additifs

  • Findus : suite et faim...

    "Vu mon mauvais fond, j'ai commencé par ricaner en apprenant la nouvelle : si vous êtes assez gogo pour acheter de la viande passée à la moulinette industrielle en croyant ce qu'il y a écrit sur l'étiquette illisible, ne venez pas vous plaindre ! Et après tout, il n'y a pas mort d'homme, ni alerte sanitaire, juste une arnaque à l'étiquette doublée d'une tricherie sur la marchandise, comme il s'en produit à flux continu de par ce monde.

    La fabrication et la conserve industrielles de produits carnés à usage humain se classent juste avant celle de la bouffe pour chien dans l'échelle de qualité. C'est le grand rendez-vous des bas morceaux et des parures avec le sel et les épices, les additifs de toutes les couleurs et de toutes les saveurs, dans un gigantesque hachis de races, d'espèces et d'origines aussi claires que du jus de boudin. De ce "minerai" livré en "pains" congelés – c'est ainsi qu'ils disent –, les professionnels vont extraire de jolies boîtes de pâté et de corned-beef, des tonnes de merguez et de kebab, des citernes de sauce bolognaise et des tombereaux de moussaka ou de chili con carne... Les consommer, c'est s'exposer au risque "lasagnes Findus" et encourager un système productiviste nourri aux mamelles de l'agriculture intensive et de la grande distribution hégémonique, dont ces produits bas de gamme sont l'aboutissement.

    L'affaire Findus aura deux conséquences : la baisse de la consommation de viande, déjà amorcée dans les pays occidentaux, va continuer, accompagnée d'un regain d'intérêt – non sans raison – pour le régime végétarien, total ou partiel ; par ailleurs, le développement du bio, des circuits courts, du manger local, du fait maison, du rapprochement producteurs-artisans-consommateurs, ne peut qu'être encouragé dans ce climat de défiance accrue à l'égard des charognards de l'industrie agroalimentaire. Personne ne s'en plaindra, sauf Findus et les siens." Extrait de l'article de JP Géné dans le Magazine du Monde de ce weekend. On pense tous les 2 la même chose, mais il le dit mieux que moi...

     

    Terriens, il est temps d'agir...

     

  • GEO Savoir n°4 consacré à l'Alimentation...

    alimentation,industrie agroalimentaire,additifs,arômes,santé,goûtPas mal du tout, ce numéro de GEO hors série (n°4 septembre-octobre 2012) consacré à l'alimentation.

    On y aborde d'abord l'évolution alimentaire de l'homme et l'évolution des comportements. 

    Puis, le monde de l'Agroalimentaire industriel qui occupe une grande partie du numéro avec les thèmes suivants : l'élevage intensif, les subterfuges alimentaires, soja et palmiers à huile à l'assaut de la forêt tropicale, les additifs alimentaires, les changements climatiques et les multinationales, des géants au bras long.

    Ensuite, au niveau physiologie, un article fort intéressant sur le pouvoir du gras, et un autre sur le fabuleux destin d'une bouchée de pizza, qui décrit, étape par étape, les processus de la digestion.

    Enfin, au niveau nutrition, 3 thèmes encore abordés : bien manger s'apprend jeune, quelques chiffres concernant l'alimentation, et pour finir en beauté, l'analyse de 28 régimes (promesses/résultats/atouts/inconvénients).

    J'ignorais l'existence du fromage analogue, un ersatz de fromage sans lait, un produit industriel utilisé pour les garnitures de pizzas industrielles, qui coûte 40% moins cher que le fromage, qui résiste à 400 degrés (ce qui permet de cuire les pizzas à haute température, et donc plus vite, sans brûler "le fromage" qui n'en est pas). Il sont fous, ces industriels. Et ils sont fous, ces consommateurs, d'acheter et consommer de tels produits bourrés d'additifs, d'arômes artificiels, de colorants et d'exhausteurs de goût !

    En Europe, chaque année, 170.000 tonnes d'arômes sont utilisées par l'industrie agro-alimentaire pour produire des yaourts aux fruits sans fruits, des soupes au poulet sans poulet, des desserts à la vanille sans vanille, des bâtonnets de crabe sans crabe et des pizzas au fromage sans fromage !

    La lecture de ce numéro renforce simplement mon intime conviction d'éviter d'acheter des produits non qualitatifs , d'éviter les plats industriels préparés, et de me tourner vers les produits de saisons bio à cuisiner soi-même, en se laissant guider par son instinct et les besoins physiologiques de son corps.