abeilles

  • Derniers petits plaisirs de la terrasse...

    Bien que les prochains jours s'annoncent beaux, secs et doux, rien n'y fait : l'hiver approche à grands pas, bien que le mois de novembre puisse encore nous réserver de belles surprises...

    C'est donc avec une certaine nostalgie que j'ai fait le tour de la terrasse. J'y ai découvert les dernières framboises, délicieuses comme en plein été.

    IMG_0303.jpg

    Une des dernières fraises de mes fraisiers "Charlotte" retombants. Ils sont normalement productifs jusqu'aux premières gelées...

     

    IMG_0304.jpg

    Les dernières figues d'automne, bien mûres, ne demandent qu'à être cueillies sous peine de faire le régal des oiseaux et dernières guêpes égarées. Les figues de l'été prochain sont déjà là...

     

    IMG_0302.jpg

    Et les dernières roses éclosent également et parfument ce lieu un peu sauvage dans lequel j'aime me ressourcer de temps à autre. Quelques pots, quelques plantes, quelques fleurs et c'est tout un micro-monde qui s'installe sur votre terrasse, pour votre plus grand bonheur.

    IMG_0305.jpg

     

     

  • Dur dur de trouver du vrai miel...

    2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.

    « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française. A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. » 

    arton50836-4ae4a.jpg

    « La France est déficitaire en miel depuis plus d’une décennie », rappelle Joseph Benazra, négociant en produits de Compagnie apicole, dans le Loiret. Bon an mal an, les Français mangent 40 000 tonnes de miel. Une demande stable que les apiculteurs français comblent de moins en moins. Les chiffres sont éloquents. En quinze ans, la quantité de nectar français a été divisée par deux, passant de 33 000 tonnes en 1995 à 16 000 tonnes l’an dernier. Un triste record, « et cette année, le bilan sera encore plus mauvais » déplore Henri Clément. Logique puisque entre un tiers et la moitié de la récolte a normalement lieu au printemps. Résultat, les prix ont beaucoup grimpé cette année. Parfois jusqu’à 20% de plus lors de la vente en gros et jusqu’à un euro par pot de plus que l’an dernier.

    Aux consommateurs qui veulent tartiner local, négociants et apiculteurs conseillent les miels d’été : châtaignier, fleurs et tilleul. Car au début du mois de juillet, les récoltes ont repris. Oui mais après ? Dans les années à venir si la chute de production se poursuit, « le risque c’est que les supermarchés ne parviennent plus à s’achalander et que nos produits soient déréférencés » estime François Servel, président de la coopérative Provence miel.

    Sur les étals, les miels d’eucalyptus, d’oranger, de citronnier ou encore d’acacia hongrois remplacent peu à peu les pots de lavande et de tournesol. Sans que la couleur soit toujours annoncée. En mai dernier, le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel, a révélé que 10% du miel vendu comme français était frauduleux, c’est-à-dire mal étiqueté. Pire encore, le cas du miel artificiel. En Chine, premier pays producteur mondial de miel, du sirop sucré et coloré serait vendu comme du miel sans jamais avoir vu d’abeilles. Parmi les autres nectars chinois « vendus en France à des prix défiants toute concurrence » selon le Cetam, beaucoup sont « adultérés, c’est-à-dire coupés avec des sirops de différentes origines ».

    En France, la production nationale reste donc prisée et respectée. « L’apiculture a deux forces : une bonne image auprès des consommateurs et l’attractivité du métier », se réjouit Henri Clément. Dans son dernier audit sur la profession, France Agrimer parle d’un « chassé-croisé de générations ». « Heureusement qu’il y a toujours des têtes brûlées pour s’installer, confirme Joseph Benazra, mais elles ne sont pas assez. » Le revendeur s’est fixé comme défi de travailler avec au moins 80% de miel français. Un cap difficile à tenir. « Pour les années à venir, la relève n’est pas assurée », confie t-il. A l’échelle nationale, toujours selon France Agrimer, deux tiers des apiculteurs ont plus de 50 ans et 10% envisagent d’arrêter dans les cinq ans.

