des 53 lieux testés en France, les mesures ont fait état d'un taux supérieur au seuil de dangerosité, avec un maximum de 2397 µg/m3 dans une discothèque parisienne. Mais ils oublient de dire que l'air est pollué par des milliers d'autres substances chimiques, et hautement cancérigènes, provenant des échappements, des industries, des incinérateurs, des plaquettes de freins (amiante), des traitements chimiques des champs, des aérosols, des produits ménagers, etc. Il est plus dangereux de rouler rue de la Loi fenêtre ouverte, que de fumer ! Donc, de toute façon on meurt : si pas du tabac, d'autres particules, pour lesquelles l'état ne fait rien pour en diminuer la concentration, soit parcequ'il se heurte aux lobbies industriels, soit parce que cela l'arrange ! Son but est quand même de nous faire travailler un maximum, puis de nous voir disparaître au plus vite pour ne pas devoir payer de pension (pourtant misérable)....

  • Fumer tue, respirer, manger et boire aussi...

    Si vous avez pu lire le précédent, vous pourrez bien lire celui-ci:Qui est Dominique Belpomme?Il faut commencer par cette question car dans le domaine de la pollution de l’environnement n’importe qui peut écrire n’importe quoi. Malgré son nom l’écologie n’est pas encore vraiment une science. Si beaucoup d’ " écolos " barbus et chevelus se sont pris pour des savants ou des prophètes, ça n’est pas le genre du Pr. Belpomme!Médecin cancérologue, professeur de Médecine, chef de service des Hôpitaux de Paris, fondateur en 1984 de l’ARTAC, le Pr. Belpomme est chargé de mission pour le Plan Cancer qui vient d’être lancé par le gouvernement français. Son livre, paru en mars 2004, montre comment la dégradation de l’environnement par la pollution est maintenant à l’origine de la plupart des maladies et de la pire d’entre elles: le cancer. Le cancer causé par la pollution?Pour le Pr. Belpomme " il faut combattre l’idée fausse mais qui a toujours cours, y compris dans le corps médical, que l’augmentation du nombre de cancers est liée à la vieillesse, autrement dit que le cancer est une maladie de vieillesse. Ce n’est pas parce qu’on est âgé et qu’on a des défenses immunitaires diminuées qu’on a une plus grande probabilité de faire un cancer. C’est en réalité parce qu’on a eu une durée d’exposition plus grande aux facteurs de risque cancérigène présents dans l’environnement. De la même façon, plus on passe de temps sur la route et plus le risque d’avoir un accident est grand. "Tout le monde sait que fumer nuit gravement à la santé et cause le cancer du poumon. Mais " tous les cancers ne sont pas liés au tabac. De très nombreux cancers sont secondaires aux facteurs de cancérisation physiques et surtout chimiques, que nous introduisons dans l’environnement ". Alors que " sur 150 000 morts par an en France par cancer on admet qu’il y a 30 000 morts par cancers liés au tabac. Il reste 120 000 morts à expliquer par des causes autres. Où les trouver, si ce n’est dans l’environnement, pris au sens large, c’est à dire en considérant qu’il inclut aussi notre mode de vie? " Les polluants qui dégradent l’environnement." Hormis le tabagisme, les causes chimiques à l’origine des cancers sont de très loin les plus fréquentes. En deux générations, nous avons déversé plusieurs millions de produits toxiques dans l’environnement, le plus souvent en l’absence de contrôle et de réglementation suffisante ". Seules quelques milliers de ces molécules ont été étudiées pour leurs effets toxiques: " certaines sont mutagènes, d’autres des perturbateurs hormonaux, et un certain nombre d’entre-elles cancérigènes ou tératogènes.Les produits cancérigènes appartiennent à trois catégories: les produits naturels résultant de l’activité humaine; les intrants agricoles utilisés pour fertiliser le sol ou combattre les nuisibles, mauvaises herbes et parasites; les produits synthétiques introduits dans l’alimentation, ou à usage domestique, ou utilisés pour nous soigner. " C’est donc nous qui fabriquons les cancers, soit parce que nous utilisons des produits naturels en trop grande quantité, soit parce que nous les transformons en déchets cancérigènes, soit parce que nous fabriquons de nouveaux produits que nous introduisons intentionnellement dans notre environnement ".Les produits naturels cancérigènes sont produits essentiellement par l’industrie sous forme de fumées et goudrons par la combustion des produits fossiles: pétrole, charbon, gaz