agro-alimentaire

  • Con-sommateur ou consom'action ?

    « Ecoutez vos clients » avertit Elisabeth Pastore-Reiss, directrice d’Ethicity, auteur de « Marketing durable comment concevoir des produits et des services responsables », « ils déserteront les enseignes qui ne seront pas capables de leur vendre des produits bons pour eux, bons pour la société ». Cet avertissement peut sembler en décalage avec la réalité d’un marché où les produits dits bio, équitables, éco responsables, éco conçus, labellisés verts…sont encore considérés comme des produits de niche même si leur vente sont orientées à la hausse. L’enquête que réalisent depuis trois ans Ethicity et Aegis Media Expert auprès d’un échantillon de 6000 personnes, montre que les consommateurs changent plus vite que les entreprises dont ils sont les clients. « Plus de 35 % de notre panel relient aujourd’hui ces actes d’achat à ses convictions » a expliqué Elisabeth Pastore-Reiss, le 23 novembre, au cours la présentation des résultats de l’étude, soutenue par l’Ademe,soit 20 % de plus que lors de la première étude. Il est intéressant de souligner que ces préoccupations rassemblent des gens d’âge et d’opinions politiques très diverses ce qui constitue un phénomène nouveau. Point commun : être devenu des consom’acteurs, grands utilisateurs d’Internet utilisé comme sources d’informations dans cette optique. Leur consom'action ne s’applique pas forcément à tous leurs achats mais s’intègre à un mouvement beaucoup plus large. Les Français ont pris conscience que leurs actes de consommation devaient être en cohérence avec leurs convictions. 64, 8 % déclarent privilégier les marques qui ont une véritable éthique (17 % de plus qu’en 2004), 31% choisissent des produits respectueux de l’environnement, soit près de deux fois plus qu’en 2004. De la même façon 71,5 % veillent à réduire leur consommation d’énergie (32 % de plus qu’en 2004) et 80 % trient leurs déchets (22 % de plus que deux ans auparavant).Cette prise de conscience s’accompagne d’une montée en puissance de la défiance vis-à-vis des entreprises (en 2006, ils sont 10 % de plus à considérer que les entreprises n’ont pas capacité à concilier développement durable et recherche de profit par rapport à 2004) mais aussi des pouvoirs publics. 78 % des sondés considèrent que les collectivités publiques et les politiques ne prennent pas assez en compte les enjeux environnementaux. Terriens, il est temps d'agir... Et je vois que cela bouge enfin ! Je suis content ! Arrêtons d'être des con-sommateurs...

  • Et une de plus...

    Ce soir, je rentre d'un dîner chez ma tante. On se voit à peu près tous les 3 mois. Et bien, ce soir, je suis content ! Non seulement d'avoir passé une bonne soirée, mais aussi d'avoir été bien reçu, mais surtout d'apprendre qu'elle se met aux produits bio ! Pourtant, elle n'est pas au courant de mon blog. Pour moi, un blog tel que le mien doit rester anonyme, sous peine d'être pollué par des commentaires divers et variés... Bref, j'ai peut-être dû lui en parler il y a quelque temps, et la voilà convaincue ! Pour l'achever, ce soir, je lui ai parlé des dangers du micro-ondes. Je verrai bien dans 3 mois si cet ustensile traîne toujours dans sa cuisine... J'ai également abordé certains points, jugés trop techniques à son goût. Mais la technique n'a rien à voir : gardez simplement votre bon sens ! Il vous dira bien si ceci vous semble bon pour la santé et si cela vous semble dangereux ou toxique ! Pourquoi jetez-vous un aliment moisi mais mangez, en même temps, des aliments traités toxiques, vendus par des grands groupes agro-alimentaires mondiaux, parce qu'ils présentent bien, parce que le "packaging" est attirant, parce qu'ils sont en promo, parce que la pub était bien faite, parce que vos enfants vous le demandent (ou l'imposent),...etc. Si votre bon sens fonctionne pour le moisi, il devrait également fonctionner simplement en lisant la composition du produit ! Faites fonctionner votre bon sens, votre intuition, votre instinct, sentez, palpez, comparez : vous verrez, c'est tellement simple ! Et tellement meilleur !

  • Kellogg's Corn Flakes...

    Ces petits déjeuners sont appelés céréales ou corn flakes comme en anglais, et sont présentés comme bons pour la santé car enrichis en vitamines.Cependant, ceux-ci sont constitués de maïs, la céréale au taux glycémique le plus élevé à l'état naturel qui peut provoquer de l'hyperglycémie si elle n'est pas accompagnée de fibres telles que dans les fruits ou les légumes.Le manque d'information sur la nutrition donné par la compagnie et le manque de connaissances de leur propre mode de consommation par les consommateurs a conduit, en août 2004, le gouvernement danois à interdire dix-huit nouveaux produits, par peur de graves problèmes hépatiques et rénaux des enfants ou du fœtus chez les femmes enceintes en cas de surdose. De plus, qui peut nous garantir que le maïs utilisé n'est pas OGM, les Etats-Unis en produisant énormément ? Enfin, ces céréales sont bourrées de sucres ajoutés ! Bref, vous qui croyez déjeuner sainement, vous faites exactement le contraire, trompé une fois de plus par les publicités mensongères des grands groupes agro-alimentaires... Arrêtez de vous abrutir devant la télé, et reprenez-vous en main !