    Alors, fatalement, les effectifs dégringolent. Entre 2004 et 2010, la France a perdu 4 500 apiculteurs par an, pour un total de 42 400 cessations d’activité non remplacées depuis 1995. Un chiffre considérable pour une profession qui en 2012 ne comptait plus que 68 200 personnes. « L’apiculture est le plus vulnérable des métiers agricoles, il cumule les aléas de la culture – tributaire de la météo – et ceux de l’élevage, avec des cheptels affaiblis ou en proie aux maladies », rappelle Joseph Benazra. Car le fond du problème est là. Les apiculteurs perdent 30% de leurs abeilles chaque année, contre à peine 5% il y a quinze ans.

    Ainsi, dans le grand domaine apicole des Chezelles, dans l’Indre, 650 des 1 600 ruches ont été anéanties au printemps. En cause ? Des facteurs multiples parmi lesquels les néocotinoïdines, les plus efficaces des insecticides, soupçonnés de fragiliser et de déboussoler les abeilles. En décembre, leur utilisation sera suspendue dans l’Union européenne. « Trop tard, les cultures auront déjà été plantées », tranche Marie-Cécile Hernaez-Mary, responsable du domaine des Chezelles. Autre problème, « ces produits restent dans la nature deux ans », ajoute Henri Clément. 

    En attendant l’embellie, chaque année, les apiculteurs reforment leurs troupes. En plus de sa production de miel, Sophie Dugué vend des reines et des essaims à ses confrères. Ce business est florissant, « là encore on a trop de demande », constate l’apicultrice. Enfin un signe de bonne santé du métier ? Pas vraiment : « On vend bien quelques essaims à de nouveaux arrivants mais le gros de nos produits servent à compenser les pertes. »

    A plus de 100 euros l’essaim, les hécatombes coûtent cher. Surtout en l’absence de récolte. « C’est pour les jeunes qui s’installent que c’est catastrophique », souligne l’apicultrice « comme pour ceux qui ont réaliser de gros investissements » ajoute Henri Clément. « Honnêtement, je ne vois pas comment la filière pourrait remonter la pente », soupire-t-il. Dans un élan de nostalgie le président de l’Unaf regrette l’Europe des douze (avant 1995), époque bénie où l’apiculture française était leader sur le marché du miel dans la Communauté. (Article paru sur terraeco.net).

  • Syngenta et Bayer sans scrupules...

    Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi.

    Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an.

    Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche.

    Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon.

    Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent".

    Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".

    La proposition d'interdiction des trois pesticides n'ayant pas recueilli la majorité qualifiée suffisante le 15 mars dernier, elle sera une nouvelle fois soumise au vote fin avril ou début mai. Selon CEO, l'industrie tente maintenant de convaincre individuellement les États membres de s'y opposer, car faute de consensus, la Commission européenne aura le pouvoir d'imposer la mesure.

    L’EFSA, l’agence européenne de sécurité alimentaire, suivie par la commission, a proposé l’interdiction de trois pesticides, produits par les groupes chimiques Syngenta et Bayer. Les États membres de l'Union sont divisés sur la question. Selon un rapport publié par l’observatoire des entreprises européennes, l’industrie chimique fait pression comme jamais sur l'EFSA pour empêcher cette interdiction. Article de M. Molitor, avec Belga sur RTBF INFO.

  • Pétition Pollinis pour la sauvegarde des abeilles...

    abeilles,nature,vie,pollinisation,fruits,fleurs,santé,miel

     

    La bataille qui a lieu en ce moment au niveau européen peut être déterminante pour la survie des abeilles – et notre avenir à tous.

    Les lobbys agrochimistes sont sur le point d'imposer trois types de pesticides néonicotinoïdes notoirement dangereux pour les abeilles dans tous les pays européens. La seule façon de leur barrer la route, c’est que des centaines de milliers de citoyens se mobilisent à travers toute l’Europe pour obliger les députés européens à intervenir.