naturels. " On les trouve en grande quantité dans les gaz d’échappement des voitures, mais aussi dans ceux des tracteurs et des avions. On les trouve dans les fumées des usines. Ils sont à l’origine de la pollution de l’air et de l’eau dans nos villes et plus particulièrement dans les zones industrielles ". C’est ainsi que le taux de cancers est plus élevé dans les villes qu’à la campagne. Le risque cancer du poumon lié à la pollution atmosphérique serait dû à la présence de fines particules d’hydrocarbures en suspension dans l’air " produites dans les fumées d’usine et par le trafic routier, en particulier les voitures diesel. " Le tabagisme potentialise cet effet ".Les dioxines sont également des produits naturels de la combustion des substances organiques en présence de chlore. Elles sont principalement émises dans l’air par les usines d’incinération des ordures ménagères " et la France détient un triste record: celui de posséder le plus grand parc européen d’incinérateurs, et le plus grand dans le monde après le Japon ". Or, " il est maintenant clairement démontré que les dioxines sont cancérigènes chez l’homme " et " de nombreuses études épidémiologiques ont révélé l’augmentation du nombre des cancers au voisinage des incinérateurs ". Comme les pesticides, " les dioxines sont des composés non biodégradables qui polluent pendant longtemps l’environnement " et " leurs effets cancérigènes ne sont pas les seuls à considérer: maladies du système nerveux, déficits immunitaires et stérilité le sont tout autant ".Bien que certains composants des matières plastiques soient directement cancérigènes, c’est parce qu’on les incinère qu’elles produisent des dioxines et des métaux lourds. " De nombreux métaux lourds, tels que le plomb et le cadmium, mais aussi l’arsenic, le chrome et le nickel, sont cancérigènes ".L’amiante a été très utilisée pour ses propriétés isolantes et ignifuges, en particulier dans le bâtiment. " Dans tous les cas, ce ne sont pas tant les fibres que les poussières d’amiante qui sont à l’origine de cancers, essentiellement de cancers de la plèvre et des poumons. (…) D’ici à l’an 2020 un total de 50 000 à 100 000 morts pourraient être provoqués par l’amiante "!" Les engrais nitratés font partie des intrants agricoles hautement cancérigènes ". Les champs ne sont plus fertilisés par du fumier d’origine animale puisque la spécialisation des agriculteurs en fait soit des éleveurs, soit des cultivateurs. " L’utilisation des engrais nitratés est aujourd’hui devenue excessive. Or les plantes traitées ne fixent que 10% des fertilisants. Quatre-vingts-dix pour cent des nitrates se dispersent donc dans l’environnement, c'est-à-dire dans les sols et l’eau, et en particulier dans les nappes phréatiques. (…) Et c’est surtout l’eau de boisson contaminée qui apporte à notre organisme des nitrates qui se transforment dans notre gros intestin en produits cancérigènes. "De très nombreux pesticides sont utilisés dans l’agriculture ou à la maison comme herbicides, insecticides, raticides, vermicides, fongicides, etc. Parmi les plus connus: le DDT, l’aldrine, la dieldrine, les dérivés de la thiourée, des thiocarbonates, de l’uréthane. " L’effet cancérigène de plusieurs pesticides est certaine, probable ou possible " suivant les listes publiées par le CIRC et ils persistent dans l’environnement car peu biodégradables. " Le DDT est interdit en France depuis 1972 mais il est toujours décelé dans l’environnement, donc y compris dans l’organisme de nombreux individus. (…) Les effets toxiques des pesticides, comme ceux des dioxines, ne concernent pas seulement l’induction des cancers, mais aussi celle de maladies dégénératives du système nerveux, de malformations congénitales et surtout de stérilité chez les hommes ". Et pourtant… environ 100 000 tonnes de pesticides sont utilisées chaque année en France dans l’agriculture et la viticulture pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros! Et pourtant… la France reste le troisième utilisateur de pesticides après les Etats-Unis et le Japon!Les produits synthétiques utilisés à la maison ou dans l’alimentation forment le troisième groupe décrit par le Pr. Belpomme. " La liste est longue et tous les produits potentiellement cancérigènes ne sont pas connus à ce jour, malgré les efforts de l’IARC. (…) Compte tenu de la multitude de ces produits et de leur mise sur le marché sans que l’ensemble des tests adéquats