  • Bjorn Borg : du tennis au bio...

    Borg a été un très grand champion de tennis. Avec la fortune amassée lors de ces années de gloire, il a investi dans plusieurs secteurs, et a notamment créé les produits bio Bjorg. Si je lis la composition de ses Cookies Chocolat Noisettes, nous n'y trouvons que du bon : Farine de froment, sucre de cannes non raffiné, pépites de chocolat noir (20%), huile de palme non hydrogénée, noisettes (10,1%), amidon de blé, oeufs entiers, lait écrémé en poudre, sel marin et arôme naturel de vanille ! Et, en plus, tous ces ingrédients sont à 100% d'origine bio ! Maintenant, prenez un paquet de biscuit dans votre armoire et comparez ! Je parie qu'en dehors du fait que ce ne soit pas bio, vous allez y découvrir un nombre effrayant d'additifs alimentaires (voir article ci dessous), des graisses végétales hydrogénées (ou non mentionnées), du sorbitol, des épaississants, des correcteurs d'acidité, des colorants, de l'amidon modifié, des OGM, des gélifiants, des arômes artificiels, de la poudre à lever et des carbonates, et plein d'autres saloperies, sans parler des résidus d'engrais chimiques et de traitements encore présents dans les ingrédients utilisés ! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Pourquoi ingurgiter toutes ces crasses alors que des produits sains existent ? Pourquoi acheter les produits de ces grands groupes agro-alimentaires multinationaux, plutôt que d'aider les petites firmes qui font du bon boulot et visent le qualitatif au niveau santé ? Et on n'a pas encore abordé l'aspect "goût" ! Moi, en ce qui me concerne, j'ai choisi !

  • L'aile ou la cuisse ?

    Ce soir, nous avons pu revoir une retransmission du film "L'aile ou la cuisse" de Claude Zidi, avec Louis De Funès et Coluche, sorti en 1976, il y a déjà 30 ans ! Et déjà, on parlait de groupes agro-alimentaires (Tricatel en référence aux restos ouverts sur les nouvelles autoroutes françaises, spécialistes de la mal-bouffe, et encore d'actualité aujourd'hui...). Déjà, on abordait la problématique de ces produits alimentaires de piètre qualité, bourrés d'additifs, sans goût, et lancés sur le marché à grands renforts de publicité, juste pour faire du pognon, énormément de pognon. Le plus grand des soucis de ces groupes n'étant certainement pas la santé du consommateur, dont ils se foutent éperdument, mais le profit. 30 ans plus tard, nous constatons que rien n'a changé, bien au contraire : c'est encore pire ! Plus de 100.000 produits chimiques sont présents dans les articles que vous achetez au supermarché, et seulement 3% d'entres eux ont été étudiés au niveau nocivité humaine et effets à long terme. Pour tout les autres, on ne sait pas et on fait confiance aux industriels... Chouette ! Heureusement, la Commission Européenne commence à veiller au grain, et va très bientôt faire retirer des rayons des centaines de produits suspects. En attendant, on aura déjà tous été bien contaminés... Et porter plainte quand on est mort, c'est pas évident...

  • CONSommateurs, révoltons-nous !

    Impossible de créer un tel blog, sans évoquer Jean Pierre Coffe, un gars sympa qui n'arrête pas, depuis 20 ans, de gueuler haut et fort tout ce qui ne va pas en France au niveau de l'agro-alimentaire. Et si, au lieu de tous gueuler chacun dans son coin, on s'unissait pour gueuler ensembles, on parviendrait peut-être à faire changer les choses ! J'ai lu avec un grand plaisir son livre "CONSommateurs,révoltons-nous !". On y apprend des choses édifiantes sur les décisions prises par nos aieuls au niveau de l'agro-alimentaire français, sur les stratégies des groupes multinationaux, pourquoi une seule race de vaches a remplacé les centaines de races différentes de bovins qui existaient en France, comment Monsanto s'est rendu indispensable, grâce à une stratégie machavélique, auprès des paysans français, pourquoi on produit aujourd'hui une seule espèce de tomate sans goût mais plus productive et qui conserve mieux, au lieu de toutes ces espèces de tomates différentes, qui avaient chacune sa spécificité et ses caractéristiques particulières. Un grand Monsieur, ce Jean Pierre Coffe : filez voir son site !

  • Non aux monopoles...

    Je déteste ne pas pouvoir choisir. Je ne vois pas pourquoi, par exemple, je dois acheter une banane Chiquita, alors que je voudrais en acheter une antillaise ou une africaine, bien plus goûtue, et aider de la sorte les petits producteurs. Si vous notez les marques des multinationales de tous les produits achetés lors de vos dernières courses, vous remarqurez que vous aidez fameusement l'économie américaine... Je n'ai absolument rien contre les américains (juste contre Bush), mais on ferait quand même mieux de faire tourner l'économie européenne et les produits de terroirs locaux. Achetons moins, mais meilleur : les fruits chez le petit légumier arabe du coin, les fromages au marché, le pain chez un vrai boulanger, la viande chez le boucher que vous connaissez et qui connaît non seulement la provenance, mais aussi le prénom de la vache qu'il débite, et oublions les multinationales mondiales de l'agro-alimentaire. Sinon, bientôt, nous ne mangerons plus que des produits Unilever ou machin, bourrés de crasses, et au goût mondialisé...