    Aidez-nous à sauver les abeilles ! Signez dès maintenant la pétition aux députés européens en
     cliquant ici.

    C’est le dernier round d’un combat mené au corps à corps depuis l’été dernier, rappelez-vous :

    Après plusieurs études qui, coup sur coup, ont montré les ravages de certains pesticides neurotoxiques (les néonicotinoïdes) sur les abeilles, et le retrait de la vente d’un de ces pesticides – le Cruiser OSR - en France par le Ministre de l’Agriculture, la Commission Européenne a demandé à son autorité sanitaire (l’EFSA) de réévaluer la dangerosité de ces substances. Et plus particulièrement celle du Thiametoxam, de l’Imidaclopride et de la Clothianidine, trois types de néonicotinoïdes responsables à eux seuls de la mort de millions d’abeilles chaque année en Europe.

    Seulement voilà :

    Les lobbys agrochimistes ont toutes les chances de gagner la bataille. Pourquoi ? Parce que ce sont EUX-MÊMES qui sont chargés d’évaluer la dangerosité de leurs produits !

    Incroyable, mais vrai… Les autorités sanitaires européennes chargées de garantir notre sécurité alimentaire sont composées de technocrates, pas de scientifiques. Personne, dans les institutions européennes, n’est capable de mener les tests scientifiques nécessaires pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles. En clair, ce sont les fabricants de pesticides eux-mêmes qui évaluent la dangerosité de leurs produits. Et vu le chiffre d'affaires phénoménal qu'ils tirent de ces pesticides, on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils les interdisent !

    Résultat : les autorités sanitaires délèguent ce travail à un groupe « informel » d’experts, l’ICPBR (International Commission on Plant-Bee Relationships)… qui, lui, est composé aux deux tiers par des membres de l’industrie agrochimique !

    Notre seule façon d’agir, en tant que citoyens, c’est de dénoncer ce scandale haut et fort, et d'exercer une pression maximale sur les députés européens pour qu’ils interviennent avant que les agrochimistes aient eux-mêmes déclaré leurs produits « inoffensifs ».

    Le temps presse : le verdict doit être rendu en décembre. Il n’y a pas une minute à perdre : s’il vous plait, signez vite cette pétition en cliquant ici, et faites-la suivre à tous vos amis.

    http://www.pollinis.org/petitions/petition_201210.php

    Toute la communauté scientifique sait que ces pesticides néonicotinoïdes font des ravages irréparables sur les abeilles :

    Dans les ruches en bonne santé, ces produits neurotoxiques agissent sur le système d’orientation des abeilles, les empêchant de revenir à la ruche. Incapables de retrouver leur chemin, elles finissent par mourir d'épuisement . Petit à petit, les ruches se vident, les essaims sont décimés, et c'est tout l'écosystème qui se trouve en danger. Dans les ruches déjà affaiblies par un parasite ou une maladie, les néonicotinoïdes apportent le coup de grâce aux abeilles, qui n’ont plus assez de force pour résister à ce poison trop violent. 

    Alors oui, il y a urgence à retirer ces substances toxiques du marché !

    J’espère que je peux compter sur votre action. Vous, moi et tous les citoyens qui se soucient des abeilles, de la biodiversité et de l'avenir des générations futures, nous sommes le seul rempart face à la rapacité des firmes agrochimiques.

    Ces firmes l’ont déjà annoncé : elles mettront « tous les moyens » pour continuer à faire autoriser leurs produits. Et quand on voit les ressources financières énormes dont elles disposent, il y a de quoi s’inquiéter !

    Aussi, je vous demande de signer dès maintenant votre pétition aux députés européens, et de transmettre ce message à vos proches, vos amis et vos collègues, pour leur demander d’agir, eux aussi, pour faire barrage aux fabricants de pesticides tueurs d’abeilles. 

    Par avance, merci. Nicolas Laarman, Délégué général - Pollinis, Conservatoire des Fermes et de la Nature

  • Qui fera son miel quand l'abeille ne sera plus là ?