aient été réalisés ", ils ne sont étudiés qu’a posteriori lorsqu’un drame survient." L’affaire est beaucoup plus grave encore dans l’alimentation, car c’est intentionnellement que l’industrie agroalimentaire ajoute des additifs aux aliments et boissons, afin de les rendre plus attrayants". Ce sont des colorants, des modificateurs de goût, des conservateurs et des antioxydants. Pour ces derniers, le Pr. Belpomme explique que " l’industrie alimentaire dispose de nombreux conservateurs capables de retarder ou d’arrêter la fermentation ou l’acidification des aliments, liées à la pullulation microbienne, et aussi d’autres substances anti-oxydantes, capables de s’opposer au rancissement des graisses. Or, les composés nitrés, bien qu’indiscutablement cancérigènes, sont toujours utilisés en charcuterie. Quant aux antioxydants, la situation n’est pas meilleure. Ceux de la classe des tocophérols et certains dérivés phénolés (…) devraient être retirés du marché ".Dernière catégorie: les médicaments et les matériels médicaux. Un seul exemple: " l’utilisation d’œstrogènes, pour retarder artificiellement la ménopause, multiplie par trois le risque de cancer de l’utérus ". Ces molécules sont classées comme cancérigènes par l’IARC . Sommes-nous des assassins?Le lien entre environnement et santé étant établi, existe-t-il d’autres risques que le cancer? Le Pr. Belpomme répond: " On découvre qu’il y a aussi grave, voire plus grave que le cancer: la fréquence croissante des problèmes de stérilité, en particulier masculine, et celle des malformations congénitales de l’enfant, dans les pays industrialisés. "Des espèces sauvages ont déjà disparu: des insectes, des oiseaux, des poissons et même des mammifères. " Il a été démontré que cette disparition n’est pas naturelle (…) mais qu’elle est causée par les modifications que nous infligeons à la nature, et en particulier par les produits toxiques que nous déversons dans l’environnement. " Des polluants chimiques sont mutagènes, d’autres sont des perturbateurs hormonaux qui modifient le comportement sexuel et induisent des malformations chez les nouveaux-nés ou la stérilité des adultes.Déjà en 1991 la déclaration de Wingspread indiquait que la stérilité et le cancer sont deux menaces importantes pour l’humanité. Bien que signée par des scientifiques américains elle a été ignorée aux États-Unis et étouffée par les lobbies industriels qui ont continué à polluer leur propre environnement. Les goélands ont disparu du lac Ontario pollué par les dioxines.Qu’observe-t-on maintenant pour l’homme? La menace des pesticides sur la santé. Dispersés dans le sol, dans l’eau et dans l’air ils circulent sur toute la Terre, jusqu’au Pôle Nord où ils se concentrent dans les poissons et les phoques, pour contaminer les Esquimaux qui s’en nourrissent. Ceux-ci connaissent maintenant des problèmes de stérilité. Avec le Pr. Belpomme " on est fondé à se demander si les pesticides déversés dans l’environnement ne provoqueront pas à long terme leur disparition pure et simple. "En fait " l’effet féminisant des pesticides et autres substances chimiques à effet œstrogène concerne toutes les espèces, et en particulier l’homme. "Après les goélands et les Esquimaux, ce sera notre tour , celui des habitants des pays fortement industrialisés, car dès aujourd’hui " les stérilités d’origine masculine sont en fréquence croissante. À la diminution de spermatozoïdes s’associe souvent une augmentation de la croissance de leurs malformations. " Allez, là-dessus, chers Terriens, bonne nuit !

  • L'IBGE, c'est quoi?

    L'IBGE, c'est l'administration de l'environnement et de l'énergie de la région de Bruxelles.Vous pouvez poser toute vos questions à info-environnement au 02/775 75 75.Celles concernant la qualité de l'air du jour (il y a un pollumètrre on line sur le site), la qualité de l'eau, l'inventaire des sols pollués (mon jardin est-il pollué ou puis-je cultiver des légumes? Plud de 50 % du sol bruxellois est pollué !), les nuisances sonores (l'IBGE gère la pose de sonomètres fixes à Bruxelles et édite des rapports, notamment sur le bruit causé par le survol de Bruxelles), la santé environnementale (l'effet de toutes ces pollutions sur la santé des individus), la gestion des déchets. En outre, l'IBGE propose des primes à ceux qui abandonnent l'usage de la voiture, organise des séminaires sur les énergies renouvelables et les économies d'énergies. Pas mal, non ?