    Passionné et passionnant, Alain Marchais est le président du Groupement de défense sanitaire apicole du département. Hier, dans le cadre de la médiathèque d'Amboise, il tenait une conférence intitulée « Qui fera son miel quand l'abeille ne sera plus là ». Et le moins que l'on puisse dire, c'est que sa colère est à la hauteur de son peu d'optimisme pour l'avenir de l'abeille.

    Pourtant, Alain Marchais se bat « notamment auprès des plus jeunes, pour leur faire connaître l'abeille et la botanique. Pour les adultes, il est malheureusement trop tard, les savoirs qui se transmettaient de génération en génération se sont perdus », s'insurge l'homme de l'art. Selon lui, tout concourt aujourd'hui à faire disparaître cet insecte pollinisateur indispensable à la vie, et en premier lieu « le fric, car il n'y a que cela qui compte ».

    « Tout passe par la rentabilité, alors la biodiversité disparaît. Lorsque vous survolez les champs, on ne voit plus que deux ou trois sortes de céréales et les abeilles n'y trouvent pas leur compte. Et les plantes qui s'y développent sont sous perfusion de milliers de molécules mises au point depuis des décennies. En fait, les sols sont comme morts, desséchés. On ne peut plus parler d'agriculture mais d'industrie », explique Alain Marchais.

    Il cite les herbicides, les fongicides, tous ces produits phytosanitaires qui mettent l'abeille en danger. Sans compter le varroa, cet acarien parasite qui décime les ruches et devient de plus en plus résistant aux traitements. « Un véritable fléau qui fait encore plus de ravages que le frelon asiatique. » Un nouveau venu dans le monde déjà bien morne de l'apiculture. L'apiculteur de Veigné se désole également des fausses bonnes solutions, sortes de cautères sur des jambes de bois. « On effectue des fauchages tardifs des bords de route pour permettre aux abeilles de butiner, alors que ce sont des endroits extrêmement pollués.

    Maintenant, beaucoup de gens veulent une ruche chez eux, sans rien connaître à l'élevage ni aux besoins de l'abeille. » Résultat, l'essaim d'une ruche tient un an puis disparaît… Alain Marchais constate : « Dans les années 90, on obtenait environ 100 kg de miel par ruche. Aujourd'hui, on tourne à une trentaine de kg. » Et de conclure, fataliste : « De toute manière, la vraie nature est en train de disparaître. » Pour en savoir plus : www.api37.fr ; tél. 02.47.48.17.61. Article de Pascal Laurent sur La Nouvelle République.fr

  • GSM et disparition des abeilles...

    Les Indiens Sharma et Kumar l'ont fait tout simplement : ils ont installé deux téléphones portables dans une ruche... Les résultats époustouflants de leurs travaux scientifiques viennent d'être publiés dans la revue Current Science.

     Quelle était leur méthode ? Les deux téléphones GSM 900 ont été mis dans la ruche près des abeilles, et ensuite différents paramètres ont été mesurés. 

    Les colonies d'abeilles ont reçu 8,549 microwatts par centimètre carré d'ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile, et ceci durant combien de temps, me direz-vous ?

    Deux fois par semaine de février à avril, les abeilles ont été soumises, deux fois durant ces deux jours-là, à une exposition ayant duré chacune 15 minutes.

    La surface du couvain a été mesurée, ainsi que l'activité de ponte de la reine, l'activité des butineuses, et la croissance de la colonie, tant dans les ruches contrôle que dans les ruches soumises aux téléphones portables.

    Et les résultats ? Catastrophiques !

    Dans les colonies irradiées et uniquement dans celles-ci (dans les colonies contrôle, on observe le contraire, une légère augmentation) :

       - l'activité de vol des abeilles a baissé durant l'exposition aux téléphones portables, puisque la sortie des butineuses de la ruche a baissé de 33 % (passant de 34,1 à 22,8 sorties par minute) ;

       - de plus, le retour à la ruche des butineuses a été perturbé (diminution de 22 %) ;

        - par ailleurs, la collecte de pollen par les abeilles butineuses a diminué de 27 %.

    Mais hélas, ce n'est pas fini :

        - les colonies irradiées ont vu leur nombre de cadres diminuer de 7 à 5, tandis que dans les ruches contrôles, ils ont augmenté, passant de 7 à 9 ;

        - la surface totale du couvain a diminué, dans les colonies irradiées, de quelque chose comme 75 % (passant de2866 à 760 centimètres carrés), tandis que dans les ruches contrôle, la surface de couvain était pratiquement stable (1975 versus 2073 centimètres carrés) ;

        - la surface dévolue au stockage du miel a été divisée par huit dans les colonies irradiées, passant de 3200 à 400 centimètres carrés ;

        - idem pour le stockage du pollen : diminution de 30 %.

    Quelle est la conclusion de cette étude ? Elle est for simple :

    Comportement_des_abeilles_Parkash_et_Kumar_2010_conclusion

    ... concevoir des stratégies non seulement pour sauver les abeilles, mais la vie des méfaits de ces champs électromagnétiques.

    Albert Einstein disait :"si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes".

    Alors, GSM ou abeilles ? Car il va bientôt falloir choisir...


     

     

  • Le Titanic apicole...

    Le Titanic Apicole, une trilogie en DVD à acheter pour tout comprendre, car on vous cache la vérité...

    C'est un film-documentaire d’Ananda Guillet et de Dominique Guillet en 3 DVD sur la disparition des Abeilles, la terreur-pesticide, la désertification, les chimères génétiques, les nécro-carburants, l’apiculture productiviste...: en bref, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de toute la biosphère. 

    C'est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? Qu’adviendrait-il de son agriculture? 

    Dans le premier tome, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte. C’est un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Nous y exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne... Durée: 90 mn (cette version est quelque peu raccourcie par rapport à la première édition en 2008). 

    Le second tome “Planète Terre: Désert d’Abeilles” évoque l’impact de la désertification, des nécro-technologies telles que les chimères génétiques et les nécro-carburants, de la disparition des jachères, de l’urbanisation effrénée, de la pollution des eaux, du frelon asiatique, etc. Durée: 60 mn. 

    Le troisième tome “Abeilles: du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines” évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste: la nourriture artificielle, frelatée - et parfois transgénique - des abeilles, la production de reines hybrides, l’insémination artificielle des reines, les traitements insecticides utilisés dans les ruches à base de produits toxiques vendus par les mêmes multinationales agrochimistes qui détruisent les abeilles dans les champs, etc. Durée: 50 mn .

    De très nombreux lanceurs d’alerte interviennent dans ces 3 DVD: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Claire Villemant (Muséum d’Histoire Naturelle), Lionel Garnery (CNRS), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) Maurice Chaudière, et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. 

    Ce documentaire est une réalisation de la “Voix des Semences” et de l’Association “Les Visions de Gaïa”, elle-même soutenue par la “Fondation pour une Terre Humaine”. 

    Le prix de 30 euros inclut le port. A commander sur le site de Kokopelli, pour ne pas mourir idiot. Terriens, il est temps d'agir...

  • Disparition totale des abeilles aux USA ?

    La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

    Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.

    Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe. Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique.

    Les populations d'abeilles domestiques sont en déclin depuis plusieurs décennies pour différentes raisons mais les effets de ce nouveau syndrome sont beaucoup plus dévastateurs. Quelques 32% des 2,4 millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).

    Cette année la situation va probablement être pire après un hiver inhabituellement rigoureux, souligne Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles de ce ministère, dans un entretien avec l'AFP. Les chiffres pour 2010 seront publiés en avril. Mais les estimations préliminaires font déjà ressortir des pertes de 30 à 50%, indique David Mendes, le président de la Fédération américaine des apiculteurs, l'American Beekeeping Federation. "Normalement -avant l'apparition du CCD- nous perdions en moyenne 10% des ruches durant l'hiver mais cette année ce chiffre varie de 30 à 50%", a-t-il dit à l'AFP, ajoutant que "de nombreux apiculteurs sont en difficulté".

    Selon lui, le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années. "Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données (scientifiques) pour appuyer ces observations". 

    Selon les résultats d'une étude conduite dans 23 Etats américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science), 121 différents pesticides ont été découverts dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches.

    "La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé.

    Les Etats-Unis, qui cultivent les OGM en masse, et qui traitent abondamment ces cultures intensives avec toutes sortes de produits toxiques (merci Monsanto, Sygenta, Pioneer et consorts) vont être le premier continent à se retrouver sans abeilles... Et ils se demandent toujours pourquoi...? Et comme toutes les études scientifiques sont falsifiées par les lobbies industriels, on continue d'asperger les champs de véritables poisons, pour le plus grand profit des multinationales de l'agro-alimentaire, puis pour celui des multinationales pharmaceutiques dès que vous tombez malade...

    Terriens, passez au 100% Bio : il en va de votre santé.

  • La mort des abeilles...

    Comment faire un film sur la mort massive des abeilles alors que les apiculteurs avouent rarement la perte de leurs ruches ? L'un des mérites des réalisateurs Natacha Calestrémé et Gilles Luneau, auteurs de Disparition des abeilles : la fin d'un mystère (Documentaire de 52 min. Mona Lisa production/Mandarava productions avec la participation de France 5/Télé-Québec/RTBF.), est d'avoir délié les langues. Celles d'apiculteurs français et américains, mais aussi celle d'un arboriculteur fier de n'utiliser «que» 15 traitements pesticides différents sur ses pommes. Celles de chercheurs parlant des pressions des firmes phytosanitaires ou celle d'un représentant de ces industries, reconnaissant que certains «cocktails» sont dangereux pour les butineuses. Dans la pratique, l'utilisation conjointe de certains fongicides, herbicides ou insecticides est interdite... mais dans la réalité, les mélanges incapacitants se feraient directement dans la nature, même si les traitements se succèdent «légalement». Leurs molécules pourraient en effet persister plus de 12 mois dans les sols et dans les plantes, selon l'un des chercheurs interviewés, Jean-Marc Bonmatin, du CNRS. Et nos abeilles butineraient des cocktails les empoisonnant lentement ou récolteraient du pollen nocif pour les jeunes larves. Cela expliquerait, selon les auteurs, le syndrome d'effondrement des colonies qui décime actuellement les ruches d'Amérique du Nord. Le film pointe les semences enrobées d'insecticides neurotoxiques. Il s'inquiète des doses de pesticides qui s'accumulent dans la cire des essaims. Et conclut que si les abeilles succombent en masse, victimes de parasites, de virus ou de champignons, c'est d'abord parce que leur organisme est affaibli par les pesticides. Il prend donc le contre-pied de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), dont le dernier rapport de février n'exclut plus - enfin ! - la possible responsabilité des pesticides, mais maintient qu'il ne s'agit que d'un facteur parmi une quarantaine d'autres...

    Très discret sur les mauvaises pratiques apicoles, le film rappelle cependant que les abeilles ne sont plus guère nourries avec leur propre miel, aux propriétés antibactériennes, mais avec du sirop de sucre ou de la mélasse de maïs.
    Alors qu'elles auraient plus que jamais besoin de stimuler leurs défenses immunitaires !

    Un plan d'urgence, rien de moins ! Le Sénat a enfin adopté un amendement prévoyant la mise en place, dès cette année, de mesures en faveur de la préservation des abeilles. Si l'amendement est maintenu lors de l'examen en seconde lecture de la loi du Grenelle de l'environnement par l'Assemblée nationale, les abeilles bénéficieront de mesures sans précédent. Et il est temps ! La population des ruches françaises et européennes s'est effondrée, menaçant gravement la production apicole et la pollinisation indispensable pour de nombreuses variétés de plantes, de fruits et de légumes : selon l'Inra, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages.